Annales Bac · Spécialité mathématiques › 2021
2021Bac spé maths · Métropole (septembre) · Jour 1
Épreuve écrite de spécialité mathématiques, série générale · 13 septembre 2021
Exercice 1 (4 pts)
Commun à tous les candidats
Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte. Une réponse exacte rapporte un point. Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.
Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.
Le graphique ci-contre donne la représentation graphique \(\mathcal{C}_f\) dans un repère orthogonal d'une fonction \(f\) définie et dérivable sur \(\mathbb{R}\).
On notera \(f'\) la fonction dérivée de \(f\).
On donne les points A de coordonnées (0 ; 5) et B de coordonnées (1 ; 20). Le point C est le point de la courbe \(\mathcal{C}_f\) ayant pour abscisse \(-2{,}5\). La droite (AB) est la tangente à la courbe \(\mathcal{C}_f\) au point A.
Les questions 1 à 3 se rapportent à cette même fonction \(f\).

On peut affirmer que:
\(f'(-0{,}5) = 0\)
si \(x \in ]- \infty~;~-0{,}5[\), alors \(f'(x) < 0\)
\(f'(0) = 15\)
la fonction dérivée \(f'\) ne change pas de signe sur \(\mathbb{R}\).
On admet que la fonction \(f\) représentée ci-dessus est définie sur \(\mathbb{R}\) par
\(f(x) = (ax + b)\text{e}^x\), où \(a\) et \(b\) sont deux nombres réels et que sa courbe coupe l'axe des abscisses en son point de coordonnées \((-0{,}5~;~ 0)\).
On peut affirmer que:
\(a = 10\) et \(b = 5\)
\(a = 2{,}5\) et \(b = -0{,}5\)
\(a = -1{,}5\) et \(b = 5\)
\(a = 0\) et \(b = 5\)
On admet que la dérivée seconde de la fonction \(f\) est définie sur \(\mathbb{R}\) par :
\[f''(x) = (10x + 25)\text{e}^x.\]On peut affirmer que :
La fonction \(f\) est convexe sur \(\mathbb{R}\)
La fonction \(f\) est concave sur \(\mathbb{R}\)
Le point C est l'unique point d'inflexion de \(\mathcal{C}_f\)
\(\mathcal{C}_f\) n'admet pas de point d'inflexion
On considère deux suites \(\left(U_n\right)\) et \(\left(V_n\right)\) définies sur \(\mathbb{N}\) telles que :
pour tout entier naturel \(n\), \(U_n \leqslant V_n\);
\(\displaystyle\lim_{n \to+ \infty} V_n= 2\).
On peut affirmer que:
la suite \(\left(U_n\right)\) converge
pour tout entier naturel \(n\), \(V_n \leqslant 2\)
la suite \(\left(U_n\right)\) diverge
la suite \(\left(U_n\right)\) est majorée
Voir le corrigé de l'exercice 1

On peut affirmer que:
\(f'(-0{,}5) = 0\)
Le coefficient directeur de la tangente au point d'abscisse \(- 0{,}5\) est manifestement positif Faux
si \(x \in ]- \infty~;~-0{,}5[\), alors \(f'(x) < 0\)
Le nombre dérivé s'annule en à peu près en \(x = -1{,}5\) Faux
\(f'(0) = 15\)
Graphiquement \(f'(0) = \dfrac{20 - 5}{1 - 0}= 15\) Vrai
la fonction dérivée \(f'\) ne change pas de signe sur \(\mathbb{R}\)
\(f'\) est négative sur \(]- \infty~;~- 1{,}5[\) et positive sur \(]- 1{,}5~;~+ \infty[\) Faux
On admet que la fonction \(f\) représentée ci-dessus est définie sur \(\mathbb{R}\) par
\(f(x) = (ax + b)\text{e}^x\), où \(a\) et \(b\) sont deux nombres réels et que sa courbe coupe l'axe des abscisses en son point de coordonnées \((-0{,}5~;~ 0)\).
On peut affirmer que:
\(a = 10\) et \(b = 5\)
\(a = 2{,}5\) et \(b = -0{,}5\)
\(a = -1{,}5\) et \(b = 5\)
\(a = 0\) et \(b = 5\)
Graphiquement \(f(0) = 5 \iff b\text{e}^0 = 5 \iff b = 5\) ;
D'autre part \(f\) est dérivable sur \(\mathbb{R}\) et sur cet intervalle :
\(f'(x) = a\text{e}^x + (ax + b)\text{e}^x = \text{e}^x(ax + a + b)\).
On a vu que \(f'(0) = 15 \iff a + b = 15 \iff a + 5 = 15 \iff a = 10\): la réponse a. est vraie.
On admet que la dérivée seconde de la fonction \(f\) est définie sur par :
\[f''(x) = (10x + 25)\text{e}^x.\]On peut affirmer que :
La fonction \(f\) est convexe sur \(\mathbb{R}\)
La fonction \(f\) est concave sur \(\mathbb{R}\)
Le point C est l'unique point d'inflexion de \(\mathcal{C}_f\)
\(\mathcal{C}_f\) n'admet pas de point d'inflexion
\(f''(x) = 0 \iff (10x + 25)\text{e}^x = 0 \iff 10x + 25 = 0\) (car \(\text{e}^x > 0\) quel que soit \(x \in \mathbb{R}\)) ; donc \(f''(x) = 0 \iff x = - 2{,}5\) : C est donc l'unique point d'inflexion. Réponse c.
On considère deux suites \(\left(U_n\right)\) et \(\left(V_n\right)\) définies sur \(\mathbb{N}\) telles que :
pour tout entier naturel \(n\), \(U_n \leqslant V_n\);
\(\displaystyle\lim_{n \to+ \infty} V_n= 2\).
On peut affirmer que:
la suite \(\left(U_n\right)\) converge
Non car par exemple si \(U_n = - n\) et \(V_n = 2 + \dfrac{1}{n}\) ces deux suites vérifient l'énoncé et la suite \(\left(U_n\right)\) diverge;
pour tout entier naturel \(n\), \(V_n \leqslant 2\)
Non avec \(V_n = 2 + \dfrac{1}{n}\) on a \(V_n \geqslant 2\) ;
la suite \(\left(U_n\right)\) diverge
Non avec par exemple \(U_n = 1 - \dfrac{1}{n}\) et \(V_n = 2 + \dfrac{1}{n}\), les deux suites vérifient l'énoncé et la suite \(\left(U_n\right)\) converge ;
la suite \(\left(U_n\right)\) est majorée
On sait, d'après le cours que toute suite convergente est bornée; donc la suite \((V_n)\) est majorée et donc il existe un réel \(M\) tel que, pour tout \(n\in\mathbb{N}\), on a \(V_n\leqslant M\).
Or pour tout \(n\in\mathbb{N}\) on a \(U_n \leqslant V_n\); on en déduit que pour tout \(n\in\mathbb{N}\), on a \(U_n\leqslant M\) et donc que la suite \((U_n)\) est majorée. Réponse d.
Exercice 2 (5 pts)
Soit \(f\) la fonction définie sur l'intervalle \(\left]-\dfrac{1}{3}~;~+\infty\right[\) par:
\[f(x) = \dfrac{4x}{1 + 3x}\]On considère la suite \(\left(u_n\right)\) définie par : \(u_0 = \dfrac{1}{2}\) et, pour tout entier naturel \(n\), \(u_{n+1} = f\left(u_n\right)\).
Calculer \(u_1\).
On admet que la fonction \(f\) est croissante sur l'intervalle \(\left]-\dfrac{1}{3}~;~+\infty\right[\).
Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel \(n\), on a : \(\dfrac{1}{2} \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 2\).
En déduire que la suite \(\left(u_n\right)\) est convergente.
On appelle \(\ell\) la limite de la suite \(\left(u_n\right)\). Déterminer la valeur de \(\ell\).
Recopier et compléter la fonction Python ci-dessous qui, pour tout réel positif \(E\), détermine la plus petite valeur \(P\) tel que : \(1 - u_{P} < E\).
def seuil(E): u = 0,5 n = 0 while …… u = …… n = n + 1 return nDonner la valeur renvoyée par ce programme dans le cas où \(E= 10^{-4}\).
On considère la suite \(\left(v_n\right)\) définie, pour tout entier naturel \(n\), par :
\[v_n = \dfrac{u_n}{1 - u_n}\]Montrer que la suite \(\left(v_n\right)\) est géométrique de raison 4.
En déduire, pour tout entier naturel \(n\), l'expression de \(v_n\) en fonction de \(n\).
Démontrer que, pour tout entier naturel \(n\), on a : \(u_n = \dfrac{v_n}{v_n + 1}\).
Montrer alors que, pour tout entier naturel \(n\) , on a :
\[u_n = \dfrac{1}{1 + 0{,}25^n}.\]Retrouver par le calcul la limite de la suite \(\left(u_n\right)\).
Voir le corrigé de l'exercice 2
Soit \(f\) la fonction définie sur l'intervalle \(\left]-\dfrac{1}{3}~;~+\infty\right[\) par:
\[f(x) = \dfrac{4x}{1 + 3x}\]On considère la suite \(\left(u_n\right)\) définie par : \(u_0 = \dfrac{1}{2}\) et, pour tout entier naturel \(n\), \(u_{n+1} = f\left(u_n\right)\).
On a donc pour \(n = 0\), \(u_1 = f\left(u_0\right) = f\left(\dfrac{1}{2}\right) = \dfrac{2}{1 + \frac{3}{2}} = \dfrac{2}{\frac{5}{2}} = \dfrac{4}{5}\).
On admet que la fonction \(f\) est croissante sur l'intervalle \(\left]-\dfrac{1}{3}~;~+\infty\right[\).
On veut montrer par récurrence que, pour tout entier naturel \(n\), on a :
\[\dfrac{1}{2} \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 2.\]Initialisation : on a \(u_0=\dfrac{1}{2}\) et \(u_1=\dfrac{4}{5}\); de plus \(\dfrac{1}{2} \leqslant \dfrac{1}{2} \leqslant \dfrac{4}{5} \leqslant 2\), donc:
\(\dfrac{1}{2} \leqslant u_0 \leqslant u_1\leqslant 2\) : l'encadrement est vrai au rang 0 ;
Hérédité : on suppose que pour \(n \geqslant 0\), \(\dfrac{1}{2} \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 2\).
La fonction \(f\) étant croissante les images des quatre nombres ci-dessus sont rangées dans le même ordre, soit : \(f\left(\dfrac{1}{2}\right) \leqslant f\left(u_n\right) \leqslant f\left(u_{n+1}\right) \leqslant f(2)\).
Or on a vu que \(f\left(\dfrac{1}{2}\right) = \dfrac{4}{5}\) et on a \(f(2) = \dfrac{8}{1 + 6} = \dfrac{8}{7}\);
de plus \(f(u_{n})= u_{n+1}\) et \(f(u_{n+1})= u_{n+2}\) donc \(\dfrac{4}{5} \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n+2} \leqslant \dfrac{8}{7}\).
Or \(\dfrac{1}{2} < \dfrac{4}{5}\) et \(\dfrac{8}{7} < 2\) ; on a donc finalement :
\(\dfrac{1}{2} \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n+2} \leqslant 2\) : l'encadrement est donc vrai au rang \(n + 1\).
Conclusion : l'encadrement est vrai au rang \(0\) et s'il est vrai au rang \(n \geqslant 0\), il est vrai au rang \(n + 1\) : par le principe de récurrence pour tout entier naturel \(n\), on a : \(\dfrac{1}{2} \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 2\).
La suite \(\left(u_n\right)\) est croissante et elle majorée par 2, elle est donc convergente vers une limite \(\ell\) telle que: \(\dfrac{1}{2} \leqslant \ell \leqslant 2.\)
La fonction \(f\) est continue car dérivable au moins sur \(\mathbb{R}_+\) donc la limite \(\ell\) vérifie l'égalité \(f(\ell)=\ell\) ; on résout cette équation:
\(f(\ell) = \ell \iff \dfrac{4\ell}{1 + 3\ell} = \ell \iff 4\ell = \ell(1 + 3\ell) \iff 0 = \ell(1 + 3\ell - 4) \\ \phantom{f(\ell) = \ell} \iff \ell(3\ell - 3) = 0 \iff 3\ell(\ell - 1) = 0 \iff \left[\begin{array}{l}\ell = 0 \\ \text{ou} \\ \ell - 1 = 0\end{array}\right. \iff \left[\begin{array}{l}\ell = 0 \\ \text{ou} \\ \ell = 1\end{array}\right.\)
Comme \(\ell \geqslant \dfrac{1}{2}\), la seule solution possible est 1; la suite \(\left(u_n\right)\) converge vers 1.
On complète la fonction Python ci-dessous qui, pour tout réel positif \(E\), détermine la plus petite valeur \(P\) tel que : \(1 - u_{P} < E\):
def seuil(E): u = 0,5 n = 0 while 1 - u > = E u = 4*u/(1 + 3*u) n = n + 1 return nOn obtient \(u_7 \approx 0{,}999939\), donc \(1 - u_7 < 10^{-4}\). Le programme renvoie \(n = 7\).
On considère la suite \(\left(v_n\right)\) définie, pour tout entier naturel \(n\), par :
\[v_n = \dfrac{u_n}{1 - u_n}\]Pour tout entier naturel \(n\), \(v_{n+1} = \dfrac{u_{n+1}}{1 - u_{n+1}}\) soit en utilisant la définition de \(u_{n+1}\) :
\(v_{n+1} = \dfrac{\frac{4u_n}{1 + 3u_n}}{1 - \frac{4u_n}{1 + 3u_n}}\) soit en multipliant chaque terme par \(1 + 3u_n\) :
\(v_{n+1} = \dfrac{4u_n}{1 + 3u_n - 4u_n} = \dfrac{4u_n}{1 - u_n} = 4\dfrac{u_n}{1 - u_n} = 4v_n\).
L'égalité, vraie pour tout naturel \(n\), \(v_{n+1} = 4v_n\) montre que la suite \(\left(v_n\right)\) est géométrique de raison 4, de premier terme \(v_0 = \dfrac{u_0}{1 - u_0} = \dfrac{\frac{1}{2}}{1 - \frac{1}{2}} = \dfrac{\frac{1}{2}}{\frac{1}{2}} = 1\).
On sait qu'alors , pour tout entier naturel \(n\), \(v_n = 1 \times 4^n = 4^n\).
Quel que soit \(n \in \mathbb{N}\),
\(v_n = \dfrac{u_n}{1 - u_n}\iff v_n\left( 1 - u_n\right) = u_n \iff v_n - u_nv_n = u_n \iff v_n = u_nv_n + u_n \iff v_n = u_n\left(v_n + 1 \right)\).
Comme \(v_n = 4^n, v_n \geqslant 1\), donc \(v_n + 1 \geqslant 2\), donc \(v_n + 1 \ne 0\) et finalement en multipliant par \(\dfrac{1}{v_n + 1}\), on obtient \(u_n = \dfrac{v_n}{v_n + 1}\) quel que soit \(n \in \mathbb{N}\).
On sait que quel que soit \(n \in \mathbb{N}\), \(v_n = 4^n\), d'où en remplaçant dans l'écriture précédente :
\(u_n = \dfrac{4^n}{4^n +1}\) et en multipliant par \(\dfrac{1}{4^n}\) :
\(u_n = \dfrac{1}{1 + \frac{1}{4^n}}\). Or \(\dfrac{1}{4^n} = \dfrac{1^n}{4^n} = \left(\dfrac{1}{4}\right)^n = 0{,}25^n\), d'où \(u_n = \dfrac{1}{1 + 0{,}25^n}\).
Comme \(0 < 0{,}25 < 1\), on peut dire que \(\displaystyle\lim_{n \to + \infty} 0{,}25^n = 0\), donc \(\displaystyle\lim_{n \to + \infty} u_n = \dfrac{1}{1+0} = 1\).
Exercice 3 (6 pts)
Dans le parc national des Pyrénées, un chercheur travaille sur le déclin d'une espèce protégée dans les lacs de haute-montagne : le « crapaud accoucheur ».
Les parties I et II peuvent être abordées de façon indépendante.
Partie I : Effet de l'introduction d'une nouvelle espèce.
Dans certains lacs des Pyrénées, des truites ont été introduites par l'homme afin de permettre des activités de pêche en montagne. Le chercheur a étudié l'impact de cette introduction sur la population de crapauds accoucheurs d'un lac.
Ses études précédentes l'amènent à modéliser l'évolution de cette population en fonction du temps par la fonction \(f\) suivante :
\[f(t) = \left(0{,}04t^2 - 8t + 400\right)\text{e}^{\frac{t}{50}} + 40 \, \text{ pour }\, t \in [0~;~120]\]La variable \(t\) représente le temps écoulé, en jour, à partir de l'introduction à l'instant \(t = 0\) des truites dans le lac, et \(f(t)\) modélise le nombre de crapauds à l'instant \(t\).
Déterminer le nombre de crapauds présents dans le lac lors de l'introduction des truites.
On admet que la fonction \(f\) est dérivable sur l'intervalle [0 ; 120] et on note \(f'\) sa fonction dérivée.
Montrer, en faisant apparaitre les étapes du calcul, que pour tout nombre réel \(t\) appartenant à l'intervalle [0 ; 120] on a :
\[f'(t) = t(t - 100)\text{e}^{\frac{t}{50}} \times 8 \times 10^{-4}.\]Étudier les variations de la fonction \(f\) sur l'intervalle [0 ; 120], puis dresser le tableau de variations de \(f\) sur cet intervalle (on donnera des valeurs approchées au centième).
Selon cette modélisation:
Déterminer le nombre de jours \(J\) nécessaires afin que le nombre de crapauds atteigne son minimum. Quel est ce nombre minimum ?
Justifier que, après avoir atteint son minimum, le nombre de crapauds dépassera un jour \(140\) individus.
À l'aide de la calculatrice, déterminer la durée en jour à partir de laquelle le nombre de crapauds dépassera \(140\) individus.
Partie II : Effet de la Chytridiomycose sur une population de têtards
Une des principales causes du déclin de cette espèce de crapaud en haute montagne est une maladie, la « Chytridiomycose », provoquée par un champignon.
Le chercheur considère que :
Les trois quarts des lacs de montagne des Pyrénées ne sont pas infectés par le champignon, c'est-à-dire qu'ils ne contiennent aucun têtard (larve du crapaud) contaminé.
Dans les lacs restants, la probabilité qu'un têtard soit contaminé est de \(0{,}74\).
Le chercheur choisit au hasard un lac des Pyrénées, et y procède à des prélèvements.
Pour la suite de l'exercice, les résultats seront arrondis au millième lorsque cela est nécessaire.
Le chercheur prélève au hasard un têtard du lac choisi afin d'effectuer un test avant de le relâcher.
On notera \(T\) l'évènement « Le têtard est contaminé par la maladie » et \(L\) l'évènement « Le lac est infecté par le champignon ».
On notera \(\overline{L}\) l'évènement contraire de \(L\) et \(\overline{T}\) l'évènement contraire de \(T\).
Recopier et compléter l'arbre de probabilité suivant en utilisant les données de l'énoncé:

Montrer que la probabilité \(P(T)\) que le têtard prélevé soit contaminé est de \(0{,}185\).
Le têtard n'est pas contaminé. Quelle est la probabilité que le lac soit infecté ?
Voir le corrigé de l'exercice 3
Les parties I et II peuvent être abordées de façon indépendante.
Partie I : Effet de l'introduction d'une nouvelle espèce.
Soit \(f\) la fonction définie pour \(t \in [0~;~120]\) par:
\[f(t) = \left(0{,}04t^2 - 8t + 400\right)\text{e}^{\frac{t}{50}} + 40.\]La variable \(t\) représente le temps écoulé, en jour, à partir de l'introduction à l'instant \(t = 0\) des truites dans le lac, et \(f(t)\) modélise le nombre de crapauds à l'instant \(t\).
Pour \(t = 0\), \(f(0) = 400 \mathrm{e}^{0} + 40 = 440\) (crapauds)
Sur l'intervalle [0 ; 120] en dérivant le produit :
\(f'(t) = (0{,}08t - 8)\text{e}^{\frac{t}{50}} + \dfrac{1}{50}\left(0{,}04t^2 - 8t + 400\right)\text{e}^{\frac{t}{50}} = \text{e}^{\frac{t}{50}}\left[(0{,}08t - 8) + \dfrac{1}{50}\left(0{,}04t^2 - 8t + 400\right)\right]\\ \phantom{f'(t)} = \text{e}^{\frac{t}{50}}\left(0{,}08t - 8 + 0{,}0008t^2 - 0{,}16 t + 8 \right) = \text{e}^{\frac{t}{50}}\left(-0{,}08t + 0{,}0008t^2\right) \\ \phantom{f'(t)} = 0{,}0008\left(t^2 - 100t\right)\text{e}^{\frac{t}{50}} = t(t - 100)\text{e}^{\frac{t}{50}} \times 8 \times 10^{-4}.\)
On sait que quel que soit \(t \in [0~;~120]\), \(\text{e}^{\frac{t}{50}} > 0\) : le signe de \(f'(t)\) est donc celui du trinôme \(t(t - 100)\) qui est positif sauf sur l'intervalle \(]0~;~100[\) (entre les racines du trinôme).
\(f(0) = 480\), \(f(100) = (400 - 800 + 400)\text{e}^{\frac{100}{50}} + 40 = 0 + 40 = 40\) et
\(f(120) = 576 - 960 + 400)\text{e}^{\frac{120}{50}} + 40 = 16 \text{e}^{2,4} + 40 \approx 216{,}37\).On dresse le tableau de variations de \(f\) sur l'intervalle \([0~;~120]\):

Selon cette modélisation:
On a vu dans la question précédente que \(f(100) = 40\) est le minimum de la fonction \(f\), on a donc \(J = 100\).
On a aussi vu que de 100 jours à 120 jours le nombre de crapauds croît strictement de 40 à environ 216 : il dépassera donc 140 individus.
Soit \(J_{140}\) la durée en jour à partir de laquelle le nombre de crapauds dépassera \(140\) individus. La calculatrice donne :
\(f(115) \approx 130<140\) et \(f(116) \approx 144>140\), donc \(J_{140} = 116\).
Partie II : Effet de la Chytridiomycose sur une population de têtards
On complète l'arbre de probabilité suivant en utilisant les données de l'énoncé:

D'après la loi des probabilités totales :
\(P(T) = P(L \cap T) + P\left(\overline{L} \cap T\right) = P(L) \times P_L(T) + P\left(\overline{L}\right) \times P_{\overline{L}}(T) = 0{,}25 \times 0{,}74 + 0{,}75 \times 0 = 0{,}185\)
Le têtard n'est pas contaminé. La probabilité que le lac soit infecté est:
\(P_{\overline{T}}(L) = \dfrac{P\left(L \cap \overline{T}\right)}{P\left(\overline{T}\right)} = \dfrac{0,25 \times 0{,}26}{1 - 0{,}185} = \dfrac{0,065}{0,815} \approx 0{,}0797\), soit \(0{,}080\) au millième près.
Exercice A (5 pts)
| Principaux domaines abordés : |
| Géométrie de l'espace rapporté à un repère orthonormé. |
On considère le cube ABCDEFGH donné en annexe.
On donne trois points I, J et K vérifiant :
\[\overrightarrow{\text{EI}} = \dfrac{1}{4} \overrightarrow{\text{EH}},\qquad \overrightarrow{\text{EJ}} = \dfrac{1}{4} \overrightarrow{\text{EF}}, \qquad \overrightarrow{\text{BK}} = \dfrac{1}{4} \overrightarrow{\text{BF}}\]Les points I, J et K sont représentés sur la figure donnée en annexe, à compléter et à rendre avec la copie.
On se place dans le repère orthonormé \(\left(\text{A}~;~\overrightarrow{\text{AB}},~\overrightarrow{\text{AD}},~\overrightarrow{\text{AE}}\right)\).
Donner sans justification les coordonnées des points I, J et K.
Démontrer que le vecteur \(\overrightarrow{\text{AG}}\) est normal au plan (IJK).
Montrer qu'une équation cartésienne du plan (IJK) est \(4x + 4y + 4z - 5 = 0\).
Déterminer une représentation paramétrique de la droite (BC).
En déduire les coordonnées du point L, point d'intersection de la droite (BC) avec le plan (IJK).
Sur la figure en annexe, placer le point L et construire l'intersection du plan (IJK) avec la face (BCGF).
Soit M\(\left(\frac{1}{4}~;~1~;~0\right)\). Montrer que les points I, J, L et M sont coplanaires.
Voir le corrigé de l'exercice A
| Principaux domaines abordés : |
| Géométrie de l'espace rapporté à un repère orthonormé. |
Dans le repère orthonormé \(\left(\text{A}~;~\overrightarrow{\text{AB}},~\overrightarrow{\text{AD}},~\overrightarrow{\text{AE}}\right)\) : I \(\left(0~;~\dfrac{1}{4}~;~1 \right)\), J \(\left(\dfrac{1}{4}~;~0~;~1 \right)\), K \(\left(1~;~0~;~\dfrac{1}{4}\right)\).
On a \(\overrightarrow{\text{AG}} \left (1~;~1~;~1\right )\), \(\overrightarrow{\text{IJ}}\begin{pmatrix}\dfrac{1}{4}~;~- \dfrac{1}{4}~;~0\end{pmatrix}\), \(\overrightarrow{\text{IK}}\begin{pmatrix}1~;~- \dfrac{1}{4}~;~-\dfrac{3}{4}\end{pmatrix}\).
Or \(\overrightarrow{\text{AG}} \cdot \overrightarrow{\text{IJ}} = \dfrac{1}{4} - \dfrac{1}{4} + 0 = 0\) et \(\overrightarrow{\text{AG}} \cdot \overrightarrow{\text{IK}} = 1 - \dfrac{1}{4} - \dfrac{3}{4} = 0\).
Less vecteurs \(\overrightarrow{\text{IJ}}\) et \(\overrightarrow{\text{IK}}\) ne sont manifestement pas colinéaires, donc le vecteur \(\overrightarrow{\text{AG}}\) étant orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (IJK) est normal à ce plan.
D'après la question précédente on sait que : \(M(x~;~y~;~z) \in (\text{IJK}) \iff 1x + 1y + 1z + d = 0\).
Or par exemple I\(\left(0~;~\dfrac{1}{4}~;~1 \right) \in (\text{IJK}) \iff 0 + \dfrac{1}{4} + 1\times 1 + d = 0 \iff 1 + 4 + 4d = 0 \iff 4d = - 5 \iff d = - \dfrac{5}{4}\).
Finalement : \(M(x~;~y~;~z) \in (\text{IJK}) \iff x + y + z - \dfrac{5}{4} = 0 \iff 4x + 4y + 4z - 5 = 0\).
Le plan (IJK) a pour équation cartésienne \(4x + 4y + 4z - 5 = 0\).
On a \(\overrightarrow{\text{BC}}\left (0~;~1~;~0 \right )\). Donc :
\(M(x~;~y~;~z) \in (\text{BC}) \iff \overrightarrow{\text{B}M} = t\overrightarrow{\text{BC}} \;(\text{avec }t\in\mathbb{R}) \iff \left\{\begin{array}{l !{=} l} x - 1&t \times 0\\ y - 0&t \times 1,\\ z - 0 &t \times 0 \end{array}\right.\, t \in \mathbb{R} \\ \iff \left\{\begin{array}{l !{=} l} x &1\\ y &t,\\ z &0 \end{array}\right.\, t \in \mathbb{R}\).
La droite (BC) a pour représentation paramétrique \(\left\{\begin{array}{l !{=} l} x &1\\ y &t,\\ z &0 \end{array}\right.\, t \in \mathbb{R}\).
Les coordonnées de L\((x~;~y~;~z)\) vérifient l'équation de (BC) et l'équation du plan (IJK) donc le système : \(\left\{\begin{array}{r !{=} l} x &1\\ y &t\\ z &0\\ 4x + 4y + 4z - 5 & 0 \end{array}\right.\)
ce qui donne en remplaçant \(x\), \(y\) et \(z\) par leurs valeurs en fonction de \(t\) dans la dernière équation :
\(4 \times 1 + 4t + 4 \times 0 - 5 = 0 \iff 4t + 4 - 5 = 0 \iff 4t - 1 = 0 \iff t = \dfrac{1}{4}\).
Les coordonnées de L sont donc \(\left(1~;~\dfrac{1}{4}~;~0\right)\).
Voir l'annexe.
L'intersection du plan (IJK) avec la face (BCGF) est le segment [KL].
L'intersection du plan (IJK) et du cube a été dessinée en tirets rouge.
Soit M\(\left(\frac{1}{4}~;~1~;~0\right)\).
Comme L \(\in (\text{IJK})\), il suffit de vérifier que M est aussi un point de ce plan, soit d'après le résultat de la question 4. :
\(4 x_{\text{M}} + 4 y_{\text{M}} + 4 z_{\text{M}} - 5 = 4\times \frac{1}{4} + 4 \times 1 + 4 \times 0 - 5= 4 + 1 - 5 = 0\) donc \(\text{M}\left(\frac{1}{4}~;~1~;~0\right) \in (\text{IJK})\).
Conclusion : les points I, J, K, L et M sont coplanaires.
Exercice B (5 pts)
| Principaux domaines abordés: |
| Fonction logarithme. |
Partie I
On considère la fonction \(h\) définie sur l'intervalle \(]0~;~ +\infty[\) par:
\[h(x) = 1 + \dfrac{\ln (x)}{x}.\]Déterminer la limite de la fonction \(h\) en \(0\).
Déterminer la limite de la fonction \(h\) en \(+\infty\).
On note \(h'\) la fonction dérivée de \(h\). Démontrer que, pour tout nombre réel \(x\) de \(]0~;~ +\infty[\), on a:
\[h'(x) = \dfrac{1 - \ln (x)}{x^2}.\]Dresser le tableau de variations de la fonction \(h\) sur l'intervalle \(]0~;~ +\infty[\).
Démontrer que l'équation \(h(x) = 0\) admet une unique solution \(\alpha\) dans \(]0~;~ +\infty[\).
Justifier que l'on a : \(0{,}5 < \alpha < 0{,}6\).
Partie II
Dans cette partie, on considère les fonctions \(f\) et \(g\) définies sur \(]0~;~ +\infty[\) par :
\[f(x) = x \ln (x) - x ;\qquad g(x) = \ln (x).\]On note \(\mathcal{C}_f\) et \(\mathcal{C}_g\) les courbes représentant respectivement les fonctions \(f\) et \(g\) dans un repère orthonormé \(\left(\text{O}~;~\overrightarrow{\imath},~\overrightarrow{\jmath}\right)\).
Pout tout nombre réel \(a\) strictement positif, on appelle:
\(T_a\) la tangente à \(\mathcal{C}_f\) en son point d'abscisse \(a\) ;
\(D_a\) la tangente à \(\mathcal{C}_g\) en son point d'abscisse \(a\).
Les courbes \(\mathcal{C}_f\) et \(\mathcal{C}_g\) ainsi que deux tangentes \(T_a\) et \(D_a\) sont représentées ci-dessous.

On recherche d'éventuelles valeurs de \(a\) pour lesquelles les droites \(T_a\) et \(D_a\) sont perpendiculaires.
Soit \(a\) un nombre réel appartenant à l'intervalle \(]0~;~ +\infty[\).
Justifier que la droite \(D_a\) a pour coefficient directeur \(\dfrac{1}{a}\).
Justifier que la droite \(T_a\) a pour coefficient directeur \(\ln (a)\).
On rappelle que dans un repère orthonormé, deux droites de coefficients directeurs respectifs \(m\) et \(m'\)sont perpendiculaires si et seulement si \(mm' = -1\).
Démontrer qu'il existe une unique valeur de \(a\), que l'on identifiera, pour laquelle les droites \(T_a\) et \(D_a\) sont perpendiculaires.
ANNEXE À COMPLÉTER ET À RENDRE AVEC LA COPIE
À COMPLÉTER SEULEMENT PAR LES ÉLÈVES AYANT CHOISI DE TRAITER L'EXERCICE A

Voir le corrigé de l'exercice B
| Principaux domaines abordés: |
| Fonction logarithme. |
Partie I
On considère la fonction \(h\) définie sur l'intervalle \(]0~;~ +\infty[\) par: \(h(x) = 1 + \dfrac{\ln (x)}{x}.\)
\(\displaystyle\lim_{x \to 0 \atop x>0} \ln x = - \infty\), et \(\displaystyle\lim_{x \to 0 \atop x>0} \dfrac{1}{x} = + \infty\).
Par produit on déduit que \(\displaystyle\lim_{x \to 0 \atop x>0} \dfrac{\ln x}{x} = - \infty\) et donc que \(\displaystyle\lim_{x \to 0 \atop x>0} h(x) = - \infty\).
On sait que \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty}\dfrac{\ln x}{x} = 0\), donc \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} h(x) = 1\)
La fonction \(h\) est dérivable comme quotient de fonctions dérivables sur \(]0~;~ +\infty[\) et sur cet intervalle : \(h'(x) = \dfrac{\frac{1}{x} \times x - 1 \times \ln x}{x^2} = \dfrac{1 - \ln x}{x^2}\).
Comme \(x^2 > 0\) pour \(x \in ]0~;~+ \infty[\) le signe de \(h'(x)\) est celui du numérateur \(1 - \ln x\) :
\(1 - \ln x > 0 \iff 1 > \ln x \iff \text{e} > x\) :
la fonction \(h\) est donc strictement croissante sur \(]0~;~\text{e}[\) ;\(1 - \ln x < 0 \iff 1 < \ln x \iff \text{e} < x\) :
la fonction \(h\) est donc strictement décroissante sur \(]\text{e}~;~+ \infty[\) ;\(1 - \ln x = 0 \iff 1 = \ln x \iff \text{e} = x\) :
la fonction \(h\) a un maximum \(f(\text{e}) = 1 + \dfrac{\ln \text{e}}{\text{e}} = 1 + \dfrac{1}{\text{e}}\).
D'où le tableau de variations de \(h\) :

Comme \(1 + \frac{1}{\text{e}} > 1 > 0\), le tableau de variations montre que l'équation \(h(x) = 0\) admet une solution unique \(\alpha \in ]0~;~\text{e}[\).
On a \(f(1) = 1 + \dfrac{0}{1} = 1\), donc \(0 < \alpha < 1\) ;
La calculatrice donne : \(f(0{,}5) \approx - 0{,}4\) et \(f(0{,}6) \approx 0{,}15\), donc \(0{,}5 < \alpha < 0{,}6\).
Partie II
Soit les fonctions \(f\) et \(g\) définies sur \(]0~;~ +\infty[\) par \(f(x) = x \ln (x) - x\) et \(g(x) = \ln (x).\)

La fonction \(f\) est dérivable sur \(]0~;~ +\infty[\) et sur cet intervalle :
\(f'(x) = \ln (x) + x \times \dfrac{1}{x} - 1 = \ln (x) + 1 - 1 = \ln (x)\)
Donc le coefficient directeur de la tangente à \(\mathcal{C}_f\) au point de la courbe d'abscisse \(a\) est égal à \(f'(a) = \ln (a)\).
La fonction \(g\) est dérivable sur \(]0~;~ +\infty[\) et sur cet intervalle : \(g'(x) = \dfrac{1}{x}\).
Donc le coefficient directeur de la tangente à \(\mathcal{C}_g\) au point de la courbe d'abscisse \(a\) est égal à \(g'(a) = \dfrac{1}{a}\).
Le produit des coefficients directeurs est égal à \(- 1\), soit :
\(\ln (a) \times \dfrac{1}{a} = - 1 \iff \dfrac{\ln (a)}{a} = - 1 \iff 1 + \dfrac{\ln (a)}{a} = 0 \iff h(a) = 0\)
et on a vu à la fin de la partie I que cette équation n'avait qu'une solution \(a = \alpha\) : il existe une seule valeur de \(a\) telle que les droites \(T_a\) et \(D_a\) sont perpendiculaires : \(a = \alpha\). Voir la figure.
ANNEXE À COMPLÉTER ET À RENDRE AVEC LA COPIE
À COMPLÉTER SEULEMENT PAR LES ÉLÈVES AYANT CHOISI DE TRAITER L'EXERCICE A

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