Annales Bac · Spécialité mathématiques › 2023
2023Bac spé maths · Amérique du Sud · Jour 1
Épreuve écrite de spécialité mathématiques, série générale · 26 septembre 2023
Exercice 1 (5 pts)
Partie A
On considère la fonction \(f\) définie sur l'ensemble \(]0~;~+ \infty[\) par
\[f(x) = 1 + x^2 - 2x^2\ln (x).\]On admet que \(f\) est dérivable sur l'intervalle et on note \(f'\) sa fonction dérivée
Justifier que \(\displaystyle\lim_{x \to 0} f(x) = 1\) et, en remarquant que \(f(x) = 1 + x^2[1 - 2\ln (x)]\), justifier que \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = - \infty\).
Montrer que pour tout réel \(x\) de l'intervalle \(]0~;~+ \infty[\), \(f'(x) = - 4x\ln (x)\).
Étudier le signe de \(f'(x)\) sur l'intervalle \(]0~;~+ \infty[\), puis dresser le tableau de variations de la fonction sur l'intervalle \(]0~;~+ \infty[\).
Démontrer que l'équation \(f(x) = 0\) admet une unique solution \(\alpha\) dans l'intervalle \([1~;~+ \infty[\) et que \(\alpha \in [1~;~\text{e}]\).
On admet dans la suite de l'exercice, que l'équation \(f(x) = 0\) n'admet pas de solution sur l'intervalle ]0 ; 1].
On donne la fonction ci-dessous écrit en Python. L'instruction from lycee import * permet d'accéder à la fonction ln.
from lycee import * def f(x) : return 1 + x**2 - 2*x**2*ln(x) def dichotomie(p) a=1 b=2.7 while b - a > 10**(-p) : if f(a)*f((a+b)/2) < 0 : b = (a+b)/2 else : a = (a+b)/2 return (a,b)Il écrit dans la console d'exécution :
\(>>>\) dichotomie(1)
Parmi les quatre propositions ci-dessous, recopier celle affichée par l'instruction précédente ? Justifier votre réponse (on pourra procéder par élimination).
Proposition A : (1.75, 1.9031250000000002) Proposition B : (1.85, 1.9031250000000002) Proposition C : (2.75, 2.9031250000000002) Proposition D : (2.85, 2.9031250000000002)
Partie B
On considère la fonction \(g\) définie sur l'intervalle \(]0~;~+ \infty[\), par
\[g(x) = \dfrac{\ln (x)}{1 + x^2}.\]On admet que \(g\) est dérivable sur l'intervalle \(]0~;~+ \infty[\) et on note \(g'\) sa fonction dérivée.
On note \(\mathcal{C}_g\) la courbe représentative de la fonction \(g\) dans le plan rapporté à un repère \(\left(\text{O}~;~\overrightarrow{\imath},~\overrightarrow{\jmath}\right)\).
Démontrer que pour tout réel \(x\) de l'intervalle \(]0~;~+ \infty[\), \(g'(x) = \dfrac{f(x)}{x\left(1 + x^2\right)^2}\).
Démontrer que la fonction \(g\) admet un maximum en \(x = \alpha\)
On admet que \(g(\alpha) = \dfrac{1}{2\alpha^2}\).
On note \(T_1\) la tangente à \(\mathcal{C}_g\) au point d'abscisse 1 et on note \(T_{\alpha}\) la tangente à \(\mathcal{C}_g\) au point d'abscisse \(\alpha\).
Déterminer, en fonction de \(\alpha\), les coordonnées du point d'intersection des droites \(T_1\) et \(T_{\alpha}\).
Voir le corrigé de l'exercice 1
Partie A
\[f(x) = 1 + x^2 - 2x^2\ln (x).\]\(\bullet~~\)Limite en 0 : On sait que \(\displaystyle\lim_{x \to 0} x^2\ln (x) = 0\), que \(\displaystyle\lim_{x \to 0} x = 0\), donc par somme de limites :
\(\displaystyle\lim_{x \to 0} f(x) = 1\).
\(\bullet~~\)Limite en \(+ \infty\) : en écrivant \(f(x) = 1 + x^2(1 - 2\ln (x))\), on a :
\(\displaystyle\lim_{x \to + \infty}x^2 = + \infty, \:\displaystyle\lim_{x \to + \infty} - 2\ln (x) = - \infty\), puis \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty}1 - 2\ln (x) = - \infty\) et enfin par produit de limites :
\(\displaystyle\lim_{x \to + \infty}f(x) = - \infty\).
Attention, piège :Attention : \(x^2 \ln x\) est une forme indéterminée \(0 \times (-\infty)\) en \(0^+\). On utilise la croissance comparée : pour tout \(n>0\), \(\displaystyle\lim_{x\to 0^+} x^n \ln x = 0\).
Pour tout réel de l'intervalle \(]0~;~+ \infty[, \: f'(x) = 2x - 4x\ln (x) - 2x^2 \times \dfrac1x = 2x - 4x\ln (x) - 2x = - 4x\ln (x)\).
Puisque \(x \geqslant 0\), le signe de \(f'(x)\) est l'opposé de celui de \(\ln (x)\).
On sait que \(\ln (x) < 0\) sur \([0~;~1[\), donc \(f'(x) > 0\) sur \([0~;~1[\) et que
\(\ln (x) > 0\) sur \(]1~;~+ \infty[\), donc \(f'(x) < 0\) sur \(]1~;~+ \infty[\).
La fonction \(f\) est donc :
\(\bullet~~\)croissante sur [0 ; 1] de 1 à \(f(1) = 1 + 1 - 2 \times 1 \times 0 = 2\) ;
\(\bullet~~\)décroissante sur \([1~;~+\infty[\) de 2 à moins l'infini.

La fonction \(f\) est continue car dérivable sur l'intervalle \([1~;~+ \infty]\) et décroissante de 2 à moins l'infini : d'après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe un réel unique \(\alpha\), avec \(\alpha \in ]1~;~+ \infty[\) tel que \(f(\alpha) = 0\).
Comme \(f(\mathrm{e}) = 1 + \mathrm{e}^2(1 - 2\ln \mathrm{e}) = 1 + \mathrm{e}^2(1 - 2) = 1 - \mathrm{e}^2 \approx - 6{,}4\).
En appliquant le même théorème, on a donc \(1 < \alpha < \mathrm{e}\).
On admet dans la suite de l'exercice, que l'équation \(f(x) = 0\) n'admet pas de solution sur l'intervalle ]0 ; 1].
Rem. : comme \(0 \notin [1~;~2]\) le même théorème montre qu'il n'existe pas de réel \(\beta \in [0~;~1]\) tel que \(f(\beta) = 0\).
On part de l'intervalle [1 ; 2,7], (avec \(\mathrm{e} \approx 2{,}7\)) dichotomie(1) donne par dichotomie un encadrement de \(\alpha\) par deux réels \(a\) et \(b\) tels que \(b - a \leqslant 10^{-1}\).
Comme \(\alpha \approx 1{,}9\), C et D sont exclus et A ne donne pas un encadrement au dixième : reste la proposition B.
Attention, piège :Attention : \(x^2 \ln x\) est une forme indéterminée \(0 \times (-\infty)\) en \(0^+\). On utilise la croissance comparée : pour tout \(n>0\), \(\displaystyle\lim_{x\to 0^+} x^n \ln x = 0\).
Partie B
On considère la fonction \(g\) définie sur l'intervalle \(]0~;~+ \infty[\), par
\[g(x) = \dfrac{\ln (x)}{1 + x^2}.\]On admet que \(g\) est dérivable sur l'intervalle \(]0~;~+ \infty[\) et on note \(g'\) sa fonction dérivée.
On note \(\mathcal{C}_g\) la courbe représentative de la fonction \(g\) dans le plan rapporté à un repère \(\left(\text{O}~;~\overrightarrow{\imath},~\overrightarrow{\jmath}\right)\).
\(g\) est un quotient de fonctions dérivables sur \(]0~;~+ \infty[\), le dénominateur étant non nul (supérieur ou égal à 1), donc quel que soit \(x \in ]0~;~+ \infty[\) :
\(g'(x) = \dfrac{\dfrac 1x \times \left(1 + x^2\right) - 2x \ln (x)}{\left(1 + x^2\right)^2} = \dfrac{\dfrac{1 + x^2 - 2x^2\ln (x)}{x}}{\left(1 + x^2\right)^2} = \dfrac{1 + x^2 - 2x^2\ln (x)}{x\left(1 + x^2\right)^2} = \dfrac{f(x)}{x\left(1 + x^2\right)^2}\).
Le résultat précédent montre que puisque \(x > 0\) et \(\left(1 + x^2\right)^2 > 0\), le signe de \(g'(x)\) est celui du numérateur donc le signe de \(f(x)\).
Or on a vu (Partie A question 3.) que \(f(x) > 0\) sur \(]0~;~\alpha[\) et \(f(x) < 0\) sur \(]\alpha~;~+ \infty[\).
La fonction \(g\) est donc croissante sur \([0~;~\alpha]\), puis décroissante sur \([\alpha~;~+ \infty[\) avec un maximum \(g(\alpha)\).
Rem. : on sait que \(f(\alpha) = 0 \iff 1 + \alpha^2 - 2\alpha^2 \ln \alpha \iff 2\alpha^2 \ln \alpha = 1 + \alpha^2 \iff\)
\(\ln \alpha = \dfrac{1 + \alpha^2}{2\alpha^2}\).
Donc \(g(\alpha) = \dfrac{f(\alpha)}{1 + \alpha^2} = \dfrac{\dfrac{1 + \alpha^2}{2\alpha^2}}{1 + \alpha^2} = \dfrac{1}{2\alpha^2}\).
On note \(T_1\) la tangente à \(\mathcal{C}_g\) au point d'abscisse 1 et on note \(T_{\alpha}\) la tangente à \(\mathcal{C}_g\) au point d'abscisse \(\alpha\).
\(\bullet~~\)On a \(M(x~;~y) \in T_1 \iff y - g(1) = g'(1)(x - 1) \iff y - 0 = \dfrac12(x - 1) = \dfrac12 x - \dfrac12\) ;
\(\bullet~~\)On a vu que la fonction a un maximum en \(\alpha\) et en ce point le nombre dérivé égal au coefficient directeur de la tangente en ce point (donc \(T_{\alpha}\)) est nul : la tangente est donc horizontale d'équation \(y = g(\alpha)\) ou \(y = \dfrac{1}{2\alpha^2}\).
Donc \(M(x~;~y) \in T_1 \cap T_{\alpha} \iff \dfrac12 x - \dfrac12 = \dfrac{1}{2\alpha^2}\), soit
\(x - 1 = \dfrac{1}{\alpha^2} \iff x = 1 + \dfrac{1}{\alpha^2}\) et \(y = \dfrac{1}{2\alpha^2}\).
Donc \(T_1 \cap T_{\alpha}\left(1 + \dfrac{1}{\alpha^2}~;~\dfrac{1}{2\alpha^2}\right)\).
Exercice 2 (5 pts)
Entre 1998 et 2020, en France 18 221 965 accouchements ont été recensés, parmi lesquels 293 898 ont donné naissance à des jumeaux et 4921 ont donné naissance à au moins trois enfants.
Avec une précision de 0,1 % calculer parmi tous les accouchements recensés, le pourcentage d'accouchements donnant naissance à des jumeaux sur la période 1998-2020.
Vérifier que le pourcentage d'accouchements qui ont donné naissance à au moins trois enfants est inférieur à 0,1 %.
On considère alors que ce pourcentage est négligeable.
On appelle accouchement ordinaire, un accouchement donnant naissance à un seul enfant.
On appelle accouchement double, un accouchement donnant naissance à exactement deux enfants.
On considère dans la suite de l'exercice qu'un accouchement est soit ordinaire, soit double.
La probabilité d'un accouchement ordinaire est égale à \(0{,}984\) et celle d'un accouchement double est alors égale à \(0{,}016\).
Les probabilités calculées dans la suite seront arrondies au millième.
On admet qu'un jour donné dans une maternité, on réalise \(n\) accouchements.
On considère que ces \(n\) accouchements sont indépendants les uns des autres.
On note \(X\) la variable aléatoire qui donne le nombre d'accouchements doubles pratiqués ce jour.
Dans le cas où \(n = 20\), préciser la loi de probabilité suivie par la variable aléatoire \(X\) et calculer la probabilité qu'on réalise exactement un accouchement double.
Par la méthode de votre choix que vous expliciterez, déterminer la plus petite valeur de \(n\) telle que \(P(X \geqslant 1) \geqslant 0{,}99\).
Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
Dans cette maternité, parmi les naissances double, on estime qu'il y a 30 % de jumeaux monozygotes (appelés « vrais jumeaux » qui sont obligatoirement de même sexe : deux garçons ou deux filles) et donc 70 % de jumeaux dizygotes (appelés « faux jumeaux », qui peuvent être de sexes différents: deux garçons, deux filles ou un garçon et une fille).
Dans le cas de naissances doubles, on admet que, comme pour les naissances ordinaires, la probabilité d'être une fille à la naissance est égale à \(0{,}49\) et que celle d'être un garçon à la naissance est égale à \(0{,}51\).
Dans le cas d'une naissance double de jumeaux dizygotes, on admet aussi que le sexe du second nouveau-né des jumeaux est indépendant du sexe du premier nouveau-né.
On choisit au hasard un accouchement double réalisé dans cette maternité et on considère les évènements suivants :
\(M\) : « les jumeaux sont monozygotes » ;
\(F_1\) : « le premier nouveau-né est une fille » ;
\(F_2\) : « le second nouveau-né est une fille ».
On notera \(P(A)\) la probabilité de l'évènement \(A\) et \(\overline{A}\) l'évènement contraire de \(A\).

Recopier puis compléter l'arbre pondéré ci-dessus.
Montrer que la probabilité que les deux nouveaux-nés soient des filles est 0,31507.
Les deux nouveaux-nés sont des jumelles. Calculer la probabilité qu'elles soient monozygotes.
Voir le corrigé de l'exercice 2
On a \(\dfrac{4921}{18\,221\,965} \approx 0{,}0161 \approx 1{,}6\,\%\).
De même \(\dfrac{4921}{18\,221\,965} \approx 0{,}0003< 0{,}001\) soit moins de 0,1 %.
Les 20 accouchements sont des évènements indépendants et la probabilité d'avoir une naissance est égale à 0,016, donc la variable \(X\) suit une loi binomiale
\(\mathcal{B}(20~;~0{,}016)\).
On a \(p(X = 1) = 20 \times 0{,}016 \times 0984^{19} \approx 0{,}2355\) soit 0,236 au millième près.
On a \(p(X \geqslant 1) = 1 - p(X = 0) = 1 - 0{,}984^n \times 0{,}016^0 = 1 - 0{,}984^n\).
Il faut donc résoudre l'inéquation :
\(1 - 0{,}984^n \geqslant 0{,}99 \iff 0{,}01 \geqslant 0{,}984^n \iff\) (par croissance de la fonction logarithme népérien) \(\ln 0{,}01 \geqslant n \ln 0{,}984 \iff n \geqslant \dfrac{\ln 0{,}01}{ \ln 0{,}984}\) soit \(n \geqslant 285{,}5\).
Donc en moyenne, sur 286 accouchements il y a un accouchement double.
Dans cette maternité, parmi les naissances double, on estime qu'il y a 30 % de jumeaux monozygotes (appelés « vrais jumeaux » qui sont obligatoirement de même sexe : deux garçons ou deux filles) et donc 70 % de jumeaux dizygotes (appelés « faux jumeaux », qui peuvent être de sexes différents: deux garçons, deux filles ou un garçon et une fille).
Dans le cas de naissances doubles, on admet que, comme pour les naissances ordinaires, la probabilité d'être une fille à la naissance est égale à \(0{,}49\) et que celle d'être un garçon à la naissance est égale à \(0{,}51\).
Dans le cas d'une naissance double de jumeaux dizygotes, on admet aussi que le sexe du second nouveau–né des jumeaux est indépendant du sexe du premier nouveau-né.
On choisit au hasard un accouchement double réalisé dans cette maternité et on considère les évènements suivants :
\(M\) : « les jumeaux sont monozygotes » ;
\(F_1\) : « le premier nouveau–né est une fille » ;
\(F_2\) : « le second nouveau–né est une fille ».
On notera \(p(A)\) la probabilité de l'évènement \(A\) et \(\overline{A}\) l'évènement contraire de \(A\).

Voir ci-dessus
On a en suivant les première et troisième branche de l'arbre pondéré :
\(p\left(F_1 \cap F_2 \right) = 0{,}3 \times 0{,}49 \times 1 + 0{,}7 \times 0{,}49 \times 0{,}49 = 0{,}147 + 0{,}16807 = 0{,}31507 \approx 0{,}316\).
Sachant que les nouveaux-nés sont des jumelles, la probabilité qu'elles soient monozygotes est la probabilité conditionnelle :
\(p_{F_1 \cap F_2} (M) = \dfrac{p(M \cap (F_1 \cap F_2))}{p(F_1 \cap F_2)} = \dfrac{0,3 \times 0{,}49 \times 1}{0{,}31507} \approx 0{,}4665\) soit 0,467 au millième près.
Exercice 3 (5 pts)
Dans l'espace muni d'un repère orthonormé \(\left(\text{O}~;~\overrightarrow{\imath},~\overrightarrow{\jmath},~\overrightarrow{k}\right)\), on considère les points
A(0 ; 4 ; 16), B\((0~;~4~;~- 10)\), C\((4~;~-8~;~0)\) et K(0 ; 4 ; 3).
On définit la sphère \(S\) de centre K et de rayon 13 comme l'ensemble des points M tels que KM \(= 13\).
Vérifier que le point C appartient à la sphère \(S\)
Montrer que le triangle ABC est rectangle en C.
Montrer que le vecteur \(\overrightarrow{n}\begin{pmatrix}3\\1\\0\end{pmatrix}\) est un vecteur normal au plan (ABC).
Déterminer une équation cartésienne du plan (ABC).
On admet que la sphère \(S\) coupe l'axe des abscisses en deux points, l'un ayant une abscisse positive et l'autre une abscisse négative.
On note D celui qui a une abscisse positive.
Montrer que le point D a pour coordonnées (12 ; 0 ; 0).
Donner une représentation paramétrique de la droite \(\Delta\) passant par D et perpendiculaire au plan (ABC).
Déterminer la distance du point D au plan (ABC).
Calculer une valeur approchée, à l'unité de volume près, du volume du tétraèdre ABCD.
On rappelle la formule du volume V d'un tétraèdre
\[V = \dfrac13 \times \mathcal{B} \times h.\]où \(\mathcal{B}\) est l'aire d'une base et \(h\) la hauteur associée.
Voir le corrigé de l'exercice 3
A(0 ; 4 ; 16), B\((0~;~4~;~- 10)\), C\((4~;~-8~;~0)\) et K(0 ; 4 ; 3).
On a CK\(^2 = (4 - 0)^2 + (- 8 - 4)^2 + (0 - 3)^2 = 16 + 144 + 9 = 169 = 13^2\), donc
CK \(= 13 \iff \text{C} \in S\).
Calculons les coordonnées de \(\overrightarrow{\text{AC}}\begin{pmatrix}4\\-12\\-16\end{pmatrix}, \: \overrightarrow{\text{BC}}\begin{pmatrix}4\\-12\\10\end{pmatrix}\)
D'où le produit scalaire : \(\overrightarrow{\text{AC}} \cdot \overrightarrow{\text{BC}} = 16 + 144 - 160 = 160 - 160 = 0\) : les vecteurs sont orthogonaux, les droites (AC) et (BC) sont perpendiculaires en C, donc le triangle ABC est rectangle en C.
\(\bullet~~\)\(\overrightarrow{n} \cdot \overrightarrow{\text{AC}} = 12 - 12 + 0 = 0\) : \(\overrightarrow{n}\) est orthogonal à \(\overrightarrow{\text{AC}}\) ;
\(\bullet~~\)\(\overrightarrow{n} \cdot \overrightarrow{\text{BC}} = 12 - 12 + 0 = 0\) : \(\overrightarrow{n}\) est orthogonal à \(\overrightarrow{\text{BC}}\).
Les vecteurs \(\overrightarrow{\text{AC}}\) et \(\overrightarrow{\text{BC}}\) ne sont pas colinéaires (leurs coordonnées sont égales mais pas les dernières), donc \(\overrightarrow{n}\) normal deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) est normal à ce plan.
Attention, piège :Pour montrer que \(\overrightarrow{n}\) est normal au plan (ABC), deux produits scalaires nuls ne suffisent pas : il faut aussi vérifier que les deux vecteurs utilisés ne sont pas colinéaires. Ici, \(\overrightarrow{AC}\) et \(\overrightarrow{BC}\) ne le sont pas car leurs troisièmes coordonnées diffèrent.
On sait qu'alors les coordonnées de \(\overrightarrow{n}\) sont les coefficients de \(x\), \(y\) et \(z\) dans l'équation du plan (ABC).
On a donc \(M(x~;~y~;~z) \in (\text{ABC}) \iff 3x + y + d = 0\), avec \(d \in \mathbb{R}\).
Or par exemple :
C\((4~;~-8~;~0) \in (\text{ABC}) \iff 3\times 4 + (- 8) + d = 0 \iff 12 - 8 + d = 0 \iff d = - 4\).
Finalement \(M(x~;~y~;~z) \in (\text{ABC}) \iff 3x + y - 4 = 0\).
Si D appartient à l'axe des abscisses son ordonnée et sa cote sont nuls, donc D a pour coordonnées \((x~;~0~;~;0)\).
De plus KD \(= 13 \Rightarrow \text{KD}^2 = 13^2 = 169 = (x - 0)^2 + (0 - 4)^2 + (0 - 3)^2\iff (x - 0)^2 + 16 + 9 = 169 \iff \iff x^2 = 144 \iff x^2 = 12^2 \iff x ^2 - 12^2 = 0 \iff (x + 12)(x - 12) = 0\left\{\begin{array}{l c l} x - 4 + 12&=&0\\ x - -&=&0 \end{array}\right. \iff \left\{\begin{array}{l c l} x + 12&=&0\\ x - 12&=&0 \end{array}\right. \iff \left\{\begin{array}{l c l} x &=&- 12\\ x &=& 12 \end{array}\right.\)
Conclusion D(12 ; 0 ; 0).
Si la droite \(\Delta\) est perpendiculaire au plan (ABC) un de ses vecteurs directeurs est le vecteur \(\overrightarrow{n}\) normal à ce plan. On a donc :
\(M(x~;~y~;~z) \in \Delta \iff \overrightarrow{\text{D}M} = t\overrightarrow{n}\), avec \(t \in \mathbb{R}\). Cette égalité se traduit par le système :
\(\left\{\begin{array}{l c l} x - 12&=&3t\\ y - 0&=&1t\\ z - 0&=&0t \end{array}\right. \iff \left\{\begin{array}{l c r} x &=&12 + 3t\\ y &=&t\\ z &=&0t \end{array}\right.\).
D appartient à \(\Delta\) perpendiculaire au plan (ABC) ; cherchons les coordonnées du projeté orthogonal de D sur le plan (ABC) : I
I appartient au plan (ABC) et appartient à \(\Delta\), ses coordonnées \((x~;~y~;~z)\) vérifient donc l'équation du plan (ABC) et les équations paramétriques de \(\Delta\) soit le système :
\(\left\{\begin{array}{l c l} x &=&12 + 3t\\ y &=&t\\ z &=&0t\\ 3x + y - 4&=&0 \end{array}\right.\)
En remplaçant dans la dernière équation \(x\) et \(y\) par leurs valeurs en fonction de \(t\) on obtient \(3(12 + 3t) + t - 4 = 0 \iff 36 + 9t + t - 4 = 0 \iff 10t + 32 = 0\)
\(\iff 10t = - 32 \iff t = - \dfrac{32}{10} = - \dfrac{16}{5}\).
En reportant cette valeur dans les deux premières équations de \(\Delta\), on obtient :
\(x = 12 -3 \times \dfrac{16}{5} = \dfrac{60}{5} - \dfrac{48}{5} = \dfrac{12}{5}\) ; \(y = - \dfrac{16}{5}\) et \(z = 0\).
I\(\left(\dfrac{12}{5}~;~- \dfrac{16}{5}~;0\right)\).
On calcule DI\(^2 = \left(\dfrac{12}{5} - 12 \right)^2 + \left(- \dfrac{16}{5} - 0 \right)^2 + 0^2 = \left(-\dfrac{48}{5}\right)^2 + \left(- \dfrac{16}{5}\right)^2 = \dfrac{2304}{25} + \dfrac{256}{25} = \dfrac{2560}{25} = \dfrac{256 \times 10}{25}\).
Finalement DI \(= \sqrt{\dfrac{256 \times 10}{25}} = \dfrac{16 \sqrt{10}}{5}\).
En prenant la base (ABC) rectangle en C : son aire est donc égale à : \(\dfrac{\text{AC} \times \text{BC}}{2}\).
AC\(^2 = 16 + 144 + 256 = 416\) ; AC \(= \sqrt{416}\) ;
BC\(^2 = 16 + 144 + 100 = 260\) ; BC \(= \sqrt{260}\).
Donc \(\mathcal{A}(\text{ABC}) = \dfrac{\sqrt{416} \times \sqrt{260}}{2} = 52\sqrt{10}\)
Donc avec \(h = \dfrac{16 \sqrt{10}}{5}\), on obtient :
\(V = \dfrac13 \times 52\sqrt{10} \times \dfrac{16 \sqrt{10}}{5} = \dfrac{1664}{3} \approx 554{,}7\) soit 555 à l'unité près.
Exercice 4 (5 pts)
Partie A
Le but de la partie A est d'étudier le comportement de la suite \(\left(u_n\right)\) définie par \(u_0 = 0{,}3\) et par la relation de récurrence, pour tout entier naturel \(n\) :
\[u_{n+1} = 2u_n\left(1 - u_n\right).\]Cette relation de récurrence s'écrit \(u_{n+1} = f\left(u_n\right)\), où \(f\) est la fonction définie sur \(\mathbb{R}\) par :
\[f(x) = 2x\left (1 - x\right ).\]Démontrer que la fonction \(f\) est strictement croissante sur l'intervalle \(\left[0~;~\dfrac12\right]\).
On admet que pour tout entier naturel \(n\), \(0 \leqslant u_n \leqslant \dfrac12\).
Calculer \(u_1\) puis effectuer un raisonnement par récurrence pour démontrer que pour tout rentier naturel \(n,\: u_n \leqslant u_{n+1}\).
En déduire que la suite \(\left(u_n\right)\) est convergente.
Justifier que la limite de la suite \(\left(u_n\right)\) est égale à \(\dfrac12\).
Partie B
Le but de cette partie est d'étudier un modèle d'évolution d'une population.
En 2022, cette population compte 3000 individus.
On note \(P_n\) l'effectif en milliers de la population l'année \(2022 + n\). Ainsi \(P_0 = 3\).
Selon un modèle inspiré du modèle de Verhulst, mathématicien belge du XIXe siècle, on considère que, pour tout entier naturel \(n\) :
\(P_{n+1} - P_n = P_n\left(1 - b \times P_n\right)\), où \(b\) est un réel strictement positif.
Le réel \(b\) est un facteur de freinage qui permet de tenir compte du caractère limité des ressources du milieu dans lequel évoluent ces individus.
Dans cette question \(b = 0\).
Justifier que la suite \(\left(P_n\right)\) est une suite géométrique dont on précisera la raison.
Déterminer la limite de \(P_n\).
Dans cette question \(b = 0{,}2\).
Pour tout entier naturel \(n\), on pose \(v_n = 0{,}1 \times P_n\).
Calculer \(v_0\) puis montrer que, pour tout entier naturel \(n\), \(v_{n+1} = 2v_n\left(1 - v_n \right)\).
Dans ce modèle, justifier que la population se stabilisera autour d'une valeur que l'on précisera.
Voir le corrigé de l'exercice 4
Partie A
\[u_{n+1} = 2u_n\left(1 - u_n\right).\]Cette relation de récurrence s'écrit \(u_{n+1} = f\left(u_n\right)\), où \(f\) est la fonction définie sur \(\mathbb{R}\) par :
\[f(x) = 2x(1 - x).\]\(f\) est une fonction polynomiale donc dérivable sur \(\mathbb{R}\) et sur cet intervalle :
\(f(x) = 2x - 2x^2\), d'où \(f'(x) = 2 - 4x = 2(1 - 2x)\).
On a :
\(\bullet~~\)\(f'(x) = 0 \iff 1 - 2x = 0 \iff x = \dfrac12\) ;
\(\bullet~~\)\(f'(x) > 0 \iff 1 - 2x > 0 \iff x < \dfrac12\) ; la dérivée est positive sur \(\left[0~;~\dfrac12\right]\), la fonction \(f\) est donc croissante sur cet intervalle.
\(\bullet~~\)\(f'(x) < 0 \iff 1 - 2x < 0 \iff x > \dfrac12\) ;
On admet que pour tout entier naturel \(n,\:0 \leqslant u_n \leqslant \dfrac12\).
\(\bullet~~\)\(u_1 = 2u_0\left(1 - u_0\right) = 2\times 0{,}3 \times 0{,}7= 0{,}42\).
\(\bullet~~\)Démonstration par récurrence :
Initialisation : on a \(u_0 \leqslant u_1\) car \(0{,}3 \leqslant 0{,}42\).
Hérédité On suppose qu'il existe \(n \in \mathbb{N}\) tel que \(u_n \leqslant u_{n+1}\).
Comme on suppose que \(u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant \dfrac12\) on a par croissance de la fonction \(f\) sur \(\left[0~;~\dfrac12\right], \: \:f\left(u_n\right) \leqslant f\left(u_{n+1}\right) \leqslant f\left(\dfrac12\right)\), soit
\(u_{n+1} \leqslant u_{n+2} \leqslant 2 \times \dfrac12 \times \dfrac12\), ou encore \(u_{n+1} \leqslant u_{n+2} \leqslant \dfrac12\) : l'encadrement est vrai au rang \(n+1\).
La relation est vraie au rang 0 et si elle est vraie au rang \(n \in \mathbb{N}\) elle l'est encore au rang \(n + 1\) : d'après le principe de récurrence on a démontré que :
pour tout rentier naturel \(n,\: u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant \dfrac12\)
Cet encadrement montre que
la suite \(\left(u_n\right)\) est croissante et
la suite \(\left(u_n\right)\) est majorée par \(\dfrac12\).
Conclusion la suite \(\left(u_n\right)\) croissante et majorée converge vers une limite \(\ell \leqslant \dfrac12\).
La fonction \(f\) étant continue on a donc :
\(\displaystyle\lim_{n \to + \infty} f\left(u_n\right) = \displaystyle\lim_{n \to + \infty} 2u_n\left(1 - u_n\right)\), soit
\(\ell = 2\ell(1 - \ell) \iff \ell = 2\ell - 2\ell^2 \iff 2\ell^2 - \ell = 0 \iff \ell\left(2\ell - 1\right) = 0 \iff \left\{\begin{array}{l c l} \ell&=&0\\ 2\ell - 1&=&0 \end{array}\right. \iff \left\{\begin{array}{l c l} \ell&=&0\\ \ell &=&\dfrac12 \end{array}\right.\) La seule solution acceptable est \(\ell = \dfrac12\).
Attention, piège :Après résolution de \(\ell = 2\ell(1-\ell)\), on trouve \(\ell=0\) ou \(\ell=\dfrac12\). Il ne faut pas oublier de justifier l'élimination de \(0\) : ici, la suite \(\left(u_n\right)\) est croissante et \(u_0=0{,}3\), donc sa limite \(\ell\) vérifie \(\ell \geqslant 0{,}3\), ce qui exclut \(\ell=0\).
Partie B
\(P_{n+1} - P_n = P_n\left(1 - b \times P_n\right)\), où \(b\) est un réel strictement positif.
Le réel \(b\) est un facteur de freinage qui permet de tenir compte du caractère limité des ressources du milieu dans lequel évoluent ces individus.
Dans cette question \(b = 0\).
La relation de récurrence s'écrit alors \(P_{n+1} - P_n = P_n\left(1 - 0 \times P_n\right)\), soit
\(P_{n+1} - P_n = P_n \iff P_{n+1} = 2 P_n\), donc \(P_{n+1} = 2 P_n\) : cette égalité montre que la suite \(\left(P_n\right)\) est une suite géométrique de raison \(2\) et de premier terme \(P_0 = 3\).
On sait quel que soit \(n \in \mathbb{N}\), \(P_n = P_0 \times 2^n = 3 \times 2^n\) : la limite de la suite \(\left(P_n\right)\) est plus l'infini (irréaliste)
Dans cette question \(b = 0{,}2\). On a donc \(P_{n+1} - P_n = P_n\left(1 - 0{,}2P_n\right)\)
On a \(v_0 = 0{,}1 \times P_0 = 0{,}1 \times 3 = 0{,}3\).
La relation de récurrence devient :
\(P_{n+1} - P_n = P_n\left(1 - 0{,}2 \times P_n\right) \iff P_{n+1} - P_n = P_n - 0{,}2P_n^2\), d'où
\(P_{n+1} = 2P_n - 0{,}2P_n^2\). (1)
Or \(v_{n+1} = 0{,}1P_{n+1} = 0{,}1\left(2P_n - 0{,}2P_n^2\right) = 0{,}2\left(P_n - 0{,}1P_n^2\right)\).
Comme \(v_n = 0{,}1 \times P_n \iff 10v_n = P_n\), l'égalité ci-dessus devient :
\(v_{n+1} = 0{,}2\left(10v_n - 0{,}1 \times \left(10v_n\right)^2\right)\), soit
\(v_{n+1} = 0{,}2\left(10v_n - 10v_n^2\right) = 2v_n \left(1 - v_n\right)\).
La relation de la question précédente montre que la suite \(\left(v_n \right)\) est la suite \(\left(u_n \right)\) de la Partie A et on a vu que cette suite converge vers \(\dfrac12\).
On a donc \(\displaystyle\lim_{n \to + \infty} v_n = \dfrac12\).
Or \(P_n = 10v_n\), donc \(\displaystyle\lim_{n \to + \infty}P_n = 10 \times \dfrac12 = 5\).
Finalement la population se rapprochera de 5000 individus.
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