Annales Bac · Spécialité mathématiques › 2021

2021Bac spé maths · Métropole · Jour 1

Épreuve écrite de spécialité mathématiques, série générale · 7 juin 2021

7 juin 2021Durée : 4 heures20 points5 exercices
Fiche « Démonstration par récurrence »Fiche « Dérivée seconde et convexité »Fiche « Équation cartésienne d'un plan »Fiche « Loi binomiale »Couverture des fiches magiques Terminale spé maths

40 fiches · tout le programme

📒 Les fiches magiques

Exercice 1 (4 pts)

Commun à tous les candidats

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.
Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
Une réponse exacte rapporte un point. Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.
Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.

Soit \(f\) la fonction définie pour tout nombre réel \(x\) de l'intervalle \(]0~;~ +\infty[\) par :

\[f(x) =\dfrac{\mathrm{e}^{2x}}{x}\]

On donne l'expression de la dérivée seconde \(f''\) de \(f\), définie sur l'intervalle \(]0~;~ +\infty[\) par:

\[f''(x)=\dfrac {2 \mathrm{e}^{2x} (2x^2-2x+1)}{x^3}.\]
  1. La fonction \(f'\), dérivée de \(f\), est définie sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\) par :

    a.   \(f'(x) = 2\mathrm{e}^{2x}\)b.   \(f'(x)=\dfrac{\mathrm{e}^{2x}(x-1)}{x^2}\)
    c.  \(f'(x) = \dfrac{\mathrm{e}^{2x}(2x - 1)}{x^2}\)d.   \(f'(x)=\dfrac{\mathrm{e}^{2x}(1 + 2x)}{x^2}\).
  2. La fonction \(f\) :

    a.   est décroissante sur \(]0~;~+\infty[\)b.   est monotone sur \(]0~;~+\infty[\)
    c.  admet un minimum en \(\dfrac{1}{2}\)d.  admet un maximum en \(\dfrac{1}{2}\).
  3. La fonction \(f\) admet pour limite en \(+ \infty\) :

    a.   \(+\infty\)b.   \(0\)c.  \(1\)d.   \(\mathrm{e}^{2x}\).
  4. La fonction \(f\) :

    a.   est concave sur \(]0~;~+\infty[\)b.   est convexe \(]0~;~+\infty[\)
    c.   est concave sur \(\left]0~;~\frac{1}{2}\right]\)d.   est représentée par une courbe admettant un point d'inflexion.
Voir le corrigé de l'exercice 1

Commun à tous les candidats

Soit \(f\) la fonction définie pour tout \(x\in\mathbb{R}\) de l'intervalle \(]0~;~ +\infty[\) par : \(f(x) =\dfrac{\mathrm{e}^{2x}}{x}\).

On donne \(f''\), définie sur l'intervalle \(]0~;~ +\infty[\) par: \(f''(x)=\dfrac {2 \mathrm{e}^{2x} (2x^2-2x+1)}{x^3}\).

  1. \(f\) est dérivable comme fonction quotient de fonctions dérivables, le dénominateur étant non nul sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\).

    On a: \(f'(x) = \dfrac{2\mathrm{e}^{2x} \times x - 1 \times \mathrm{e}^{2x}}{x^2} = \dfrac{\mathrm{e}^{2x}(2x - 1)}{x^2}\). Réponse c.

  2. Comme sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\),   \(x^2 > 0\) et \(\mathrm{e}^{2x} > 0\), le signe de \(f'(x)\) est celui de \(2x - 1\).

    ★ \(f'(x) = 0 \iff 2x - 1 = 0 \iff x = \dfrac{1}{2}\) ;

    ★ \(f'(x) < 0 \iff 2x - 1 < 0 \iff x < \dfrac{1}{2}\) : la fonction \(f\) est décroissante sur \(\left]0~;~\frac{1}{2}\right[\) ;

    ★ \(f'(x) > 0 \iff 2x - 1 > 0 \iff x > \dfrac{1}{2}\) : la fonction \(f\) est croissante sur \(\left]\frac{1}{2}~;~+ \infty\right[\) ;

    Conclusion : \(f\left(\frac{1}{2}\right)\) est le minimum de la fonction sur \(]0~;~+ \infty[\). Réponse c.

  3. On a: \(f(x) = 2 \times \dfrac{\mathrm{e}^{2x}}{2x}\).

    En posant \(X = 2x\), on a \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} 2x = \displaystyle\lim_{X \to + \infty} X = + \infty\).

    On sait que \(\displaystyle\lim_{X \to + \infty} \dfrac{\mathrm{e}^X}{X} = + \infty\), donc \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = + \infty\). Réponse a.

  4. Sur \(]0~;~+\infty[\),   \(x^3 > 0\) et \(2\mathrm{e}^{2x} > 0\), donc le signe de \(f''(x)\) est celui du trinôme \(2x^2 - 2x + 1\).

    Or \(2x^2 - 2x + 1 = 2\left(x^2 - x + \frac{1}{2}\right) = 2\left[ \left (x - \frac{1}{2}\right)^2 - \frac{1}{4} + \frac{1}{2}\right ] = 2\left(x - \frac{1}{2}\right)^2 + \frac{1}{2}\).

    Donc \(f''(x)\) somme de deux nombres positifs est positive sur \(]0~;~+ \infty\). La fonction est donc convexe sur \(]0~;~+\infty[\). Réponse b.

Exercice 2 (5 pts)

Commun à tous les candidats

Une chaîne de fabrication produit des pièces mécaniques. On estime que 5 % des pièces produites par cette chaîne sont défectueuses.

Un ingénieur a mis au point un test à appliquer aux pièces. Ce test a deux résultats possibles :

« positif » ou bien « négatif ».

On applique ce test à une pièce choisie au hasard dans la production de la chaîne.

On note \(p(E)\) la probabilité d'un évènement \(E\).

On considère les évènements suivants :

  • \(D\) : « la pièce est défectueuse » ;

  • \(T\) : « la pièce présente un test positif » ;

  • \(\overline{D}\) et \(\overline{T}\) désignent respectivement les évènements contraires de \(D\) et \(T\).

Compte tenu des caractéristiques du test, on sait que :

  • La probabilité qu'une pièce présente un test positif sachant qu'elle est défectueuse est égale à \(0{,}98\) ;

  • la probabilité qu'une pièce présente un test négatif sachant qu'elle n'est pas défectueuse est égale à \(0{,}97\).

Les parties I et II peuvent être traitées de façon indépendante.

PARTIE I

  1. Traduire la situation à l'aide d'un arbre pondéré.

    1. Déterminer la probabilité qu'une pièce choisie au hasard dans la production de la chaîne soit défectueuse et présente un test positif.

    2. Démontrer que: \(p(T) = 0.0775\).

  2. On appelle valeur prédictive positive du test la probabilité qu'une pièce soit défectueuse sachant que le test est positif. On considère que pour être efficace, un test doit avoir une valeur prédictive positive supérieure à \(0{,}95\).

    Calculer la valeur prédictive positive de ce test et préciser s'il est efficace.

PARTIE II

On choisit un échantillon de \(20\) pièces dans la production de la chaîne, en assimilant ce choix à un tirage avec remise. On note \(X\) la variable aléatoire qui donne le nombre de pièces défectueuses dans cet échantillon.

On rappelle que: \(p(D) = 0{,}05\).

  1. Justifier que \(X\) suit une loi binomiale et déterminer les paramètres de cette loi.

  2. Calculer la probabilité que cet échantillon contienne au moins une pièce défectueuse.

    On donnera un résultat arrondi au centième.

  3. Calculer l'espérance de la variable aléatoire \(X\) et interpréter le résultat obtenu.

Voir le corrigé de l'exercice 2

Commun à tous les candidats

PARTIE I

  1. On traduit la situation à l'aide d'un arbre pondéré:

    Figure du corrigé de l'exercice 2
    1. On a: \(P(D \cap T) = P(D) \times P_D(T) = 0{,}05 \times 0{,}98 = 0{,}049\).

    2. On a de même : \(P\left(\overline{D} \cap T\right) = P\left(\overline{D}\right) \times P_{\overline{D}}(T) = 0{,}95 \times 0{,}3 = 0{,}0285\).

      D'après la loi des probabilités totales :

      \(P(T) = P(D \cap T) + P\left(\overline{D} \cap T\right) = 0{,}049 + 0{,}0285 = 0{,}0775\).

  2. La valeur prédictive positive du test est égale à :

    \(P_T(D) = \dfrac{P(T \cap D)}{P(T)} = \dfrac{P(D \cap T)}{P(T)} = \dfrac{0,049}{0{,}0775} \approx 0{,}6322\), soit 0,632 au millième près.

    Comme \(0{,}632 < 0{,}95\) on peut en déduire que le test n'est pas efficace.

PARTIE II

  1. Le choix de l'échantillon étant assimilé à un tirage avec remise et avec une probabilité constante de choisir un produit défectueux égale à \(0{,}05\), on peut donc dire que la variable aléatoire \(X\) suit une loi binomiale de paramètres \(n = 20\) et \(p = 0{,}05\).

  2. On a: \(p(X = 0) = 0{,}05^0 \times 0{,}95^{20}\).

    Donc la probabilité cherchée est \(p(X \geqslant 1) = 1 -p(X =0) = 1 - 0{,}95^{20} \approx 0{,}642\), soit 0,64 au centième près.

  3. On a: \(E = n \times p = 20 \times 0{,}05 = 1\).

    Cela signifie que sur un grand nombre de tirages d'échantillons on trouvera 1 pièce défectueuse sur 20 pièces tirées.

Exercice 3 (6 pts)

Commun à tous les candidats

Cécile a invité des amis à déjeuner sur sa terrasse. Elle a prévu en dessert un assortiment de gâteaux individuels qu'elle a achetés surgelés.

Elle sort les gâteaux du congélateur à \(-19\) °C et les apporte sur la terrasse où la température est de \(25\) °C.

Au bout de 10 minutes la température des gâteaux est de \(1{,}3\) °C.

I – Premier modèle

On suppose que la vitesse de décongélation est constante c'est-à-dire que l'augmentation de la température est la même minute après minute.

Selon ce modèle, déterminer quelle serait la température des gâteaux 25 minutes après leur sortie du congélateur.

Ce modèle semble-t-il pertinent ?

II – Second modèle

On note \(T_n\) la température des gâteaux en degré Celsius, au bout de \(n\) minutes après leur sortie du congélateur ; ainsi \(T_0 = - 19\).

On admet que pour modéliser l'évolution de la température, on doit avoir la relation suivante

\[\text{Pour tout entier naturel } n,\ T_{n+1}-T_n=-0.06\times \left(T_n - 25\right).\]
  1. Justifier que, pour tout entier \(n\), on a \(T_{n+1}=0.94T_n + 1.5\)

  2. Calculer \(T_1\) et \(T_2\). On donnera des valeurs arrondies au dixième.

  3. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel \(n\), on a \(T_n\leqslant 25\).

    En revenant à la situation étudiée, ce résultat était-il prévisible ?

  4. Étudier le sens de variation de la suite \(\left(T_n\right)\).

  5. Démontrer que la suite \(\left(T_n\right)\) est convergente.

  6. On pose pour tout entier naturel \(n\), \(U_n = T_n - 25\).

    1. Montrer que la suite \(\left(U_n\right)\) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme \(U_0\).

    2. En déduire que pour tout entier naturel \(n\), \(T_n=-44\times 0.94^n+25\).

    3. En déduire la limite de la suite \(\left(T_n\right)\). Interpréter ce résultat dans le contexte de la situation étudiée.

    1. Le fabricant conseille de consommer les gâteaux au bout d'une demi-heure à température ambiante après leur sortie du congélateur.

      Quelle est alors la température atteinte par les gâteaux ? On donnera une valeur arrondie à l'entier le plus proche.

    2. Cécile est une habituée de ces gâteaux, qu'elle aime déguster lorsqu'ils sont encore frais, à la température de 10 °C. Donner un encadrement entre deux entiers consécutifs du temps en minutes après lequel Cécile doit déguster son gâteau.

    3. Le programme suivant, écrit en langage Python, doit renvoyer après son exécution la plus petite valeur de l'entier \(n\) pour laquelle \(T_n \geqslant 10\).

      def seuil() :
        n=0
        T= ……
        while T……
              T= ……
              n=n+1
        return

      Recopier ce programme sur la copie et compléter les lignes incomplètes afin que le programme renvoie la valeur attendue.

Voir le corrigé de l'exercice 3

Commun à tous les candidats

I – Premier modèle

En 10 minutes la température a augmenté de \(1{,}3 - ( - 19) = 1{,}3 + 19 = 20{,}3\) soit une augmentation de \(2{,}03\) °C.

Selon ce premier modèle l'augmentation de la température serait au bout de 25 minutes de \(25 \times 2{,}03 = 50{,}75\)(°C).

Les gâteaux seraient donc à une température de \(- 19 + 50{,}75 = 31{,}75\)(°C) alors que la température ambiante est de 25°C : c'est impossible, donc ce modèle n'est pas pertinent.

II – Second modèle

On note \(T_n\) la température des gâteaux en degré Celsius, au bout de \(n\) minutes après leur sortie du congélateur ; ainsi \(T_0= - 19\). On admet que pour modéliser l'évolution de la température, on doit avoir la relation suivante: \(\text{pour tout } n,\ T_{n+1}-T_n=-0.06\times \left(T_n - 25\right).\)

  1. On a: \(T_{n+1}-T_n=-0.06\times \left(T_n - 25\right) \iff T_{n+1}-T_n = -0{,}06T_n + 1{,}5 \\ \iff T_{n+1} = T_n - 0{,}06T_n + 1{,}5 \iff T_{n+1} = 0{,}94T_n + 1{,}5\).

  2. ★   Avec \(n = 0\), la relation donne \(T_1 = 0{,}94 \times (- 19) + 1{,}5 = 1{,}5 - 17{,}86 = -16{,}36\) ;

    ★   Avec \(n = 1\), la relation donne \(T_2 = 0{,}94 \times (- 16{,}36) + 1{,}5 = 1{,}5 - 15{,}3784 = -13{,}8784\).

  3. On démontre par récurrence que, pour tout entier naturel \(n\), on a \(T_n\leqslant 25\).

    Initialisation - \(T_0 = - 19 \leqslant 25\); l'inégalité est vraie au rang \(0\).

    Hérédité - Supposons que pour \(n \in \mathbb{N}\),   \(T_n\leqslant 25\) alors en multipliant par 0,94 :

    \(0{,}94T_n \leqslant 0{,}94 \times 25\), soit \(0{,}94T_n \leqslant 23{,}5\).

    D'où en en ajoutant à chaque membre 1,5 :

    \(0{,}94T_n + 1{,}5 \leqslant 23{,}5 + 1{,}5\), soit finalement \(T_{n+1} \leqslant 25\) : l'inégalité est vraie au rang \(n\).

    Conclusion : l'inégalité est vraie au rang \(0\) et si elle est vraie au rang \(n\), elle l'est aussi au rang \(n + 1\).

    D'après le principe de récurrence : quel que soit \(n \in \mathbb{N}\),   \(T_n \leqslant 25\).

    Ceci correspond à une évidence : la température des gâteaux ne peut dépasser la température ambiante.

  4. On sait que quel que soit \(n \in \mathbb{N}\),   \(T_{n+1}-T_n = -0.06\times \left(T_n - 25\right)\).

    D'après la question précédente \(T_n \leqslant 25\) soit en multipliant par 0,06 :

    \(0{,}06T_n \leqslant 0{,}06 \times 25\), ou \(0{,}06T_n \leqslant 1{,}5\)

    et en prenant les opposés : \(- 1{,}5 \leqslant - 0{,}06T_n\) et enfin en ajoutant à chaque membre 1,5 :

    \(0 \leqslant - 0{,}6T_n + 1{,}5\).

    On a donc démontré que quel que soit \(n \in \mathbb{N}\),   \(T_{n+1}-T_n \geqslant 0\) : la suite \(\left(T_n\right)\) est donc croissante.

  5. On a donc démontré que la suite \(\left(T_n\right)\) est croissante et majorée par 25 : d'après le théorème de la convergence monotone, cette suite converge vers une limite \(\ell\) telle que \(\ell \leqslant 25\).

  6. On pose pour tout entier naturel \(n\), \(U_n = T_n - 25\).

    1. Quel que soit \(n \in \mathbb{N}\), \(U_{n+1} = T_{n+1} - 25 = 0{,}94T_n + 1{,}5 - 25\) ou encore

      \(U_{n+1} = 0{,}94T_n - 23{,}5 = 0{,}94\left(T_n - \dfrac{23,5}{0,94} \right) = 0{,}94\left(T_n - 25 \right)\), soit finalement

      \(T_{n+1} = 0{,}94U_n\): cette égalité montre que la suite \(\left(U_n\right)\) est une suite géométrique de raison 0,94 et de premier terme \(U_0 = T_0 - 25 = - 19 - 25 = - 44\).

    2. On sait que quel soit \(n \in \mathbb{N}\),   \(U_n = U_0 \times 0{,}94^n\) ou \(U_n = - 44 \times 0{,}94^n\).

      Or \(U_n = T_n - 25 \iff T_n = U_n + 25\) ou encore \(T_n = - 44 \times 0{,}94^n + 25\), soit finalement :

      \[T_n = 25 - 44 \times 0{,}94^n, \text{quel que soit }\, n \in \mathbb{N}\]
    3. Comme \(0 < 0{,}94 < 1\), on sait que \(\displaystyle\lim_{n \to + \infty} 0{,}94^n = 0\), d'où par somme de limites :

      \[\displaystyle\lim_{n \to + \infty} T_n = \ell = 25.\]
    1. On a: \(T_{30} = 25 - 44 \times 0{,}94^{30} \approx 18{,}12\) soit environ 18°C au degré près.

    2. La calculatrice donne \(T_{17} \approx 9{,}63\) et \(T_{18} \approx 10{,}55\), donc Cécile devra déguster son gâteau entre la 17e et la 18e minute après sa sortie.

    3. On complète le programme suivant, écrit en langage Python, qui doit renvoyer après son exécution la plus petite valeur de l'entier \(n\) pour laquelle \(T_n \geqslant 10\).

      def seuil() :
        n = 0
        T = - 19
        while T < 10
              T = 0,94T + 1,5
              n = n+1
         return n

Exercice A (5 pts)

Principaux domaines abordés :
Géométrie de l'espace rapporté à un repère orthonormé ; orthogonalité dans l'espace

Dans un repère orthonormé \(\left(\text{O}~;~\overrightarrow{\imath},~\overrightarrow{\jmath},~\overrightarrow{k}\right)\) on considère

  • le point A de coordonnées (1 ; 3 ; 2),

  • le vecteur \(\overrightarrow{u}\) de coordonnées \(\begin{pmatrix} 1\\1\\0\\\end{pmatrix}\)

  • la droite \(d\) passant par l'origine O du repère et admettant pour vecteur directeur \(\overrightarrow{u}\).

Le but de cet exercice est de déterminer le point de \(d\) le plus proche du point A et d’étudier quelques propriétés de ce point.

On pourra s’appuyer sur la figure ci-contre pour raisonner au fur et à mesure des questions.

Figure de l'exercice A
  1. Déterminer une représentation paramétrique de la droite \(d\).

  2. Soit \(t\) un nombre réel quelconque, et \(M\) un point de la droite \(d\), le point \(M\) ayant pour coordonnées \((t~;~t~;~0)\).

    1. On note A\(M\) la distance entre les points A et \(M\). Démontrer que:

      \[AM^2 = 2t^2 - 8t+ 14.\]
    2. Démontrer que le point \(M_0\) de coordonnées \((2~;~2~;~0)\) est le point de la droite \(d\) pour lequel la distance \(AM\) est minimale.

      On admettra que la distance \(AM\) est minimale lorsque son carré \(AM^2\) est minimal.

  3. Démontrer que les droites \((AM_0)\) et \(d\) sont orthogonales.

  4. On appelle \(A'\) le projeté orthogonal du point \(A\) sur le plan d'équation cartésienne \(z = 0\). Le point \(A'\) admet donc pour coordonnées \((1~;~3~;~0)\).

    Démontrer que le point \(M_0\) est le point du plan \((AA'M_0)\) le plus proche du point O, origine du repère.

  5. Calculer le volume de la pyramide \(OM_0A'A\).

    On rappelle que le volume d'une pyramide est donné par: \(V = \frac{1}{3}\mathcal{B}h\), où \(\mathcal{B}\) est l'aire

    d'une base et \(h\) est la hauteur de la pyramide correspondant à cette base.

Voir le corrigé de l'exercice A
Principaux domaines abordés :
Géométrie de l'espace rapporté à un repère orthonormé ; orthogonalité dans l'espace

Dans un repère orthonormé \(\left(\text{O}~;~\overrightarrow{\imath},~\overrightarrow{\jmath},~\overrightarrow{k}\right)\) on considère

  • le point A de coordonnées (1 ; 3 ; 2),

  • le vecteur \(\overrightarrow{u}\) de coordonnées \(\begin{pmatrix} 1\\1\\0\\\end{pmatrix}\)

  • la droite \(d\) passant par l'origine O du repère et admettant pour vecteur directeur \(\overrightarrow{u}\).

Figure du corrigé de l'exercice A
  1. \(M(x~;~y~;~z) \in (d) \iff \overrightarrow{\text{O}M} = t\overrightarrow{u}, \, \text{avec } t \in \mathbb{R}\), soit : \(\left\{\begin{array}{l c l} x&=&t\\ y&=&t\\ z&=&0 \end{array}\right., \, t \in \mathbb{R}\).

    1. De \(\overrightarrow{\text{A}M}\begin{pmatrix}t - 1\\t - 3\\0 - 2\end{pmatrix}\), on calcule :

      A\(M^2 = (t - 1)^2 + (t - 3)^2 + (- 2)^2 = t^2 + 1 - 2t + t^2 + 9 - 6t + 4 = 2t^2 - 8t+ 14.\)

    2. \(2t^2 - 8t+ 14 = 2\left(t^2 - 4t + 7\right) = 2\left[(t - 2)^2 - 4 + 7 \right] = 2\left[(t - 2)^2 + 3\right]\).

      La plus petite valeur de ce trinôme est obtenue quand le carré est nul, soit pour \(t = 2\).

      On a: \(2t^2 - 8t+ 14 \geqslant 6\), soit \(\text{A}M^2 \geqslant 6 \Rightarrow \text{A}M \geqslant \sqrt{6}\).

      La plus petite distance est A\(M_0 = \sqrt{6}\) avec \(M_0(2~;~2~;~0)\).

  2. On a: \(\overrightarrow{\text{A}M_0}\begin{pmatrix}1\\- 1\\0\end{pmatrix}\) et \(\overrightarrow{u}\begin{pmatrix}1\\ 1\\0\end{pmatrix}\) est un vecteur directeur de \((d)\).

    On a: \(\overrightarrow{\text{A}M_0} \cdot \overrightarrow{u} = 1 - 1 + 0 = 0\) : les vecteurs sont orthogonaux donc les droites \(\left(\text{A}M_0\right)\) et \(d\) sont orthogonales.

  3. \(\overrightarrow{\text{A}'M_0}\) a pour coordonnées : \(\overrightarrow{\text{A}'M_0}\begin{pmatrix}1\\- 1\\0\end{pmatrix}\) et donc on en déduit :

    \(\overrightarrow{\text{A}'M_0} \cdot \overrightarrow{u} = 1 \times 1 + (-1)\times 1 + 0 \times 0 = 0\) donc le vecteur \(\overrightarrow{u}\) est orthogonal au vecteur \(\overrightarrow{\text{A}'M_0}\).

    Donc le vecteur \(\overrightarrow{u}\) est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan \(\left(\text{AA}'M_0\right)\), les vecteurs \(\overrightarrow{\mathrm{A}M_0}\) (question précédente) et \(\overrightarrow{\mathrm{A}'M_0}\) (comme on vient de l'établir), donc la droite \((d)\) est orthogonale au plan \(\left(\text{AA}'M_0\right)\). Le point \(M_0\) est donc le projeté orthogonal de O sur le plan \(\left(\text{AA}'M_0\right)\), donc O\(M_0\) est la distance la plus courte du point O au plan \(\left(\text{AA}'M_0\right)\).

  4. Aire de la base AA\('M_0\) : on a AA\(' = 2\) et A\('M_0^2 = (2 - 1)^2 + (2 - 3)^2 + 0^2 = 1 + 1 = 2\). D'où A\('M_0 = \sqrt{2}\).

    On a donc \(\mathcal{A}\left(\text{AA}'M_0\right) = \dfrac{2 \times \sqrt{2}}{2} = \sqrt{2}\).

    D'autre part : O\(M_0^2 = 2^2 + 2^2 = 8\), d'où O\(M_0 = \sqrt{8} = \sqrt{4 \times 2} = 2\sqrt{2} = h\).

    Finalement \(V = \dfrac{\sqrt{2} \times 2\sqrt{2}}{3} = \dfrac{4}{3}\).

Exercice B (5 pts)

Principaux domaines abordés :
Équations différentielles ; fonction exponentielle.

On considère l’équation différentielle

\[(E)\quad y'= y + 2x\mathrm{e}^x\]

On cherche l'ensemble des fonctions définies et dérivables sur l'ensemble \(\mathbb{R}\) des nombres réels qui sont solutions de cette équation.

  1. Soit \(u\) la fonction définie sur \(\mathbb{R}\) par \(u(x) = x^2\mathrm{e}^x\). On admet que \(u\) est dérivable et on note \(u'\) sa fonction dérivée. Démontrer que \(u\) est une solution particulière de \((E)\).

  2. Soit \(f\) une fonction définie et dérivable sur \(\mathbb{R}\). On note \(g\) la fonction définie sur \(\mathbb{R}\) par :

    \[g(x) = f(x) - u(x)\]
    1. Démontrer que si la fonction \(f\) est solution de l'équation différentielle \((E)\) alors la fonction \(g\) est solution de l'équation différentielle: \(y' =y\).

      On admet que la réciproque de cette propriété est également vraie.

    2. À l'aide de la résolution de l'équation différentielle \(y' =y\), résoudre l'équation différentielle \((E)\).

  3. Étude de la fonction \(u\)

    1. Étudier le signe de \(u' (x)\) pour \(x\) variant dans \(\mathbb{R}\).

    2. Dresser le tableau de variations de la fonction \(u\) sur \(\mathbb{R}\) (les limites ne sont pas demandées).

    3. Déterminer le plus grand intervalle sur lequel la fonction \(u\) est concave.

Voir le corrigé de l'exercice B

On considère l’équation différentielle \((E)\quad y'= y+ 2 x \mathrm{e}^x\)

  1. De \(u(x) = x^2\mathrm{e}^x\), on déduit que \(u'(x) = 2x\mathrm{e}^x + x^2\mathrm{e}^x = \mathrm{e}^x\left(x^2 + 2x \right) = x^2\mathrm{e}^x + 2x\mathrm{e}^x\), soit encore \(u'(x) = u(x) + 2x\mathrm{e}^x\) ce qui signifie que \(u\) est une solution particulière de \((E)\).

  2. Soit \(g(x)=f(x) - u(x)\)

    1. \(f\) est solution de l'équation différentielle \((E)\) si et seulement si :

      \(f'(x) = f(x) + 2x\mathrm{e}^x \quad (1)\).

      Or \(g(x) = f(x) - u(x) \iff f(x) = g(x) + u(x)\), d'où on déduit, les deux fonctions étant dérivables sur \(\mathbb{R}\) : \(f'(x) = g'(x) + u'(x)\).

      L'égalité (1) devient : \(g'(x) + u'(x) = g(x) + u(x) + 2x\mathrm{e}^x \quad (2)\).

      Or on a vu dans la question précédente que \(u'(x) = u(x) + 2x\mathrm{e}^x\)

      L'équation (2) devient donc : \(g'(x) = g(x)\), ce qui signifie que la fonction \(g\) est solution de l'équation différentielle : \(y' = y\).

    2. On sait que les solutions de l'équation différentielle \(y' = y\) sont les fonctions définies par \(x \longmapsto K\mathrm{e}^x\),   avec \(K \in \mathbb{R}\).

      Donc on a \(g(x) = K \mathrm{e}^x, \, K \in \mathbb{R}\) et \(f(x) = K \mathrm{e}^x + x^2\mathrm{e}^x\).

      Les solutions de l'équation \((E)\) sont les fonctions définies par : \(f(x) = \left(K + x^2\right)\mathrm{e}^x\),   \(K \in \mathbb{R}\).

  3. Étude de la fonction \(u\)

    1. On a \(u'(x) = x(x + 2)\mathrm{e}^x\). Comme \(\mathrm{e}^x > 0\), quel que soit \(x \in \mathbb{R}\), le signe de \(u'(x)\) est celui du trinôme \(x(x + 2)\) qui a pour racines \(- 2\) et \(0\).

      On sait que ce trinôme est positif, sauf entre les racines :

      \(u'(x) > 0\) sur \(]- \infty~;~-2[ \cup [0~;~+ \infty[\) ;

      \(u'(x) < 0\) sur \(]-2~;~0[\) ;

      \(u'(- 2) = u'(0) = 0\).

    2. De la question précédente il suit que \(u\) est croissante sauf sur \(]-2~;~0[\) où elle est décroissante, \(u(- 2) = 4\mathrm{e}^{-2}\) et \(u(0) = 0\) étant les deux extremums de la fonction sur \(\mathbb{R}\).

      Figure du corrigé de l'exercice B
    3. \(u'\) est un produit de fonctions dérivables sur \(\mathbb{R}\), donc elle est dérivable sur \(\mathbb{R}\):

      \(u''(x) = (2x + 2)\mathrm{e}^x + \left(x^2 + 2x\right)\mathrm{e}^x = \mathrm{e}^x\left(x^2 + 4x + 2\right)\).

      Comme \(\mathrm{e}^x > 0\), quel que soit \(x \in \mathbb{R}\), le signe de \(u''(x)\) est celui du trinôme \(x^2 +4x + 2 = (x + 2)^2 - 4 + 2 = (x + 2)^2 - 2 = (x + 2)^2 - \left(\sqrt{2}\right)^2 = \left(x + 2 + \sqrt{2} \right)\left(x + 2 - \sqrt{2} \right)\).

      Les racines de ce trinôme sont donc \(-\sqrt{2} - 2\) et \(-\sqrt{2} + 2\).

      Le trinôme donc \(u''(x)\) sont négatifs entre les racines.

      Conclusion : la fonction est concave sur l'intervalle \(\left]- \sqrt{2} - 2~;~+ \sqrt{2} - 2\right[\).

      Figure du corrigé de l'exercice B
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