Annales Bac · Spécialité mathématiques › 2022
2022Bac spé maths · Amérique du Sud · Jour 1
Épreuve écrite de spécialité mathématiques, série générale · 26 septembre 2022
Exercice 1 (7 pts)
PARTIE A
Le système d'alarme d'une entreprise fonctionne de telle sorte que, si un danger se présente, l'alarme s'active avec une probabilité de \(0{,}97\).
La probabilité qu'un danger se présente est de \(0{,}01\) et la probabilité que l'alarme s'active est de 0,01465.
On note \(A\) l'évènement « l'alarme s'active » et \(D\) l'événement « un danger se présente » .
On note \(\overline{M}\) l'évènement contraire d'un évènement \(M\) et \(P(M)\) la probabilité de l'évènement \(M\).
Représenter la situation par un arbre pondéré qui sera complété au fur et à mesure de l'exercice.
Calculer la probabilité qu'un danger se présente et que l'alarme s'active.
En déduire la probabilité qu'un danger se présente sachant que l'alarme s'active. Arrondir le résultat à \(10^{-3}\).
Montrer que la probabilité que l'alarme s'active sachant qu'aucun danger ne s'est présenté est \(0{,}005\).
On considère qu'une alarme ne fonctionne pas normalement lorsqu'un danger se présente et qu'elle ne s'active pas ou bien lorsqu'aucun danger ne se présente et qu'elle s'active.
Montrer que la probabilité que l'alarme ne fonctionne pas normalement est inférieure à \(0{,}01\).
PARTIE B
Une usine fabrique en grande quantité des systèmes d'alarme. On prélève successivement et au hasard \(5\) systèmes d'alarme dans la production de l'usine. Ce prélèvement est assimilé à un tirage avec remise.
On note \(S\) l'évènement « l'alarme ne fonctionne pas normalement » et on admet que
\(P(S) = 0{,}00525\).
On considère \(X\) la variable aléatoire qui donne le nombre de systèmes d'alarme ne fonctionnant pas normalement parmi les \(5\) systèmes d'alarme prélevés.
Les résultats seront arrondis à \(10^{-4}\).
Donner la loi de probabilité suivie par la variable aléatoire X et préciser ses paramètres.
Calculer la probabilité que, dans le lot prélevé, un seul système d'alarme ne fonctionne pas normalement.
Calculer la probabilité que, dans le lot prélevé, au moins un système d'alarme ne fonctionne pas normalement.
PARTIE C
Soit \(n\) un entier naturel non nul. On prélève successivement et au hasard \(n\) systèmes d'alarme. Ce prélèvement est assimilé à un tirage avec remise.
Déterminer le plus petit entier \(n\) tel que la probabilité d'avoir, dans le lot prélevé, au moins un système d'alarme qui ne fonctionne pas normalement soit supérieure à \(0{,}07\).
Voir le corrigé de l'exercice 1
PARTIE A
Le système d'alarme d'une entreprise fonctionne de telle sorte que, si un danger se présente, l'alarme s'active avec une probabilité de \(0{,}97\). La probabilité qu'un danger se présente est de \(0{,}01\) et la probabilité que l'alarme s'active est de 0,01465.
On note \(A\) l'évènement « l'alarme s'active » et \(D\) l'évènement « un danger se présente » .
On note \(\overline{M}\) l'évènement contraire d'un évènement \(M\) et \(P(M)\) la probabilité de l'évènement \(M\).
On représenter les éléments de la situation que l'on connaît par un arbre pondéré.

La probabilité qu'un danger se présente et que l'alarme s'active est:
\(P\left (D\cap A\right ) = 0{,}01\times 0{,}97 = 0{,}0097\).
On en déduit que la probabilité qu'un danger se présente sachant que l'alarme s'active est: \(P_{A}(D)=\dfrac{P\left (D\cap A\right )}{P(A)}=\dfrac{0{,}0097}{0{,}01465} \approx 0{,}662\).
La probabilité que l'alarme s'active sachant qu'aucun danger ne s'est présenté est:
\(P_{\overline{D}}(A) = \dfrac{P\left (A\cap \overline{D}\right )}{P\left (\overline{D}\right )}\).
On sait que \(P(A)=0{,}01465\).
D'après la formule des probabilités totales: \(P(A)=P\left (D\cap A\right ) + P\left (\overline D \cap A\right )\).
On déduit: \(P(A)-P\left (D\cap A\right ) = P\left (\overline D \cap A\right )\), donc \(P\left (\overline D \cap A\right ) = 0{,}01465-0{,}0097 = 0{,}00495\).
Donc \(P_{\overline{D}}(A) = \dfrac{P\left (A\cap \overline{D}\right )}{P\left (\overline{D}\right )} = \dfrac{0,00495}{0,99}= 0{,}005\).
On peut compléter l'arbre:

On considère qu'une alarme ne fonctionne pas normalement lorsqu'un danger se présente et qu'elle ne s'active pas ou bien lorsqu'aucun danger ne se présente et qu'elle s'active.
Cette situation est représentée par les événements \(D\cap \overline{A}\) et \(\overline{D}\cap A\).
La probabilité que l'alarme ne fonctionne pas normalement est donc:
\(P\left (D\cap \overline{A}\right )+ P\left (\overline{D}\cap A\right ) = 0{,}01\times 0{,}03 + 0{,}99\times 0{,}005 = 0{,}00525 < 0{,}01\).
PARTIE B
Une usine fabrique en grande quantité des systèmes d'alarme. On prélève successivement et au hasard \(5\) systèmes d'alarme dans la production de l'usine. Ce prélèvement est assimilé à un tirage avec remise. On note \(S\) l'évènement « l'alarme ne fonctionne pas normalement » et on admet que \(P(S) = 0{,}00525\).
On considère \(X\) la variable aléatoire qui donne le nombre de systèmes d'alarme ne fonctionnant pas normalement parmi les \(5\) systèmes d'alarme prélevés.
On a une répétition de 5 épreuves assimilées à un tirage avec remise donc la variable aléatoire \(X\) qui donne le nombre de systèmes d'alarme ne fonctionnant pas normalement parmi les \(5\) systèmes d'alarme prélevés suit une loi binomiale de paramètres \(n=5\) et \(p=0{,}00525\).
La probabilité que, dans le lot prélevé, un seul système d'alarme ne fonctionne pas normalement est: \(P(X=1) = \displaystyle\binom{5}{1} \times 0{,}00525^1 \times (1-0{,}00525)^{5-1} \approx 0{,}0257\).
La probabilité que, dans le lot prélevé, au moins un système d'alarme ne fonctionne pas normalement est:
\(P(X\geqslant 1) = 1-P(X=0) = 1- \displaystyle\binom{5}{0} \times 0{,}00525^0 \times (1-0{,}00525)^5 = 0{,}0260\).
PARTIE C
Soit \(n\) un entier naturel non nul. On prélève successivement et au hasard \(n\) systèmes d'alarme. Ce prélèvement est assimilé à un tirage avec remise.
On cherche le plus petit entier \(n\) tel que la probabilité d'avoir, dans le lot prélevé, au moins un système d'alarme qui ne fonctionne pas normalement soit supérieure à \(0{,}07\).
Comme dans la partie B, la variable aléatoire \(Y\) qui donne le nombre de systèmes d'alarme défectueux suit une loi binomiale de paramètres \(n\) et \(p= 0{,}00525\).
On cherche \(n\) tel que \(P(Y\geqslant 1) >0{,}07\).
\(P(Y\geqslant 1) >0{,}07 \iff 1-P(Y=0)>0{,}07 \iff 0{,}93 > P(Y=0)\)
\(P(Y=0)<0{,}93 \iff \displaystyle\binom{n}{0}\times 0{,}00525^0 \times (1-0{,}00525)^n <0{,}93 \iff 0{,}99475^n < 0{,}93\\ \phantom{P(Y=0)<0{,}93} \iff \ln \left (0{,}99475^n\right ) < \ln(0{,}93) \iff n \ln \left (0{,}99475\right ) < \ln(0{,}93)\\ \phantom{P(Y=0)<0{,}93} \iff n> \dfrac{\ln(0{,}93)}{\ln \left (0{,}99475\right )}\)
Or \(\dfrac{\ln(0{,}93)}{\ln \left (0{,}99475\right )} \approx 13{,}8\), donc il faut prélever au moins 14 systèmes d'alarme pour que la probabilité d'avoir, dans le lot prélevé, au moins un système d'alarme qui ne fonctionne pas normalement soit supérieure à \(0{,}07\).
Pour \(n=13\), on trouve \(P(Y\geqslant 1) \approx 0{,}0661<0{,}07\).
Pour \(n=14\), on trouve \(P(Y\geqslant 1) \approx 0{,}0710>0{,}07\).
Exercice 2 (7 pts)
Soit \(\left(u_n\right)\) la suite définie par \(u_0 = 4\) et, pour tout entier naturel \(n\), \(u_{n+1} = \dfrac15 u_n^2\).
Calculer \(u_1\) et \(u_2\).
Recopier et compléter la fonction ci-dessous écrite en langage Python. Cette fonction est nommée suite_u et prend pour paramètre l'entier naturel \(p\).
Elle renvoie la valeur du terme de rang \(p\) de la suite \(\left(u_n\right)\).
def suite_u(p) : u= … for i in range(1,…) : u =… return u
Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel \(n\), \(0 < u_n \leqslant 4\).
Démontrer que la suite \(\left(u_n\right)\) est décroissante.
En déduire que la suite \(\left(u_n\right)\) est convergente.
Justifier que la limite \(\ell\) de la suite \(\left(u_n\right)\) vérifie l'égalité \(\ell = \dfrac15 \ell^2\).
En déduire la valeur de \(\ell\).
Pour tout entier naturel \(n\), on pose \(v_n = \ln \left(u_n\right)\) et \(w_n = v_n - \ln (5)\).
Montrer que, pour tout entier naturel \(n\), \(v_{n+1} = 2v_n - \ln (5)\).
Montrer que la suite \(\left(w_n\right)\) est géométrique de raison 2.
Pour tout entier naturel \(n\), donner l'expression de \(w_n\) en fonction de \(n\) et montrer que \(v_n = \ln \left(\dfrac45 \right) \times 2^n + \ln (5)\).
Calculer \(\displaystyle\lim_{n \to + \infty} v_n\) et retrouver \(\displaystyle\lim_{n \to + \infty} u_n\).
Voir le corrigé de l'exercice 2
Soit \(\left(u_n\right)\) la suite définie par \(u_0 = 4\) et, pour tout entier naturel \(n\), \(u_{n+1} = \dfrac15 u_n^2\).
\(u_1 = \dfrac{1}{5} u_0^2 = \dfrac{16}{5}\) et \(u_2 = \dfrac{1}{5} u_1^{2} = \dfrac{\left (\frac{16}{5}\right )^2}{5} = \dfrac{256}{125}\)
On complète la fonction ci-dessous qui renvoie la valeur du terme de rang \(p\) de la suite \(\left(u_n\right)\).
def suite_u(p) : u = 4 for i in range(1,p + 1) : u = u*u/5 return u
Soit \(\mathcal{P}_n\) la propriété \(0 < u_n \leqslant 4\).
Initialisation
\(u_0=4\) et \(0<4\leqslant 4\) donc \(\mathcal{P}_0\) est vraie.
Hérédité
On suppose \(\mathcal{P}_n\) vraie, c'est-à-dire \(0 < u_n \leqslant 4\) (hypothèse de récurrence).
\(0 < u_n \leqslant 4\) donc \(0 < u_n^2 \leqslant 16\) donc \(0 < \dfrac{1}{5} u_n^2 \leqslant \dfrac{16}{5}\)
Or \(\dfrac{16}{5} =3{,}2 \leqslant 4\) donc \(0 < \dfrac{1}{5} u_n^2 \leqslant 4\), c'est-à-dire \(0 < u_{n+1} \leqslant 4\).
Donc \(\mathcal{P}_{n+1}\) est vraie.
Conclusion
La propriété est vraie au rang 0, et elle est héréditaire. Donc, d'après le principe de récurrence, elle est vraie pour tout entier naturel.
On a donc démontré que pour tout entier naturel \(n\), on a: \(0 < u_n \leqslant 4\).
\(u_{n+1}-u_n = \dfrac{1}{5} u_n^2 - u_n = u_n \left (\dfrac{u_n}{5}-1\right ) = u_n \left (\dfrac{u_n-5}{5}\right )\)
\(u_n\leqslant 4\) donc \(u_n-5<0\); or \(u_n>0\) donc \(u_n\left (u_n-5\right )<0\) et donc \(u_{n+1}-u_n<0\)
On en conclut que la suite \((u_n)\) est décroissante.
Pour tout \(n\), \(0<u_n\) donc la suite \((u_n)\) est minorée par 0.
La suite \((u_n)\) est décroissante et minorée donc, d'après le théorème de la convergence monotone, la suite \((u_n)\) est convergente.
\(\displaystyle\lim_{n\to +\infty} u_{n+1} = \displaystyle\lim_{n\to +\infty} u_{n} =\ell\);
\(\displaystyle\lim_{n\to +\infty} \dfrac{1}{5}u_{n}^2 = \dfrac{1}{5}\ell^2\);
Pour tout \(n\), on a: \(u_{n+1}=\dfrac{1}{5}u_n^2\).
On peut en conclure que \(\ell = \dfrac{1}{5}\ell^2\).
\(\ell\) est solution de l'équation \(x=\dfrac{1}{5}x^2\); on résout cette équation.
\(x=\dfrac{1}{5}x^2 \iff x\left (1-\dfrac{1}{5}x\right )=0 \iff x=0 \text{ ou } x=5\)
Or, pour tout \(n\), on a: \(0<u_n\leqslant 4\) donc \(\ell\) vérifie \(0\leqslant \ell \leqslant 4\). La solution \(\ell=5\) n'est donc pas valable donc \(\ell=0\).
Pour tout entier naturel \(n\), on pose \(v_n = \ln \left(u_n\right)\) et \(w_n = v_n - \ln (5)\).
\(v_{n+1} = \ln \left (u_{n+1}\right ) = \ln \left (\dfrac{1}{5}u_n^2\right ) = \ln \left ( \dfrac{1}{5}\right ) + \ln \left ( u_n^2 \right ) = - \ln \left (5\right ) +2 \ln \left (u_n\right ) =2 \ln\left (u_n\right ) -\ln \left (5\right )\\ \phantom{v_{n+1}} =2 v_n -\ln \left (5\right )\)
\(w_n = v_n - \ln (5)\) donc \(v_n=w_n+ \ln(5)\)
\(w_{n+1} =v_{n+1} - \ln(5) = 2 v_n -\ln(5) -\ln(5) = 2\left (w_n +\ln(5)\right ) -2\ln(5)\\ \phantom{w_{n+1}} =2 w_n +2\ln(5)-2\ln(5)=2w_n\)
Donc la suite \(\left(w_n\right)\) est géométrique de raison 2.
\(v_0=\ln\left (u_0\right )=\ln(4)\) donc \(w_0=v_0-\ln(5)=\ln(4)-\ln(5) = \ln \left (\dfrac{4}{5}\right )\)
La suite \((w_n)\) est géométrique de raison \(q=2\) et de premier terme \(w_0=\ln\left (\dfrac{4}{5}\right )\) donc, pour tout entier naturel \(n\), on a: \(w_n=w_0\times q^n = \ln\left (\dfrac{4}{5}\right ) \times 2^n\).
Pour tout \(n\), \(v_n=w_n +\ln(5)\) donc \(v_n = \ln\left (\dfrac{4}{5}\right )\times 2^n +\ln(5)\).
\(\displaystyle\lim_{n\to +\infty} 2^n=+\infty\); \(\dfrac{4}{5}<1\) donc \(\ln\left (\dfrac{4}{5}\right )<0\).
On en déduit que \(\displaystyle\lim_{n\to +\infty} \ln\left (\dfrac{4}{5}\right )\times 2^n=-\infty\), et donc que \(\displaystyle\lim_{n\to +\infty} v_n=-\infty\).
\(v_n=\ln\left (u_n\right )\) donc \(u_n=\mathrm{e}^{v_n}\)
Or \(\displaystyle\lim_{x\to -\infty} \mathrm{e}^{x}=0\), et \(\displaystyle\lim_{n\to +\infty} v_n=-\infty\), donc \(\displaystyle\lim_{n\to +\infty} \mathrm{e}^{v_n}=0\).
On a donc redémontré que \(\displaystyle\lim_{n\to +\infty} u_n=0\).
Exercice 3 (7 pts)
Soit \(g\) la fonction définie sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\) par
\[g(x) = 1+ x^2[1 - 2 \ln (x)].\]La fonction \(g\) est dérivable sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\) et on note \(g'\) sa fonction dérivée.
On appelle \(\mathcal{C}\) la courbe représentative de la fonction \(g\) dans un repère orthonormé du plan.
PARTIE A
Justifier que \(g(\text{e})\) est strictement négatif.
Justifier que \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} g(x) = - \infty\).
Montrer que, pour tout \(x\) appartenant à l'intervalle \(]0~;~+\infty[\), \(g'(x) = -4x \ln (x)\).
Étudier le sens de variation de la fonction \(g\) sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\)
Montrer que l'équation \(g(x) = 0\) admet une unique solution, notée \(\alpha\), sur l'intervalle \([1~;~+\infty[\).
Donner un encadrement de \(\alpha\) d'amplitude \(10^{-2}\)
Déduire de ce qui précède le signe de la fonction \(g\) sur l'intervalle \([1~;~+\infty[\).
PARTIE B
On admet que, pour tout \(x\) appartenant à l'intervalle \([1~;~\alpha]\), \(g''(x) = - 4[\ln (x) + 1]\).
Justifier que la fonction \(g\) est concave sur l'intervalle \([1~;~\alpha]\).
Sur la figure ci-contre, A et B sont les points de la courbe \(\mathcal{C}\) d'abscisses respectives 1 et \(\alpha\).
Déterminer l'équation réduite de la droite (AB).
En déduire que pour tout réel \(x\) appartenant à l'intervalle \([1~;~\alpha]\), \(g(x) \geqslant \dfrac{- 2}{\alpha - 1} x + \dfrac{2\alpha}{\alpha - 1}\).

Voir le corrigé de l'exercice 3
Soit \(g\) la fonction définie sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\) par \(g(x) = 1+ x^2[1 - 2 \ln (x)].\)
La fonction \(g\) est dérivable sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\) et on note \(g'\) sa fonction dérivée.
On appelle \(\mathcal{C}\) la courbe représentative de la fonction \(g\) dans un repère orthonormé du plan.
PARTIE A
\(g(\text{e}) = 1+\mathrm{e}^2\left (1-2\ln(\mathrm{e})\right ) = 1+\mathrm{e}^2\left (1-2\right ) =1-\mathrm{e}^2\)
\(\mathrm{e}>2\) donc \(\mathrm{e}^2>4\) donc \(1-\mathrm{e}^2<0\), et donc \(g(\mathrm{e})<0\).
\(\displaystyle\lim_{x \to +\infty} \ln(x)=+\infty\) donc \(\displaystyle\lim_{x \to +\infty} 1-2\ln(x) = -\infty\) donc \(\displaystyle\lim_{x \to +\infty} x^2\left (1-2\ln(x)\right )=-\infty\).
On en déduit que \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} g(x) = - \infty\).
Pour \(x\in\;]0\;; +\infty[\), on a:
\(g'(x)=2x\left (1-2\ln(x)\right ) + x^2\left (-\dfrac{2}{x}\right ) = 2x -4x\ln(x) -2x=-4x\ln(x)\).Pour étudier le sens de variation de la fonction \(g\) sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\), on détermine le signe de \(g'(x)\) sur cet intervalle.

est strictement croissante sur \(]0\;; 1[\);
est strictement décroissante sur \(]1\;; +\infty[\);
admet en \(x=1\) un maximum égal à \(g(1)=1+1^2\left (1-\ln(1)\right )=2\).
On trace le tableau des variations de la fonction \(g\) sur \([1~;~+\infty[\).

D'après ce tableau de variations, on peut dire que l'équation \(g(x)=0\) admet une solution unique sur l'intervalle \(]1\;; +\infty[\). On appelle \(\alpha\) cette solution.
À retenir :Pour justifier l’existence et l’unicité de \(\alpha\), on applique le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires : si une fonction est continue et strictement monotone sur un intervalle \([a~;~b]\) (ou \([a~;~+\infty[\)) et si \(0\) est compris entre \(f(a)\) et la limite de \(f\) en \(b\) (ou en \(+\infty\)), alors l’équation \(f(x)=0\) admet une unique solution dans cet intervalle.
Ici, \(g\) est continue (car dérivable) et strictement décroissante sur \([1~;~+\infty[\), avec \(g(1)=2>0\) et \(\displaystyle\lim_{x\to+\infty}g(x)=-\infty\).
\(\left . \begin{array}{l} g(1) =2>0\\ g(2)\approx -0{,}55<0 \end{array} \right \}\) donc \(\alpha \in\;[1\;; 2]\)
\(\left . \begin{array}{l !{\approx} l} g(1{,}8) & 0{,}43>0\\ g(1.9) & -0{,}024<0 \end{array} \right \}\) donc \(\alpha \in\;[1{,}8\;; 1{,}9]\)
\(\left . \begin{array}{l !{\approx} l} g(1{,}89) & 0{,}024>0\\ g(1.90) & -0{,}024<0 \end{array} \right \}\) donc \(\alpha \in\;[1{,}89\;; 1{,}90]\)
On en déduit le signe de la fonction \(g\) sur l'intervalle \([1~;~+\infty[\).

PARTIE B
On admet que, pour tout \(x\) appartenant à l'intervalle \([1~;~\alpha]\), \(g''(x) = - 4[\ln (x) + 1]\).
Sur \([1~;~\alpha]\), \(\ln(x)\geqslant 0\) donc \(\ln(x)+1>0\) donc \(-4\left (\ln(x)+1\right )<0\).
On en déduit que \(g''(x)>0\) et donc que la fonction \(g\) est concave sur \([1~;~\alpha]\).
Sur la figure ci-contre, A et B sont les points de la courbe \(\mathcal{C}\) d'abscisses respectives 1 et \(\alpha\).

La droite (AB) a pour équation réduite:
\(\dfrac{y-y_{\text A}}{x - x_{\text A}} = \dfrac{y_{\text B}-y_{\text A}}{x_{\text B} - x_{\text A}} \iff \dfrac{y-2}{x-1} = \dfrac{0-2}{\alpha - 1} \iff y=\dfrac{-2 \left (x-1\right )}{\alpha - 1} +2\)
\(\iff y= \dfrac{-2}{\alpha - 1} x +\dfrac{2}{\alpha - 1} + \dfrac{2\alpha - 2}{\alpha - 1} \iff y= \dfrac{-2}{\alpha - 1} x +\dfrac{2\alpha}{\alpha - 1}\)
Sur l'intervalle \([1~;~\alpha]\), la fonction est concave, donc sa courbe représentative est située au dessus de toute sécante, donc au dessus du segment [AB].
On en déduit que sur \([1~;~\alpha]\), on a: \(g(x) \geqslant \dfrac{- 2}{\alpha - 1} x + \dfrac{2\alpha}{\alpha - 1}\).
Exercice 4 (7 pts)
Dans la figure ci-dessous, ABCDEFGH est un parallélépipède rectangle tel que
AB \(= 5\), AD \(= 3\) et AE \(= 2\).
L'espace est muni d'un repère orthonormé d'origine A dans lequel les points B, D et E ont respectivement pour coordonnées (5 ; 0 ; 0), (0 ; 3 ; 0) et (0 ; 0 ; 2).

Donner, dans le repère considéré, les coordonnées des points H et G.
Donner une représentation paramétrique de la droite (GH).
Soit M un point du segment [GH] tel que \(\overrightarrow{\text{HM}} =k\overrightarrow{\text{HG}}\) avec \(k\) un nombre réel de l'intervalle [0 ; 1].
Justifier que les coordonnées de M sont \((5k~;~3~;~2)\).
En déduire que \(\overrightarrow{\text{AM}} \cdot \overrightarrow{\text{CM}} = 25k^2 - 25k + 4\).
Déterminer les valeurs de \(k\) pour lesquelles AMC est un triangle rectangle en M.
Dans toute la suite de l'exercice, on considère que le point M a pour coordonnées (1 ; 3 ; 2).
On admet que le triangle AMC est rectangle en M .
On rappelle que le volume d'un tétraèdre est donné par la formule \(\dfrac13 \times\text{Aire de la base} \times h\) où \(h\) est la hauteur relative à la base.
On considère le point K de coordonnées (1 ; 3 ; 0).
Déterminer une équation cartésienne du plan (ACD).
Justifier que le point K est le projeté orthogonal du point M sur le plan (ACD).
En déduire le volume du tétraèdre MACD.
On note P le projeté orthogonal du point D sur le plan (AMC).
Calculer la distance DP ; en donner une valeur arrondie à \(10^{-1}\).
Voir le corrigé de l'exercice 4
Dans la figure ci-dessous, ABCDEFGH est un parallélépipède rectangle tel que
AB \(= 5\), AD \(= 3\) et AE \(= 2\).
L'espace est muni d'un repère orthonormé d'origine A dans lequel les points B, D et E ont respectivement pour coordonnées (5 ; 0 ; 0), (0 ; 3 ; 0) et (0 ; 0 ; 2).
Le repère est donc: \(\left (\text{A}\;; \dfrac{1}{5}\overrightarrow{\mathrm{AB}},\; \dfrac{1}{3}\overrightarrow{\mathrm{AD}},\; \dfrac{1}{2}\overrightarrow{\mathrm{AE}} \right )\).

\(\overrightarrow{\mathrm{AH}}= \overrightarrow{\mathrm{AD}} + \overrightarrow{\mathrm{AE}}\) donc le point H a pour coordonnées \((0\;; 3\;; 2)\).
\(\overrightarrow{\mathrm{AG}}= \overrightarrow{\mathrm{AB}} + \overrightarrow{\mathrm{AD}} + \overrightarrow{\mathrm{AE}}\) donc le point G a pour coordonnées \((5\;; 3\;; 2)\).
La droite (GH) a pour vecteur directeur \(\overrightarrow{\mathrm{HG}}\) de coordonnées \((5\;; 0\;; 0)\).
De plus, elle passe par le point G donc elle a pour représentation paramétrique:
\(\left \{ \begin{array}{l !{=} l} x & 5 +5t\\ y & 3\\ z & 2 \end{array} \right . \text{ avec } t\in\mathbb{R}\).
Soit M un point du segment [GH] tel que \(\overrightarrow{\text{HM}} =k\overrightarrow{\text{HG}}\) avec \(k\) un nombre réel de l'intervalle [0 ; 1].
\(\overrightarrow{\mathrm{HM}} = k \overrightarrow{\mathrm{HG}} \iff \left \{ \begin{array}{l !{=} l} x_{\text M} -0& 5k\\ y_{\text M} -3& 0\\ z_{\text M} -2& 0 \end{array} \right . \iff \left \{ \begin{array}{l !{=} l} x_{\text M} & 5k\\ y_{\text M} & 3\\ z_{\text M} & 2 \end{array} \right .\)
Donc les coordonnées de M sont \((5k~;~3~;~2)\).
Les coordonnées de \(\overrightarrow{\mathrm{AM}}\) sont celles de M donc: \((5k~;~3~;~2)\).
Les coordonnées de C sont \((5\;; 3\;; 0)\), donc celles de \(\overrightarrow{\mathrm{CM}}\) sont \((5 k-5\;; 3-3\;; 2-0)\) soit \((5k-5\;; 0\;; 2)\).
\(\overrightarrow{\text{AM}} \cdot \overrightarrow{\text{CM}} = 5k \times (5k-5) + 3 \times 0 + 2\times 2 = 25k^2 - 25k + 4\)
Le triangle AMC est rectangle en M si et seulement si \(\overrightarrow{\text{AM}} \perp \overrightarrow{\text{CM}}\), c'est-à-dire \(\overrightarrow{\text{AM}} \cdot \overrightarrow{\text{CM}}\) ou encore \(25k^2-25k+4=0\).
On résout cette équation. \(\Delta = (-25)^2-4\times 25\times 4 = 225 = 15^{2}\)
L'équation admet deux solutions \(k'=\dfrac{25+15}{2\times 25} = \dfrac{40}{50}=\dfrac{4}{5}\) et \(k''=\dfrac{25-15}{2\times 25} = \dfrac{10}{50}=\dfrac{1}{5}\)
Donc pour \(k=\dfrac{1}{5}\) ou \(k=\dfrac{4}{5}\), le triangle AMC est rectangle en M.
Dans toute la suite de l'exercice, on considère que le point M a pour coordonnées (1 ; 3 ; 2).
On admet que le triangle AMC est rectangle en M.
On considère le point K de coordonnées (1 ; 3 ; 0).
Le plan (ACD) a pour vecteurs directeurs \(\overrightarrow{\mathrm{AB}}\) et \(\overrightarrow{\mathrm{AD}}\), donc il a pour équation cartésienne \(z=0\).
\(z_{\text K}=0\) donc le point K appartient au plan (ACD).
\(\overrightarrow{\mathrm{MK}}\) a pour coordonnées \((0\;; 0\;; -2)\), donc
\(\bullet~~\overrightarrow{\mathrm{MK}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AB}} = 0\) donc \(\overrightarrow{\mathrm{MK}}\perp\overrightarrow{\mathrm{AB}}\);
\(\bullet~~\overrightarrow{\mathrm{MK}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AC}} = 0\) donc \(\overrightarrow{\mathrm{MK}}\perp\overrightarrow{\mathrm{AC}}\).On en déduit que \(\overrightarrow{\mathrm{MK}}\) est orthogonal au plan (ACD), et donc que K est le projeté orthogonal du point M sur le plan (ACD).
Le volume du tétraèdre MACD est: \(\dfrac{1}{3}\times \text{Aire de ACD} \times \text{MK}\).
\(\overrightarrow{\mathrm{MK}}\) a pour coordonnées \((0\;; 0\;; -2)\), donc MK \(=2\).
Le triangle ACD est rectangle en D donc a pour aire \(\dfrac{\text{AD}\times\text{DC}}{2}=\dfrac{ 3\times 5}{2}=\dfrac{15}{2}\).
Le volume du tétraèdre MACD est donc, en unités de volume: \(\dfrac{1}{3} \times \dfrac{15}{2} \times 2 = 5\).
On note P le projeté orthogonal du point D sur le plan (AMC).
Si on considère D comme sommet du tétraèdre MACD, la base est le triangle AMC, et la hauteur est DP.
Le triangle AMC est rectangle en M donc son aire est: \(\dfrac{\text{AM} \times \text{MC}}{2}\).
\(\text{AM} = \displaystyle\sqrt{(1-0)^2+(3-0)^2+(2-0)^2} = \displaystyle\sqrt{14}\)
\(\text{CM} = \displaystyle\sqrt{(1-5)^2+(3-3)^2+(2-0)^2}= \displaystyle\sqrt{20}\)
L'aire de AMC vaut: \(\dfrac{\displaystyle\sqrt{14}\times \sqrt{20}}{2}=\displaystyle\sqrt{70}\).
Le tétraèdre MACD a donc pour volume: \(\dfrac{1}{3}\times\displaystyle\sqrt{70}\times\text{DP}\) soit: \(\dfrac{\text{DP} \displaystyle\sqrt{70}}{3}\).
On sait que ce volume vaut 5, donc: \(\dfrac{\text{DP} \displaystyle\sqrt{70}}{3} = 5\) donc: \(\text{DP}= \dfrac{15}{\displaystyle\sqrt{70}} \approx 1{,}8\).
Les fiches magiques · Terminale spé maths
Le Bac de maths en 40 fiches
- 40 fiches claires et illustrées : tout le cours de spécialité, une notion par page.
- Vidéos méthodes pas à pas, accessibles par QR code sur chaque fiche.
- 15 minutes par jour d'exercices corrigés pour être prêt le jour du Bac.
Au programme du sujet 2022 · Amérique du Sud · jour 1
Épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat général, session 26 septembre 2022, durée 4 heures, 20 points. Chaque exercice est corrigé en détail, avec les rappels de cours utiles et les pièges à éviter.
- Exercice 1 : probabilités
- Exercice 2 : suites, algorithmique et python, logarithme népérien
- Exercice 3 : dérivation et convexité, logarithme népérien
- Exercice 4 : géométrie dans l'espace




