Annales Bac · Spécialité mathématiques › 2023

2023Bac spé maths · Métropole, Antilles-Guyane · Jour 1

Épreuve écrite de spécialité mathématiques, série générale · 20 mars 2023

20 mars 2023Durée : 4 heures20 points4 exercices
Fiche « Démonstration par récurrence »Fiche « Dérivée seconde et convexité »Fiche « Équation cartésienne d'un plan »Fiche « Loi binomiale »Couverture des fiches magiques Terminale spé maths

40 fiches · tout le programme

📒 Les fiches magiques

Exercice 1 (5 pts)

Cet exercice est un questionnaire à choix multiple.
Pour chaque question, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
Le candidat indiquera sur sa copie le numéro de la question et la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.
Aucun point n'est enlevé en l'absence de réponse ou en cas de réponse inexacte.
Les questions sont indépendantes.

Un technicien contrôle les machines équipant une grande entreprise. Toutes ces machines sont identiques.

On sait que :

  • 20 % des machines sont sous garantie;

  • 0,2 % des machines sont à la fois défectueuses et sous garantie;

  • 8,2 % des machines sont défectueuses.

Le technicien teste une machine au hasard.

On considère les évènements suivants :

  • \(G\): « la machine est sous garantie » ;

  • \(D\): « la machine est défectueuse » ;

  • \(\overline{G}\) et \(\overline{D}\) désignent respectivement les évènements contraires de \(G\) et \(D\).

Pour répondre aux questions 1 à 3, on pourra s'aider de l'arbre proposé ci-contre.

Figure de l'exercice 1
  1. La probabilité \(p_G(D)\) de l'évènement \(D\) sachant que \(G\) est réalisé est égale à :

    a.  0,002b.   0,01c.   0,024d.   0,2
  2. La probabilité \(p\left(\overline{G} \cap D\right)\) est égale à :

    a.  0,01b. 0,08c.   0,1d.   0,21
  3. La machine est défectueuse. La probabilité qu'elle soit sous garantie est environ égale, à \(10^{-3}\) près, à :

    a.  0,01b.   0,024c.   0,082d.   0,1

Pour les questions 4 et 5, on choisit au hasard et de façon indépendante \(n\) machines de l'entreprise, où \(n\) désigne un entier naturel non nul.

On assimile ce choix à un tirage avec remise, et on désigne par \(X\) la variable aléatoire qui associe à chaque lot de \(n\) machines le nombre de machines défectueuses dans ce lot.

On admet que \(X\) suit la loi binomiale de paramètres \(n\) et \(p = 0{,}082\).

  1. Dans cette question, on prend \(n =50\).

    La valeur de la probabilité \(p(X > 2)\), arrondie au millième, est de :

    a.  0,136b.   0,789c.   0,864d. 0,924
  2. On considère un entier \(n\) pour lequel la probabilité que toutes les machines d'un lot de taille \(n\) fonctionnent correctement est supérieure à \(0{,}4\).

    La plus grande valeur possible pour \(n\) est égale à :

    a.  5b.   6c.   10d. 11
Voir le corrigé de l'exercice 1

Un technicien contrôle les machines équipant une grande entreprise. Toutes ces machines sont identiques.

On sait que :

  • 20 % des machines sont sous garantie;

  • 0,2 % des machines sont à la fois défectueuses et sous garantie;

  • 8,2 % des machines sont défectueuses.

Le technicien teste une machine au hasard.

On considère les évènements suivants :

  • \(G\): « la machine est sous garantie » ;

  • \(D\): « la machine est défectueuse » ;

  • \(\overline{G}\) et \(\overline{D}\) désignent respectivement les évènements contraires de \(G\) et \(D\).

  1. La probabilité \(p_G(D)\) de l'évènement \(D\) sachant que \(G\) est réalisé est égale à :

    a.  0,002b.   0,01c.   0,024d.   0,2
    20 % des machines sont sous garantie donc \(p(G)=0{,}2\). 0,2 % des machines sont à la fois défectueuses et sous garantie donc \(p(G\cap D)=0{,}002\). \(p_{G}(D) = \dfrac{p(G\cap D)}{p(G)} = \dfrac{0,002}{0,2}=0{,}01\) Réponse b.
  2. La probabilité \(p\left(\overline{G} \cap D\right)\) est égale à :

    a.  0,01b. 0,08c.   0,1d.   0,21
    8,2 % des machines sont défectueuses donc \(p(D)=0{,}082\). D'après la formule des probabilités totales: \(p(D)= p(G\cap D) + p\left(\overline{G} \cap D\right)\). Donc: \(p\left(\overline{G} \cap D\right) = p(D) - p(G\cap D) = 0{,}082 - 0{,}002 = 0{,}08\) Réponse b.
  3. La machine est défectueuse. La probabilité qu'elle soit sous garantie est environ égale, à \(10^{-3}\) près, à :

    a.  0,01b.   0,024c.   0,082d.   0,1
    On cherche: \(p_{D}(G)=\dfrac{p(G\cap D)}{p(D)}=\dfrac{0,002}{0,082}\approx 0{,}024\) Réponse b.

Pour les questions 4 et 5, on choisit au hasard et de façon indépendante \(n\) machines de l'entreprise, où \(n\) désigne un entier naturel non nul.

On assimile ce choix à un tirage avec remise, et on désigne par \(X\) la variable aléatoire qui associe à chaque lot de \(n\) machines le nombre de machines défectueuses dans ce lot.

On admet que \(X\) suit la loi binomiale de paramètres \(n\) et \(p = 0{,}082\).

  1. Dans cette question, on prend \(n =50\).

    La valeur de la probabilité \(p(X > 2)\), arrondie au millième, est de :

    a.  0,136b.   0,789c.   0,864d. 0,924
    \(p(X>2) = 1-p(X\leqslant 2)\approx 1-0{,}2114 \approx 0{,}789\) Réponse b.
  2. On considère un entier \(n\) pour lequel la probabilité que toutes les machines d'un lot de taille \(n\) fonctionnent correctement est supérieure à \(0{,}4\).

    La plus grande valeur possible pour \(n\) est égale à :

    a.  5b.   6c.   10d. 11
    Si toutes les machines fonctionnent, le nombre de machines défectueuses est 0; donc on cherche le plus grand \(n\) tel que \(p(X=0)>0{,}4\). \(p(X=0) = \displaystyle\binom{10}{0}\times 0{,}082^0 \times (1-0{,}082)^n = 0{,}918^n\) \(p(X=0)>0{,}4 \iff 0{,}918^n > 0{,}4 \iff \ln\left (0{,}918^n\right ) > \ln(0{,}4)\) \(\phantom{p(X=0)>0{,}4} \iff n\times \ln(0{,}918) > \ln (0{,}4) \iff n < \dfrac{\ln(0{,}4)}{\ln(0{,}918)}\) \(\dfrac{\ln(0{,}4)}{\ln(0{,}918)} \approx 10{,}71\) donc le plus grand entier \(n\) inférieur à \(\dfrac{\ln(0{,}4)}{\ln(0{,}918)}\) est 10. Réponse c.

Exercice 2 (5 pts)

On considère la fonction \(f\) définie sur \(]0~;~+\infty[\) par

\[f(x) = x^2 - 8\ln (x)\]

où ln désigne la fonction logarithme népérien.

On admet que \(f\) est dérivable sur \(]0~;~+\infty[\), on note \(f'\) sa fonction dérivée.

  1. Déterminer \(\displaystyle\lim_{x \to 0} f(x)\).

  2. On admet que, pour tout \(x > 0\),  \(f(x) = x^2\left(1 - 8\dfrac{\ln (x)}{x^2}\right)\).

    En déduire la limite: \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x)\).

  3. Montrer que, pour tout réel \(x\) de \(]0~;~+\infty[\), \(f'(x) = \dfrac{2\left(x^2 - 4\right)}{x}\).

  4. Étudier les variations de \(f\) sur \(]0~;~+\infty[\) et dresser son tableau de variations complet.

    On précisera la valeur exacte du minimum de \(f\) sur \(]0~;~+\infty[\).

  5. Démontrer que, sur l'intervalle ]0 ; 2], l'équation \(f(x) = 0\) admet une solution unique \(\alpha\) (on ne cherchera pas à déterminer la valeur de \(\alpha\)).

  6. On admet que, sur l'intervalle \([2~;~ +\infty[\), l'équation \(f(x) = 0\) admet une solution unique \(\beta\) (on ne cherchera pas à déterminer la valeur de \(\beta\)).

    En déduire le signe de \(f\) sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\).

  7. Pour tout nombre réel \(k\), on considère la fonction \(g_k\) définie sur \(]0~;~+\infty[\) par:

    \[g_k(x) = x^2 - 8\ln (x) + k.\]

    En s'aidant du tableau de variations de \(f\), déterminer la plus petite valeur de \(k\) pour laquelle la fonction \(g_k\) est positive sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\).

Voir le corrigé de l'exercice 2

On considère la fonction \(f\) définie sur \(]0~;~+\infty[\) par \(f(x) = x^2 - 8\ln (x)\), où ln désigne la fonction logarithme népérien.

On admet que \(f\) est dérivable sur \(]0~;~+\infty[\), on note \(f'\) sa fonction dérivée.

  1. On détermine \(\displaystyle\lim_{x \to 0} f(x)\).

    \(\left . \begin{array}{l} \displaystyle\lim_{x \to 0} x^2 =0\\ \displaystyle\lim_{x \to 0 \atop x>0} \ln(x)=-\infty \end{array} \right \} \text{ donc } \displaystyle\lim_{x \to 0\atop x>0} x^2 -8\ln(x)=+\infty \text{ et donc } \displaystyle\lim_{x \to 0\atop x>0} f(x)=+\infty\)

  2. On admet que, pour tout \(x > 0\),  \(f(x) = x^2\left(1 - 8\dfrac{\ln (x)}{x^2}\right)\).

    \(\left . \begin{array}{l} \displaystyle\lim_{x \to +\infty} \dfrac{\ln(x)}{x} =0\\ \displaystyle\lim_{x \to +\infty} \dfrac{1}{x}=0 \end{array} \right \} \text{ donc } \displaystyle\lim_{x \to +\infty} \dfrac{\ln(x)}{x^2} =0 \text{ et donc } \displaystyle\lim_{x \to +\infty} \left ( 1-\dfrac{\ln(x)}{x^2}\right ) =1\)

    \(\left . \begin{array}{l} \displaystyle\lim_{x \to +\infty} \left ( 1-\dfrac{\ln(x)}{x^2}\right ) =1\\ \displaystyle\lim_{x \to +\infty} x^2=+\infty \end{array} \right \} \text{ donc } \displaystyle\lim_{x \to +\infty} x^2\left ( 1-\dfrac{\ln(x)}{x^2}\right ) =+\infty \text{ et donc } \displaystyle\lim_{x \to +\infty} f(x) =+\infty\)

  3. Calcul de la dérivée sur \(]0~;~+\infty[\):

    \(f'(x)=2x -8\times \dfrac{1}{x}=\dfrac{2x^2-8}{x}=\dfrac{2\left (x^2-4\right )}{x} =\dfrac{2(x-2)(x+2)}{x}\)

  4. Pour étudier les variations de \(f\) sur \(]0~;~+\infty[\), on cherche le signe de \(f'(x)\).

    Figure du corrigé de l'exercice 2

    \(f(2)=4-8\ln(2)\) On en déduit le tableau des variations de la fonction \(f\) sur \(]0~;~+\infty[\).

    Figure du corrigé de l'exercice 2
  5. \(4-8\ln(2) \approx -1{,}55 <0\) donc on complète le tableau de variations.

    Figure du corrigé de l'exercice 2

    La fonction \(f\) est dérivable sur \(]0\;;\;+\infty[\) donc continue sur cet intervalle, donc continue sur \(]0\;;\;2[\). Sur l'intervalle \(]0\;;\;2[\), la fonction \(f\) est continue et strictement décroissante; elle passe d'une valeur positive à une valeur négative donc, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation \(f(x)=0\) admet une solution unique dans \(]0\;;\;2[\). On l'appelle \(\alpha\).

    Attention, piège :

    Sur \(]0\,;\,2]\), \(f\) n’est pas définie en \(0\) : on ne peut donc pas écrire \(f(0)\). Pour appliquer le corollaire du TVI, on utilise \(\displaystyle\lim_{x \to 0^+} f(x)=+\infty\) et \(f(2)=4-8\ln(2)\lt 0\), ce qui permet d’affirmer que \(0\) est bien une valeur intermédiaire.

  6. On admet que, sur l'intervalle \([2~;~ +\infty[\), l'équation \(f(x) = 0\) admet une solution unique \(\beta\). On complète le tableau de variations de \(f\) et on en déduit le signe de \(f\) sur \(]0\;;\;+\infty[\).

    Figure du corrigé de l'exercice 2
  7. Pour tout réel \(k\), on considère la fonction \(g_k\) définie sur \(]0~;~+\infty[\) par: \(g_k(x) = x^2 - 8\ln (x) + k\); donc \(g_k(x)=f(x)+k\).

    La fonction \(g_k\) a donc les mêmes variations que \(f\) et elle a donc pour minimum sur \(]0~,~+\infty[\) le nombre \(4-8\ln(2)+k\). Pour que \(g_k\) soit positive ou nulle, il faut que ce minimum soit positif ou nul, donc \(4-8\ln(2)+k\geqslant 0\) soit \(k\geqslant 8\ln(2)-4\).

    Donc \(8\ln(2)-4\) est la plus petite valeur de \(k\) telle que \(g_k\geqslant 0\) sur \(]0\;;\;+\infty[\).

Exercice 3 (5 pts)

Une entreprise a créé une Foire Aux Questions (« FAQ ») sur son site internet.

On étudie le nombre de questions qui y sont posées chaque mois.

Partie A : Première modélisation

Dans cette partie, on admet que, chaque mois :

  • 90 % des questions déjà posées le mois précédent sont conservées sur la FAQ ;

  • 130 nouvelles questions sont ajoutées à la FAQ.

Au cours du premier mois, \(300\) questions ont été posées.

Pour estimer le nombre de questions, en centaines, présentes sur la FAQ le \(n\)-ième mois, on modélise la situation ci-dessus à l'aide de la suite \(\left(u_n\right)\) définie par :

\(u_1 =3\)   et, pour tout entier naturel \(n \geqslant 1,\:u_{n+1} = 0{,}9u_n + 1{,}3\).

  1. Calculer \(u_2\) et \(u_3\) et proposer une interprétation dans le contexte de l'exercice.

  2. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel \(n \geqslant 1\) :

    \[u_n = 13 - \dfrac{100}{9} \times 0{,}9^n.\]
  1. En déduire que la suite \(\left(u_n\right)\) est croissante.

  2. On considère le programme ci-contre, écrit en langage Python.

    Déterminer la valeur renvoyée par la saisie de seuil(8.5) et l'interpréter dans le contexte de l'exercice.

1.30.9

 
def seuil(p) :
         n=1
         u=3
         while u<=p :
                   n=n+1
                  u=0.9*u+1.3
         return n

Partie B : Une autre modélisation

Dans cette partie, on considère une seconde modélisation à l'aide d'une nouvelle suite \(\left(v_n\right)\) définie pour tout entier naturel \(n \geqslant 1\) par:

\[v_n = 9 - 6 \times \text{e}^{-0{,}19\times(n - 1)}.\]

Le terme \(v_n\) est une estimation du nombre de questions, en centaines, présentes le \(n\)-ième mois sur la FAQ.

  1. Préciser les valeurs arrondies au centième de \(v_1\) et \(v_2\).

  2. Déterminer, en justifiant la réponse, la plus petite valeur de \(n\) telle que \(v_n > 8{,}5\).

Partie C : Comparaison des deux modèles

  1. L'entreprise considère qu'elle doit modifier la présentation de son site lorsque plus de 850 questions sont présentes sur la FAQ.

    Parmi ces deux modélisations, laquelle conduit à procéder le plus tôt à cette modification ?

    Justifier votre réponse.

  2. En justifiant la réponse, pour quelle modélisation y a-t-il le plus grand nombre de questions sur la FAQ à long terme?

Voir le corrigé de l'exercice 3

Une entreprise a créé une Foire Aux Questions (« FAQ ») sur son site internet.

On étudie le nombre de questions qui y sont posées chaque mois.

Partie A : Première modélisation

Dans cette partie, on admet que, chaque mois :

  • 90 % des questions déjà posées le mois précédent sont conservées sur la FAQ ;

  • 130 nouvelles questions sont ajoutées à la FAQ.

Au cours du premier mois, \(300\) questions ont été posées.

Pour estimer le nombre de questions, en centaines, présentes sur la FAQ le \(n\)-ième mois, on modélise la situation ci-dessus à l'aide de la suite \(\left(u_n\right)\) définie par : \(u_1 =3\) et, pour tout entier naturel \(n \geqslant 1\), \(u_{n+1} = 0{,}9u_n + 1{,}3\).

  1. \(u_2 = 0{,}9\times u_1 +1{,}3 = 0{,}9\times 3 + 1{,}3= 4\) et \(u_3 =0{,}9\times u_2 +1{,}3 = 0{,}9\times 4 + 1{,}3= 4{,}9\)

    On peut estimer à 400 le nombre de questions le 2e mois, et à 490 le 3e mois.

  2. On va montrer par récurrence la propriété \(u_n = 13 - \dfrac{100}{9} \times 0{,}9^n\) pour tout \(n\geqslant1\).

    • Initialisation

      Pour \(n=1\), on a \(u_1=3\) et \(13 -\dfrac{100}{9}\times 0{,}9^1=13-\dfrac{90}{9}=3\).

      La propriété est vérifiée au rang 1.

    • Hérédité

      On suppose la propriété vraie au rang \(n\) avec \(n\geqslant 1\); autrement dit \(u_n = 13 - \dfrac{100}{9} \times 0{,}9^n\) ; c'est l'hypothèse de récurrence.

      \(u_{n+1} = 0{,}9u_n+1{,}3 = 0{,}9 \left (13 - \dfrac{100}{9} \times 0{,}9^n\right ) +1{,}3 = 0{,}9\times 13 - \dfrac{100}{9}\times 0{,}9^{n+1}+0{,}1\times 13\\ \phantom{u_{n+1}} = 13- \dfrac{100}{9}\times 0{,}9^{n+1}\)

      Donc la propriété est vraie au rang \(n+1\).

    • Conclusion

      La propriété est vraie au rang 1 et elle est héréditaire pour tout \(n\geqslant 1\); d'après le principe de récurrence, elle est vraie pour tout \(n\geqslant 1\).

    Donc pour tout \(n\geqslant 1\), on a: \(u_n = 13 - \dfrac{100}{9} \times 0{,}9^n\).

  3. Pour tout \(n\geqslant 1\), on a:

    \(u_{n+1}-u_n =\left (13-\dfrac{100}{9}\times 0{,}9^{n+1}\right ) - \left (13-\dfrac{100}{9}\times 0{,}9^{n}\right ) = 13-\dfrac{100}{9}\times 0{,}9^{n+1} - 13+\dfrac{100}{9}\times 0{,}9^{n}\\ \phantom{u_{n+1}-u_n} = \dfrac{100}{9}\times 0{,}9^{n}\left (1-0{,}9\right ) = \dfrac{100}{9}\times 0{,}9^{n} \times 0{,}1>0\)

    donc la suite \((u_n)_{n\in\mathbb{N}*}\) est croissante.

  4. On considère le programme ci-contre, écrit en langage Python.

    Ce programme renvoie la plus petite valeur \(n\) telle que \(u_n>\texttt{p}\); donc seuil(8.5) renvoie la plus petite valeur \(n\) telle que \(u_n>8{,}5\). On résout cette inéquation.

    \(u_n>8{,}5 \iff 13 -\dfrac{100}{9}\times 0{,}9^n > 8{,}5 \iff 4{,}5 > \dfrac{100}{9}\times 0{,}9^n\\ \phantom{u_n>8{,}5} \iff \dfrac{4,5\times 9}{100}> 0{,}9^n \iff \ln(0{,}405) > \ln \left (0{,}9^n\right )\\ \phantom{u_n>8{,}5} \iff \ln(0{,}405) >n \times \ln (0{,}9) \iff \dfrac{\ln(0{,}405)}{\ln(0{,}9)} <n\)

     
    def seuil(p) :
             n=1
             u=3
             while u<=p :
                       n=n+1
                      u=0.9*u+1.3
             return n

    \(\dfrac{\ln(0{,}405)}{\ln(0{,}9)} \approx 8{,}6\) donc la valeur renvoyée par seuil(8.5) est 9.

    Attention, piège :

    Comme \(0{,}9 \lt 1\), \(\ln(0{,}9)\) est négatif. En divisant par \(\ln(0{,}9)\), il faut donc inverser le sens de l’inégalité : c’est une erreur très fréquente dans ce type de résolution.

Partie B : Une autre modélisation

Dans cette partie, on considère une seconde modélisation à l'aide d'une nouvelle suite \(\left(v_n\right)\) définie pour tout entier naturel \(n \geqslant 1\) par: \(v_n = 9 - 6 \times \mathrm{e}^{-0{,}19\times(n - 1)}\).

Le terme \(v_n\) est une estimation du nombre de questions, en centaines, présentes le \(n\)-ième mois sur la FAQ.

  1. \(v_1=9-6\mathrm{e}^{0}=3\) et \(v_2=9-6\mathrm{e}^{-0{,}19}\approx 4{,}04\)

  2. On résout l'inéquation \(v_n > 8{,}5\).

    \(v_n > 8{,}5 \iff 9 - 6 \times \mathrm{e}^{-0{,}19\times(n - 1)} > 8{,}5 \iff 0{,}5 > 6 \times \mathrm{e}^{-0{,}19\times(n - 1)}\)

    \(\phantom{v_n > 8{,}5}\iff\dfrac{0,5}{6} > \mathrm{e}^{-0{,}19\times(n - 1)}\) et par croissance de la fonction logarithme népérien
    \(\phantom{v_n > 8{,}5} \iff \ln \left (\dfrac{0,5}{6}\right ) > -0{,}19\times (n-1) \iff -\dfrac{\ln \left (\frac{0,5}{6}\right )}{0,19} < n - 1 \iff n > 1 -\dfrac{\ln \left (\frac{0,5}{6}\right )}{0,19}\)

    Or \(-\dfrac{\ln \left (\frac{0,5}{6}\right )}{0,19}\approx -13{,}08\) et 1 + 13,08 = 14,08 donc la plus petite valeur telle que \(v_n > 8{,}5\) est \(n = 15\).

Partie C : Comparaison des deux modèles

  1. L'entreprise considère qu'elle doit modifier la présentation de son site lorsque plus de 850 questions sont présentes sur la FAQ.

    • Selon le 1er modèle, il y a plus de 850 questions sur la FAQ quand \(u_n>8{,}5\), c'est-à-dire le 9e mois.

    • Selon le 2e modèle, il y a plus de 850 questions sur la FAQ quand \(v_n>8{,}5\), c'est-à-dire le 15e mois.

    C'est la première modélisation qui conduit à procéder le plus tôt à cette modification.

  2. Pour savoir pour quelle modélisation il y a le plus grand nombre de questions sur la FAQ à long terme, on cherche les limites des suites \((u_n)\) et \((v_n)\).

    • \(u_n=13 - \dfrac{100}{9}\times 0{,}9^n\)

      \(-1<0{,}9 <1\) donc \(\displaystyle\lim_{n\to +\infty} 0{,}9^n=0\) donc \(\displaystyle\lim_{n\to +\infty} u_n=13\).

      À long terme il y aura 1300 questions pour la 1e modélisation..

    • \(v_n = 9 - 6 \times \mathrm{e}^{-0{,}19\times(n - 1)}\)

      \(\displaystyle\lim_{n\to +\infty} -0{,}19\times (n-1) = -\infty\) et \(\displaystyle\lim_{X\to -\infty} \mathrm{e}^{X}=0\) donc \(\displaystyle\lim_{n\to +\infty} \mathrm{e}^{-0{,}19\times(n - 1)}=0\); on en déduit que \(\displaystyle\lim_{n\to +\infty} v_n=9\).

      À long terme il y aura 900 questions pour la 2e modélisation..

    C'est donc pour la 1re modélisation qu'il y aura le plus de questions à long terme.

Exercice 4 (5 pts)

On considère le cube ABCDEFGH d'arête 1.

On appelle I le point d'intersection du plan (GBD) avec la droite (EC).

L'espace est rapporté au repère orthonormé \(\left(\text{A}~;~\overrightarrow{\text{AB}},~\overrightarrow{\text{AD}},~\overrightarrow{\text{AE}}\right)\).

Figure de l'exercice 4
  1. Donner dans ce repère les coordonnées des points E, C, G.

  2. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (EC).

  3. Démontrer que la droite (EC) est orthogonale au plan (GBD).

    1. Justifier qu'une équation cartésienne du plan (GBD) est :

      \[x + y - z - 1 = 0.\]
    2. Montrer que le point I a pour coordonnées \(\left(\dfrac23~;~\dfrac23~;~\dfrac13\right)\).

    3. En déduire que la distance du point E au plan (GBD) est égale à \(\dfrac{2\sqrt 3}{3}\).

    1. Démontrer que le triangle BDG est équilatéral.

    2. Calculer l'aire du triangle BDG.

      On pourra utiliser le point J, milieu du segment [BD].

  4. Justifier que le volume du tétraèdre EGBD est égal à \(\dfrac13\).

    On rappelle que le volume d'un tétraèdre est donné par \(V = \dfrac13 Bh\) où \(B\) est l'aire d'une base du tétraèdre et \(h\) est la hauteur relative à cette base.

Voir le corrigé de l'exercice 4

On considère le cube ABCDEFGH d'arête 1.

On appelle I le point d'intersection du plan (GBD) avec la droite (EC).

L'espace est rapporté au repère orthonormé \(\left(\text{A}~;~\overrightarrow{\text{AB}},~\overrightarrow{\text{AD}},~\overrightarrow{\text{AE}}\right)\).

Figure du corrigé de l'exercice 4
  1. On a: E \(\begin{pmatrix} 0\\0\\1\end{pmatrix}\), C \(\begin{pmatrix} 1\\1\\0\end{pmatrix}\) et G \(\begin{pmatrix} 1\\1\\1\end{pmatrix}\).

  2. La droite (EC) a pour vecteur directeur \(\overrightarrow{\mathrm{EC}}\;\begin{pmatrix} 1-0\\1-0\\0-1\end{pmatrix}\) soit \(\begin{pmatrix} 1\\1\\-1\end{pmatrix}\).

    Donc la droite (EC) a pour représentation paramétrique;

    \(\left\{ \begin{array}{l !{=} l l} x & x_{\text E} + 1\times t\\ y & y_{\text E} + 1\times t & t\in\mathbb{R}\\ z & z_{\text E} + (-1)\times t \end{array} \right.\) soit \(\left\{ \begin{array}{l !{=} r l} x & t\\ y & t & t\in\mathbb{R}\\ z & 1- t \end{array} \right.\)

  3. Les points G, B et D ne sont pas alignés donc (GDB) est un plan de vecteurs directeurs \(\overrightarrow{\mathrm{GB}}\) et \(\overrightarrow{\mathrm{BD}}\).

    \(\overrightarrow{\mathrm{GB}}\) a pour coordonnées \(\begin{pmatrix} 1-1\\0-1\\0-1 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix}0\\-1\\-1 \end{pmatrix}\) et \(\overrightarrow{\mathrm{BD}}\) a pour coordonnées \(\begin{pmatrix} 0-1\\1-0\\0-0 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-1\\1\\0 \end{pmatrix}\).

    \(\overrightarrow{\mathrm{EC}}.\overrightarrow{\mathrm{GB}}=1\times 0 + 1\times (-1) + (-1)\times (-1)=0-1+1=0\) donc \(\overrightarrow{\mathrm{EC}}\perp\overrightarrow{\mathrm{GB}}\)

    \(\overrightarrow{\mathrm{EC}}.\overrightarrow{\mathrm{BD}}=1\times (-1) + 1\times 1 + (-1)\times 0=-1+1+0=0\) donc \(\overrightarrow{\mathrm{EC}}\perp\overrightarrow{\mathrm{BD}}\)

    Le vecteur \(\overrightarrow{\mathrm{EC}}\) est orthogonal à deux vecteurs directeurs du plan (GDB) donc la droite (EC) est orthogonale au plan (GDB).

    À retenir :

    Pour démontrer qu’une droite \((EC)\) est orthogonale à un plan \((GBD)\), il suffit de prouver qu’un vecteur directeur de \((EC)\) est orthogonal à deux vecteurs directeurs non colinéaires du plan \((GBD)\).

    1. La droite (EC) est orthogonale au plan (GDB) donc tout vecteur directeur de la droite (EC) est un vecteur normal au plan (GDB), en particulier le vecteur \(\overrightarrow{\mathrm{EC}}\) de coordonnées \((1\;;\;1\;;\;-1)\). Donc le plan (GDB) a une équation de la forme \(x+y-z+d=0\) où \(d\) est un réel à déterminer.

      Le point B appartient au plan (GDB) donc \(x_{\text B} + y_{\text B} -z_{\text B}+d=0\); autrement dit: \(1+0-0+d=0\) donc \(d=-1\).

      Le plan (GDB) a donc pour équation: \(x+y-z-1=0\).

    2. On appelle I le point d'intersection du plan (GBD) avec la droite (EC).

      Donc les coordonnées de I sont solutions du système: \(\left \{ \begin{array}{r !{=} l} x & t\\ y & t\\ z & 1-t\\ x+y-z-1 & 0 \end{array} \right .\)

      On a donc: \(t+t-(1-t)-1=0\) donc \(t=\dfrac{2}{3}\).

      On en déduit les coordonnées de I: \(x_{\text I}=t=\dfrac{2}{3}\), \(y_{\text I}=t=\dfrac{2}{3}\) et \(z_{\text I}=1-t=\dfrac{1}{3}\), soit \(\left( \dfrac{2}{3}\;;\;\dfrac{2}{3}\;;\;\dfrac{1}{3}\right )\).

    3. La droite (EC) est orthogonale au plan (GDB) donc la distance du point E au plan (GDB) est la longueur EI.

      \(\text{EI}^2 = \left ( \dfrac{2}{3} - 0\right )^2 + \left ( \dfrac{2}{3} - 0\right )^2 + \left ( \dfrac{1}{3} - 1\right )^2 = \dfrac{4}{9}+\dfrac{4}{9}+\dfrac{4}{9}=\dfrac{12}{9}\); donc \(\text{EI} = \displaystyle\sqrt{\dfrac{12}{9}} = \dfrac{\displaystyle\sqrt{12}}{3}=\dfrac{2\sqrt{3}}{3}\)

      La distance du point I au plan (GDB) est donc de \(\dfrac{2\sqrt{3}}{3}\).

    1. Les côtés [BD], [DG] et [GB] du triangle BDG sont les diagonales respectives des carrés ABCD, CDHG et BCGF qui sont superposables; donc leurs diagonales ont la même longueur. Ce qui veut dire que le triangle BDG est équilatéral.

    2. On appelle J le milieu du segment [BD]; donc le segment [GJ] est la médiane issue de G dans le triangle BDG. Or ce triangle est équilatéral donc [GJ] est la hauteur issue de G dans ce triangle. L'aire du triangle BDG est donc: \(\mathcal A = \dfrac{\text{BD}\times \text{GJ}}{2}\).

      B \(\begin{pmatrix} 1\\ 0\\ 0\\\end{pmatrix}\) et D \(\begin{pmatrix} 0\\ 1\\ 0\\\end{pmatrix}\) donc J \(\begin{pmatrix} \frac{1}{2}\\ \frac{1}{2}\\ 0\\\end{pmatrix}\)

      \(\text{GJ}^2 = \left ( \dfrac{1}{2} -1\right )^2 + \left ( \dfrac{1}{2}-1 \right )^2 + \left (0-1 \right )^2 = \dfrac{1}{4}+\dfrac{1}{4}+1 = \dfrac{6}{4}\) donc \(\text{GJ}=\dfrac{\sqrt{6}}{2}\)

      [BD] est la diagonale du carré ABCD de côté 1 donc \(\text{BD}=\sqrt{2}\).

      L'aire de BDG est donc: \(\mathcal A= \dfrac{\sqrt{2}\times \frac{\sqrt{6}}{2}}{2}=\dfrac{\sqrt{12}}{4}=\dfrac{\sqrt{3}}{2}\).

  4. Le volume du tétraèdre EGBD est: \(\dfrac{1}{3} \left (\mathcal A \times \text{EI} \right ) = \dfrac{1}{3}\left ( \dfrac{\sqrt{3}}{2}\times \dfrac{2\sqrt{3}}{3}\right ) =\dfrac{1}{3}\)

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