Annales Bac · Spécialité mathématiques › 2023

2023Bac spé maths · Centres étrangers (groupe II) · Jour 1

Épreuve écrite de spécialité mathématiques, série générale · 21 mars 2023

21 mars 2023Durée : 4 heures20 points4 exercices
Fiche « Démonstration par récurrence »Fiche « Dérivée seconde et convexité »Fiche « Équation cartésienne d'un plan »Fiche « Loi binomiale »Couverture des fiches magiques Terminale spé maths

40 fiches · tout le programme

📒 Les fiches magiques

Exercice 1 (5 pts)

Partie A

On considère la fonction \(g\) définie sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\) par

\[g(x) = \ln \left(x^2\right) + x - 2\]
  1. Déterminer les limites de la fonction \(g\) aux bornes de son ensemble de définition.

  2. On admet que la fonction \(g\) est dérivable sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\).

    Étudier les variations de la fonction \(g\) sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\).

    1. Démontrer qu'il existe un unique réel strictement positif \(\alpha\) tel que \(g(\alpha) = 0\).

    2. Déterminer un encadrement de \(\alpha\) d'amplitude \(10^{-2}\).

  3. En déduire le tableau de signe de la fonction \(g\) sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\).

Partie B

On considère la fonction \(f\) définie sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\) par:

\[f(x) = \dfrac{(x-2)}{x}\ln(x).\]

On note \(\mathcal{C}_f\) sa courbe représentative dans un repère orthonormé.

    1. Déterminer la limite de la fonction \(f\) en 0.

    2. Interpréter graphiquement le résultat.

  1. Déterminer la limite de la fonction \(f\) en \(+\infty\).

  2. On admet que la fonction \(f\) est dérivable sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\).

    Montrer que pour tout réel \(x\) strictement positif, on a \(f'(x)=\dfrac{g(x)}{x^2}\).

  3. En déduire les variations de la fonction \(f\) sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\),

Partie C

Étudier la position relative de la courbe \(\mathcal{C}_f\) et de la courbe représentative de la fonction \(\ln\) sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\).

Voir le corrigé de l'exercice 1

Partie A

On considère la fonction \(g\) définie sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\) par

\[g(x) = \ln \left(x^2\right) + x - 2\]
  1. \(\bullet~~\)On a \(\displaystyle\lim_{x \to 0} \ln x^2 = - \infty\) et \(\displaystyle\lim_{x \to 0} x = 0\), d'où par somme de limites : \(\displaystyle\lim_{x \to 0} g(x) = - \infty\).

    \(\bullet~~\)\(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} \ln x^2 = + \infty\) et \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} x = + \infty\), d'où par somme de limites : \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} g(x) = + \infty\).

  2. Sur \(]0~;~+\infty[\), on a \(g(x) = 2\ln x + x - 2\), d'où :

    \(g'(x) = 2\times \dfrac1x + 1\). On a par composition de la dérivation :

    \(g'(x) = 2 \times \dfrac1x + 1 = \dfrac{2 + x}{x}\).

    Comme \(x > 0\), le signe de \(g'(x)\) est celui de \(2 + x\).

    Or \(x > 0 \implies 2 + x > 2 > 0\), donc \(g'(x) > 0\) sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\).

    La fonction \(g\) est donc croissante et d'après la question précédente de moins l'infini à plus l'infini.

    1. D'après la question précédente \(g\) est continue car dérivable sur \(]0~;~+\infty[\) et croit de moins l'infini à plus l'infini : d'après le théorème des valeurs intermédiaires il existe donc un réel unique \(\alpha \in ]0~;~+\infty[\) tel que \(g(\alpha) = 0\).

      À retenir :

      Pour démontrer l’existence et l’unicité de \(\alpha\), on applique le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires : si \(g\) est continue (ici car dérivable) et strictement monotone sur \(]0~;~+\infty[\), et si \(0\) est compris entre ses limites aux bornes, alors l’équation \(g(x)=0\) admet une unique solution sur cet intervalle.

    2. La calculatrice donne :

      \(g(1) = - 1\) et \(g(2) \approx1,4\), donc \(1 < \alpha < 2\) ;

      \(g(1{,}3) \approx - 0{,}175\) et \(g(1{,}4) \approx 0{,}07\), donc \(1{,}3 < \alpha < 1{,}4\) ;

      \(g(1{,}37) \approx - 0{,}0004\) et \(g(1{,}38) \approx 0{,}02\), donc \(1{,}37 < \alpha < 1{,}38\)

  3. D'où le tableau de signe :

    Figure du corrigé de l'exercice 1

Partie B

On considère la fonction \(f\) définie sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\) par:

\[f(x) = \dfrac{(x-2)}{x}\ln(x)\]
    1. On a successivement :

      \(\displaystyle\lim_{x \to 0} (x - 2) = - 2\) et \(\displaystyle\lim_{x \to 0} x = 0\), d'où par quotient de limites \(\displaystyle\lim_{x \to 0} \dfrac{(x - 2)}{x} = - \infty\) ;

      D'autre part \(\displaystyle\lim_{x \to 0} \ln x = - \infty\), donc par produit de limites : \(\displaystyle\lim_{x \to 0} f(x) = + \infty.\)

    2. Géométriquement le résultat précédent montre que l'axe des ordonnées est asymptote verticale à la courbe \(\mathcal{C}_f\).

  1. \(\bullet~~\)On a \(\dfrac{x - 2}{x} = \dfrac{x\left(1 - \frac2x\right)}{x} = 1 - \frac2x\)

    De \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} \frac2x = 0\), il suit \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty}\dfrac{x - 2}{x} = 1\).

    \(\bullet~~\)D'autre part on sait que \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty}\ln x = + \infty\).

    Donc par produit de limites, on a \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty}f(x) = + \infty\).

  2. On admet que la fonction \(f\) est dérivable sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\),

    Sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\), on a par dérivation du produit :

    \(f'(x) = \dfrac{1 \times x - 1 \times (x - 2)}{x^2}\ln x + \dfrac{x - 2}{x} \times \dfrac1x = \dfrac{x - x + 2}{x^2}\ln x + \dfrac{x - 2}{x^2} = \dfrac{2\ln x + x - 2}{x^2} = \dfrac{g(x)}{x^2}\).

  3. Comme \(x^2 > 0\) sur \(]0~;~+\infty[\), le signe de \(f'(x)\) sur cet intervalle est celui de \(g(x)\).

    On a vu à la question A. 4. que :

    \(\bullet~~\) :sur l'intervalle \(]0~;~\alpha[, \: g(x) < 0\) : la fonction \(f\) est donc décroissante sur \(]0~;~\alpha[\) ;

    \(\bullet~~\) :sur l'intervalle \(]\alpha~;~+ \infty[, \: g(x) > 0\) : la fonction \(f\) est donc croissante sur \(]\alpha~;~\infty[\).

Partie C

\[d(x) = f(x) - \ln x = \dfrac{(x-2)}{x}\ln(x) - \ln x = \ln x\left[\dfrac{(x-2)}{x} - 1\right] = \ln x\left[\dfrac{x - 2 - x}{x}\right] = \dfrac{- 2}{x}\ln x.\]

La position relative de la courbe \(\mathcal{C}_f\) et de la courbe représentative de la fonction \(\ln\) est donnée par le signe de la fonction \(d\).

Comme \(x > 0\), le signe de \(d(x)\) est celui du produit \(- 2\ln x\).

On dresse donc un tableau de signes :

Figure du corrigé de l'exercice 1

Conclusion : sur l'intervalle \(]0~;~1[\), la courbe \(\mathcal{C}_f\) est au dessus de la courbe logarithme népérien et,

sur l'intervalle \(]1~;~+ \infty[\) la courbe \(\mathcal{C}_f\) est au dessous de la courbe logarithme népérien.

Figure du corrigé de l'exercice 1

Exercice 2 (5 pts)

Dans un souci de préservation de l'environnement, Monsieur Durand décide de se rendre chaque matin au travail en utilisant son vélo ou les transports en commun.

S'il choisit de prendre les transports en commun un matin, il reprend les transports en commun le lendemain avec une probabilité égale à 0,8.

S'il utilise son vélo un matin, il reprend son vélo le lendemain avec une probabilité égale à 0,4.

Pour tout entier naturel \(n\) non nul, on note:

  • \(T_n\) l'évènement « Monsieur Durand utilise les transports en commun le \(n\)-ième jour »

  • \(V_n\) l'évènement « Monsieur Durand utilise son vélo le \(n\)-ième jour »

  • On note \(p_n\) la probabilité de l'évènement \(T_n\),

Le premier matin, il décide d'utiliser les transports en commun. Ainsi, la probabilité de l'évènement \(T_1\) est \(p_1 = 1\).

  1. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-dessous représentant la situation pour les 2e et 3e jours,

    Figure de l'exercice 2
  2. Calculer \(p_3\)

  3. Le 3e jour, M. Durand utilise son vélo.

    Calculer la probabilité qu'il ait pris les transports en commun la veille.

  4. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-dessous représentant la situation pour les \(n\)-ième et \((n + 1)\)-ième jours.

    Figure de l'exercice 2
  5. Montrer que, pour tout entier naturel \(n\) non nul, \(p_{n+1} = 0{,}2p_n + 0{,}6\).

  6. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel \(n\) non nul, on a

    \[p_n = 0{,}75 + 0{,}25 \times 0{,}2^{n-1}.\]
  7. Déterminer la limite de la suite \((p_n)\) et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

Voir le corrigé de l'exercice 2

S'il choisit de prendre les transports en commun un matin, il reprend les transports en commun le lendemain avec une probabilité égale à 0,8.

S'il utilise son vélo un matin, il reprend son vélo le lendemain avec une probabilité égale à 0,4.

Pour tout entier naturel \(n\) non nul, on note:

  • \(T_n\) l'évènement « Monsieur Durand utilise les transports en commun le \(n\)-ième jour »

  • \(V_n\) l'évènement « Monsieur Durand utilise son vélo le \(n\)-ième jour »

  • On note \(p_n\) la probabilité de l'évènement \(T_n\),

Le premier matin, il décide d'utiliser les transports en commun. Ainsi, la probabilité de l'évènement \(T_1\) est \(p_1 = 1\).

  1. 2e et 3e jours,

    Figure du corrigé de l'exercice 2
  2. Calculer \(p_3\)

    D'après la loi des probabilités totales : \(p_3 = p\left(T_2 \cap T_3 \right) + p\left(V_2 \cap T_3\right)\).

    \(p\left(T_2 \cap T_3 \right) = p\left(T_2\right) \times p_{T_2}\left(T_3\right)= 0{,}8 \times 0{,}8 = 0{,}64\). De même :

    \(p\left(V_2 \cap T_3\right) = p\left(V_2\right) \times p_{V_2}\left(T_3\right)= 0{,}2 \times 0{,}6 = 0{,}12\).

    Donc \(p_3 = 0{,}64 + 0{,}12 = 0{,}76\).

  3. Le 3e jour, M. Durand utilise son vélo.

    Calculer la probabilité qu'il ait pris les transports en commun la veille.

    On calcule \(p_{V_3}\left(T_2\right) = \dfrac{p\left(V_3 \cap T_2\right)}{p\left(V_3\right)} = \dfrac{p\left(T_2 \cap V_3\right)}{p\left(V_3\right)}\).

    Or \(p\left(V_3\right) = 1 - p_3 = 1 - 0{,}76 = 0{,}24\) et

    \(p\left(T_2 \cap V_3\right) = 0{,}8 \times 0{,}2 = 0{,}16\), d'où

    \(p_{V_3}\left(T_2\right) = \dfrac{0,16}{0,24} = \dfrac{16}{24} = \dfrac{2}{3}\).

  4. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-dessous représentant la situation pour les \(n\)-ième et \((n + 1)\)-ième jours.

    Figure du corrigé de l'exercice 2
  5. Montrer que, pour tout entier naturel \(n\) non nul, \(p_{n+1} = 0{,}2p_n + 0{,}6\).

    On a \(p_{n+1} = p\left(T_{n+1}\right) = p\left(T_n \cap T_{n+1} \right) + p\left(V_n \cap T_{n+1}\right) = 0{,}8p_n + 0{,}6\left(1 - p_n\right) = 0{,}8p_n + 0{,}6 - 0{,}6p_n = 0{,}2p_n + 0{,}6\).

  6. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel \(n\) non nul, on a

    \[p_n = 0{,}75 + 0{,}25 \times 0{,}2^{n-1}.\]

    Initialisation : pour \(n = 1\), on a \(p_1 = 0{,}75 + 0{,}25 \times 0{,}2^{1-1} = 0{,}75 + 0{,}25 \times 0{,}2^0 = 0{,}72 + 0{,}25 = 1\) : la relation est vraie au rang 1.

    Hérédité : soit \(n \geqslant 1\) tel que \(p_{n} = 0{,}75 + 0{,}25 \times 0{,}2^{n-1}\).

    Alors d'après la question 5. \(p_{n+1} = 0{,}2p_n + 0{,}6\), d'où en utilisant l'hypothèse de récurrence :

    \(p_{n+1} = 0{,}2\left(0{,}75 + 0{,}25 \times 0{,}2^{n-1}\right) + 0{,}6 = 0{,}15 + 0{,}25\times 0{,}2^{n} + 0{,}6 = 0{,}75 + 0{,}25\times 0{,}2^{n}\) : l'égalité est vraie au rang \(n + 1\).

    Conclusion : la relation est vraie au rang 1 et si elle est vraie au rang \(n\) au moins égal à 1 elle l'est aussi au rang \(n + 1\) : d'après le principe de récurrence :

    pour tout entier naturel \(n\) non nul, \(p_n = 0{,}75 + 0{,}25 \times 0{,}2^{n-1}\).

  7. Déterminer la limite de la suite \((p_n)\) et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

    Comme \(- 1 < 0{,}2 < 1\), on sait que \(\displaystyle\lim_{n \to + \infty} 0{,}2^{n-1} = 0\), donc \(\displaystyle\lim_{n \to + \infty} 0{,}25\times 0{,}2^{n-1} = 0\) et par somme de limites \(\displaystyle\lim_{n \to + \infty} p_n = 0{,}75 = \dfrac34\).

    Au bout d'un certain nombre de jours Monsieur Durand prendra les transports en commun 3 jours sur 4.

Exercice 3 (5 pts)

Cet exercice est un questionnaire à choix multiple.
Pour chaque question, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
Le candidat indiquera sur sa copie le numéro de la question et la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.
Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.
Les cinq questions sont indépendantes.

Dans tout l'exercice, \(\mathbb{R}\) désigne l'ensemble des nombres réels.

  1. Une primitive de la fonction \(f\), définie sur \(\mathbb{R}\) par \(f(x) =x\text{e}^x\), est la fonction \(F\), définie sur \(\mathbb{R}\), par :

    a.   \(F(x) =\dfrac{x^2}{2}\text{e}^x\)c.   \(F(x) = (x + 1)\text{e}^x\)
    b.   \(F(x) = (x - 1)\text{e}^x\)d.   \(F(x) =x^2 \text{e}^{x^2}\)
  2. On considère la fonction \(g\) définie par \(g(x) = \ln \left(\dfrac{x - 1}{2x+ 4}\right).\)

    La fonction \(g\) est définie sur:

    a.  \(\mathbb{R}\)c.   \(]-\infty~;~-2[ \cup ]1~;~+\infty[\)
    c.  \(]-2~;~ +\infty[\)d.   \(]-2~;~1[\)
  3. La fonction \(h\) définie sur \(\mathbb{R}\) par \(h(x)= (x + 1)\text{e}^{x}\) est :

    a.   concave sur \(\mathbb{R}\)c.   convexe sur \(] -\infty~;~-3]\) et concave sur \([-3~;~+\infty[\)
    b.   convexe sur \(\mathbb{R}\)d.   concave sur \(]-\infty~;~-3]\) et convexe sur \([-3~;~+\infty[\)
  4. Une suite \(\left(u_n\right)\) est minorée par 3 et converge vers un réel \(\ell\).

    On peut affirmer que :

    a.   \(\ell = 3\)c.   La suite \(\left(u_n\right)\) est décroissante.
    b.   \(\ell \geqslant 3\)d.   La suite \(\left(u_n\right)\) est constante à partir d'un certain rang.
  5. La suite \(\left(w_n\right)\) est définie par \(w_1 = 2\) et pour tout entier naturel \(n\) strictement positif,

    \(w_{n+1} = \dfrac1n w_n\).

    a.   La suite \(\left(w_n\right)\) est géométriquec.   \(w_5 = \dfrac{1}{15}\)
    b.   La suite \(\left(w_n\right)\) n'admet pas de limited.  La suite \(\left(w_n\right)\) converge vers 0.
Voir le corrigé de l'exercice 3
  1. Une primitive de la fonction \(f\), définie sur \(\mathbb{R}\) par \(f(x) =x\text{e}^x\), est la fonction \(F\), définie sur \(\mathbb{R}\), par :

    Avec \(F(x) = (x - 1)\text{e}^x\), on a \(F'(x) = 1\text{e}^x + (x - 1)\text{e}^x = \text{e}^x(1 + x - 1) = x\text{e}^x\). Réponse b.

  2. On considère la fonction \(g\) définie par \(g(x) = \ln \left(\dfrac{x - 1}{2x+ 4}\right).\)

    La fonction est définie quand l'argument du logarithme est supérieur à zéro donc quand

    \(\dfrac{x - 1}{2x+ 4} > 0\) ou ce qui revient au même quand \((x - 1)(2x + 4) = 0\).

    Or ce trinôme du second degré a deux zéros\(- 2\) et 1 et son coefficient dominant est \(+ 2\), donc ce trinôme est positif sauf entre les racines \(- 2\) et 1. Réponse c.

  3. La fonction \(h\) définie sur \(\mathbb{R}\) par \(h(x)= (x + 1)\text{e}^{x}\) est :

    On peut calculer \(h'(x) = (x + 2)\text{e}^x\), puis \(h''(x) = (x + 3)\text{e}^x\).

    Comme \(\text{e}^x > 0\) quel que soit le réel \(x\) le signe de \(h''(x)\) est celui de \(x + 3\) qui est positif sur

    \(]-3~;~+ \infty[\). Sur cet intervalle la fonction est convexe. Réponse d.

  4. Une suite \(\left(u_n\right)\) est minorée par 3 et converge vers un réel \(\ell\).

    La limite est supérieure ou égale à 3. Réponse b.

    À retenir :

    Lorsqu’une suite \((u_n)\) vérifie \(u_n \geqslant m\) pour tout \(n\) (ou à partir d’un certain rang) et converge vers \(\ell\), alors \(\ell \geqslant m\) : le passage à la limite conserve les inégalités larges.

  5. La suite \(\left(w_n\right)\) est définie par \(w_1 = 2\) et pour tout entier naturel \(n\) strictement positif,

    \(w_{n+1} = \dfrac1n w_n\).

    On peut démontrer rapidement par récurrence de :

    \(w_1 = 2\),   \(w_2 = \dfrac{2}{1} = 2\),   \(w_3 = 1, \quad w_4 = \dfrac{1}{3}w_3 = \dfrac13 = \dfrac{2}{2 \times 3} = \dfrac{2}{(4 - 1)!}\), ...

    que \(w_n = \dfrac{2}{(n-1)!}\), avec \(n! = 1 \times 2 \times 3 \times \ldots \times n\).

    Or \(\displaystyle\lim_{n \to + \infty}\dfrac{2}{(n- 1)!} = 0\). Réponse d.

Exercice 4 (5 pts)

Dans l'espace muni d'un repère orthonormé \(\left(\text{O}~;~\overrightarrow{\imath},~\overrightarrow{\jmath},~\overrightarrow{k}\right)\), on considère les points

A\((-1~;~-3~;~2)\),  B\((3~;~-2~;~6)\)   et   C\((1~;~2~;~-4)\).

  1. Démontrer que les points A, B et C définissent un plan que l'on notera \(\mathcal{P}\).

    1. Montrer que le vecteur \(\overrightarrow{n}\begin{pmatrix}13\\-16\\-9\end{pmatrix}\) est normal au plan \(\mathcal{P}\).

    2. Démontrer qu'une équation cartésienne du plan \(P\) est \(13x - 16y - 9z- 17 = 0\).

On note \(\mathcal{D}\) la droite passant par le point F\((15~;~-16~;~-8)\) et orthogonale au plan \(\mathcal{P}\).

  1. Donner une représentation paramétrique de la droite \(\mathcal{D}\).

  2. On appelle E le point d'intersection de la droite \(\mathcal{D}\) et du plan \(\mathcal{P}\).

    Démontrer que le point E a pour coordonnées (2 ; 0 ; 1).

  3. Déterminer la valeur exacte de la distance du point F au plan \(\mathcal{P}\).

  4. Déterminer les coordonnées du ou des point(s) de la droite \(\mathcal{D}\) dont la distance au plan \(\mathcal{P}\) est égale à la moitié de la distance du point F au plan \(\mathcal{P}\).

Voir le corrigé de l'exercice 4

Dans l'espace muni d'un repère orthonormé \(\left(\text{O}~;~\overrightarrow{\imath},~\overrightarrow{\jmath},~\overrightarrow{k}\right)\), on considère les points

A\((-1~;~-3~;~2)\),  B\((3~;~-2~;~6)\)   et   C\((1~;~2~;~-4)\).

  1. On a \(\overrightarrow{\text{AB}}\begin{pmatrix}4\\1\\4\end{pmatrix}\) et \(\overrightarrow{\text{AC}}\begin{pmatrix}2\\5\\-6\end{pmatrix}\) : ces vecteurs ne sont pas colinéaires, donc les points A, B et C ne sont pas alignés : ils définissent donc un plan \(\mathcal{P}\).

    1. On a :

      \(\bullet~~\)\(\overrightarrow{n} \cdot \overrightarrow{\text{AB}} = 4 \times 13 + 1 \times (- 16) + 4 \times (-9) = 52 - 16 - 36 = 52 - 52 = 0\) ;

      \(\bullet~~\)\(\overrightarrow{n} \cdot \overrightarrow{\text{AC}} = 2 \times 13 + 5 \times (- 13) + (- 6 \times (-9) = 26 - 65 + 54 = 52 - 52 = 0\).

      Le vecteur \(\overrightarrow{n}\) est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan \(\mathcal{P}\) : il est normal à ce plan.

    2. On sait que \(M(x~;~y~;~z) \in \mathcal{P} \iff ax + by + cz + d = 0\) et que \(a, b\) et \(c\) sont les composantes d'un vecteur normal à ce plan donc par exemple \(\overrightarrow{n}\).

      On a donc \(M(x~;~y~;~z) \in \mathcal{P} \iff 13x - 16y -9z + d = 0\).

      par exemple C\((1~;~2~;~- 4) \in \mathcal{P} \iff 13\times 1 + 2\times (-16) -9 \times (- 4) + d = 0 + d = 0 \iff 13 - 32 + 36 + d = 0 \iff 17 + d = 0 \iff d = - 17\).

      On a donc \(M(x~;~y~;~z) \in \mathcal{P} \iff 13x - 16y - 9z - 17 = 0\).

On note \(\mathcal{D}\) la droite passant par le point F\((15~;~-16~;~-8)\) et orthogonale au plan \(\mathcal{P}\).

  1. La droite \(\mathcal{D}\) étant orthogonale au plan \(\mathcal{P}\) a pour vecteur directeur le vecteur \(\overrightarrow{n}\) normal au plan \(\mathcal{P}\).

    On a donc \(M(x~;~y~;~z) \in \mathcal{D} \iff \overrightarrow{\text{F}M} = t \overrightarrow{n}, \quad t \in \mathbb{R}\), soit \(\left\{\begin{array}{l c l} x - 15&=&13t\\ y + 16&=&- 16t\\ z + 8&=&- 9t \end{array}\right., \quad t \in \mathbb{R}\)

  2. Si E\((x~;~y~;~z)\) est commun à la droite \(\mathcal{D}\) et au plan \(\mathcal{P}\), ses coordonnées vérifient les équations de la droite et celle du plan donc le système :

    \(\left\{\begin{array}{l c l} x - 15&=&13t\\ y + 16&=&- 16t\\ z + 8&=&- 9t\\ 13x - 16y - 9z - 17 &=& 0 \end{array}\right., \quad t \in \mathbb{R}\).

    En remplaçant \(x, y\) et \(z\) par leurs valeurs en fonction de \(t\) dans l'équation du plan, on obtient :

    \(13(13t + 15) - 16(16t - 16)- 9(- 9t - 8) - 17 = 0 \iff 169t + 195 + 256t + 256 +81t + 72 - 17 = 0 \iff 506t + 506 = 0 \iff t = - 1\).

    En reportant cette valeur dans les équations paramétriques de la droite \(\mathcal{D}\), on obtient :

    \(\left\{\begin{array}{l c l} x - 15&=&-13 \\ y + 16&=&16\\ z + 8&=&9\\ \end{array}\right.\iff \left\{\begin{array}{l c l} x &=&2 \\ y &=&0\\ z &=&1\\ \end{array}\right.\)

    Donc E(2 ; 0 ; 1).

  3. F et E appartiennent à la droite \(\mathcal{D}\) perpendiculaire au plan \(\mathcal{P}\), donc la distance du point F au plan est égale à FE.

    Or FE\(^2 = (- 13)^2 + 16^2 + 9^2 = 169 + 256 + 81 = 506\). D'où FE \(= \sqrt{506}\).

  4. Comme précédemment si \(M \in \mathcal{D}\) perpendiculaire au plan \(\mathcal{P}\) la distance de ce point au plan \(\mathcal{P}\) est \(M\)E.

    Figure du corrigé de l'exercice 4

    \(\bullet~~\)Premier point répondant à la question : \(M_1\) tel que \(\overrightarrow{\text{E}M_1} = \dfrac12 \overrightarrow{\text{EF}}\).

    De \(\overrightarrow{\text{EF}}\begin{pmatrix}13\\-16\\-9\end{pmatrix}\), on déduit que \(\dfrac12 \overrightarrow{\text{EF}} = \overrightarrow{\text{E}M_1}\begin{pmatrix}6{,}5\\-8\\-4{,}5\end{pmatrix}\), soit

    \(\left\{\begin{array}{l c l} x_1 - 2&=&6{,}5\\ y_1 - 0&=&- 8\\ z - 1&=&-4{,}5 \end{array}\right. \iff \left\{\begin{array}{l c l} x_1 &=&8{,}5\\ y_1 &=&- 8\\ z &=&-3{,}5 \end{array}\right.\)

    \(\bullet~~\)Deuxième point répondant à la question : \(M_2\) tel que \(\overrightarrow{\text{E}M_2} = -\dfrac12 \overrightarrow{\text{EF}}\).

    De \(\overrightarrow{\text{EF}}\begin{pmatrix}13\\-16\\-9\end{pmatrix}\), on déduit que \(-\dfrac12 \overrightarrow{\text{EF}} = \overrightarrow{\text{E}M_2}\begin{pmatrix}-6{,}5\\8\\4,5\end{pmatrix}\), soit

    \(\left\{\begin{array}{l c l} x_2 - 2&=&-6{,}5\\ y_2 - 0&=& 8\\ z_2 - 1&=&4{,}5 \end{array}\right. \iff \left\{\begin{array}{l c l} x_2 &=&- 4{,}5\\ y_2 &=& 8\\ z_2 &=&5{,}5 \end{array}\right.\)

    Donc \(M_1(8{,}5~;~-8~;~- 3{,}5)\) et \(M_2(-4{,}5~;~ 8~;~5{,}5)\).

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