Annales Bac · Spécialité mathématiques › 2026
2026Bac spé maths · Asie · Jour 2
Épreuve écrite de spécialité mathématiques, série générale · 10 juin 2026
Exercice 1 (5 pts)
Partie A : Partie A
On considère la fonction \(f\) définie sur \(\left]-\infty ; \dfrac{3}{2}\right [\) par :
\[f(x)=\dfrac{x-2}{2 x-3}\]Justifier tous les éléments du tableau de variation ci-dessous.

En déduire que pour tout \(x \in[0 ; 1]\), on a :
\[f(x) \in[0 ; 1].\]
Partie B : Partie B
On considère la suite \((u_{n})\) définie par :
\[\begin{cases} u_{0}=0 \\ u_{n+1}=\dfrac{u_{n}-2}{2 u_{n}-3}\, ,\quad \text { pour tout entier naturel } n \end{cases}\]En utilisant la fonction \(f\), démontrer par récurrence que pour tout entier naturel \(n\) :
\[0 \leqslant u_{n} \leqslant u_{n+1} \leqslant 1.\]En déduire que la suite \((u_{n})\) converge.
On note \(\ell\) la limite de la suite \((u_{n})\).
En admettant que \(\ell\) est solution de l'équation \(f(x)=x\) sur l'intervalle \([0 ; 1]\), montrer que \(\ell=1\).
On donne ci-dessous une fonction
seuilécrite en langage Python.def seuil(h): n = 0 u = 0 while u < 1-h: n = n+1 u = (u-2)/(2*u-3) return n
L'appel
seuil(0.0001)renvoie la valeur 5000.Interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.
Donner les quatre premiers termes de la suite \(\left(u_{n}\right)\) sous forme de fractions irréductibles.
Conjecturer l'expression de \(u_{n}\) en fonction de \(n\) et démontrer cette conjecture.
Voir le corrigé de l'exercice 1
Partie A
La fonction \(f:x \mapsto \dfrac{x-2}{2x-3}\) est dérivable sur \(]-\infty~;~\frac32[\) en tant que quotient de fonctions polynomiales, le dénominateur étant non nul. On a :
\[\begin{array}{rcl} f'(x) &=& \dfrac{1 \times (2x - 3) - (x - 2) \times 2}{(2x - 3)^2} \\ &=& \dfrac{2x - 3 - 2x + 4}{(2x - 3)^2}\\ &=& \dfrac{1}{(2x - 3)^2} \end{array}\]Pour tout \(x \in \left]-\infty~;~\frac32\right[\), \((2x - 3)^2 > 0\), donc \(f'(x) > 0\). La fonction \(f\) est strictement croissante sur l'intervalle \(\left]-\infty~;~\frac32\right[\).
Étudions les limites de \(f\) aux bornes de son ensemble de définition :
Limite en \(-\infty\):
\[\begin{matrix} f(x) &=&\dfrac{x-2}{2x-3} \\ &=&\dfrac{x\left(1-\dfrac2{x}\right)}{x\left(2-\dfrac3{x}\right)}\\ & =&\dfrac{1-\frac2{x}}{2-\frac3{x}}, \\ \end{matrix}\]donc puisque \(\displaystyle \lim_{x \to - \infty}\dfrac2{x} = \displaystyle \lim_{x \to - \infty}\dfrac3{x} = 0\), on en déduit que \(\displaystyle \lim_{x \to - \infty} f(x) = \dfrac12\) (quotient de limites)
Limite en \(\frac{3}{2}, \: x < \frac{3}{2}\):
\[\left. \begin{array}{l} \displaystyle \lim_{\substack{x \to \frac32\\ x < \frac32}}x - 2 = -\frac12 \\ \displaystyle \lim_{\substack{x \to \frac32\\ x < \frac32}} 2x-3 = 0^- \end{array}\right\} \Rightarrow \lim_{\substack{x \to \frac32\\ x < \frac32}} f(x)= +\infty \text{ (quotient de limites)}\]
On en déduit donc le tableau de variations suivant:

Sur l'intervalle \([- \infty~;~\frac32]\), donc a fortiori sur l'intervalle [0 ; 1] la fonction \(f\) est strictement croissante. Ainsi :
\[\begin{array}{rcl} 0 \leqslant x \leqslant 1 &\implies& f(0) \leqslant f(x) \leqslant f(1) \\ &\implies& \dfrac{-2}{-3} \leqslant f(x) \leqslant \dfrac{-1}{-1} \\ &\implies& \dfrac{2}{3} \leqslant f(x) \leqslant 1 \end{array}\]Puisque \(\frac{2}{3} \geqslant 0\), on en déduit que pour tout \(x \in [0~;~1]\), \(f(x) \in [0~;~1]\).
Partie B
Démontrons par récurrence que pour tout entier naturel \(n\), \(0 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 1\).
Initialisation : Pour \(n = 0\), on a \(u_0 = 0\) et \(u_1 = f(0) = \frac{2}{3}\). On a bien \(0 \leqslant 0 \leqslant \frac{2}{3} \leqslant 1\), soit \(0 \leqslant u_0 \leqslant u_1 \leqslant 1\). La propriété est initialisée.
Hérédité : Soit \(n \in \mathbb{N}\), tel que \(0 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 1\)
La fonction \(f\) étant strictement croissante sur \([0~;~1]\), elle conserve l'ordre, on a donc:
\[\begin{array}{rl} & 0 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 1 \\ \implies & f(0) \leqslant f(u_n) \leqslant f(u_{n+1}) \leqslant f(1) \\ \implies & \frac{2}{3} \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n+2} \leqslant 1 \end{array}\]Comme \(0 \leqslant \frac{2}{3}\), on obtient \(0 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n+2} \leqslant 1\). L'encadrement est vrai au rang \(n + 1\).
Conclusion : L'encadrement est vrai au rang 0 et s'il est vrai à un rang supérieur ou égal à 0, il l'est aussi au rang suivant : par le principe de récurrence :
Pour tout entier naturel \(n\), \(0 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 1\).
Le résultat précédent montre :
– que \(u_n \leqslant u_{n+1}\) donc que la suite \((u_n)\) est croissante et
– majorée par 1 puisque tous ses termes le sont.
D'après le théorème de convergence monotone, la suite \((u_n)\) converge vers une limite réelle \(\ell\) vérifiant \(0 \leqslant \ell \leqslant 1\).
La fonction \(f\) étant continue, la limite \(\ell\) est solution de l'équation \(f(x) = x\).
\[\begin{array}{rcl} \dfrac{x - 2}{2x - 3} = x &\iff& x - 2 = x(2x - 3) \\ &\iff& x - 2 = 2x^2 - 3x \\ &\iff& 2x^2 - 4x + 2 = 0 \\ &\iff& 2(x - 1)^2 = 0 \\ &\iff& (x - 1)^2 = 0\\ &\iff& (x - 1) = 0\\ &\iff& x = 1\\ \end{array}\]On en déduit que \(\ell = 1\) et donc que la suite \((u_n)\) converge vers 1.
La fonction
seuil(0.0001)renvoie la plus petite valeur de l'entier \(n\) telle que \(u_n \geqslant 1 - 0{,}0001\), c'est-à-dire \(u_n \geqslant 0{,}9999\). La valeur 5000 signifie que c'est à partir du rang \(n = 5000\) que les termes de la suite dépassent 0,9999.Les premiers termes sont :
\[\begin{array}{rcl} u_0 &=& 0 \\ u_1 &=& \frac{2}{3} \\ u_2 &=& \frac{\frac{2}{3} - 2}{2\left(\frac{2}{3}\right) - 3} = \frac{-\frac{4}{3}}{-\frac{5}{3}} = \frac{4}{5} \\ u_3 &=& \frac{\frac{4}{5} - 2}{2\left(\frac{4}{5}\right) - 3} = \frac{-\frac{6}{5}}{-\frac{7}{5}} = \frac{6}{7} \end{array}\]On peut conjecturer que \(u_n = \dfrac{2n}{2n + 1}\).
Démontrons-le par récurrence :
Initialisation : Pour \(n = 0\), \(\frac{2 \times 0}{2 \times0 + 1} = \frac01 = 0 = u_0\). La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : Soit \(n \in \mathbb{N}\), tel que \(u_n = \frac{2n}{2n + 1}\).
\[\begin{array}{rcl} u_{n+1} &=& f(u_n) = \frac{\frac{2n}{2n+1} - 2}{2\left(\frac{2n}{2n+1}\right) - 3} \\ &=& \frac{\frac{2n - 2(2n+1)}{2n+1}}{\frac{4n - 3(2n+1)}{2n+1}} \\ &=& \frac{2n - 4n - 2}{4n - 6n - 3} \\ &=& \frac{-2n- 2}{-2n - 3} \\&=& \frac{2n+2}{2n+3}\\ &=& \frac{2n+2}{2n+2 + 1}\\ u_{n+1} &=&\dfrac{2(n+1)}{2(n+1) + 1}\\ \end{array}\]La relation est vraie au rang \(n + 1\).
La relation est vraie au rang 0 et si elle est vraie au rang \(n \geqslant 0\), elle l'est aussi au rang \(n + 1\). Par le principe de récurrence on a donc montré que:
\[\text{quel que soit}\: n \in \mathbb{N},\enspace u_n=\frac{2n}{2n+1}\]
Exercice 2 (5 pts)
On pourra traiter indépendamment les deux parties de l'exercice.
On arrondira, si nécessaire, les résultats à \(10^{-3}\) près.
Dans cet exercice, on s'intéresse aux lancers-francs effectués par un joueur lors de compétitions de basketball.
Pour modéliser la situation, on considère dans chaque partie du problème que les conditions dans lesquelles s'effectuent ces lancers sont identiques et que ces lancers sont indépendants deux à deux.
Partie A : Partie A
Les statistiques de réussite des lancers-francs d'un joueur sont de 49,2 % lors d'une saison.
Dans cette partie, on assimilera cette fréquence à sa probabilité de réussite d'un lancer-franc.
Au cours d'un match, ce joueur tente 16 lancers-francs.
On désigne par \(X\) la variable aléatoire qui donne le nombre de lancers-francs réussis par ce joueur lors de ce match.
Justifier que la variable aléatoire \(X\) suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres.
Déterminer l'espérance de la variable aléatoire \(X\) et l'interpréter dans le contexte de cet exercice.
Calculer \(P(X=5)\).
Calculer la probabilité que le joueur réussisse au moins six lancers-francs.
Partie B : Partie B
On note \(p\) la probabilité que le joueur réussisse un lancer-franc, où \(p\) est un réel tel que
\[0 \leqslant p \leqslant 1\]On se place dans le cas où le joueur effectue 3 lancers-francs.
On désigne par \(Y\) la variable aléatoire qui donne le nombre de lancers-francs réussis par ce joueur.
Déterminer les valeurs prises par la variable aléatoire \(Y\).
Exprimer \(P(Y=2)\) en fonction de \(p\).
Donner la loi de probabilité de \(Y\).
Présenter la réponse sous forme de tableau.
Montrer que
\[P(Y \geqslant 2)=-2 p^{3}+3 p^{2}\]On considère la fonction \(f\) définie sur l'intervalle \([0 ; 1]\) par
\[f(x)=-2 x^{3}+3 x^{2}.\]Étudier le sens de variation de la fonction \(f\) sur l'intervalle \([0 ; 1]\) et dresser son tableau de variation en y faisant figurer les valeurs aux bornes de l'intervalle \([0 ; 1]\).
En déduire l'existence d'une unique valeur \(\alpha\) dans l'intervalle \([0 ; 1]\) telle que \(f(\alpha)=0{,}9\).
Donner un encadrement d'amplitude \(10^{-2}\) de cette valeur \(\alpha\).
Interpréter la valeur de \(\alpha\) dans le contexte de l'exercice.
Voir le corrigé de l'exercice 2
Partie A
L'épreuve consiste en la répétition de \(n = 16\) lancers francs identiques et indépendants. Chaque lancer est une épreuve de Bernoulli avec deux issues : succès (probabilité
\(p = 0{,}492\)) ou échec. La variable aléatoire \(X\) compte le nombre de succès. \(X\) suit donc la loi binomiale de paramètres \(n = 16\) et \(p = 0{,}492\), notée \(\mathcal{B}(16~;~0{,}492)\).
L'espérance est donnée par :
\[\begin{array}{rcl} E(X) &=& n \times p \\ &=& 16 \times 0{,}492 \\ &=& 7{,}872 \end{array}\]En moyenne, sur 16 000 tirs, le joueur réussira environ 7872 lancers francs .
Calcul de la probabilité d'avoir exactement 5 succès :
\[\begin{array}{rcl} P(X = 5) &=& \binom{16}{5} \times (0{,}492)^5 \times (1 - 0{,}492)^{16 - 5} \\ P(X = 5)&\approx& 0{,}073 \end{array}\]Probabilité de réussir au moins 6 lancers francs :
\[\begin{array}{rcl} P(X \geqslant 6) &=& 1 - P(X \leqslant 5) \\ &\approx& 1 - 0{,}117 \\ P(X \geqslant 6)&\approx& 0{,}883 \end{array}\]
Partie B
Le joueur effectue 3 lancers francs. La variable \(Y\) peut donc prendre les valeurs \(0, 1, 2, 3\).
\(Y\) suit la loi binomiale \(\mathcal{B}(3~;~p)\).
\[\begin{array}{rcl} P(Y = 2) &=& \binom{3}{2} p^2 (1 - p)^1 \\ &=& 3p^2(1 - p) \\ &=& 3p^2 - 3p^3 \end{array}\]Loi de probabilité de \(Y\) :
\(y_i\) 0 1 2 3 \(P(Y = y_i)\) \((1 - p)^3\) \(3p(1 - p)^2\) \(3p^2(1 - p)\) \(p^3\) Calcul de \(P(Y \geqslant 2)\) :
\[\begin{array}{rcl} P(Y \geqslant 2) &=& P(Y = 2) + P(Y = 3) \\ &=& (3p^2 - 3p^3) + p^3 \\ &=& -2p^3 + 3p^2 \end{array}\]Étude de \(f(x) = -2x^3 + 3x^2\) sur \([0~;~1]\).
\[\begin{array}{rcl} f'(x) &=& -6x^2 + 6x \\ &=& 6x(1 - x) \end{array}\]Sur \([0~;~1]\), \(6x \geqslant 0\), \(f'(x)\) est donc du signe de \(1 - x\). Or
\[1 - x > 0 \iff 1 >x.\]On a donc pour \(x \in [0~;~1[\), \(f'(x) > 0\). La fonction \(f\) est donc strictement croissante sur \([0~;~1]\).

Sur l'intervalle \([0~;~1]\), la fonction \(f\) est continue et strictement croissante. De plus, \(f(0) = 0\) et \(f(1) = 1\). Puisque \(0{,}9 \in [0~;~1]\), d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation \(f(x) = 0{,}9\) admet une unique solution \(\alpha\) sur \([0~;~1]\).
À retenir :Pour appliquer le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, il faut vérifier que \(f\) est continue sur \([0;1]\) (c’est le cas car \(f\) est une fonction polynôme), que \(f\) est strictement monotone sur \([0;1]\), et que \(0{,}9\) est bien compris entre \(f(0)=0\) et \(f(1)=1\). La stricte monotonie assure l’unicité de la solution \(\alpha\).
À l'aide de la calculatrice :
\[\begin{array}{rcl} f(0{,}80) &=& 0{,}896\\ f(0{,}81) &=& 0{,}905 \end{array} \implies f(0{,}80) < 0{,}9 < f(0{,}81)\]L'encadrement est donc \(0{,}80 \leqslant \alpha \leqslant 0{,}81\).
La valeur \(\alpha\) représente la probabilité de réussite minimale qu'un joueur doit avoir sur un lancer franc pour que sa probabilité de réussir au moins 2 lancers sur 3 soit égale à \(90\,\%\).
Exercice 3 (5 pts)
Dans l'espace muni d'un repère orthonormé \(\left(\text{O}~;~\overrightarrow{\imath},~\overrightarrow{\jmath},~\overrightarrow{k}\right)\), on considère les points
\[\mathrm{A}(1 ; 2 ; 3),\quad \mathrm{B}(-1 ; 3 ; 1),\quad \mathrm{C}(2 ; 1 ; 6) \quad \text { et } \quad \mathrm{D}(3 ;-2 ;-1).\]Montrer que les points A, B et C définissent un plan.
Montrer que le vecteur \(\overrightarrow{n}\begin{pmatrix} 1 \\ 4 \\ 1 \end{pmatrix}\) est normal au plan (ABC).
En déduire une équation cartésienne du plan (ABC).
Déterminer une équation paramétrique de la droite \((d)\), perpendiculaire au plan (ABC) et passant par le point D.
Déterminer les coordonnées du point H qui est le projeté orthogonal du point D sur le plan (ABC).
En déduire que la distance du point D au plan (ABC) est égale à \(3\sqrt{2}\).
Montrer que
\[\cos\left(\,\widehat{\mathrm{BAC}}\,\right)=-\dfrac{3\sqrt{11}}{11}\]En déduire la valeur exacte de \(\sin\left(\,\widehat{\mathrm{BAC}}\,\right)\).
Montrer que l'aire du triangle ABC vaut \(\dfrac{3\sqrt{2}}{2}\).
Déterminer le volume du tétraèdre ABCD.
On rappelle que le volume \(\mathcal{V}\) d'un tétraèdre est donné par la formule suivante :
\[\mathcal{V}=\dfrac{1}{3}\times\mathcal{B}\times h\, ,\quad \text{ où } \mathcal{B}\text{ est l'aire d'une base et } h\text{ la hauteur qui lui est associée.}\]
Voir le corrigé de l'exercice 3
Les vecteurs \(\overrightarrow{\text{AB}}\) et \(\overrightarrow{\text{AC}}\) ont pour coordonnées :
\[\begin{array}{rcl} \overrightarrow{\text{AB}} && \begin{pmatrix} -1 - 1 \\ 3 - 2 \\ 1 - 3 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} -2 \\ 1 \\ -2 \end{pmatrix} \\ \overrightarrow{\text{AC}} && \begin{pmatrix} 2 - 1 \\ 1 - 2 \\ 6 - 3 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 1 \\ -1 \\ 3 \end{pmatrix} \end{array}\]Leurs coordonnées ne sont pas proportionnelles. Les vecteurs ne sont pas colinéaires, les points A, B et C ne sont pas alignés et définissent donc un plan.
Calculons les produits scalaires :
\[\begin{array}{rcl} \overrightarrow{n} \cdot \overrightarrow{\text{AB}} &=& 1 \times (-2) + 4 \times 1 + 1 \times (-2) = -2 + 4 - 2 = 0 \\ \overrightarrow{n} \cdot \overrightarrow{\text{AC}} &=& 1 \times 1 + 4 \times (-1) + 1 \times 3 = 1 - 4 + 3 = 0 \end{array}\]Le vecteur \(\overrightarrow{n}\) est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC), il est donc normal à ce plan.
Une équation du plan (ABC) est de la forme \(x + 4 y + z + d = 0\). Le point A\((1~;~2~;~3)\) appartient au plan, donc :
\[\begin{array}{rcl} 1 + 4\times 2+ 3 + d &=& 0 \iff 12 + d = 0 \iff d = -12 \end{array}\]Une équation cartésienne est : \(x + 4y + z - 12 = 0\).
La droite \((d)\) est dirigée par le vecteur normal \(\overrightarrow{n}(1~;~4~;~1)\) et passe par D\((3~;~-2~;~-1)\). Une représentation paramétrique est :
\[\left\{ \begin{array}{rcr} x &=& 3 + \phantom{4}t \\ y &=& -2 + 4t \\ z &=& -1 + \phantom{4}t \end{array} \right. , t \in \mathbb{R}\]Le point H appartient à \((d)\), il existe donc \(t \in \mathbb{R}\) tel que \(\begin{cases} x_{\text{H}}=3+\phantom{4}t \\y_{\text{H}}= -2+4t \\ z_{\text{H}}= -1+\phantom{4}t\end{cases}\)
De plus H appartient au plan (ABC), ses coordonnées vérifient donc l'équation du plan (ABC): \(x_{\text{H}}+4y_{\text{H}}+z_{\text{H}}- 12 = 0\). On en déduit que \(t\) est solution de :
\[\begin{array}{rcl} (3 + t) + 4(-2 + 4t) + (-1 + t) - 12 &=& 0 \\ 3 + t - 8 + 16t - 1 + t - 12 &=& 0 \\ 18t - 18 &=& 0 \\ t &=& 1 \end{array}\]Les coordonnées de H sont donc \(x_{\text{H}} = 3 + 1 = 4\), \(y_{\text{H}} = -2 + 4(1) = 2\), \(z_{\text{H}} = -1 + 1 = 0\). Soit H\((4~;~2~;~0)\).
La distance de D au plan (ABC) correspond à la longueur DH :
\[\begin{array}{rcl} \text{DH} &=& \sqrt{(4 - 3)^2 + (2 - (-2))^2 + (0 - (-1))^2} \\ &=& \sqrt{1^2 + 4^2 + 1^2} \\ &=& \sqrt{18} = 3\sqrt{2} \end{array}\]
On sait que \(\overrightarrow{\text{AB}} \cdot \overrightarrow{\text{AC}} = \text{AB} \times \text{AC} \times \cos(\widehat{\text{BAC}})\).
\[\begin{array}{rcl} \overrightarrow{\text{AB}} \cdot \overrightarrow{\text{AC}} &=& -2(1) + 1(-1) - 2(3) = -9 \\ \text{AB} &=& \sqrt{(-2)^2 + 1^2 + (-2)^2} = \sqrt{9} = 3 \\ \text{AC} &=& \sqrt{1^2 + (-1)^2 + 3^2} = \sqrt{11} \\ \end{array}\]D'où :
\[\begin{array}{rcl} -9 &=& 3 \times \sqrt{11} \times \cos(\widehat{\text{BAC}}) \\ \cos(\widehat{\text{BAC}}) &=& \dfrac{-9}{3\sqrt{11}} = \dfrac{-3}{\sqrt{11}} = \dfrac{-3\sqrt{11}}{11} \end{array}\]Sachant que \(\cos^2(\widehat{\text{BAC}}) + \sin^2(\widehat{\text{BAC}}) = 1\) :
\[\begin{array}{rcl} \sin^2(\widehat{\text{BAC}}) &=& 1 - \left(-\frac{3}{\sqrt{11}}\right)^2 \\ &=& 1 - \frac{9}{11} = \dfrac{2}{11} \end{array}\]L'angle \(\widehat{\text{BAC}}\) étant dans \([0~;~\pi]\), son sinus est positif : \(\sin(\widehat{\text{BAC}}) = \dfrac{\sqrt{2}}{\sqrt{11}}\).
L'aire du triangle ABC est donnée par :
\[\begin{array}{rcl} \mathcal{A} &=& \frac{1}{2} \times \text{AB} \times \text{AC} \times \sin(\widehat{\text{BAC}}) \\ &=& \frac{1}{2} \times 3 \times \sqrt{11} \times \dfrac{\sqrt{2}}{\sqrt{11}} \\ &=& \dfrac{3\sqrt{2}}{2} \end{array}\]
Le volume du tétraèdre ABCD est :
\[\begin{array}{rcl} \mathcal{V} &=& \dfrac{1}{3} \times \mathcal{A}_{\text{ABC}} \times \text{DH} \\ &=& \frac{1}{3} \times \dfrac{3\sqrt{2}}{2} \times 3\sqrt{2} \\ &=& \frac{1}{3} \times \dfrac{18}{2} \\ &=& 3 \end{array}\]
Exercice 4 (5 pts)
Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse en justifiant votre choix.
Une réponse non justifiée ne sera pas prise en compte dans l'évaluation.
Les quatre questions sont indépendantes.
On considère la fonction \(f\) définie sur \(\mathbb{R}\) par
\[f(x)=\left(-\dfrac{1}{2} x+3\right)^{5}\]Affirmation 1 : La fonction \(f\) est convexe sur \(\mathbb{R}\).
Une urne contient 32 jetons numérotés de 1 à 32 indiscernables au toucher.
On tire simultanément 5 jetons de cette urne.
On appelle tirage la liste non ordonnée des numéros des cinq jetons tirés.
Affirmation 2 : Le nombre de tirages possibles contenant au moins un multiple de 8 est égal à 103 096.
On considère l'arbre de probabilités ci-dessous.

Affirmation 3: \(P_{B}\big(\,\overline{A}\,\big)=\dfrac{9}{50}\).
On considère l'équation différentielle
\[(E): \quad y'+y=\mathrm{e}^{-x} \cos (x),\]où \(y\) est une fonction de la variable \(x\), dérivable sur \(\mathbb{R}\).
Affirmation 4 : La fonction \(h\) définie sur \(\mathbb{R}\) par \(h(x)=\mathrm{e}^{-x} \sin (x)\) est solution de \((E)\) sur \(\mathbb{R}\).
Affirmation 5 : Les solutions de \((E)\) sur \(\mathbb{R}\) sont les fonctions \(k\) définies sur \(\mathbb{R}\) par
\[k(x)=C \mathrm{e}^{-x} \sin (x) \quad\text { où } C \text { est une constante réelle. }\]
Voir le corrigé de l'exercice 4
Affirmation 1 : Fausse.
Calculons la dérivée seconde de \(f(x) = (-0{,}5x + 3)^5\). (on rappelle que \((u^n)'=nu^{n-1}u'\))
\[\begin{array}{rcl} f'(x) &=& 5 \times (-0{,}5) \times (-0{,}5x + 3)^4 = -2.5(-0{,}5x + 3)^4 \\ f''(x) &=& -2{,}5 \times 4 \times (-0{,}5) \times (-0{,}5x + 3)^3 = 5(-0{,}5x + 3)^3 \end{array}\]Pour \(x = 10\), on a \(f''(10) = 5(-5 + 3)^3 = 5(-8) = -40 < 0\). La dérivée seconde n'est pas positive sur tout \(\mathbb{R}\), la fonction n'est donc pas convexe sur \(\mathbb{R}\).
Affirmation 2 : Vraie.
Il y a 4 multiples de 8 parmi les 32 jetons \(\{8, 16, 24, 32\}\). Le nombre de tirages contenant au moins un multiple de 8 est le nombre total de tirages moins le nombre de tirages ne contenant aucun multiple de 8 (tirage parmi les 28 autres jetons).
\[\begin{array}{rcl} \text{Nombre total} &=& \binom{32}{5} = 201376 \\ \text{Sans multiple de 8} &=& \binom{28}{5} = 98\,280 \\ \text{Au moins un} &=& 201\,376 - 98\,280 = 103\,096 \end{array}\]Affirmation 3 : Fausse. Complétons l'arbre fourni par l'énoncé.

On peut dans un premier temps calculer \(p(B)\) par la formule de probabilités totales:
\[p(B)= p(A \cap B) + p\left(\overline{A} \cap B\right) = \frac25 \times \frac14 + \frac35 \times \frac3{10} =\frac1{10}+\frac9{50}= \frac{14}{50}\]On en déduit que:
\[p_B\left(\overline{A}\right)=\frac{p\left(\overline{A} \cap B\right)}{p(B)} =\frac{\frac9{50}}{\frac{14}{50}} = \frac9{14}\]Affirmation 4 : Vraie.
\[\begin{array}{rcl} h'(x) &=& -\mathrm{e}^{-x}\sin(x) + \mathrm{e}^{-x}\cos(x) \\ h'(x) + h(x) &=& \left( -\mathrm{e}^{-x}\sin(x) + \mathrm{e}^{-x}\cos(x) \right) + \mathrm{e}^{-x}\sin(x) \\ h'(x) + h(x) &=& \mathrm{e}^{-x}\cos(x) \end{array}\]
Vérifions si \(h(x) = \mathrm{e}^{-x}\sin(x)\) vérifie \(h'(x) + h(x) = \mathrm{e}^{-x} \cos(x)\).La fonction \(h\) est bien une solution particulière.
Affirmation 5 : Fausse.
Les solutions de \((E)\) sont la somme de la solution particulière \(h(x)\) et des solutions de l'équation homogène associée \(y' + y = 0\). Les solutions de l'équation homogène sont de la forme \(C\mathrm{e}^{-x}\). L'ensemble des solutions de \((E)\) est donc constitué des fonctions de la forme \(y(x) = C\mathrm{e}^{-x} + \mathrm{e}^{-x}\sin(x)\), ce qui est différent de l'expression proposée.
Les fiches magiques · Terminale spé maths
Le Bac de maths en 40 fiches
- 40 fiches claires et illustrées : tout le cours de spécialité, une notion par page.
- Vidéos méthodes pas à pas, accessibles par QR code sur chaque fiche.
- 15 minutes par jour d'exercices corrigés pour être prêt le jour du Bac.
Au programme du sujet 2026 · Asie · jour 2
Épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat général, session 10 juin 2026, durée 4 heures, 20 points. Chaque exercice est corrigé en détail, avec les rappels de cours utiles et les pièges à éviter.
- Exercice 1 : suites, algorithmique et python
- Exercice 2 : probabilités
- Exercice 3 : géométrie dans l'espace
- Exercice 4 : équations différentielles, fonction exponentielle, probabilités




