Annales Bac · Spécialité mathématiques › 2021

2021Bac spé maths · Sujet 2 (15 mars)

Épreuve écrite de spécialité mathématiques, série générale · 15 mars 2021

15 mars 2021Durée : 4 heures20 points5 exercices
Fiche « Démonstration par récurrence »Fiche « Dérivée seconde et convexité »Fiche « Équation cartésienne d'un plan »Fiche « Loi binomiale »Couverture des fiches magiques Terminale spé maths

40 fiches · tout le programme

📒 Les fiches magiques

Exercice 1 (5 pts)

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
Une réponse exacte rapporte un point. Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.
Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.

PARTIE I

Dans un centre de traitement du courrier, une machine est équipée d'un lecteur optique automatique de reconnaissance de l'adresse postale. Ce système de lecture permet de reconnaître convenablement 97 % des adresses ; le reste du courrier, que l'on qualifiera d'illisible pour la machine, est orienté vers un employé du centre chargé de lire les adresses.

Cette machine vient d'effectuer la lecture de neuf adresses. On note \(X\) la variable aléatoire qui donne le nombre d'adresses illisibles parmi ces neuf adresses.

On admet que \(X\) suit la loi binomiale de paramètres \(n = 9\) et \(p = 0{,}03\).

  1. La probabilité qu'aucune des neuf adresses soit illisible est égale, au centième près, à :

    a.  0b.  1c.  \(0{,}24\)d.  \(0{,}76\)
  2. La probabilité qu'exactement deux des neuf adresses soient illisibles pour la machine est:

    a.  \(\binom{9}{2} \times 0{,}97^2 \times 0{,}03^7\)b.  \(\binom{7}{2} \times 0{,}97^2 \times 0{,}03^7\)
    c.  \(\binom{9}{2} \times 0{,}97^7 \times 0{,}03^2\)d.  \(\binom{7}{2} \times 0{,}97^7 \times 0{,}03^2\)
  3. La probabilité qu'au moins une des neuf adresses soit illisible pour la machine est:

    a.  \(P(X < 1)\)b.  \(P(X \leqslant 1)\)c.  \(P(X \geqslant 2)\)d.  \(1- P(X = 0)\)

PARTIE II

Une urne contient 5 boules vertes et 3 boules blanches, indiscernables au toucher.

On tire au hasard successivement et sans remise deux boules de l'urne.

On considère les évènements suivants:

  • \(V_1\) : « la première boule tirée est verte » ;

  • \(B_1\) : « la première boule tirée est blanche » ;

  • \(V_2\) : « la seconde boule tirée est verte » ;

  • \(B_2\) : « la seconde boule tirée est blanche ».

  1. La probabilité de \(V_2\) sachant que \(V_1\) est réalisé, notée \(P_{V_1}\left(V_2\right)\), est égale à :

    a. \(\dfrac{5}{8}\)b.  \(\dfrac{4}{7}\)c.  \(\dfrac{5}{14}\)d.  \(\dfrac{20}{56}\)
  2. La probabilité de l'évènement \(V_2\) est égale à :

    a. \(\dfrac{5}{8}\)b.  \(\dfrac{5}{7}\)c.  \(\dfrac{3}{28}\)d.  \(\dfrac{9}{7}\)
Voir le corrigé de l'exercice 1

PARTIE I

Dans un centre de traitement du courrier, une machine est équipée d'un lecteur optique automatique de reconnaissance de l'adresse postale. Ce système de lecture permet de reconnaître convenablement 97 % des adresses; le reste du courrier, que l'on qualifiera d'illisible pour la machine, est orienté vers un employé du centre chargé de lire les adresses.

Cette machine vient d'effectuer la lecture de neuf adresses. On note \(X\) la variable aléatoire qui donne le nombre d'adresses illisibles parmi ces neuf adresses.

On admet que \(X\) suit la loi binomiale de paramètres \(n = 9\) et \(p = 0{,}03\).

  1. La probabilité qu'aucune des neuf adresses soit illisible est égale, au centième près, à :

    a.  0b.  1c.  \(0{,}24\)d.  \(0{,}76\)
    On cherche \(P(X=0)\) qui vaut \(\displaystyle\binom{9}{0} \times 0{,}03^0 \times 0{,}97^9 \approx 0{,}76\). Réponse d.
  2. La probabilité qu'exactement deux des neuf adresses soient illisibles pour la machine est:

    Figure du corrigé de l'exercice 1
    On cherche \(P(X=2)\) qui vaut \(\displaystyle\binom{9}{2} \times 0{,}03^2 \times 0{,}97^7\). Réponse c.
  3. La probabilité qu'au moins une des neuf adresses soit illisible pour la machine est:

    a.  \(P(X < 1)\)b.  \(P(X \leqslant 1)\)c.  \(P(X \geqslant 2)\)d.  \(1- P(X = 0)\)
    On cherche \(P(X\geqslant 1)\) qui vaut \(1 - P(X=0)\). Réponse d.

PARTIE II

Une urne contient 5 boules vertes et 3 boules blanches, indiscernables au toucher.

On tire au hasard successivement et sans remise deux boules de l'urne.

On considère les évènements suivants:

  • \(V_1\) : « la première boule tirée est verte » ;

  • \(B_1\) : « la première boule tirée est blanche » ;

  • \(V_2\) : « la seconde boule tirée est verte » ;

  • \(B_2\) : « la seconde boule tirée est blanche ».

Au départ, il y a 8 boules dans l'urne.

Après le premier tirage, il en reste 7. Si la boule du 1er tirage est verte, il reste 4 boules vertes et 3 boules blanches; si la boule du 1er tirage est blanche, il reste 5 boules vertes et 2 boules blanches.

On construit un arbre de probabilités résumant la situation:

Figure du corrigé de l'exercice 1
  1. La probabilité de \(V_2\) sachant que \(V_1\) est réalisé, notée \(P_{V_1}\left(V_2\right)\), est égale à :

    a. \(\dfrac{5}{8}\)b.  \(\dfrac{4}{7}\)c.  \(\dfrac{5}{14}\)d.  \(\dfrac{20}{56}\)
    D'après l'arbre, \(P_{V_1}\left(V_2\right) = \dfrac{4}{7}\). Réponse b.
  2. La probabilité de l'évènement \(V_2\) est égale à :

    a. \(\dfrac{5}{8}\)b.  \(\dfrac{5}{7}\)c.  \(\dfrac{3}{28}\)d.  \(\dfrac{9}{7}\)
    D'après la formule des probabilités totales: \(P\left (V_2\right ) = P\left (V_1\cap V_2\right ) + P\left (B_1\cap V_2\right ) = \dfrac{5}{8}\times \dfrac{4}{7} + \dfrac{3}{8}\times \dfrac{5}{7} = \dfrac{20}{56}+\dfrac{15}{56} = \dfrac{35}{56}=\dfrac{5}{8}\) Réponse a.

Exercice 2 (6 pts)

On considère les suites \(\left(u_n\right)\) et \(\left(v_n\right)\) définies pour tout entier naturel \(n\) par :

\[\left\{\begin{array}{l !{=} l} u_0 & v_0 = 1\\ u_{n+1} & u_n +v_n\\ v_{n+1} & 2u_n + v_n \end{array}\right.\]

Dans toute la suite de l'exercice, on admet que les suites \(\left(u_n\right)\) et \(\left(v_n\right)\) sont strictement positives.

    1. Calculez \(u_1\) et \(v_1\).

    2. Démontrer que la suite \(\left(v_n\right)\) est strictement croissante, puis en déduire que, pour tout entier naturel \(n\),  \(v_n \geqslant 1\).

    3. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel \(n\), on a : \(u_n \geqslant n + 1\).

    4. En déduire la limite de la suite \(\left(u_n\right)\).

  1. On pose, pour tout entier naturel \(n\) :

    \[r_n = \dfrac{v_n}{u_n}.\]

    On admet que:

    \[r_n^2 = 2 + \dfrac{(- 1)^{n+1}}{u_n^2}\]
    1. Démontrer que pour tout entier naturel \(n\) :

      \[- \dfrac{1}{u_n^2} \leqslant \dfrac{(- 1)^{n+1}}{u_n^2} \leqslant \dfrac{1}{u_n^2}.\]
    2. En déduire :

      \[\displaystyle\lim_{n \to + \infty} \dfrac{(- 1)^{n+1}}{u_n^2}.\]
    3. Déterminer la limite de la suite \(\left(r_n^2\right)\) et en déduire que \(\left(r_n\right)\) converge vers \(\sqrt{2}\).

    4. Démontrer que pour tout entier naturel \(n\),

      \[r_{n+1} = \dfrac{2 + r_n}{1 + r_n}.\]
    5. On considère le programme suivant écrit en langage Python :

      def seuil():
                n = 0
                r = 1
               while abs(r-sqrt(2)) > 10**(-4) :
                    r = (2+r)/(1+r)
                    n = n+1
               return n

      (abs désigne la valeur absolue, sqrt la racine carrée et 10** (-4) représente \(10^{-4}\)).

      La valeur de \(n\) renvoyée par ce programme est 5.

      À quoi correspond-elle ?

Voir le corrigé de l'exercice 2

On considère les suites \(\left(u_n\right)\) et \(\left(v_n\right)\) définies pour tout entier naturel \(n\) par :

\[\left\{\begin{array}{l !{=} l} u_0 & v_0 = 1\\ u_{n+1} & u_n +v_n\\ v_{n+1} & 2u_n + v_n \end{array}\right.\]

Dans toute la suite de l'exercice, on admet que les suites \(\left(u_n\right)\) et \(\left(v_n\right)\) sont strictement positives.

    1. \(u_1=u_0+v_0=1+1=2\) et \(v_1=2\times u_0+v_0 = 2\times 1+1=3\).

    2. Pour tout \(n\), \(v_{n+1}= 2u_n+v_n\) donc \(v_{n+1}-v_n=2u_n\).

      On a admis que la suite \((u_n)\) était strictement positive donc, pour tout \(n\), \(u_n>0\); on en déduit que, pour tout \(n\), \(v_{n+1}-v_n>0\) donc que la suite \((v_n)\) est strictement croissante.

      La suite \((v_n)\) est strictement croissante donc, pour tout \(n\), \(v_n\geqslant v_0\) donc \(v_n\geqslant 1\).

    3. Soit \(\mathcal P_n\) la propriété: \(u_n \geqslant n + 1\).

      • Initialisation

        Pour \(n=0\), \(u_n=u_0=1\) et \(n+1=1\) donc \(u_n\geqslant n+1\); \(\mathcal{P}_0\) est vraie.

      • Hérédité

        On suppose que \(\mathcal{P}_n\) est vraie (hypothèse de récurrence) et on va démontrer que \(\mathcal{P}_{n+1}\) est vraie.

        \(\mathcal{P}_n\) vraie équivaut à \(u_n\geqslant n+1\).

        \(u_{n+1}=u_n+v_n\); or \(u_n\geqslant n+1\) et, d'après la question 1.b, \(v_n\geqslant 1\). On en déduit que \(u_{n+1} \geqslant n+2\) et donc que la propriété est vraie au rang \(n+1\).

      • Conclusion

        La propriété \(\mathcal{P}_n\) est vraie au rang 0, et elle est héréditaire pour tout \(n\geqslant 0\); d'après le principe de récurrence, la propriété est vraie pour tout \(n\geqslant 0\).

      On a donc démontré que, pour tout entier naturel \(n\), \(u_n\geqslant n+1\).

    4. Pour tout \(n\), \(u_n\geqslant n+1\); or \(\displaystyle\lim_{n\to +\infty} n+1=+\infty\), donc par comparaison, \(\displaystyle\lim_{n\to +\infty} u_n=+\infty\).

  1. On pose, pour tout entier naturel \(n\): \(r_n = \dfrac{v_n}{u_n}.\) On admet que: \(r_n^2 = 2 + \dfrac{(- 1)^{n+1}}{u_n^2}\).

    1. \((-1)^{n+1}\) vaut soit \(-1\), soit \(1\) selon la parité de \(n\); donc \(-1\leqslant (-1)^{n+1} \leqslant 1\).

      On sait que \(u_n>0\) donc \(u_n^2>0\).

      On divise par \(u_n^2\) et on obtient: \(- \dfrac{1}{u_n^2} \leqslant \dfrac{(- 1)^{n+1}}{u_n^2} \leqslant \dfrac{1}{u_n^2}.\)

    2. On sait que \(\displaystyle\lim_{n\to +\infty} u_n=+\infty\) donc \(\displaystyle\lim_{n\to +\infty} u_n^2=+\infty\).

      On en déduit que \(\displaystyle\lim_{n\to +\infty} -\dfrac{1}{u_n^2} = \displaystyle\lim_{n\to +\infty} \dfrac{1}{u_n^2} = 0\).

      On sait de plus que, pour tout \(n\): \(- \dfrac{1}{u_n^2} \leqslant \dfrac{(- 1)^{n+1}}{u_n^2} \leqslant \dfrac{1}{u_n^2}\).

      Donc, d'après le théorème des gendarmes, on peut dire que: \(\displaystyle\lim_{n \to + \infty} \dfrac{(- 1)^{n+1}}{u_n^2}=0\).

    3. \(r_n^2 = 2 + \dfrac{(- 1)^{n+1}}{u_n^2}\) et \(\displaystyle\lim_{n \to + \infty} \dfrac{(- 1)^{n+1}}{u_n^2}=0\), donc: \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty} r_n^2=2\).

      On peut en déduire que la suite \((r_n)\) converge vers \(\sqrt{2}\)

    4. Pour tout entier naturel \(n\),

      \(r_{n+1}=\dfrac{v_{n+1}}{u_{n+1}} = \dfrac{2u_n + v_n}{u_n+v_n} =\dfrac{u_n\left (2+\dfrac{v_n}{u_n}\right )}{u_n \left ( 1+\dfrac{v_n}{u_n}\right )} =\dfrac{2+\dfrac{v_n}{u_n}}{ 1+\dfrac{v_n}{u_n}} = \dfrac{2 + r_n}{1 + r_n}\).

    5. On considère le programme suivant écrit en langage Python :

      def seuil():
                n = 0
                r = 1
               while abs(r-sqrt(2)) > 10**(-4) :
                    r = (2+r)/(1+r)
                    n = n+1
               return n

      La valeur de \(n\) renvoyée par ce programme est 5.

      Elle correspond à la plus petite valeur de \(n\) pour laquelle la distance entre \(r_n\) et \(\sqrt{2}\) est inférieure ou égale à \(10^{-4}\).

Exercice 3 (4 pts)

Dans l'espace rapporté à un repère orthonormé \(\left(\text{O},~\overrightarrow{\imath},~\overrightarrow{\jmath},~\overrightarrow{k}\right)\), on considère les points:

A de coordonnées (2 ; 0 ; 0), B de coordonnées (0 ; 3 ; 0) et C de coordonnées (0 ; 0 ; 1).

Figure de l'exercice 3

L'objectif de cet exercice est de calculer l'aire du triangle ABC.

    1. Montrer que le vecteur \(\overrightarrow{n}\begin{pmatrix}3\\2\\6\end{pmatrix}\) est normal au plan (ABC).

    2. En déduire qu'une équation cartésienne du plan (ABC) est : \(3x + 2y + 6z - 6 = 0\).

  1. On note \(d\) la droite passant par O et orthogonale au plan (ABC).

    1. Déterminer une représentation paramétrique de la droite \(d\).

    2. Montrer que la droite \(d\) coupe le plan (ABC) au point H de coordonnées \(\left(\frac{18}{49}~;~\frac{12}{49}~;~\frac{36}{49}\right)\).

    3. Calculer la distance OH.

  2. On rappelle que le volume d'une pyramide est donné par: \(V = \dfrac{1}{3}\mathcal{B}h\), où \(\mathcal{B}\) est l'aire d'une base et \(h\) est la hauteur de la pyramide correspondant à cette base.

    En calculant de deux façons différentes le volume de la pyramide OABC, déterminer l'aire du triangle ABC.

Voir le corrigé de l'exercice 3

Dans l'espace rapporté à un repère orthonormé \(\left(\text{O}~;~\overrightarrow{\imath},~\overrightarrow{\jmath},~\overrightarrow{k}\right)\), on considère les points:

A de coordonnées (2 ; 0 ; 0), B de coordonnées (0 ; 3 ; 0) et C de coordonnées (0 ; 0 ; 1).

Figure du corrigé de l'exercice 3

L'objectif de cet exercice est de calculer l'aire du triangle ABC.

    1. Pour montrer que le vecteur \(\overrightarrow{n}\begin{pmatrix}3\\2\\6\end{pmatrix}\) est normal au plan (ABC), il suffit de démontrer que ce vecteur est orthogonal à deux vecteurs directeurs du plan (ABC), par exemple \(\overrightarrow{\mathrm{AB}}\) et \(\overrightarrow{\mathrm{AC}}\).

      \(\overrightarrow{\mathrm{AB}}\) a pour coordonnées \((-2~;~3~;~0)\) donc \(\overrightarrow{\mathrm{AB}}\cdot \overrightarrow{n}=-2\times 3 + 3\times 2 + 0\times 6 = 0\) donc \(\overrightarrow{\mathrm{AB}}\perp \overrightarrow{n}\).

      \(\overrightarrow{\mathrm{AC}}\) a pour coordonnées \((-2~;~0~;~1)\) donc \(\overrightarrow{\mathrm{AC}}\cdot \overrightarrow{n}=-2\times 3 + 0\times 2 + 1\times 6 = 0\) donc \(\overrightarrow{\mathrm{AC}}\perp \overrightarrow{n}\).

      Donc le vecteur \(\overrightarrow{n}\) est normal au plan (ABC).

    2. Le plan (ABC) est l'ensemble des points M \((x~;~y~;~z)\) tels que \(\overrightarrow{\mathrm{AM}}\perp \overrightarrow{n}\), c'est-à -dire \(\overrightarrow{\mathrm{AM}}\cdot \overrightarrow{n}=0\). Or \(\overrightarrow{\mathrm{AM}}\) a pour coordonnées \((x-2~;~y~;~z)\).

      \(\overrightarrow{\mathrm{AM}}\cdot \overrightarrow{n}=0 \iff (x-2)\times 3 + y\times 2 + z\times 6=0 \iff 3x +2y +6z -6=0\)

      Le plan (ABC) a donc pour équation cartésienne \(3x + 2y + 6z - 6 = 0\).

  1. On note \(d\) la droite passant par O et orthogonale au plan (ABC).

    1. La droite \(d\) est orthogonale au plan (ABC) donc elle a pour vecteur directeur le vecteur \(\overrightarrow{n}\) normal à (ABC).

      De plus elle passe par le point O de coordonnées \((0~;~0~;~0)\).

      La droite \(d\) a donc pour représentation paramétrique \(\left \lbrace \begin{array}{l !{=} l} x & 3k\\ y & 2k,\quad k\in\mathbb{R}\\ z & 6k \end{array} \right .\)

    2. La droite \(d\) coupe le plan (ABC) au point H.

      Les coordonnées du point H vérifient le système \(\left \lbrace \begin{array}{r !{=} l} x_{\text H} & 3k\\ y_{\text H} & 2k\\ z_{\text H} & 6k\\ 3x_{\text H}+2y_{\text H}+6z_{\text H}-6 & 0 \end{array} \right .\)

      Donc \(3\times 3k+2\times 2k+6\times 6k-6 = 0\) ce qui équivaut à \(9k+4k+36k=6\) ou \(49k=6\) donc \(k=\frac{6}{49}\).

      \(x=3k\) donc \(x=\frac{18}{49}\), \(y=2k\) donc \(y=\frac{12}{49}\), et \(z=6k\) donc \(z=\frac{36}{49}\).

      Le point H a donc pour coordonnées \(\left(\frac{18}{49}~;~\frac{12}{49}~;~\frac{36}{49}\right)\).

    3. OH\(^2 = (x_{\text H} - x_{\text O})^2 + (y_{\text H} - y_{\text O})^2 + (z_{\text H} - z_{\text O})^2 = \left ( \frac{18}{49}\right )^2 + \left ( \frac{12}{49}\right )^2 + \left ( \frac{36}{49}\right )^2 = \frac{18^2+12^2+36^2}{49^2} = \frac{1764}{49^2}\)

      Donc \(\text{OH} = \displaystyle\sqrt{\frac{1764}{49^2}}=\frac{42}{49} = \dfrac{7 \times 6}{7 \times 7} = \dfrac{6}{7}\).

  2. On rappelle que le volume d'une pyramide est donné par: \(V = \dfrac{1}{3}\mathcal{B}h\), où \(\mathcal{B}\) est l'aire d'une base et \(h\) est la hauteur de la pyramide correspondant à cette base.

    • En prenant le triangle OAB pour base de la pyramide OABC, la hauteur est OC, et le volume \(\mathcal{V}\) est égal à \(\dfrac{1}{3}\times \mathcal{B}\times\text{OC}\) où \(\mathcal{B}\) est l'aire du triangle OAB.

      \(\mathcal{B}= \dfrac{1}{2}\times \text{OA}\times \text{OB} = \dfrac{1}{2}\times 2\times 3 = 3\) et \(\text{OC}=1\).

      Donc \(\mathcal{V}=\dfrac{1}{3}\times 3 \times 1= 1\) (u. a.).

    • En prenant le triangle ABC pour base de la pyramide OABC, la hauteur est OH, et le volume \(\mathcal{V}\) est égal à \(\dfrac{1}{3}\times \mathcal{B}'\times\text{OH}\) où \(\mathcal{B}'\) est l'aire du triangle ABC.

      \(\text{OH}=\dfrac{6}{7}\) et \(\mathcal{V} = 1\) donc \(1=\dfrac{1}{3}\times \mathcal{B}' \times \dfrac{6}{7}\) et donc \(\mathcal{B}'=\dfrac{49}{14} = \dfrac{7 \times 7}{7 \times 2} = \dfrac{7}{2} = 3{,}5\).

    L'aire du triangle ABC vaut \(\dfrac{7}{2} = 3{,}5\) (u. a.).

Exercice A (5 pts)

Principaux domaines abordés: Fonction exponentielle; dérivation.

Le graphique ci-contre représente, dans un repère orthogonal, les courbes \(\mathcal{C}_f\) et \(\mathcal{C}_g\) des fonctions \(f\) et \(g\) définies sur \(\mathbb{R}\) par :

\[f(x) = x^2\text{e}^{-x}\quad \text{et} \quad g(x) = \text{e}^{-x}.\]
Figure de l'exercice A

La question 3 est indépendante des questions 1 et 2.

    1. Déterminer les coordonnées des points d'intersection de \(\mathcal{C}_f\) et \(\mathcal{C}_g\).

    2. Étudier la position relative des courbes \(\mathcal{C}_f\) et \(\mathcal{C}_g\).

  1. Pour tout nombre réel \(x\) de l'intervalle \([-1~;~1]\), on considère les points \(M\) de coordonnées \((x~;~f(x))\) et \(N\) de coordonnées \((x~;~g(x))\), et on note \(d(x)\) la distance \(MN\). On admet que : \(d(x)= \text{e}^{-x} - x^2\text{e}^{-x}\).

    On admet que la fonction \(d\) est dérivable sur l'intervalle \([-1~;~1]\) et on note \(d'\) sa fonction dérivée.

    1. Montrer que \(d'(x) = \text{e}^{-x}\left(x^2 - 2x - 1\right)\).

    2. En déduire les variations de la fonction \(d\) sur l'intervalle \([-1~;~1]\).

    3. Déterminer l'abscisse commune \(x_0\) des points \(M_0\) et \(N_0\) permettant d'obtenir une distance \(d\left(x_0\right)\) maximale, et donner une valeur approchée à \(0{,}1\) près de la distance \(M_0N_0\).

  2. Soit \(\Delta\) la droite d'équation \(y = x + 2\).

    On considère la fonction \(h\) dérivable sur \(\mathbb{R}\) et définie par: \(h(x) = \text{e}^{-x} - x - 2\).

    En étudiant le nombre de solutions de l'équation \(h(x) = 0\), déterminer le nombre de points d'intersection de la droite \(\Delta\) et de la courbe \(\mathcal{C}_g\).

Voir le corrigé de l'exercice A
Principaux domaines abordés: Fonction exponentielle ; dérivation.

Le graphique ci-contre représente, dans un repère orthogonal, les courbes \(\mathcal{C}_f\) et \(\mathcal{C}_g\) des fonctions \(f\) et \(g\) définies sur \(\mathbb{R}\) par :

\[f(x) = x^2\text{e}^{-x}\quad \text{et} \quad g(x) = \text{e}^{-x}.\]
Figure du corrigé de l'exercice A
    1. Les abscisses des points d'intersection de \(\mathcal{C}_f\) et \(\mathcal{C}_g\) sont les solutions de l'équation \(f(x)=g(x)\). On résout cette équation:

      \(f(x)=g(x) \iff x^2\mathrm{e}^{-x}=\mathrm{e}^{-x}\iff (x^2-1)\mathrm{e}^{-x}=0\)

      Pour tout réel \(x\), \(\mathrm{e}^{-x}>0\) donc \(\mathrm{e}^{-x}\neq 0\).

      \(f(x)=g(x) \iff x^2-1=0 \iff x=-1 \text{ ou } x=1\).

      Pour \(x=-1\), \(g(x)=\mathrm{e}\), et pour \(x=1\), \(g(x)=\mathrm{e}^{-1}\).

      Les coordonnées des points d'intersection de \(\mathcal{C}_f\) et \(\mathcal{C}_g\) sont donc \((-1~;~\mathrm{e})\) et \((1~;~\mathrm{e}^{-1})\).

    2. Pour étudier la position relative des courbes \(\mathcal{C}_f\) et \(\mathcal{C}_g\), on étudie le signe de \(f(x)-g(x)\), c'est-à -dire de \((x^2-1)\mathrm{e}^{-x}\).

      Figure du corrigé de l'exercice A

      Donc sur les intervalles \(]-\infty~;~-1[\) et \(]1~;~+\infty[\) , la courbe \(\mathcal{C}_f\) est au dessus de la courbe \(\mathcal{C}_g\), et sur l'intervalle \(]-1~;~1[\), la courbe \(\mathcal{C}_f\) est en dessous de la courbe \(\mathcal{C}_g\),

  1. Pour tout nombre réel \(x\) de l'intervalle \([-1~;~1]\), on considère les points M de coordonnées \((x~;~f(x))\) et N de coordonnées \((x~;~g(x))\), et on note \(d(x)\) la distance MN.
    On admet que : \(d(x)= \mathrm{e}^{-x} - x^2\mathrm{e}^{-x}\).

    On admet que la fonction \(d\) est dérivable sur \([-1~;~1]\) et on note \(d'\) sa fonction dérivée.

    1. \(d'(x) = (-1) \mathrm{e}^{-x} - \left ( 2x \times \mathrm{e}^{-x} + x^2 \times (-1)\mathrm{e}^{-x}\right ) = \mathrm{e}^{-x} \left ( -1 -2x +x^2\right ) = \mathrm{e}^{-x} \left (x^2-2x-1\right )\)

    2. \(x^2-2x-1 = x^2-2x+1-2 = (x-1)^2-2 = \left ( x-1-\sqrt{2}\right )\left (x-1+\sqrt{2}\right )\)

      Figure du corrigé de l'exercice A
      • Sur l'intervalle \(\left [-1~;~1 - \sqrt{2}\right [\), \(d'(x)>0\) donc \(d\) est strictement croissante.

      • Sur l'intervalle \(\left ]1-\sqrt{2}~;~1\right ]\), \(d'(x)<0\) donc \(d\) est strictement décroissante.

    3. D'après la question précédente, la distance \(d(x)\) est maximale pour \(x_0= 1-\sqrt{2}\).

      Elle vaut \(d\left(1-\sqrt{2}\right) = \left(1 - \left(1 + 2 - 2\sqrt{2}\right)\right)\mathrm{e}^{-1+\sqrt{2}} = \left(2\sqrt{2} - 2\right)\mathrm{e}^{-1+\sqrt{2}} \approx 1{,}254\), soit 1,3 au dixième près..

  2. Soit \(\Delta\) la droite d'équation \(y = x + 2\).

    On considère la fonction \(h\) dérivable sur \(\mathbb{R}\) et définie par: \(h(x) = \mathrm{e}^{-x} - x - 2\).

    Pour déterminer le nombre de solutions de l'équation \(h(x) = 0\), on étudie la fonction \(h\).

    \(h'(x)=-\mathrm{e}^{-x}-1\) donc \(h'(x)<0\); la fonction \(h\) est donc strictement décroissante sur \(\mathbb{R}\).

    • \(h(-1)=\mathrm{e}^{1}+1-2= \mathrm{e}-1>0\); comme \(h\) est strictement décroissante, \(h(x)>0\) pour \(x<-1\), donc \(h\) ne s'annule pas sur l'intervalle \(]-\infty~;~-1[\).

    • \(h(0)=\mathrm{e}^{0}-2 = -1 <0\); comme \(h\) est strictement décroissante, \(h(x)<0\) pour \(x>0\), donc \(h\) ne s'annule pas sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\).

    • Sur l'intervalle \([-1~;~0]\), la fonction \(h\) est continue et strictement décroissante, et on sait que \(h(-1)>0\) et \(h(0)<0\); donc d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation \(h(x)=0\) admet une solution unique.

    La droite \(\Delta\) et la courbe \(\mathcal{C}_g\) ont donc un unique point d'intersection dont l'abscisse est comprise entre \(-1\) et \(0\).

Exercice B (5 pts)

Principaux domaines abordés : Fonction logarithme ; dérivation.

Partie I: Étude d'une fonction auxiliaire

Soit \(g\) la fonction définie sur \(]0~;~+\infty[\) par :

\[g(x) = \ln(x) + 2x - 2.\]
  1. Déterminer les limites de \(g\) en \(+\infty\) et \(0\).

  2. Déterminer le sens de variation de la fonction \(g\) sur \(]0~;~ +\infty[\).

  3. Démontrer que l'équation \(g(x) = 0\) admet une unique solution \(\alpha\) sur \(]0~;~ +\infty[\).

  4. Calculer \(g(1)\) puis déterminer le signe de \(g\) sur \(]0~;~ +\infty[\).

Partie II : Étude d'une fonction \(f\)

On considère la fonction \(f\), définie sur \(]0~;~ +\infty[\) par:

\[f(x) = \left(2 - \dfrac{1}{x}\right)\left(\ln (x) - 1\right).\]
    1. On admet que la fonction \(f\) est dérivable sur \(]0~;~ +\infty[\) et on note \(f'\) sa dérivée.

      Démontrer que, pour tout \(x\) de \(]0~;~ +\infty[\), on a :

      \[f'(x) = \dfrac{g(x)}{x^2}.\]
    2. Dresser le tableau de variation de la fonction \(f\) sur \(]0~;~ +\infty[\). Le calcul des limites n'est pas demandé.

  1. Résoudre l'équation \(f(x) = 0\) sur \(]0~;~ +\infty[\) puis dresser le tableau de signes de \(f\) sur l'intervalle \(]0~;~ +\infty[\).

Partie III : Étude d'une fonction \(F\) admettant pour dérivée la fonction \(f\)

On admet qu'il existe une fonction \(F\) dérivable sur \(]0~;~ +\infty[\) dont la dérivée \(F'\) est la fonction \(f\).

Ainsi, on a : \(F' = f\).

On note \(\mathcal{C}_F\) la courbe représentative de la fonction \(F\) dans un repère orthonormé \(\left(\text{O},~\overrightarrow{\imath},~\overrightarrow{\jmath}\right)\). On ne cherchera pas à déterminer une expression de \(F(x)\).

  1. Étudier les variations de \(F\) sur \(]0~;~ +\infty[\).

  2. La courbe \(\mathcal{C}_F\) représentative de \(F\) admet-elle des tangentes parallèles à l'axe des abscisses ?

    Justifier la réponse.

Voir le corrigé de l'exercice B
Principaux domaines abordés : Fonction logarithme ; dérivation.

Partie I: étude d'une fonction auxiliaire

Soit \(g\) la fonction définie sur \(]0~;~+\infty[\) par: \(g(x) = \ln(x) + 2x - 2\).

  1. On détermine les limites de \(g\) en \(+\infty\) et \(0\).

    \(\left. \begin{array}{@{} r} \displaystyle\lim_{x\to +\infty} \ln (x) = +\infty\\ \displaystyle\lim_{x\to +\infty} 2x -2= +\infty \end{array} \right \rbrace \implies \displaystyle\lim_{x\to +\infty} g(x) = +\infty\)

    \(\left. \begin{array}{@{} r} \displaystyle\lim_{\substack{x\to 0\\ x>0}} \ln (x) = -\infty\\ \displaystyle\lim_{x\to 0} 2x-2 = -2 \end{array} \right \rbrace \implies \displaystyle\lim_{\substack{x\to 0\\ x>0}} g(x) = -\infty\)

  2. La fonction \(g\) est dérivable sur \(]0~;~ +\infty[\), et \(g'(x)=\dfrac{1}{x}+2>0\); donc la fonction \(g\) est strictement croissante sur \(]0~;~ +\infty[\).

  3. On établit le tableau des variations de la fonction \(g\):

    Figure du corrigé de l'exercice B

    D'après ce tableau de variations, on peut dire que l'équation \(g(x) = 0\) admet une unique solution \(\alpha\) sur \(]0~;~ +\infty[\).

  4. \(g(1)=0\) donc \(\alpha=1\).

    On en déduit que \(g(x)<0\) sur \(]0~;~1[\), et que \(g(x) >0\) sur \(]1~;~+\infty[\).

Partie II : étude d'une fonction \(f\)

On considère la fonction \(f\), définie sur \(]0~;~ +\infty[\)par: \(f(x) = \left(2 - \dfrac{1}{x}\right)[\ln (x) - 1]\).

    1. On admet que la fonction \(f\) est dérivable sur \(]0~;~ +\infty[\) et on note \(f'\) sa dérivée.

      Pour tout \(x\) de \(]0~;~ +\infty[\), on a:

      \(f'(x) = \left (\dfrac{1}{x^2}\right )\left (\ln(x)-1\right ) + \left (2-\dfrac{1}{x}\right )\left (\dfrac{1}{x}\right ) = \dfrac{\ln(x)-1 +2x-1}{x^2} = \dfrac{\ln(x)+2x-2}{x^2} =\dfrac{g(x)}{x^2}\)

    2. Sur \(]0~;~ +\infty[\), \(x^2>0\) donc \(f'(x)\) est du signe de \(g(x)\) qui s'annule pour \(x=1\).

      \(f(1) = \left (2-\dfrac{1}{1}\right )\left (\ln(1)-1\right ) = -1\)

      On dresse le tableau de variations de \(f\):

      Figure du corrigé de l'exercice B
  1. \(f(x)=0 \iff \left (2-\dfrac{1}{x}\right )\left ( \ln(x)-1\right )=0 \iff 2-\dfrac{1}{x}=0 \text{ ou } \ln(x)-1=0\\[5pt] \phantom{f(x)=0} \iff 2=\dfrac{1}{x} \text{ ou } \ln(x)=1 \iff x=\dfrac{1}{2} \text{ ou } x=\mathrm{e}\)

    L'équation \(f(x) = 0\) admet donc deux solutions sur \(]0~;~ +\infty[\): \(x=\dfrac{1}{2}\) et \(x=\mathrm{e}\).

    On complète le tableau de variations de \(f\) en intégrant les solutions de l'équation \(f(x)=0\):

    Figure du corrigé de l'exercice B

    On en déduit le tableau de signes de la fonction \(f\) sur \(]0~;~ +\infty[\):

    Figure du corrigé de l'exercice B

Partie III : étude d'une fonction \(F\) admettant pour dérivée la fonction \(f\)

On admet qu'il existe une fonction \(F\) dérivable sur \(]0~;~+\infty[\) dont la dérivée \(F'\) est la fonction \(f\). Ainsi, on a : \(F' = f\). On note \(\mathcal{C}_F\) la courbe représentative de la fonction \(F\) dans un repère orthonormé \(\left(\text{O}~;~\overrightarrow{\imath},~\overrightarrow{\jmath}\right)\).

  1. Par définition \(F'= f\), donc le signe de \(F'(x)\) est celui de \(f(x)\). On en déduit les variations de la fonction \(F\) sur \(]0~;~ +\infty[\):

    Figure du corrigé de l'exercice B
  2. Le coefficient directeur de la tangente en \(x=a\) à la courbe \(\mathcal{C}_F\) représentative de \(F\) est \(F'(a)\) soit \(f(a)\). Pour que \(\mathcal{C}_F\) admette des tangentes parallèles à l'axe des abscisses, il faut trouver des valeurs de \(x\) pour lesquelles \(F'(x)=0\) c'est-à -dire \(f(x)=0\).

    D'après les questions précédentes, on peut dire \(\mathcal{C}_F\) admet deux tangentes parallèles à l'axe des abscisses, en \(x=\frac{1}{2}\) et en \(x=\mathrm{e}\).

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