Annales Bac · Spécialité mathématiques › 2022

2022Bac spé maths · Centres étrangers · Jour 2

Épreuve écrite de spécialité mathématiques, série générale · 12 mai 2022

12 mai 2022Durée : 4 heures20 points4 exercices
Fiche « Démonstration par récurrence »Fiche « Dérivée seconde et convexité »Fiche « Équation cartésienne d'un plan »Fiche « Loi binomiale »Couverture des fiches magiques Terminale spé maths

40 fiches · tout le programme

📒 Les fiches magiques

Exercice 1 (7 pts)

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte.

Une réponse incorrecte, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point. Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.

  1. Soit \(f\) la fonction définie sur \(\mathbb{R}\) par

    \[f(x) =\dfrac{x}{\text{e}^x}\]

    On suppose que \(f\) est dérivable sur \(\mathbb{R}\) et on note \(f'\) sa fonction dérivée.

    a.  \(f'(x) = \text{e}^{-x}\)b.   \(f'(x) = x\text{e}^{-x}\)
    c.  \(f'(x) = (1- x)\text{e}^{-x}\)d.   \(f'(x) = (1+x) \text{e}^{-x}\)
  2. Soit \(f\) une fonction deux fois dérivable sur l'intervalle \([-3~;~1]\). On donne ci-dessous la représentation graphique de sa fonction dérivée seconde \(f''\).

    Figure de l'exercice 1

    On peut alors affirmer que:

    a.  La fonction \(f\) est convexe sur l'intervalle \([-1~;~1]\)b.   La fonction \(f\) est concave sur l'intervalle \([- 2~;~0]\)
    c.  La fonction \(f'\) est décroissante sur l'intervalle \([-2~;~0]\)d.   La fonction \(f'\) admet un maximum en \(x = -1\)
  3. On considère la fonction \(f\) définie sur \(\mathbb{R}\) par:

    \[f(x) = x^3\text{e}^{-x^2}\]

    Si \(F\) est une primitive de \(f\) sur \(\mathbb{R}\),

    1.31.9

    a.  \(F(x) = - \dfrac16\left(x^3 + 1\right)\text{e}^{-x^2}\)b.  \(F(x) = - \dfrac14 x^4\text{e}^{-x^2}\)
    c.  \(F(x)=-\dfrac12\left(x^2 + 1\right)\text{e}^{-x^2}\)d.  \(F(x)= x^2\left(3 - 2x^2\right)\text{e}^{-x^2}\)

    1.31

  4. Que vaut :

    \[\displaystyle\lim_{x \to + \infty} \dfrac{\text{e}^x + 1}{\text{e}^x - 1}\]
    a.   \(-1\)b.   1
    c.   \(+ \infty\)d.   n'existe pas
  5. On considère la fonction \(f\) définie sur \(\mathbb{R}\) par \(f(x) = \text{e}^{2x +1}\).

    La seule primitive \(F\) sur \(\mathbb{R}\) de la fonction \(f\) telle que \(F(0) = 1\) est la fonction :

    a.  \(x \longmapsto 2\text{e}^{2x+1} - 2\text{e} + 1\)b.  \(x \longmapsto 2\text{e}^{2x+1} - \text{e}\)
    c.   \(x \longmapsto \dfrac12\text{e}^{2x+1} - \dfrac12 \text{e} + 1\)d.  \(x \longmapsto \text{e}^{x^2 + x}\)
  6. Dans un repère, on a tracé ci-contre la courbe représentative d'une fonction \(f\) définie et deux fois dérivable sur \([- 2 ~;~4]\)

    Figure de l'exercice 1

    Parmi les courbes suivantes, laquelle représente la fonction \(f''\), dérivée seconde de \(f\) ?

    a.  
    Figure de l'exercice 1
    b.  
    Figure de l'exercice 1
    c.  
    Figure de l'exercice 1
    d.  
    Figure de l'exercice 1
Voir le corrigé de l'exercice 1
  1. Soit \(f\) la fonction continue et dérivable sur \(\mathbb{R}\), définie par \(x \longmapsto \dfrac{x}{\text{e}^x}\).

    En utilisant la formule de la dérivée d'un quotient, on peut écrire :

    \(\forall x \in \mathbb{R}\), \(f'(x)=\dfrac{1\times \mathrm{e}^{x}-x\times \mathrm{e}^x}{\left(\mathrm{e}^x\right)^2}=\dfrac{(1-x)\mathrm{e}^x}{\mathrm{e}^{2x}}=\dfrac{1-x}{\mathrm{e}^x}=(1-x)\mathrm{e}^{-x}\). Réponse c

  2. La courbe représentative donnée est celle de \(f''\). Avec la précision permise par ce graphique, on peut affirmer que \(f''\) est positive sur \([-3~;~-1]\), négative sur \([-1~;~1]\) et s'annule pour \(x= - 1\).

    Cela signifie donc que \(f'\) est croissante sur \([-3~;~-1]\) puis décroissante sur \([-1~;~1]\). Donc la fonction \(f'\) admet un maximum en \(x = -1\). Réponse d

  3. Les fonctions \(F\) proposées sont continues et dérivables sur \(\mathbb{R}\). Dérivons chacune d'entre-elles. \(\forall x \in \mathbb{R}\),

    1. \(F'(x)= -\dfrac{1}{6}\left(3x^2\mathrm{e}^{-x^2}+(x^3+1)\times -2x\mathrm{e}^{-x^2}\right) =-\dfrac{1}{6}\mathrm{e}^{-x^2}(3x^2- 2x^4-2x)\\=-\dfrac{1}{6}\mathrm{e}^{-x^2}(-2x^3+3x^2-2x)\).

    2. \(F'(x)=-\dfrac{1}{4}\left(4x^3 \times \mathrm{e}^{-x^2} + x^4\times (- 2x\mathrm{e}^{-x^2})\right) =-\dfrac{1}{4}\mathrm{e}^{-x^2}\left(4x^3- 2x^5\right)\).

    3. \(F'(x) =- \dfrac{1}{2}\left(2x\times \mathrm{e}^{-x^2} + (x^2 + 1)\times -2x\mathrm{e}^{-x^2}\right)= -\dfrac{1}{2}\mathrm{e}^{-x^2}(2x - 2x^3 - 2x)= -\dfrac{1}{2}\times \left(- 2x^3\mathrm{e}^{-x^2}\right) = x^3\mathrm{e}^{-x^2} = f(x)\).

    4. \(F'(x) = (6x - 8x^3)\times \mathrm{e}^{-x^2} + (3x^2 - 2x^4)\times - 2x\mathrm{e}^{-x^2}= (4x^5 - 14x^3 + 6x)\mathrm{e}^{-x^2}\)

    Réponse c

  4. \(\forall x \in \mathbb{R}\), \(f(x)=\dfrac{\mathrm{e}^x\left(1+\dfrac{1}{\mathrm{e}^x}\right)}{\mathrm{e}^x\left(1-\dfrac{1}{\mathrm{e}^x}\right)}=\dfrac{1+\mathrm{e}^{-x}}{1-\mathrm{e}^{-x}}\). Or \(\displaystyle\lim\limits_{x \rightarrow +\infty} \mathrm{e}^{-x}=0\) donc \(\displaystyle\lim\limits_{x \rightarrow +\infty} f(x)=1\). Réponse b

  5. La fonction \(f\) est continue sur \(\mathbb{R}\), donc elle admet des primitives notées \(F\). De plus \(f(x)\) est de la forme \(u'(x)\mathrm{e}^{u(x)}\) avec \(u(x)=2x+1\). En remarquant que \(f(x)=\dfrac{1}{2} \times 2\mathrm{e}^{2x+1}\), on peut alors écrire que pour tout réel \(x\), \(F(x)=\dfrac{1}{2}\mathrm{e}^{2x+1}+k\) avec \(k\in \mathbb{R}\). Sachant que \(F(0) = 1\) alors

    \(\dfrac{1}{2}\mathrm{e}^1+k=1 \iff k=1-\dfrac{1}{2}\mathrm{e}\). Donc \(\forall x \in \mathbb{R}\), \(F(x)=\dfrac{1}{2}\mathrm{e}^{2x+1}+1-\dfrac{1}{2}\mathrm{e}\). Réponse c

  6. Avec la précision permise par le graphique, on peut affirmer que la fonction \(f\) est concave sur \([-2~;~1]\), convexe sur \([1~;~4]\) et \(f''(1)=0\) (point d'inflexion). \(f''\)est donc négative sur \([-2~;~1]\), positive sur \([1~;~4]\) s'annulant en 1. Réponse a

Exercice 2 (7 pts)

Soit \(f\) la fonction définie sur l'intervalle \(]0~;~ +\infty[\) par

\[f(x) = x\ln (x) + 1\]

On note \(\mathcal{C}_f\) sa courbe représentative dans un repère du plan.

  1. Déterminer la limite de la fonction \(f\) en \(0\) ainsi que sa limite en \(+\infty\).

    1. On admet que \(f\) est dérivable sur \(]0~;~+\infty[\) et on notera \(f'\) sa fonction dérivée.

      Montrer que pour tout réel \(x\) strictement positif :

      \[f'(x) = 1 + \ln (x).\]
    2. En déduire le tableau de variation de la fonction \(f\) sur \(]0~;~ +\infty[\). On y fera figurer la valeur exacte de l'extremum de \(f\) sur \(]0~;~ +\infty[\) et les limites.

    3. Justifier que pour tout \(x \in ]0~;~1[,\:f(x) \in ]0~;~1[\).

    1. Déterminer une équation de la tangente \((T)\) à la courbe \(\mathcal{C}_f\) au point d'abscisse 1.

    2. Étudier la convexité de la fonction \(f\) sur \(]0~;~+\infty[\).

    3. En déduire que pour tout réel \(x\) strictement positif:

      \[f(x) \geqslant x\]
  2. On définit la suite \(\left(u_n\right)\) par son premier terme \(u_0\) élément de l'intervalle ]0 ; 1[ et pour tout entier naturel \(n\) :

    \[u_{n+1} = f\left(u_n\right)\]
    1. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel \(n\), on a : \(0 < u_n < 1\).

    2. Déduire de la question 3. c. la croissance de la suite \(\left(u_n\right)\).

    3. En déduire que la suite \(\left(u_n\right)\) est convergente.

Voir le corrigé de l'exercice 2
  1. \(\bullet~~\)On sait que \(\displaystyle\lim_{x \to 0} x \ln x = 0\), donc \(\displaystyle\lim_{x \to 0} f(x) = 1\).

    \(\bullet~~\)Comme \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} x = + \infty\) et \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} \ln x = + \infty\), on a par produit de limites \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} x \ln x = + \infty\) et enfin \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = + \infty\).

    1. La fonction \(f\) est continue et dérivable sur \(]0~;~+\infty[\). En utilisant le formule de la dérivée d'un produit, \(\forall x \in ]0~;~+\infty[\), \(f'(x)=1\times \ln(x)+x\times \dfrac{1}{x}=\ln(x)+1\)

    2. \(f'(x)\geqslant 0 \iff \ln(x)+1 \geqslant 0 \iff \ln(x) \geqslant -1 \iff x\geqslant \mathrm{e}^{-1}\).

      Dans le tableau : \(f\left(\mathrm{e}^{-1}\right)= \mathrm{e}^{-1} \ln(\mathrm{e}^{-1})+1=-\mathrm{e}^{-1}+1=1-\mathrm{e}^{-1}>0\)

      Figure du corrigé de l'exercice 2
    3. \(f(1)=1\). D'après les variations de la fonction \(f\),

      • \(\forall x \in ]0~;~\mathrm{e}^{-1}]\), \(f(x)\in [1-\mathrm{e}^{-1}~;~1[\) ;

      • \(\forall x \in [\mathrm{e}^{-1}~;~1]\), \(f(x) \in [1-\mathrm{e}^{-1}~;~1]\).

      Donc \(\forall x \in ]0~;~1]\), \(f(x)\in \left[1-\mathrm{e}^{-1}~;~1\right]\). Or \(1 - \mathrm{e}^{-1} > 0\) donc \(f(x)\in ]~0~;~1]\) pour tout réel \(x\) dans \(]0~;~1]\).

    1. L'équation de la tangente \((T)\) à \(\mathcal{C}_f\) au point d'abscisse 1 a pour équation :

      \(y=f'(1)(x-1)+f(1)\)

      Avec \(f'(1)=1\) et \(f(1)=1\), on en déduit l'équation de \((T)~:~y=x-1+1=x\), soit

      \(M(x~;~y) \in (T) \iff y = x\).

    2. Nous savons que \(\forall x \in ]0~;~+\infty[\), \(f'(x)=\ln(x)+1\).

      La fonction \(f'\) est continue et dérivable sur \(]0~;~+\infty[\), et \(f''(x)=\dfrac{1}{x}>0\), donc \(f\) est convexe sur \(]0~;~+\infty[\).

    3. La courbe représentative d'une fonction convexe est au-dessus de toutes ses tangentes. En particulier \(\mathcal{C}_f\) est au-dessus de \((T)\). Donc \(\forall x \in ]0~;~+\infty[\), \(f(x)\geqslant x\).

  2. Soit \(\left(u_n\right)\) la suite définie par \(u_0 \in ]0~;~1]\) et \(u_{n+1}=f(u_n)\).

    1. Montrons par récurrence que \(0 < u_n <1\) pour tout entier naturel \(n\).

      Initialisation : on a \(u_0 \in ]0~;~1[\), soit \(0 < u_0 < 1\) : l'encadrement est vrai au rang \(0\) ;

      Hérédité : soit \(n \in \mathbb{N}\) et supposons que \(0 < u_n < 1\).

      On a vu à la question 2. b. que si \(0 < x < 1\), alors \(0 < f(x) < 1\).

      Donc si \(0 < u_n < 1\), alors \(0 < f\left(u_n\right) < 1\), soit \(0 < u_{n+1} < 1\).

      Conclusion : l'encadrement est vrai au rang 0 et s'il est vrai au rang \(n \in \mathbb{N}\), il l'est aussi au rang \(n + 1\) : d'après le principe de récurrence pour tout entier naturel \(n\), on a : \(0 < u_n < 1\).

    2. D'après la question 3.c, pour tout réel \(x\) positif, \(f(x)>x\).

      De plus pour tout entier naturel \(n\), \(u_n>0\)

      Donc, \(\forall n \in \mathbb{N}\), \(f(u_n)>u_n\) donc \(u_{n+1} > u_n\). La suite \(\left(u_n\right)\) est donc croissante.

    3. La suite \(\left(u_n\right)\) est croissante et majorée par 1. Donc d'après le théorème de convergence monotone, la suite \(\left(u_n\right)\) converge vers une limite finie notée \(l\).

Exercice 3 (7 pts)

L'espace est muni d'un repère orthonormé \(\left(\text{O}~;~\overrightarrow{\imath},~\overrightarrow{\jmath},~\overrightarrow{k}\right)\).

On considère les points

\[\text{A}(3~;~-2~;~2),\quad \text{B}(6~;~1~;~5),\quad \text{C}(6~;~-2~;~-1)\quad \text{et D}(0~;~4~;~-1).\]

On rappelle que le volume d'un tétraèdre est donné par la formule :

\[V = \dfrac13 \mathcal{A} \times h\]

où \(\mathcal{A}\) est l'aire de la base et \(h\) la hauteur correspondante.

  1. Démontrer que les points A, B, C et D ne sont pas coplanaires.

    1. Montrer que le triangle ABC est rectangle.

    2. Montrer que la droite (AD) est perpendiculaire au plan (ABC).

    3. En déduire le volume du tétraèdre ABCD.

  2. On considère le point H(5 ; 0 ; 1).

    1. Montrer qu'il existe des réels \(\alpha\) et \(\beta\) tels que \(\overrightarrow{\text{BH}} = \alpha \overrightarrow{\text{BC}} + \beta \overrightarrow{\text{BD}}\).

    2. Démontrer que H est le projeté orthogonal du point A sur le plan (BCD).

    3. En déduire la distance du point A au plan (BCD).

  3. Déduire des questions précédentes l'aire du triangle BCD.

Voir le corrigé de l'exercice 3
  1. Déterminons les coordonnées des vecteurs \(\overrightarrow{AB}\), \(\overrightarrow{AC}\) et \(\overrightarrow{AD}\). Avec \(A(3~;~-2~;~2)\), \(B(6~;~1~;~5)\), \(C(6~;~-2~;~-1)\) et \(D(0~;~4~;~-1)\), on obtient :

    \(\overrightarrow{AB}\, \begin{pmatrix} 3\\ 3\\ 3 \end{pmatrix}\)   \(\overrightarrow{AC}\, \begin{pmatrix} 3\\ 0\\ -3 \end{pmatrix}\)   \(\overrightarrow{AD}\, \begin{pmatrix} -3\\ 6\\ -3 \end{pmatrix}\).

    Pour que les points \(A\), \(B\), \(C\) et \(D\) soient coplanaires, il faut que (par exemple) le vecteur \(\overrightarrow{AD}\) soit une combinaison linéaires des vecteurs \(\overrightarrow{AB}\) et \(\overrightarrow{AC}\). Existe-t-il un couple de réels \((a~;~b)\) tel que \(\overrightarrow{AD}=a\overrightarrow{AB}+b\overrightarrow{AB}\) ? Cette égalité vectorielle se traduit par le système suivant :

    \(\left\{\begin{array}{l c l} 3a+3b&=&-3\\3a &=& 6\\3a-3b&=&-3 \end{array}\right. \iff \left\{\begin{array}{l c l} a+b&=&-1\\a &=& 2\\a-b&=&-1 \end{array}\right.\iff \left\{\begin{array}{l c l} b&=&-3\\a &=& 2\\-b&=&-3 \end{array}\right. \iff \left\{\begin{array}{l c l} b&=&-3\\a &=& 2\\b&=&3 \end{array}\right.\)

    C'est impossible. Donc le vecteur \(\overrightarrow{AD}\) ne peut être écrit comme une combinaison linéaire des vecteurs \(\overrightarrow{AB}\) et \(\overrightarrow{AC}\). Donc les points \(A\), \(B\), \(C\) et \(D\) ne sont pas coplanaires.

  2. Calculons \(\overrightarrow{AB}.\overrightarrow{AC}\) : \(\overrightarrow{AB}.\overrightarrow{AC}=3\times3+3\times 0+ 3\times (-3) = 9 - 9 = 0\). Donc \(\overrightarrow{AB}\perp \overrightarrow{AC}\).

    Le triangle \(ABC\) est rectangle est rectangle en \(A\).

  3. Calculons \(\overrightarrow{AD}.\overrightarrow{AB}\) et \(\overrightarrow{AD}.\overrightarrow{AC}\) :

    \(\overrightarrow{AD} \cdot \overrightarrow{AB}= (-3)\times 3+6\times 3 + (-3)\times 3 = - 9+18-9=0\)

    \(\overrightarrow{AD} \cdot \overrightarrow{AC}= (-3)\times 3+6\times 0 + (-3)\times (-3)=-9+9=0\)

    Donc le vecteur \(\overrightarrow{AD}\) est orthogonal aux vecteurs \(\overrightarrow{AB}\) et \(\overrightarrow{AC}\), donc il est aussi orthogonal à toute combinaison linéaire des vecteurs \(\overrightarrow{AB}\) et \(\overrightarrow{AC}\), donc orthogonal à tout vecteur du plan \((ABC)\).

  4. Les questions précédentes permettent d'affirmer que le point \(A\) est le projeté orthogonal du point \(D\) sur le plan \((ABC)\). Donc \(\mathcal{V}_{ABCD} = \dfrac13 \mathcal{A}_{ABC} \times AD\).

    \(\lVert\overrightarrow{AD}\rVert=\sqrt{(-3)^2+6^2+(-3)^2}=\sqrt{54}=3\sqrt{6}\)

    \(\lVert\overrightarrow{AB}\rVert=\sqrt{3^2+3^2+3^2}=\sqrt{27}=3\sqrt{3}\)

    \(\lVert\overrightarrow{AC}\rVert=\sqrt{(-3)^2+0^2+(-3)^2}=\sqrt{18}=3\sqrt{2}\)

    Donc \(\mathcal{A}_{ABC}=\dfrac{1}{2}\times AB\times AC=\dfrac{1}{2} \times 3\sqrt{3} \times 3\sqrt{2}=\dfrac{9\sqrt{6}}{2}\)

    Donc \(\mathcal{V}_{ABCD}=\dfrac13 \times \dfrac{9\sqrt{6}}{2} \times 3\sqrt{6}= 27\) unités de volume.

  5. Soit \(H(5~;~0~;~1)\).

    1. Les coordonnées des vecteurs \(\overrightarrow{BH}\), \(\overrightarrow{BC}\) et \(\overrightarrow{BD}\) sont :

      \(\overrightarrow{BH}\, \begin{pmatrix} -1\\ -1\\ -4 \end{pmatrix}\)   \(\overrightarrow{BC}\, \begin{pmatrix} 0\\ - 3\\ - 6 \end{pmatrix}\)   \(\overrightarrow{BD}\, \begin{pmatrix} - 6\\ 3\\ - 6 \end{pmatrix}\).

      Existe-t-il un couple de réels \((\alpha~;~\beta)\) tel que \(\overrightarrow{BH}=\alpha\overrightarrow{BC}+\beta\overrightarrow{BD}\) ? Cette égalité vectorielle permet d'écrire le système suivant :

      \(\left\{\begin{array}{l c l} -6\beta&=&-1\\-3\alpha+3\beta &=& -1\\-6\alpha-6\beta&=&-4 \end{array}\right. \iff \left\{\begin{array}{l c l} \beta&=&\dfrac16\\-3\alpha &=& -1-\dfrac36\\-6\alpha&=&-4+1 \end{array}\right. \iff \left\{\begin{array}{l c l} \beta&=&\dfrac16\\-3\alpha &=& -\dfrac32\\6\alpha&=&3 \end{array}\right.\)

      \(\iff \left\{\begin{array}{l c l} \beta&=&\dfrac16\\\alpha &=& \dfrac12\end{array}\right.\).   Donc \(\overrightarrow{BH}=\dfrac12 \overrightarrow{BC}+\dfrac16 \overrightarrow{BD}\).

    2. D'après la question précédente, le vecteur \(\overrightarrow{BH}\) peut s'écrire comme une combinaison linéaire de deux vecteurs non-colinéaires dur plan \((BCD)\). On peut donc affirmer que le point \(H\) appartient au plan \((BCD)\). Montrons maintenant que le vecteur \(\overrightarrow{AH}\) est normal au plan \((BCD)\), c'est-a-dire que le vecteur \(\overrightarrow{AH}\) est orthogonal à une base du plan \((BCD)\), c'est-a-dire orthogonal aux vecteurs \(\overrightarrow{BC}\) et \(\overrightarrow{BD}\).

      On a : \(\overrightarrow{AH}\, \begin{pmatrix} 2\\ 2\\ -1 \end{pmatrix}\)   \(\overrightarrow{BC}\, \begin{pmatrix} 0\\ -3\\ 6 \end{pmatrix}\)   \(\overrightarrow{BD}\, \begin{pmatrix} -6\\ 3\\ -6 \end{pmatrix}\).

      \(\overrightarrow{AH}.\overrightarrow{BC}= 2\times 0+2\times (-3)+(-1)\times (-6)=-6+6=0\)

      \(\overrightarrow{AH}.\overrightarrow{DB}= 2\times (-6)+2\times 3+(-1)\times (-6)=-12+6+6=0\)

      Donc \(\overrightarrow{AH}\) est orthogonal aux vecteurs \(\overrightarrow{BC}\) et \(\overrightarrow{BD}\), donc à toute combinaison linéaire de ces deux vecteurs, donc à tout vecteur du plan \((BCD)\). Donc \(H\) est le projeté orthogonal de \(A\) sur le plan \((BCD)\).

    3. La distance du point \(A\) au plan \((BCD)\) est égale à \(\lVert\overrightarrow{AH}\rVert\) :

      \(\lVert\overrightarrow{AH}\rVert=\sqrt{2^2+2^2+(-1)^2}=\sqrt{9}=3\) unités de longueur.

  6. \(\mathcal{V}_{ABCD}=\dfrac{1}{3}\times \mathcal{A}_{BCD}\times AH\) d'où \(\mathcal{A}_{BCD}=\dfrac{3\times \mathcal{V}_{ABCD}}{AH}\).

    Donc \(\mathcal{A}_{AHC}=\dfrac{3\times 27}{3}=27\) unités d'aire.

Exercice 4 (7 pts)

Une urne contient des jetons blancs et noirs tous indiscernables au toucher.

Une partie consiste à prélever au hasard successivement et avec remise deux jetons de cette urne.

On établit la règle de jeu suivante:

  • un joueur perd 9 euros si les deux jetons tirés sont de couleur blanche ;

  • un joueur perd 1 euro si les deux jetons tirés sont de couleur noire ;

  • un joueur gagne 5 euros si les deux jetons tirés sont de couleurs différentes.

  1. On considère que l'urne contient 2 jetons noirs et 3 jetons blancs.

    1. Modéliser la situation à l'aide d'un arbre pondéré.

    2. Calculer la probabilité de perdre \(9\) € sur une partie.

  2. On considère maintenant que l'urne contient 3 jetons blancs et au moins deux jetons noirs mais on ne connait pas le nombre exact de jetons noirs. On appellera \(N\) le nombre de jetons noirs.

    1. Soit \(X\) la variable aléatoire donnant le gain du jeu pour une partie.

      Déterminer la loi de probabilité de cette variable aléatoire.

    2. Résoudre l'inéquation pour \(x\) réel:

      \[-x^2 + 30x - 81 > 0\]
    3. En utilisant le résultat de la question précédente, déterminer le nombre de jetons noirs que l'urne doit contenir afin que ce jeu soit favorable au joueur.

    4. Combien de jetons noirs le joueur doit-il demander afin d'obtenir un gain moyen maximal ?

  3. On observe \(10\) joueurs qui tentent leur chance en effectuant une partie de ce jeu, indépendamment les uns des autres. On suppose que 7 jetons noirs ont été placés dans l'urne (avec 3 jetons blancs).

    Quelle est la probabilité d'avoir au moins \(1\) joueur gagnant \(5\) euros?

Voir le corrigé de l'exercice 4
  1. On note par

    • \(B\) l'évènement : « on tire un jeton de couleur blanche » ;

    • \(N\) l'évènement : « on tire un jeton de couleur noire ».

    Ainsi, \(p(B)=\dfrac35\) et \(p(N)=\dfrac25\)

    1. L'arbre complété :

      Figure du corrigé de l'exercice 4
    2. Pour perdre 9 euros, il faut avoir tiré deux jetons blancs.

      Sachant qu'il s'agit de deux tirages successifs avec remise, et en notant \(X\) la variable aléatoire donnant le gain du joueur, on a : \(p(X = - 9) = \left(\dfrac35\right)^2=\dfrac{9}{25}\)

    1. On considère à présent qu'il y a \(3\) jetons blancs et \(N\) jetons noirs, pour un total de \(N+3\) jetons. On effectue toujours deux tirages avec remise d'un jeton. On note par \(X\) la variable aléatoire donnant le gain du joueur. Donc \(X\in\lbrace-9~;~-1~;~5\rbrace\)

      • Pour perdre 9 euros, il faut tirer deux jetons blancs : \(P(X=-9)=\left(\dfrac{3}{N+3}\right)^2=\dfrac{9}{(N + 3)^2}\)

      • Pour perdre un euro il faut tirer deux jetons noirs : \(P(X=-1)=\left(\dfrac{N}{N+3}\right)^2=\dfrac{N^2}{(N + 3)^2}\)

      • pour gagner cinq euros, il faut tirer un jeton de chaque couleur (B + N ou N + B) :
        \(P(X=5)=2\times \dfrac{3}{N + 3} \times \dfrac{N}{N + 3}=\dfrac{6N}{(N + 3)^2}\)

      La loi de probabilités est donc :

      \(X=x_i\)\(- 9\)\(-1\)5
      \(P(X=x_i)\)\(\dfrac{9}{(N+3)^2}\)\(\dfrac{N^2}{(N+3)^2}\)\(\dfrac{6N}{(N+3)^2}\)
    2. \(-x^2 + 30x - 81 > 0 \iff x^2-30x+81<0\). Les racines du trinôme \(x^2-30x+81\) sont \(x=3\) et \(x=27\). Donc en utilisant les signes du trinôme du second degré, \(-x^2+30x-81>0 \iff x\in ]3~;~27[\).

    3. Calculons l'espérance de cette loi de probabilité :

      \(E(X)=(-9)\times \dfrac{9}{(N+3)^2} + (-1)\times \dfrac{N^2}{(N+3)^2}+5 \times \dfrac{6N}{(N+3)^2}=\dfrac{-N^2+30N-81}{(N+3)^2}\).

      Le jeu est favorable au joueur si et seulement si \(E(X)>0\).

      \(E(X)>0 \iff -N^2+30N-81>0 \iff N\in ]3~;~27[\) donc \(4\leqslant N \leqslant 26\) (\(N \in [\![4~;~26 ]\!]\)) : il faut donc entre 4 et 26 jetons noirs (4 et 26 compris) pour que le jeu soit favorable au joueur.

    4. Le gain moyen (ou l'espérance) est maximal lorsque la fonction \(f~:~N\mapsto \dfrac{-N^2 + 30N - 81}{(N + 3)^2}\) est maximale, c'est-a-dire lorsque \(f'(N) = 0\).

      La fonction \(f\) est continue et dérivable sur \([0~;~+\infty[\). Pour \(N\in [0~;~+\infty[\) :

      \(f'(N)=\dfrac{(-2N + 30)\times (N + 3)^2-2(N + 3)\times (-N^2 + 30N - 81)}{\left((N+3)^2\right)^2}=\)

      \(\dfrac{(-2N + 30)(N + 3)-2(-N^2 + 30N - 81)}{(N+3)^3} =\dfrac{-2N^2 - 6N + 30N + 90 + 2N^2 - 60N + 162}{(N + 3)^3}=\)

      \(\dfrac{-36N + 252}{(N + 3)^3}=\dfrac{-36(N - 7)}{(N + 3)^3}\)

      \(f'(N)=0 \iff N = 7\).

      Le gain moyen du joueur est maximal lorsque dans l'urne il y a 7 jetons noirs et 3 jetons blancs.

  2. Dans l'urne il y a 7 jetons noirs (\(N=7\)) et 3 jetons blancs, pour un total de 10 jetons. La probabilité de gagner 5 euros est égale à \(p=\dfrac{6\times7}{10^2}=\dfrac{21}{50}=0{,}42\).

    On répète ce jeu pour 10 personnes. On note par \(Y\) la variable aléatoire donnant le nombre de personnes gagnant 5 euros. Ainsi \(Y \in [\![0~;~10 ]\!]\). \(Y\) suit une loi binomiale (expérience de Bernoulli n'ayant que deux issues et se répétant indépendamment et à l'identique \(n\) fois) de paramètres \(n=10\) et \(p=\dfrac{21}{50}\) : \(Y \sim \mathcal{B}\left(10~;~\dfrac{21}{50}\right)\)

    \(P(Y\geqslant0)=1-P(Y<1)=1-P(Y=0)=1-\left(\dfrac{29}{50}\right)^{10}\approx 0{,}996\)

    Donc la probabilité d'avoir au moins un gagnant à 5 euros est d'environ 0,996. C'est donc un évènement (presque) certain.

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