Annales Bac · Spécialité mathématiques › 2023
2023Bac spé maths · Centres étrangers (groupe I) · Jour 2
Épreuve écrite de spécialité mathématiques, série générale · 14 mars 2023
Exercice 1 (5 pts)
Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.
Pour chaque question, une seule des quatre propositions est exacte.
Indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la proposition choisie.
Aucune justification n'est demandée.
Pour chaque question, une réponse exacte rapporte un point. Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse ne rapporte ni n'enlève de point.
Question 1 :
Soit \(f\) la fonction définie sur \(\mathbb{R}\) par \(f(x) = x\text{e}^x\).
Une primitive \(F\) sur \(\mathbb{R}\) de la fonction \(f\) est définie par:
| A. \(F(x) = \dfrac{x^2}{2}\text{e}^x\) | B \(F(x) = (x - 1)\text{e}^x\) |
| C. \(F(x) = (x + 1)\text{e}^x\) | D. \(F(x) = \dfrac2 x \text{e}^{x^2}\). |
Question 2 :
La courbe \(\mathcal{C}\) ci-dessous représente une fonction \(f\) définie et deux fois dérivable sur \(]0~;~+\infty[\). On sait que :
le maximum de la fonction \(f\) est atteint au point d'abscisse 3 ;
le point P d'abscisse 5 est l'unique point d'inflexion de la courbe \(\mathcal{C}\).

On a:
| A. pour tout \(x \in ]0~;~5[,\:f(x)\) et \(f'(x)\) sont de même signe; | B. pour tout \(x \in ]5~;~+\infty[\:, f(x)\) et \(f'(x)\) sont de même signe; |
| C. pour tout \(x \in ]0~;~5[,\: f'(x)\) et \(f''(x)\) sont de même signe; | D. pour tout \(x \in ]5~;~+\infty[,\: f(x)\) et \(f''(x)\) sont de même signe. |
Question 3 :
On considère la fonction \(g\) définie sur \([0~;~ +\infty[\) par \(g(t) = \dfrac{a}{b + \text{e}^{-t}}\) où \(a\) et \(b\) sont deux nombres réels.
On sait que \(g(0) = 2\) et \(\displaystyle\lim_{t \to + \infty} g(t) = 3\).
Les valeurs de \(a\) et \(b\) sont:
| A. \(a = 2\) et \(b = 3\) | B. \(a = 4\) et \(b = \dfrac43\) |
| C. \(a = 4\) et \(b = 1\) | D. \(a = 6\) et \(b = 2\) |
Question 4 :
Alice dispose de deux urnes A et B contenant chacune quatre boules indiscernables au toucher.
L'urne A contient deux boules vertes et deux boules rouges.
L'urne B contient trois boules vertes et une boule rouge.
Alice choisit au hasard une urne puis une boule dans cette urne. Elle obtient une boule verte.
La probabilité qu'elle ait choisi l'urne B est:
| A. \(\dfrac38\) | B. \(\dfrac12\) |
| C. \(\dfrac35\) | D. \(\dfrac58\) |
Question 5 :
On pose \(S = 1 + \dfrac12 + \dfrac13 + \dfrac14 + \ldots + \dfrac{1}{100}\).
Parmi les scripts Python ci-dessous, celui qui permet de calculer la somme \(S\) est :
| a. | b. |
def somme_a(): | |
| S = 0 | |
| for k in range(100): | |
| S=1/(k+1) | |
| return S tabular | def somme_b(): |
| S = 0 | |
| for k in range(100) : | |
| S = S + 1/(k + 1) | |
| return S tabular | |
| c. | d. |
def somme_c(): | |
| k = 0 | |
| while S < 100 : | |
| S = S+1/(k+1) | |
| return S tabular | def somme_d(): |
| k = 0 | |
| while k \(< 100\): | |
| S = S + 1/(k + 1) | |
| return S tabular |
Voir le corrigé de l'exercice 1
Pour ce QCM, aucune justification n'est demandée. On en fournit quand même dans ce corrigé.
Réponse B.
\(F\) est dérivable sur \(\mathbb{R}\), en tant que produit de fonctions dérivables sur cet intervalle.
\(F\) est de la forme \(u \times v\) avec \(u(x)=x-1\) et \(v(x)=\mathrm{e}^x\)
On a donc, pour tout réel \(x\), \(u'(x)=1\) et \(v'(x) =\mathrm{e}^x\)
\(F= u'\times v + v'\times u\) donc, pour tout réel \(x\), \(F'(x) = \mathrm{e}^x+ (x-1) \mathrm{e}^x = x\mathrm{e}^x=f(x)\) .
Donc \(F\) est une primitive de \(f\) sur \(\mathbb{R}\).
Réponse D.
Par lecture graphique : \(f(x)<0\) sur \(]0~;~1[\) et \(f(x)>0\) sur \(]1~;~+\infty[\).
D'après l'énoncé : le maximum de la fonction \(f\) est atteint au point d'abscisse 3 donc \(f'(x)>0\) sur \(]0~;~3[\) et \(f'(x) <0\) sur \(]3~;~+\infty[\).
D'après l'énoncé : le point d'abscisse 5 est le seul point d'inflexion, de plus, par lecture graphique, la fonction est concave puis convexe donc : \(f''(x)<0\) sur \(]0~;~5[\) et \(f''(x) >0\) sur \(]5~;~+\infty[\).
Pour tout \(x \in ]5~;~+\infty[\), \(f(x)\) et \(f''(x)\) sont de même signe.
Réponse D.
Pour tout réel positif \(t\), \(g(t)=\dfrac{a}{b+\mathrm{e}^{-t}}\).
D'une part \(g(0)=\dfrac{a}{b+\mathrm{e}^0}=\dfrac{a}{b+1}=2\) donc \(\dfrac{a}{b+1}=2 \iff a=2(b+1)=2b+2\).
D'autre part :
\(\lim\limits_{t \to +\infty}{-t}=-\infty\) et \(\lim\limits_{X\to -\infty}{\mathrm{e}^X}=0\), donc, par composition, \(\lim\limits_{t\to +\infty}{ \mathrm{e}^{-t}}=0\)
d'où, par somme, \(\lim\limits_{t\to +\infty} b+ \mathrm{e}^{-t}=b\)
et donc, par quotient \(\lim\limits_{t\to +\infty}\dfrac{a}{b+\mathrm{e}^{-t}}=\dfrac{a}{b}\)
d'où \(\dfrac{a}{b}=3 \Leftrightarrow a=3b\)
On a donc \(a=2b+2=3b\) d'où \(b=2\) et \(a=3\times 2=6\)
Réponse C.
Soient:
\(A\) l'évènement « Alice choisit l'urne A »
\(B\) l'évènement « Alice choisit l'urne B »
\(V\) l'évènement « Elle obtient une boule verte »
\(R\) l'évènement « Elle obtient une boule rouge »
La situation peut être représentée à l'aide de l'arbre ci-contre :

On cherche la probabilité \(P_V(B)\).
\(P(\mathrm{V} \cap B) = P(B) \times P_ B(V)=\dfrac{1}{2}\times \dfrac{3}{4}=\dfrac{3}{8}\)
Les évènements \(A\) et \(B\) partitionnant l'univers, la loi des probabilités totales donne :
\(P(V)=P(V\cap A )+p(V \cap B) =P(A) \times P_A(V) +\dfrac{3}{8}=\dfrac{1}{2}\times \dfrac{1}{2}+\dfrac{3}{8}=\dfrac{1}{4}+\dfrac{3}{8}= \dfrac{2}{8}+\dfrac{3}{8}=\dfrac{5}{8}\)
\(P_V(B)=\dfrac{P(V\cap B)}{P(V)}= \dfrac{\frac{3}{8}}{\frac{5}{8}}= \dfrac{3}{5}\).
Attention, piège :Ne pas confondre \(P(V\cap B)\) et \(P_V(B)\). \(P(V\cap B)=\dfrac{3}{8}\) est la probabilité d'obtenir une boule verte et de choisir l'urne B. Sachant que la boule est verte, on restreint l’univers à \(V\) : \(P_V(B)=\dfrac{P(V\cap B)}{P(V)}=\dfrac{\frac{3}{8}}{\frac{5}{8}}=\dfrac{3}{5}\).
Réponse B.
On cherche l'algorithme qui permet de calculer la somme des 100 premiers termes de la suite \(\left( u_n\right)\) définie sur \(\mathbb{N}\) par \(u_n=\dfrac{1}{n}\).
L'algorithme A. calcule chaque terme mais ils ne sont pas additionnés, ce n'est pas la réponse A.
L'algorithme C. initialise le compteur k, il ne peut donc pas comparer S à 100, l'algorithme ne fonctionne pas, ce n'est pas la réponse C.
L'algorithme D. initialise le compteur k à zéro mais il n'est pas incrémenté dans la boucle while, k faudra toujours 0 et l'algorithme ne s'arrête jamais, ce n'est donc pas l'algorithme D.
Par élimination, c'est donc l'algorithme B.
Exercice 2 (6 pts)
On considère la fonction \(f\) définie sur \(]-1{,}5~;~ +\infty[\) par
\[f(x) = \ln (2x + 3) - 1.\]Le but de cet exercice est d'étudier la convergence de la suite \(\left(u_n\right)\) définie par :
\(u_0 = 0\) et \(u_{n+1} = f\left(u_n\right)\) pour tout entier naturel \(n\).
Partie A : Étude d'une fonction auxiliaire
On considère la fonction \(g\) définie sur \(]-1{,}5~;~ +\infty[\) par \(g(x) = f(x) - x\).
Déterminer la limite de la fonction \(g\) en \(-1{,}5\).
On admet que la limite de la fonction \(g\) en \(+ \infty\) est \(-\infty\).
Étudier les variations de la fonction \(g\) sur \(]-1{,}5~;~ +\infty[\).
Démontrer que, dans l'intervalle \(]-0{,}5~;~ +\infty[\), l'équation \(g(x) = 0\) admet une unique solution \(\alpha\).
Déterminer un encadrement de \(\alpha\) d'amplitude \(10^{-2}\).
Partie B : Étude de la suite \(\left(u_n\right)\)
On admet que la fonction \(f\) est strictement croissante sur \(]-1{,}5~;~ +\infty[\).
Soit \(x\) un nombre réel. Montrer que si \(x \in [-1~;~\alpha]\) alors \(f(x) \in [-1~;~\alpha]\).
Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel \(n\) :
\[-1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant \alpha.\]En déduire que la suite \(\left(u_n\right)\) converge.
Voir le corrigé de l'exercice 2
Partie A
On considère la fonction \(g\) définie sur \(]- 1{,}5~;~+\infty[\) par \(g(x)=f(x)-x=\ln(2x+3)-1-x\).
\(\lim\limits_{x\to-1{,}5^+}{2x+3}=0^+\) ( \(x> - 1{,}5\) donc \(2x+3>0\))
or \(\lim\limits_{X\to 0}\ln (X) =-\infty\) donc, par composition, \(\lim\limits_{x\to - 1{,}5}\ln(2x+3)= -\infty\).
De plus, \(\lim\limits_{x\to -1{,}5}-1-x= 0{,}5\) donc, par somme, \(\lim\limits_{x\to -1{,}5}g(x)=-\infty\).
\(g\) est dérivable sur \(]-1{,}5~;~+\infty[\) comme composée de fonctions dérivables sur cet intervalle.
\(g\) est de la forme \(\ln(u)+v\) avec \(u(x)=2x-3\) et \(v(x)=-1-x\) . On a donc \(u'(x)=2\) et \(v'(x)=-1\).
\(g'=\dfrac{u'}{u}+v'\) donc, pour tout réel \(x \in ]-1{,}5~;~+\infty[\), \(g'(x) =\dfrac{2}{2x+3}-1=\dfrac{2-2x-3}{2x+3}=\dfrac{-2x-1}{2x+3}\).
Sur l'intervalle \(]-1{,}5~;~+\infty[\), \(2x+3\) est strictement positif donc le signe de \(g'(x)\) est le signe de \(-2x-1\) : \(g'(x)\) est donc strictement positif sur l'intervalle \(]-1{,}5~;~-0{,}5[\) et strictement négatif sur l'intervalle \(]-0{,}5~;~+\infty[\).
\(g\) est donc strictement croissante sur l'intervalle \(]- 1{,}5~;~-0{,}5[\) et strictement décroissante sur l'intervalle \(]-0{,}5~;~+\infty[\).
Sur l'intervalle \(]-0{,}5~;~+\infty[\), la fonction \(g\) est une fonction continue (car dérivable) et strictement décroissante. D'où le tableau de variations :

\(g(-0{,}5) =\ln(2\times (-0{,}5)+3)- 1 + 0{,}5 = \ln(2) - 0{,}5 \approx 0{,}19\) et \(\lim\limits_{x\to +\infty}g(x)=- \infty\) (admis), donc 0 est une valeur intermédiaire entre \(g(-0{,}5)\) et \(\lim\limits_{x\to +\infty}g(x)\).
En vertu du corollaire au théorème des valeurs intermédiaires appliqué aux fonctions strictement monotones, l'équation \(g(x)=0\) admet une unique solution sur l'intervalle \(]-0{,}5~;~+\infty[\).
À retenir :Pour appliquer le corollaire du TVI sur un intervalle, il faut justifier trois points : la fonction \(g\) est continue sur l'intervalle, elle y est strictement monotone, et \(0\) est compris entre les valeurs de \(g\) aux bornes (ou entre la valeur au bord et la limite à l'autre borne). Ici \(g(-0{,}5)>0\) et \(\lim\limits_{x\to+\infty}g(x)=-\infty\).
La calculatrice donne :
\(\bullet~\)\(g(0{,}2) \approx 0{,}24\) et \(g(0{,}3) \approx - 0{,}02\) donc \(0{,}2 < \alpha < 0{,}3\) ;
\(\bullet~\)\(g(0{,}25) \approx 0{,}003\) et \(g(0{,}26) \approx - 0{,}002\) donc \(0{,}25\leqslant\alpha \leqslant 0{,}26\).
Partie B
\(f\) est croissante sur l'intervalle \(]-1{,}5~;~+\infty[\) et donc en particulier sur l'intervalle \([-1~; \alpha]\) .
Donc \(-1 \leqslant x \leqslant \alpha \Longrightarrow f(-1) \leqslant f(x) \leqslant f(\alpha)\).
Or \(g(\alpha ) = 0 = f(\alpha) -\alpha\) donc \(f(\alpha)=\alpha\) et \(f(-1) = \ln(2\times(-1)+3)-1= \ln(1) - 1 =- 1\)
donc \(- 1 \leqslant f(x) \leqslant\alpha\), c'est à dire \(f(x) \in [-1~;~\alpha]\).
Initialisation : à l'indice \(n=0\) :
On a \(u_0=0\) et \(u_1=f(u_0)=f(0)=\ln(3)-1\approx 0{,}099\) donc \(-1 \leqslant u_0 \leqslant u_1 \leqslant\alpha\).
La propriété est vraie pour \(n=0\).
Hérédité : supposons que, pour un entier naturel \(n\) donné, l'inégalité \(-1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant\alpha\) est vraie. Montrons que l'inégalité sera vraie au rang suivant :
Par hypothèse de récurrence :
\(\begin{aligned}[t] & -1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant\alpha \\ &\implies f(-1) \leqslant f(u_n) \leqslant f(u_{n+1}) \leqslant f(\alpha) \quad \text{ car } f \text{ est croissante sur } [-1~;~\alpha]\\ &\implies -1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n+2} \leqslant\alpha \quad \text{car } f(-1)=-1 \text{ et } f(\alpha)=\alpha\\ \end{aligned}\)
Si l'inégalité est vérifiée à l'indice \(n\), alors, elle l'est aussi au rang suivant.
Conclusion : L'inégalité est vérifiée à l'indice 0 et sa véracité est héréditaire pour tout indice \(n\) naturel, donc, par principe de récurrence, on a \(-1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant\alpha\) pour tout entier naturel \(n\).
On vient d'établir que :
pour tout entier naturel \(n\) , \(u_n \leqslant\alpha\) donc la suite est majorée par \(\alpha\)
et pour tout entier naturel \(n\), \(u_n \leqslant u_{n+1}\) donc la suite est croissante,
elle est donc convergente.
Exercice 3 (6 pts)
La figure ci-dessous correspond à la maquette d'un projet architectural.
Il s'agit d'une maison de forme cubique (ABCDEFGH) accolée à un garage de forme cubique (BIJKLMNO) où L est le milieu du segment [BF] et K est le milieu du segment [BC].
Le garage est surmonté d'un toit de forme pyramidale (LMNOP) de base carrée LMNO et de sommet P positionné sur la façade de la maison.

On munit l'espace du repère orthonormé \(\left(\text{A}~;~\overrightarrow{\imath},~\overrightarrow{\jmath},~\overrightarrow{k}\right)\), avec \(\overrightarrow{\imath} = \dfrac12\overrightarrow{\text{AB}},~\overrightarrow{\jmath} = \dfrac12\overrightarrow{\text{AD}}\) et \(\overrightarrow{k} = \dfrac12\overrightarrow{\text{AE}}\).
Par lecture graphique, donner les coordonnées des points H, M et N.
Déterminer une représentation paramétrique de la droite (HM).
L'architecte place le point P à l'intersection de la droite (HM) et du plan (BCF).
Montrer que les coordonnées de P sont \(\left(2~;~\dfrac23~;~\dfrac43\right)\).
Calculer le produit scalaire \(\overrightarrow{\text{PM}} \cdot \overrightarrow{\text{PN}}\).
Calculer la distance PM.
On admet que la distance PN est égale à \(\dfrac{\sqrt{11}}{3}\).
Pour satisfaire à des contraintes techniques, le toit ne peut être construit que si l'angle \(\widehat{\text{MPN}}\) ne dépasse pas \(55^\circ\).
Le toit pourra-t-il être construit ?
Justifier que les droites (HM) et (EN) sont sécantes.
Quel est leur point d'intersection ?
Voir le corrigé de l'exercice 3
Dans le repère \(\big(\mathrm{A}~;~\overrightarrow{i},\overrightarrow{j},\overrightarrow{k}\big)\), on a les points suivants :
H\((0~;~2~;~2)\), M\((3~;~0~;~1)\) et N\((3~;~1~;~1)\).
On a \(\overrightarrow{\mathrm{HM}}\begin{pmatrix} x_\mathrm{M}-x_\mathrm{H}\\y_\mathrm{M}-y_\mathrm{H}\\z_\mathrm{M}-z_\mathrm{H} \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 3\\-2\\-1\end{pmatrix}\)
La droite (HM) est dirigée par \(\overrightarrow{\mathrm{HM}}\) et elle passe par H, elle admet donc comme représentation paramétrique : \(\left\{\begin{array}{l} x=x_\mathrm{H} + tx_{\overrightarrow{\mathrm{HM}}}\\y=y_\mathrm{H} + ty_{\overrightarrow{\mathrm{HM}}}\\z=z_\mathrm{H} + tz_{\overrightarrow{\mathrm{HM}}} \end{array}\right. \quad t \in \mathbb{R}\), soit ici : \(\left\{\begin{array}{l} x=3t\\y=2 -2 t\\z=2-t \end{array}\right. \quad t \in \mathbb{R}\)
Dans le repère \(\big(\mathrm{A}~;~\overrightarrow{i},\overrightarrow{j},\overrightarrow{k}\big)\), on a les coordonnées suivantes :
B\((2~;~0~;~0)\) C\((2~;~2~;~0)\) F\((2~;~0~;~2)\)
Le plan (BCF) est parallèle au plan \(yOz\), son équation est donc de la forme \(x=c\) , \(c\in\mathbb{R}\).
Ici on a donc \(x=2\)
Cherchons le paramètre \(t\) tel qu'un point \(M_t\) de paramètre \(t\) dans la représentation de (HM) soit un point de (BCF) :
\(\begin{aligned} M_t \in (\mathrm{BCF}) &\iff x_{M_t} = 2\\ &\iff 3t=2\\ &\iff t = \dfrac{2}{3}\\ \end{aligned}\)
P est donc \(M_{\frac{2}{3}}\) sur la droite (HM), il a donc comme coordonnées :
\(x_P=2\), \(y_P=2-2\times \dfrac{2}{3}=\dfrac{6}{3}-\dfrac{4}{3}=\dfrac{2}{3}\) et \(z_P=2-\dfrac{2}{3}=\dfrac{6}{3}-\dfrac{2}{3}=\dfrac{4}{3}\) .
Cela confirme P\(\left(2~;~\dfrac{2}{3} ~;~\dfrac{4}{3}\right)\)
\(\overrightarrow{\mathrm{PM}}\begin{pmatrix} x_\mathrm{M}-x_\mathrm{P}\\y_\mathrm{M}-y_\mathrm{P}\\z_\mathrm{M}-z_\mathrm{P} \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 3-2\\0-\frac{2}{3}\\1-\frac{4}{3}\end{pmatrix}= \begin{pmatrix} 1\\-\frac{2}{3}\\-\frac{1}{3}\end{pmatrix}\) et de même : \(\overrightarrow{\mathrm{PN}} \begin{pmatrix} 1\\\frac{1}{3}\\-\frac{1}{3}\end{pmatrix}\) .
Comme le repère est orthonormé, on peut calculer le produit scalaire à l'aide des coordonnées :
\(\overrightarrow{\mathrm{PM}}\cdot \overrightarrow{\mathrm{PN}} = 1\times 1 -\dfrac{2}{3} \times \dfrac{1}{3} -\dfrac{1}{3} \times \left(-\dfrac{1}{3}\right) = 1 -\dfrac{2}{9}+\dfrac{1}{9} = \dfrac{8}{9}\)
\(\mathrm{PM}=\sqrt{1^2+{\left(-\dfrac{2}{3} \right)}^2 +{\left(-\dfrac{1}{3} \right)}^2} =\sqrt{1+\dfrac{4}{9}+\dfrac{1}{9}}=\sqrt{\dfrac{14}{9}}=\dfrac{\sqrt{14}}{3}\)
On sait que \(\overrightarrow{\mathrm{PM}}\cdot \overrightarrow{\mathrm{PN}}=PM \times PN \times \cos\left( \widehat{MPN}\right)\).
On a donc \(\dfrac{8}{9}=\dfrac{\sqrt{14}}{3}\times \dfrac{\sqrt{11}}{3}\times \cos \left( \widehat{MPN} \right)\).
d'où \(\cos \left( \widehat{MPN} \right) = \dfrac{8}{\sqrt{11}\sqrt{14}}\) soit \(\widehat{MPN}\approx 50^\circ\).
L'angle ne dépasse pas \(55 ^\circ\), le toit peut donc être construit.
Attention, piège :Après avoir obtenu \(\cos(\widehat{MPN})\), pensez à utiliser \(\cos^{-1}\) (ou arccos) et vérifiez que votre calculatrice est en degrés avant de comparer à \(55^\circ\) : \(0{,}87\) rad correspond à environ \(50^\circ\), mais \(0{,}87\) n'est pas directement comparable à \(55\).
Les droites (EH) et (MN) sont parallèles donc les droites (HM) et (EN) sont coplanaires et non parallèles , elles sont donc sécantes.
On a \(\overrightarrow{\mathrm{EN}}\begin{pmatrix} x_\mathrm{N}-x_\mathrm{E}\\y_\mathrm{N}-y_\mathrm{E}\\z_\mathrm{N}-z_\mathrm{E} \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 3\\1\\-1\end{pmatrix}\)
La droite (EN) est dirigée par \(\overrightarrow{\mathrm{EN}}\) et elle passe par E, elle admet donc comme représentation paramétrique : \(\left\{\begin{array}{l} x=x_\mathrm{E} + tx_{\overrightarrow{\mathrm{EN}}}\\y=y_\mathrm{E} + ty_{\overrightarrow{\mathrm{EN}}}\\z=z_\mathrm{E} + tz_{\overrightarrow{\mathrm{EN}}} \end{array}\right. \quad t \in \mathbb{R}\), soit ici : \(\left\{\begin{array}{l} x=3t'\\y= t'\\z=2-t' \end{array}\right. \quad t'\in \mathbb{R}\)
Pour trouver l'intersection des droites (EH) et (MN), il faut donc résoudre le système :
\(\left\{\begin{array}{l} 3t =3t'\\ 2-2t =t'\\ 2-t =2-t'\\ \end{array}\right. \iff \left\{\begin{array}{l c l} t=t'\\ 2-2t=t\\ 2-t=2-t\\ \end{array}\right.\iff \left\{\begin{array}{l c l} t=t'\\ 2=3t\\ 0=0\\ \end{array}\right.\iff t=t'=\dfrac{2}{3}\)
Le point d'intersection est donc le point P.
Exercice 4 (3 pts)
Une société de production s'interroge sur l'opportunité de programmer un jeu télévisé.
Ce jeu réunit quatre candidats et se déroule en deux phases :
\(\bullet~~\)La première phase est une phase de qualification.
Cette phase ne dépend que du hasard. Pour chaque candidat, la probabilité de se qualifier est \(0{,}6\).
\(\bullet~~\)La deuxième phase est une compétition entre les candidats qualifiés.
Elle n'a lieu que si deux candidats au moins sont qualifiés.
Sa durée dépend du nombre de candidats qualifiés comme l'indique le tableau ci-dessous (lorsqu'il n'y a pas de deuxième phase, on considère que sa durée est nulle).
| Nombre de candidats qualifiés pour la deuxième phase | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 |
| Durée de la deuxième phase en minutes | 0 | 0 | 5 | 9 | 11 |
Pour que la société décide de retenir ce jeu, il faut que les deux conditions suivantes soient vérifiées :
Condition n° 1 : La deuxième phase doit avoir lieu dans au moins 80 % des cas.
Condition n° 2 : La durée moyenne de la deuxième phase ne doit pas excéder \(6\) minutes.
Le jeu peut-il être retenu ?
Voir le corrigé de l'exercice 4
Vérifions d'abord la condition 1 portant sur la première phase.
Nous avons :
une expérience à deux issues (le candidat est qualifié), le succès est « être qualifié », a une probabilité \(p = 0{,}6\) ;
cette expérience est répétée quatre fois (quatre candidats) de façon identique et indépendante, donc \(n=4\) répétitions;
dans ce schéma de Bernoulli de paramètres \(n=4\) et \(p=0{,}6\), on note \(X\) la variable aléatoire qui compte le nombre de succès.
Avec ces éléments, on peut dire que \(X\) suit la loi binomiale \(\mathcal{B}\left(4 ~;~ 0{,}6\right)\).
La condition 1 « la deuxième phase doit avoir lieu dans 80% des cas » correspond à l'évènement « au moins deux candidats sont sélectionnés » a une probabilité supérieure ou égale à 0,8 (c'est à dire correspond à \(P(X \geqslant 2)\geqslant 0{,}8\).
Avec la calculatrice : \(\displaystyle P(X \geqslant 2) \approx 0{,}821\).
On a donc bien : \(P(X \geqslant 2)\geqslant 0{,}8\), la condition 1 est donc vérifiée.
Pour la condition 2 :
Soit \(T\) la variable aléatoire donnant la durée de la deuxième phase.
Les valeurs prises par \(T\) sont : 0, 5, 9 et 11.
La deuxième phase dure 11 minutes lorsque quatre candidats sont sélectionnés donc
\(P(T=11)=P(X=4)= \binom{4}{4}\times 0{,}6^4\times 0{,}4^{0}=0{,}6^4= 0{,}1296\).
De même :
\(P(T=9)=P(X=3)= \binom{4}{3}\times 0{,}6^3\times 0{,}4^1= 0{,}3456\).
\(P(T=5)=P(X=2)= \binom{4}{2}\times 0{,}6^2\times 0{,}4^2= 0{,}3456\).
\(P(T=0)=P(X=0)+P(X=1)= \binom{4}{0}\times 0{,}6^0\times 0{,}4^4+ \binom{4}{1}\times 0{,}6^1\times 0{,}4^3= 0{,}0256 + 0{,}1536 = 0{,}1792\)
On peut résumer les résultats dans le tableau de la loi de probabilité de la loi \(T\) :
| \(t_i\) | 0 | 5 | 9 | 11 |
| \(P(T=t_i)\) | 0,1792 | 0,3456 | 0,3456 | 0,1296 |
La durée moyenne du jeu correspond à l'espérance de la variable aléatoire \(T\).
\(E(T)= 0 \times P(T=0) + 5 \times P(T=5) + 9 \times P(T=9) + 11 \times P(T=11)\)
\(E(T) = 0 + 5\times 0{,}3456+ 9 \times 0{,}3456 + 11 \times 0{,}1296= 6{,}264\)
La durée moyenne du jeu est donc supérieur à 6 minutes, la deuxième condition n'est pas vérifiée, le jeu ne peut donc pas être retenu.
Les fiches magiques · Terminale spé maths
Le Bac de maths en 40 fiches
- 40 fiches claires et illustrées : tout le cours de spécialité, une notion par page.
- Vidéos méthodes pas à pas, accessibles par QR code sur chaque fiche.
- 15 minutes par jour d'exercices corrigés pour être prêt le jour du Bac.
Au programme du sujet 2023 · Centres étrangers (groupe I) · jour 2
Épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat général, session 14 mars 2023, durée 4 heures, 20 points. Chaque exercice est corrigé en détail, avec les rappels de cours utiles et les pièges à éviter.
- Exercice 1 : algorithmique et python, dérivation et convexité, qcm
- Exercice 2 : suites, limites et continuité
- Exercice 3 : géométrie dans l'espace
- Exercice 4




