Annales Bac · Spécialité mathématiques › 2022

2022Bac spé maths · Centres étrangers (groupe I) · Jour 2

Épreuve écrite de spécialité mathématiques, série générale · 19 mai 2022

19 mai 2022Durée : 4 heures20 points4 exercices
Fiche « Démonstration par récurrence »Fiche « Dérivée seconde et convexité »Fiche « Équation cartésienne d'un plan »Fiche « Loi binomiale »Couverture des fiches magiques Terminale spé maths

40 fiches · tout le programme

📒 Les fiches magiques

Exercice 1 (6 pts)

Les résultats seront arrondis si besoin à \(10^{- 4}\) près

Une étude statistique réalisée dans une entreprise fournit les informations suivantes :

  • 48 % des salariés sont des femmes. Parmi elles, 16,5 % exercent une profession de cadre ;

  • 52 % des salariés sont des hommes. Parmi eux, 21,5 % exercent une profession de cadre.

On choisit une personne au hasard parmi les salariés. On considère les évènements suivants:

  • \(F\): « la personne choisie est une femme » ;

  • \(C\): « la personne choisie exerce une profession de cadre ».

  1. Représenter la situation par un arbre pondéré.

  2. Calculer la probabilité que la personne choisie soit une femme qui exerce une profession de cadre.

    1. Démontrer que la probabilité que la personne choisie exerce une profession de cadre est égale à \(0{,}191\).

    2. Les évènements \(F\) et \(C\) sont-ils indépendants ? Justifier.

  3. Calculer la probabilité de \(F\) sachant \(C\), notée \(P_C(F)\). Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

  4. On choisit au hasard un échantillon de \(15\) salariés. Le grand nombre de salariés dans l'entreprise permet d'assimiler ce choix à un tirage avec remise.

    On note \(X\) la variable aléatoire donnant le nombre de cadres au sein de l'échantillon de 15 salariés.

    On rappelle que la probabilité qu'un salarié choisi au hasard soit un cadre est égale à \(0{,}191\).

    1. Justifier que \(X\) suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres.

    2. Calculer la probabilité que l'échantillon contienne au plus 1 cadre.

    3. Déterminer l'espérance de la variable aléatoire \(X\).

  5. Soit \(n\) un entier naturel.

    On considère dans cette question un échantillon de \(n\) salariés.

    Quelle doit être la valeur minimale de \(n\) pour que la probabilité qu'il y ait au moins un cadre au sein de l'échantillon soit supérieure ou égale à \(0{,}99\) ?

Voir le corrigé de l'exercice 1
  1. L'arbre complété avec les valeurs disponibles :

    Figure du corrigé de l'exercice 1
  2. Calculons \(p(C\cap F)\) : \(p(C\cap F)=p_F(C)\times p(F)=0{,}165\times 0{,}48=0{,}0792\)

    1. Utilisons la formule des probabilités totales pour calculer \(p(C)\) :

      \(p(C)=p(C\cap F)+p\left(C\cap \overline{F}\right) = p_F(C)\times p(F) + p_{\overline{F}}(C)\times p\left(\overline{F}\right) = 0{,}165\times 0{,}48 + 0{,}215 \times 0{,}52 = 0{,}191\).

    2. Si les évènements \(F\) et \(C\) sont indépendants, alors \(p(F\cap C) = p(F)\times p(C)\).

      \(p(F\cap C)=0{,}0792\)   et   \(p(F)\times p(C) = 0{,}48 \times 0{,}191=0{,}09168\).

      Ces deux résultats sont différents. Les évènements \(F\) et \(C\) ne sont pas indépendants.

  3. D'après la formule de Bayes : \(p_C(F)=\dfrac{p(F\cap C)}{p(C)}=\dfrac{0,0792}{0,191}\approx 0{,}4147\).

    La probabilité de choisir une femme sachant qu'elle est cadre est égale à 0,4147.

    1. Il s'agit là d'un schéma de Bernoulli : la répétition de 15 expériences aléatoires n'ayant que deux issues, identiques et indépendantes entre elles. Si on note par \(X\) la variable aléatoire donnant le nombre de cadres dans l'échantillon, alors \(X\) suit donc une loi binomiale de paramètres \(n=15\) et \(p=0{,}191\) : \(X \sim \mathcal{B}\left(15~;~0{,}191\right)\)

    2. \(p(X\leqslant 1)=p(X=0)+p(X=1)=\dbinom{15}{0}\times 0{,}191^0\times (1-0{,}191)^{15}+\dbinom{15}{1}\times 0{,}191^1\times (1-0{,}191)^{15-1}\\ \approx 0{,}1890\).

    3. \(E(X)=n\times p= 15\times 0{,}191= 2{,}865\).

  4. Soit \(n \in \mathbb{N}\).. Cherchons la plus petite valeur de \(n\) telle que \(p(X\geqslant 1)\geqslant 0{,}99\).

    \(p(X\geqslant 1)\geqslant 0{,}99 \iff \iff 1-p(X<1)\geqslant 0{,}99 \iff 1-p(X=0)\geqslant 0{,}99 \iff -p(X=0)\geqslant -0{,}01 \\ \iff p(X=0)\leqslant 0{,}01 \iff (1-0{,}191)^n\leqslant 0{,}01 \iff 0{,}809^n\leqslant 0{,}01\).

    La fonction \(x\mapsto\ln(x)\) est strictement croissante sur \(\mathbb{R}_+^*\) donc

    \(0{,}809^n\leqslant 0{,}01 \iff \ln\left(0{,}809^n \right) \leqslant \ln(0{,}01) \iff n \times \ln(0{,}809) \leqslant \ln(0{,}01) \\ \iff n\geqslant \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}809)}\) car \(\ln(0{,}809)<0\).

    À la calculatrice : \(\dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}809)}\approx 21{,}73\) donc \(n\geqslant 22\).

    Il faudra donc que la taille de l'échantillon choisi soit supérieure ou égale à 22.

Exercice 2 (6 pts)

On considère le cube ABCDEFGH de côté 1 représenté ci-dessous.

Figure de l'exercice 2

On munit l'espace du repère orthonormé \(\left(\text{A}~;~\overrightarrow{\text{AB}},\, \overrightarrow{\text{AD}},\, \overrightarrow{\text{AE}}\right)\).

    1. Justifier que les droites (AH) et (ED) sont perpendiculaires.

    2. Justifier que la droite (GH) est orthogonale au plan (EDH).

    3. En déduire que la droite (ED) est orthogonale au plan (AGH).

  1. Donner les coordonnées du vecteur \(\overrightarrow{\text{ED}}\).

    Déduire de la question 1. c. qu'une équation cartésienne du plan (AGH) est:

    \[y - z = 0.\]
  2. On désigne par L le point de coordonnées \(\left(\dfrac23~;~1~;~0\right)\).

    1. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (EL).

    2. Déterminer l'intersection de la droite (EL) et du plan (AGH).

    3. Démontrer que le projeté orthogonal du point L sur le plan (AGH) est le point K de coordonnées \(\left(\dfrac23~;~\dfrac12~;~\dfrac12\right)\).

    4. Montrer que la distance du point L au plan (AGH) est égale à \(\dfrac{\sqrt{2}}{2}\).

    5. Déterminer le volume du tétraèdre LAGH.

      On rappelle que le volume \(V\) d'un tétraèdre est donné par la formule :

      \[V = \dfrac13 \times (\text{aire de la base}) \times \text{hauteur}.\]
Voir le corrigé de l'exercice 2

On munit l'espace du repère orthonormé \(\left(\text{A}~;~\overrightarrow{\text{AB}},\, \overrightarrow{\text{AD}},\, \overrightarrow{\text{AE}}\right)\). Dans ce repère, les points notés ont pour coordonnées :

A\(\left(0~;~0~;~0\right)\), B\(\left(1~;~0~;~0\right)\), C\(\left(1~;~1~;~0\right)\), D\(\left(0~;~1~;~0\right)\), E\(\left(0~;~0~;~1\right)\), F\(\left(1~;~0~;~1\right)\), G\(\left(1~;~1~;~1\right)\) et H\(\left(0~;~1~;~1\right)\)

    1. Les droites (AH) et (ED) sont les deux diagonales du carré ADHE. Ces diagonales sont perpendiculaires. Donc (AH)\(\perp\)(ED).

    2. CDHG est un carré donc (GH) est perpendiculaire à (DH) ;

      EFGH est un carré donc (GH) est perpendiculaire à (EH).

      La droite (GH) perpendiculaire à deux droites sécantes du plan (EDH) est orthogonale à ce plan (EDH).

    3. Nous savons d'une part, que les droites (ED) et (AH) sont perpendiculaires, et d'autre part que les droites (ED) et (HG) le sont aussi. De plus les droites (HG) et (AH) sont sécantes et non confondues, donc elles définissent deux direction distinctes du plan (AGH). Donc comme la droite (ED) est perpendiculaire à ces deux dernières droites, alors (ED) est perpendiculaire au plan (AGH)

  1. \(\overrightarrow{\text{ED}}\begin{pmatrix}0\\1\\-1\end{pmatrix}\). \(\overrightarrow{\text{ED}}\) est normal au plan (AGH).

    Le plan (AGH) a pour équation cartésienne : \(ax+by+cz+d=0\), où \((a~;~b~;~c)\) sont les cordonnées d'un vecteur normal au plan. En prenant comme vecteur normal le vecteur \(\overrightarrow{n}\), on obtient : (ART) : \(0x + y - z + d = 0\) soit \(y - z + d = 0\).

    Or \(\text{A}\in \text{(ART)}\) donc \(0-0+d=0\) donc \(d=0\). Donc (AGH) a pour équation \(y - z = 0\).

    1. \(\overrightarrow{\text{EL}}\begin{pmatrix}\dfrac23\\1\\-1\end{pmatrix}\). La droite (EL) passant par E et de vecteur directeur \(\overrightarrow{\text{EL}}\) a pour représentation cartésienne : \(\left\{\begin{array}{l c l}x&=&0+\dfrac23\times k\\y&=&0 +1\times k\\z &=&1+(-1)\times k \end{array}\right.,\: \text{avec }\:k\) soit \(\left\{\begin{array}{l c r}x&=&\dfrac23 k\\y&=&k\\z &=&1- k \end{array}\right.,\: \text{avec }\:k \in \mathbb{R}.\)

    2. Les coordonnées du point d'intersection de (EL) et (AGH) sont les solutions du système : \(\left\{\begin{array}{l}x=\dfrac23 k\\y=k\\z =1- k \\ y-z=0 \end{array}\right.\).En remplaçant \(y\) et \(z\) dans la troisième équation, nous obtenons :

      \(y-z=0 \iff k-(1-k)=0 \iff 2k-1=0 \iff k=\dfrac12\).

      Donc \(x=\dfrac23 \times \dfrac12=\dfrac13\), \(y=\dfrac12\) et \(z=1-\dfrac12=\dfrac12\).

      Les coordonnées du point d'intersection de (EL) et (AGH) sont : \(\left(\dfrac13~;~\dfrac12~;~\dfrac12\right)\).

    3. K appartient au plan (AGH) : en effet \(y - z=0\).

      De plus le vecteur \(\overrightarrow{\text{LK}}\) a pour coordonnées \(\begin{pmatrix}0\\-\dfrac12\\\dfrac12\end{pmatrix}\).

      On remarque alors que \(\overrightarrow{\text{LK}}=-\dfrac12\overrightarrow{\text{ED}}\) donc les vecteurs \(\overrightarrow{\text{LK}}\) et \(\overrightarrow{\text{ED}}\) sont colinéaires, donc le vecteur \(\overrightarrow{\text{LK}}\) est normal au plan (AGH). K est donc le projeté orthogonal du point L sur le plan (AGH).

    4. La distance du point L au plan AGH est égale à la distance LK :

      \(\text{LK} = \left\|\overrightarrow{\text{LK}}\right\| = \sqrt{0^2+\left(-\dfrac12\right)^2+\left(\dfrac12\right)^2}=\sqrt{\dfrac12}=\dfrac{\sqrt2}{2}\) unité de longueur.

    5. Une hauteur de LAGH est [LK]. La base correspondante est AGH, triangle rectangle en H. \(\mathcal{V}_{\text{LAGH}}=\dfrac13\times \mathcal{A}_{\text{AGH}}\times \text{LK}\) avec \(\mathcal{A}_{\text{AGH}}=\dfrac{\text{AH}\times \text{HG}}{2}\).

      De plus \(\text{AH} =\sqrt{2}\) (diagonale d'un carré de côté 1) et \(\text{HG} =1\). Donc \(\mathcal{A}_{\text{AGH}}=\dfrac{1 \times \sqrt{2}}{2}=\dfrac{\sqrt2}{2}\) unité d'aire.

      Donc \(\mathcal{V}_{\text{LAGH}}=\dfrac13\times \dfrac{\sqrt2}{2}\times \dfrac{\sqrt2}{2}=\dfrac{1}{6}\) unité de volume.

Exercice 3 (6 pts)

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.
Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.
Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.

  1. Soit \(g\) la fonction définie sur \(\mathbb{R}\) par \(g(x) = x^{1000} + x\).

    On peut affirmer que :

    1. la fonction \(g\) est concave sur \(\mathbb{R}\).

    2. la fonction \(g\) est convexe sur \(\mathbb{R}\).

    3. la fonction \(g\) possède exactement un point d'inflexion.

    4. la fonction \(g\) possède exactement deux points d'inflexion.

  2. On considère une fonction \(f\) définie et dérivable sur \(\mathbb{R}\).

    On note \(f'\) sa fonction dérivée.

    On note \(\mathcal{C}\) la courbe représentative de \(f\).

    On note \(\Gamma\) la courbe représentative de \(f'\).

    On a tracé ci-contre la courbe \(\Gamma\).

    Figure de l'exercice 3

    On note \(T\) la tangente à la courbe \(\mathcal{C}\) au point d'abscisse 0 .

    On peut affirmer que la tangente \(T\) est parallèle à la droite d'équation :

    a.  \(y =x\)b.  \(y = 0\)
    c.  \(y = 1\)d.  \(x = 0\)
  3. On considère la suite \(\left(u_n\right)\) définie pour tout entier naturel \(n\) par \(u_n = \dfrac{(-1)^n}{n+1}\).

    On peut affirmer que la suite \(\left(u_n\right)\) est :

    a.  majorée et non minorée.b.  minorée et non majorée.
    c.  bornée.d.  non majorée et non minorée.
  4. Soit \(k\) un nombre réel non nul.

    Soit \(\left(v_n\right)\) une suite définie pour tout entier naturel \(n\).

    On suppose que \(v_0 = k\) et que pour tout \(n\), on a \(v_n \times v_{n+1} < 0\).

    On peut affirmer que \(v_{10}\) est :

    a.  positif.a.   négatif.
    c.  du signe de \(k\).d.  du signe de \(- k\).
  5. On considère la suite \(\left(w_n\right)\) définie pour tout entier naturel \(n\) par :

    \[w_{n+1} = 2w_n - 4\quad \text{et}\quad w_2 = 8.\]

    On peut affirmer que:

    a.  \(w_0 = 0\)b.   \(w_0 = 5\).
    c.  \(w_0 = 10\).d.  Il n'est pas possible de calculer \(w_0\).
  6. * On considère la suite \(\left(a_n\right)\) définie pour tout entier naturel \(n\) par :

    \[a_{n+1} = \dfrac{\text{e}^n}{\text{e}^n + 1}a_n\quad \text{et} \quad a_0 = 1.\]

    On peut affirmer que :

    a.   la suite \(\left(a_n\right)\) est strictement croissante.b.  la suite \(\left(a_n\right)\) est strictement décroissante.
    c.   la suite \(\left(a_n\right)\) n'est pas monotone.d.   la suite \(\left(a_n\right)\) est constante.
  7. Une cellule se reproduit en se divisant en deux cellules identiques, qui se divisent à leur tour, et ainsi de suite.

    On appelle temps de génération le temps nécessaire pour qu'une cellule donnée se divise en deux cellules.

    On a mis en culture 1 cellule. Au bout de 4 heures, il y a environ 4000 cellules.

    On peut affirmer que le temps de génération est environ égal à :

    a.  moins d'une minute.b.  12 minutes.
    c.  20 minutes.d.  1 heure.
Voir le corrigé de l'exercice 3
  1. La fonction \(g\) est continue et dérivable. \(\forall x \in \mathbb{R}\), \(f'(x)=1000x^{999}+1\).

    La fonction \(g'\) est continue et dérivable. \(\forall x \in \mathbb{R}\), \(g''(x)=999\times 1000x^{998}=999\,000x^{998}\).

    \(\forall x \in \mathbb{R}\), \(999\,000x^{998}\geqslant 0\) et \(g''\) s'annule sans changer de signe sur \(\mathbb{R}\).

    La fonction \(g\) est donc convexe sur \(\mathbb{R}\). Réponse b

  2. D'après la représentation graphique de \(f'\), on peut affirmer que \(f'(0)=1\). La pente de la tangente à \(\mathcal{C}\) au point d'abscisse 0 est égale à 1. Toute droite ayant la même pente est donc parallèle à cette tangente. C'est le cas de la droite d'équation \(y=x\).

    Réponse a

  3. On considère la suite \(\left(u_n\right)\) définie pour tout entier naturel \(n\) par \(u_n = \dfrac{(-1)^n}{n+1}\).

    \(\forall n \in \mathbb{N}\), \(-1\leqslant (-1)^n \leqslant 1\) donc \(-\dfrac{1}{n+1} \leqslant u_n \leqslant \dfrac{1}{n+1}\).

    Or \(\forall n \in \mathbb{N}\), \(n+1\geqslant 1\) donc \(\dfrac{1}{n+1} \leqslant 1\) et \(-\dfrac{1}{n+1} \geqslant -1\).

    Donc \(\forall n \in \mathbb{N}\), \(-1\leqslant u_n \leqslant 1\). La suite \((u_n)\) est donc bornée.

    Réponse c

  4. Soit \(\left(v_n\right)\) une suite telle que \(v_0 = k\) et \(\forall n \in \mathbb{N}\), \(v_n\times v_{n+1}<0\). Cette inégalité nous permet d'affirmer que \(\forall n \in \mathbb{N}\), deux termes consécutifs \(v_n\) et \(v_{n+1}\) sont de signes opposés. Donc les termes \(v_{n+1}\) et \(v_{n+2}\) le sont aussi. Donc on peut en déduire que \(\forall n \in \mathbb{N}\), \(v_n\) et \(v_{n+2}\) sont de même signe.

    Donc \(v_0\), \(v_2\), ..., \(v_{2k}\),   avec \(k\in \mathbb{N}\) (tous les termes de rangs pairs), sont de même signe, donc du signe de \(k\).

    Réponse c

  5. On considère la suite \(\left(w_n\right)\) définie pour tout entier naturel \(n\) par \(w_{n+1} = 2w_n - 4\quad \text{et}\quad w_2 = 8\).

    Donc \(\forall n \in \mathbb{N}\), \(w_n=\dfrac{w_{n+1}+4}{2}\).

    \(w_1=\dfrac{w_{2}+4}{2}=\dfrac{8+4}{2}=6\) et \(w_0=\dfrac{w_{1}+4}{2}=\dfrac{6+4}{2}=5\) Réponse b

  6. Il est facile de démontrer par récurrence que \(\forall n \in \mathbb{N}\), \(a_n > 0\) car \(\dfrac{\mathrm{e}^n}{\mathrm{e}^n+1}> 0\) et \(a_0 > 0\).

    \(\forall n \in \mathbb{N}\), \(\mathrm{e}^n < \mathrm{e}^n+1\) donc \(\dfrac{\mathrm{e}^n}{\mathrm{e}^n+1}< 1\) donc \(\dfrac{\mathrm{e}^n}{\mathrm{e}^n+1} a_n< a_n\) donc \(a_{n+1} < a_n\). La suite \((a_n)\) est donc strictement décroissante. Réponse b

  7. D'après l'énoncé, nous savons que le nombre de cellules double à chaque intervalle de temps écoulé. Cherchons le premier entier \(n\) tel que \(2^n\geqslant 4000\). La fonction \(x\mapsto \ln(x)\) est strictement croissante sur \(\mathbb{R}_+^*\) donc

    \(2^n\geqslant 4000\iff \ln\left(2^n\right) \geqslant \ln(4000)\iff n \times \ln(2) \geqslant \ln(4000) \iff n \geqslant \dfrac{\ln(4000) }{\ln(2)}\).

    À la calculatrice : \(\dfrac{\ln(4000) }{\ln(2)}\approx 11{,}97\) donc \(n\geqslant 12.\)

    Il s'est donc écoulé 12 intervalles de temps pour que le nombre de cellules atteigne \(4000\) en 4 heures. Chaque intervalle de temps est donc : \(\dfrac{4\times 60}{12}= 20\) (min.). Réponse c

Exercice 4 (6 pts)

Partie A

On considère la fonction \(f\) définie pour tout réel \(x\) de ]0 ; 1] par:

\[f(x) = \text{e}^{-x} + \ln (x).\]
  1. Calculer la limite de \(f\) en \(0\).

  2. On admet que \(f\) est dérivable sur ]0 ; 1]. On note \(f'\) sa fonction dérivée.

    Démontrer que, pour tout réel \(x\) appartenant à ]0 ; 1], on a :

    \[f'(x) = \dfrac{1 - x\text{e}^{-x}}{x}\]
  3. Justifier que, pour tout réel \(x\) appartenant à ]0 ; 1], on a \(x\text{e}^{-x} < 1\).

    En déduire le tableau de variation de \(f\) sur ]0 ; 1].

  4. Démontrer qu'il existe un unique réel \(\ell\) appartenant à ]0 ; 1] tel que \(f(\ell) = 0\).

Partie B

  1. On définit deux suites \(\left(a_n\right)\) et \(\left(b_n\right)\) par:

    \[\left\{\begin{array}{l c l} a_0& =& \dfrac{1}{10}\\ b_0& =& 1 \end{array}\right.\: \text{et, pour tout entier naturel }\: n,\left\{\begin{array}{l c l} a_{n+1}&=&\text{e}^{-b_n}\\ b_{n+1}&=&\text{e}^{-a_n} \end{array}\right.\]
    1. Calculer \(a_1\) et \(b_1\). On donnera des valeurs approchées à \(10^{-2}\) près.

    2. On considère ci-dessous la fonction termes, écrite en langage Python.

      def termes (n) :
           a=1/10
           b=1
           for k in range(0,n) :
               c= …
               b  = …
               a = c
           return(a,b)

      Recopier et compléter sans justifier le cadre ci-dessus de telle sorte que la fonction termes calcule les termes des suites \(\left(a_n\right)\) et \(\left(b_n\right)\).

  2. On rappelle que la fonction \(x \longmapsto \text{e}^{-x}\) est décroissante sur \(\mathbb{R}\).

    1. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel \(n\), on a :

      \[0 < a_n \leqslant a_{n+1} \leqslant b_{n+1} \leqslant b_n \leqslant 1\]
    2. En déduire que les suites \(\left(a_n\right)\) et \(\left(b_n\right)\) sont convergentes.

  3. On note \(A\) la limite de \(\left(a_n\right)\) et \(B\) la limite de \(\left(b_n\right)\).

    On admet que \(A\) et \(B\) appartiennent à l'intervalle ]0 ; 1], et que \(A = \text{e}^{-B}\) et \(B = \text{e}^{-A}\).

    1. Démontrer que \(f(A) = 0\).

    2. Déterminer \(A - B\).

Voir le corrigé de l'exercice 4

Partie A

  1. La fonction \(x\mapsto \mathrm{e}^{-x}\) est continue en 0 et \(\mathrm{e}^{-0}=1\). \(\displaystyle\lim\limits_{\substack{x \rightarrow 0 \\ x>0}}\ln(x)=-\infty\) donc \(\displaystyle\lim\limits_{\substack{x \rightarrow 0\\ x>0}} f(x)=-\infty\)

  2. La fonction \(f\) est continue et dérivable sur \(]0~;~1]\).

    \(\forall x \in ]0~;~1]\), \(f'(x)=-\mathrm{e}^{-x}+\dfrac1x=\dfrac{-x\mathrm{e}^{-x}+1}{x}=\dfrac{1-x\mathrm{e}^{-x}}{x}\)

  3. La fonction \(x\mapsto \mathrm{e}^{-x}\) est continue, dérivable de dérivée \(x\mapsto -\mathrm{e}^{-x}\). Or \(\forall x \in ]0~;~1]\), \(-\mathrm{e}^{-x}<0\). donc la fonction \(x\mapsto \mathrm{e}^{-x}\) est strictement décroissante sur \(]0~;~1]\).

    Donc \(\forall x \in ]0~;~1]\), \(:e^{-1} \leqslant \mathrm{e}^{-x}<\mathrm{e}^{0}<1\) donc \(0< \mathrm{e}^{-x}<\mathrm{e}^{0}<1\). De plus \(0<x\leqslant 1\) donc \(0<x\mathrm{e}^{-x}<1\).

    Cela signifie que \(\forall x \in ]0~;~1]\), \(1-x\mathrm{e}^{-x}>0\) donc \(f'(x)>0\) donc \(f\) est strictement croissante sur \(]0~;~1]\). \(f(1)=\mathrm{e}^{-1}+\ln(1)=\mathrm{e}^{-1}\).

    Ci-dessous le tableau de variation de la fonction \(f\) :

    Figure du corrigé de l'exercice 4
  4. La fonction \(f\) est continue et strictement croissante sur \(]0~;~1]\) à valeurs dans \(]-\infty~;~\mathrm{e}^{-1}]\). Or \(0 \in ]-\infty~;~\mathrm{e}^{-1}]\) donc d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation \(f(x)=0\) admet une unique solution, notée \(\ell\), dans \(]0~;~1]\).

    À la calculatrice : \(\ell \approx 0{,}567\).

Partie B

On définit deux suites \(\left(a_n\right)\) et \(\left(b_n\right)\) par:

\[\left\{\begin{array}{l c l} a_0& =& \dfrac{1}{10}\\ b_0& =& 1 \end{array}\right.\: \text{et, pour tout entier naturel }\: n,\left\{\begin{array}{l c l} a_{n+1}&=&\text{e}^{-b_n}\\ b_{n+1}&=&\text{e}^{-a_n} \end{array}\right.\]
    1. \(a_1=\mathrm{e}^{-b_0}=\mathrm{e}^{-1}\approx 0{,}37\)   et   \(b_1=\mathrm{e}^{a_0}=\mathrm{e}^{-\frac{1}{10}}\approx 0{,}90\).

    2. Pour utiliser en Python la fonction exponentielle, il faut charger en premier la fonction exp() de la librairie "math" : from math import exp.

      				from math import exp
      				def termes(n) :
      				     a = 1/10
      				     b = 1
      				     for k in range(0, n) :
      				         c =  exp(-b)
      				         b  = exp(-a)
      				         a  =  c
      				     return(a, b)
    1. Montrons par récurrence que \(\forall n \in \mathbb{N}\), \(0 < a_n \leqslant a_{n+1} \leqslant b_{n+1} \leqslant b_n \leqslant 1\).

      Initialisation : \(a_0=\dfrac{1}{10}\)   \(a_1=\mathrm{e}^{-1}=\dfrac{1}{\mathrm{e}}\)   \(b_0=1=\mathrm{e}^0\)   \(b_1=\mathrm{e}^{-\frac{1}{10}}\).

      La fonction \(x\mapsto\mathrm{e}^x\) est strictement croissante sur \(\mathbb{R}\) et \(-1\leqslant -\dfrac{1}{10} \leqslant 0\) donc , \(\mathrm{e}^{-1}\leqslant \mathrm{e}^{-\frac{1}{10}} \leqslant \mathrm{e}^0\) et \(\dfrac{1}{\mathrm{e}}>\dfrac{1}{10}\) donc on peut alors affirmer que \(0<a_0 \leqslant a_1 \leqslant b_1 \leqslant b_0 \leqslant1\).

      L'initialisation est vérifiée.

      Hérédité : Soit \(n \in \mathbb{N}^*\), et supposons que \(0 < a_n \leqslant a_{n+1} \leqslant b_{n+1} \leqslant b_n \leqslant 1\).

      Montrons que \(0 < a_{n+1} \leqslant a_{n+2} \leqslant b_{n+2} \leqslant b_{n+1} \leqslant 1\).

      La fonction \(x \longmapsto \text{e}^{-x}\) est décroissante sur \(\mathbb{R}\). Donc

      \(0 < a_n \leqslant a_{n+1} \leqslant b_{n+1} \leqslant b_n \leqslant 1 \iff \mathrm{e}^{-0} >\mathrm{e}^{-a_n }\geqslant \mathrm{e}^{-a_{n+1}}\geqslant \mathrm{e}^{-b_{n+1}} \geqslant \mathrm{e}^{-b_n} \geqslant \mathrm{e}^{-1}\)

      soit \(0< \mathrm{e}^{-1} \leqslant \mathrm{e}^{-b_n} \leqslant \mathrm{e}^{-b_{n+1}} \leqslant \mathrm{e}^{-a_{n+1}} \leqslant \mathrm{e}^{-a_n } < 1 \leqslant 1\) donc

      \(0 < a_{n+1} \leqslant a_{n+2} \leqslant b_{n+2} \leqslant b_{n+1} \leqslant 1\). On obtient ce qu'il fallait démontrer.

      L'hérédité est démontrée.

      Conclusion : La proposition est vraie au rang \(0\) et si elle est vraie au rang \(n\), elle l'est aussi au rang \(n + 1\). D'après l'axiome de récurrence, \(\forall n \in \mathbb{N}\), \(0 < a_n \leqslant a_{n+1} \leqslant b_{n+1} \leqslant b_n \leqslant 1\).

    2. Nous venons de montrer que \(\forall n \in \mathbb{N}\), \(0<a_n\leqslant a_{n+1} \leqslant1\) et que \(0 \leqslant b_{n+1} \leqslant b_n \leqslant 1\).

      La suite \((a_n)\) est croissante et majorée par 1. D'après le théorème de convergence monotone, la suite \((a_n)\) converge.

      De même, la suite \((b_n)\) est décroissante et minorée par 0. D'après le théorème de convergence monotone, la suite \((b_n)\) converge.

    1. \(A = \text{e}^{-B}\) et \(B = \text{e}^{-A}\).

      \(A = \text{e}^{-B} \iff \ln(A)=-B=-\mathrm{e}^{-A}\) donc \(\ln(A)+\mathrm{e}^{-A}=0\) donc \(f(A)=0\).

    2. De même \(B = \mathrm{e}^{-A}\iff \ln(B)=-A=-\mathrm{e}^{B}\) donc \(\ln(B)+\mathrm{e}^{-B}=0\) donc \(f(B)=0\).

      Donc A et B sont deux solutions de l'équation \(f(x)=0\). Or d'après la question A.4, cette équation admet une unique solution, donc \(A= B\) et \(A - B = 0\).

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