Annales Bac · Spécialité mathématiques › 2024
2024Bac spé maths · Amérique du Sud · Jour 1
Épreuve écrite de spécialité mathématiques, série générale · 21 novembre 2024
Exercice 1 (5 pts)
PARTIE A
On considère l'équation différentielle
\[(E) : \quad y' +\dfrac14y = 20\mathrm{e}^{-\frac14 x},\]d'inconnue \(y\), fonction définie et dérivable sur l'intervalle \([0~;~ +\infty[\).
Déterminer la valeur du réel \(a\) tel que la fonction \(g\) définie sur l'intervalle \([0~;~ +\infty[\) par \(g(x) = ax\mathrm{e}^{-\frac14 x}\) soit une solution particulière de l'équation différentielle \((E)\).
On considère l'équation différentielle
\[(E') : \quad y' +\dfrac14 y = 0,\]d'inconnue \(y\), fonction définie et dérivable sur l'intervalle \([0~;~ +\infty[\).
Déterminer les solutions de l'équation différentielle \((E')\).
En déduire les solutions de l'équation différentielle \((E)\).
Déterminer la solution \(f\) de l'équation différentielle \((E)\) telle que \(f(0) = 8\).
PARTIE B
On considère la fonction \(f\) définie sur l'intervalle \([0~;~ +\infty[\) par
\[f(x) = (20x + 8)\mathrm{e}^{-\frac14 x}.\]On admet que la fonction \(f\) est dérivable sur l'intervalle \([0~;~ +\infty[\) et on note \(f'\) sa fonction dérivée sur l'intervalle \([0~;~ +\infty[\). De plus, on admet que \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty}f(x) = 0\).
Justifier que, pour tout réel \(x\) positif,
\[f'(x) = (18 - 5x)\mathrm{e}^{-\frac14 x}.\]En déduire le tableau de variations de la fonction \(f\). On précisera la valeur exacte du maximum de la fonction \(f\) sur l'intervalle \([0~;~ +\infty[\).
Dans cette question on s'intéresse à l'équation \(f(x) = 8\).
Justifier que l'équation \(f(x) = 8\) admet une unique solution, notée \(\alpha\), dans l'intervalle [14 ; 15].
Recopier et compléter le tableau ci-dessous en faisant tourner étape par étape la fonction solution_equation ci-contre, écrite en langage Python
\(a\) 14 \(b\) 15 \(b - a\) 1 \(m\) 14,5 Condition \(f(m) > 8\) FAUX from math import exp def f(x): return (20*x+8)*exp(-1/4*x) def solution_equation(): a,b = 14,15 while b-a > 0.1 : m = (a+b)/2 if f(m) > 8: a = m else: b = m return a,bQuel est l'objectif de la fonction solution_equation dans le contexte de la question ?
Voir le corrigé de l'exercice 1
PARTIE A
On considère l'équation différentielle \((E) : \quad y' +\dfrac14y = 20\mathrm{e}^{-\frac14 x},\)
d'inconnue \(y\), fonction définie et dérivable sur l'intervalle \([0~;~ +\infty[\).
Soit \(g\) la fonction définie sur l'intervalle \([0~;~+\infty[\) par \(g(x) = ax\mathrm{e}^{-\frac14 x}\).
La fonction linéaire \(u\) définie par \(u(x) = - \dfrac14 x\) est dérivable sur \(\mathbb{R}\) et sur cet intervalle \(u'(x) = - \dfrac14\).
La fonction composée \(g(u(x)) = ax\mathrm{e}^{u(x)}\) est elle aussi dérivable sur \(\mathbb{R}\) et sur cet intervalle, \(g'(u) = a\mathrm{e}^{u(x)} + axu' \times \mathrm{e}^{u(x)} = a\mathrm{e}^{-\frac14 x} + ax \times \left(- \dfrac14 \right)\mathrm{e}^{-\frac14 x} = \mathrm{e}^{-\frac14 x}\left(a - \dfrac{ax}{4}\right)\).
Or \(g'(x) + \dfrac14g(x) = \mathrm{e}^{-\frac14 x}\left(a - \dfrac{ax}{4}\right) + \dfrac14 \times ax\mathrm{e}^{-\frac14 x} = \mathrm{e}^{-\frac14 x}\left(a - \dfrac{ax}{4} + \dfrac{ax}{4} \right) = a\mathrm{e}^{-\frac14 x}\).
Donc \(g\) est solution de l'équation différentielle sur \([0~;~ +\infty[\), si sur cet intervalle :
\(a\mathrm{e}^{-\frac14 x} = 20\mathrm{e}^{-\frac14 x} \iff a = 20\), car quel que soit \(x\) réel, \(\mathrm{e}^{-\frac14 x} \ne 0\).
La fonction \(g : x \longmapsto 20x \mathrm{e}^{-\frac14 x}\) définie sur l'intervalle \([0~;~ +\infty[\) est une solution particulière de l'équation \((E)\).
On considère l'équation différentielle \((E') : \quad y' +\dfrac14 y = 0,\)
d'inconnue \(y\), fonction définie et dérivable sur l'intervalle \([0~;~ +\infty[\).
L'équation \((E')\) peut s'écrire \(y' = - \dfrac14y\) et on sait que les solutions de cette équation \((E')\) sont les fonctions \(f\) définies par:
\(f(x) = K\mathrm{e}^{-\frac14 x}\), avec \(K \in \mathbb{R}\).
Les solutions \(f\) de l'équation \((E)\) sont telles que pour \(x \in [0~;~+ \infty[\),
\(f'(x) + \dfrac14f(x) = 20\mathrm{e}^{- \frac14 x}\) ou d'après la question 1. :
\(f'(x) + \dfrac14f(x) = g'(x) + \dfrac14g(x) \iff f'(x) - g'(x) = \dfrac14[f(x) - g(x)]\) soit par linéarité de la dérivation :
\((f - g)'(x) + \dfrac14[(f - g ](x) = 0\) : ceci signifie que la fonction \(f - g\) est solution de \((E')\) c'est-à)dire que
\(f(x) - g(x) = K\mathrm{e}^{-\frac14 x} \iff f(x) = K\mathrm{e}^{-\frac14 x} + g(x)\) ou enfin \(f(x) = K\mathrm{e}^{-\frac14 x} + 20x\mathrm{e}^{-\frac14 x}\iff f(x) = (20x + K)\mathrm{e}^{-\frac14 x}\), avec \(K \in \mathbb{R}\).
Les solutions de \((E)\) sur l'intervalle \([0~;~ +\infty[\) sont donc les fonctions \(f\) définies par:
\(f(x) = \mathrm{e}^{-\frac14 x}(20x + K)\), avec \(K \in \mathbb{R}\).On a \(f(0) = 8 \iff (20 \times 0 + K)\mathrm{e}^{0} = 8 \iff K = 8\), donc :
\(f(x) = (20x + 8)\mathrm{e}^{-\frac14 x} = 4\left (5x + 2\right )\mathrm{e}^{-\frac14 x}\).
PARTIE B
On considère la fonction \(f\) définie sur \([0~;~ +\infty[\) par \(f(x) = (20x + 8)\mathrm{e}^{-\frac14 x}\).
La fonction \(f\) est la fonction trouvée à la fin de la partie A : elle est donc dérivable et vérifie l'équation \((E)\), soit
\(f'(x) + \dfrac14 f(x) = 20\mathrm{e}^{-\frac14 x}\) donc
\(f'(x) = 20\mathrm{e}^{-\frac14 x} - \dfrac14 \times 4(5x + 2)\mathrm{e}^{-\frac14 x} = \mathrm{e}^{-\frac14 x}(20 - 5x - 2) = (18 - 5x)\mathrm{e}^{-\frac14 x}\).Comme quel que soit \(x\), \(\mathrm{e}^{-\frac14 x} > 0\), le signe de \(f'(x)\) est celui de \(18 - 5x\) :
\(\bullet~\) \(18 - 5x > 0 \iff \dfrac{18}{5} > x\) : sur l'intervalle \(\left[0~;~\dfrac{18}{5}\right], \, f'(x) > 0\) : la fonction \(f\) est croissante ;
\(\bullet~\) \(18 - 5x < 0 \iff \dfrac{18}{5} < x\) : sur l'intervalle \(\left[\dfrac{18}{5}~;~+ \infty\right], \, f'(x) < 0\) : la fonction \(f\) est décroissante ;
\(f'\left(\dfrac{18}{5}\right) = 0\), donc \(f\left(\dfrac{18}{5}\right)\) est le maximum de la fonction \(f\) sur l'intervalle \([0~;~ +\infty[\).
On a \(f\left(\dfrac{18}{5}\right) = (72 + 8)\mathrm{e}^{-\frac14 \times \frac{18}{5}} = 80\mathrm{e}^{-\frac{9}{10}} \approx 32{,}53\).
On a vu à la partie A que \(f(0) = 8\), et on admet que \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty}f(x) = 0\).
D'où le tableau de variations :

Dans cette question on s'intéresse à l'équation \(f(x) = 8\).
On a \(f(14) = 288\mathrm{e}^{-3{,}5} \approx 8{,}7\) et \(f(15) = 300\mathrm{e}^{-3.75} \approx 7{,}2\).
Sur l'intervalle [14 ; 15], la fonction \(f\) est continue car dérivable sur \([0~;~+ \infty[\), donc sur [14 ; 15] et elle est strictement décroissante; comme \(8 \in [f(15)~;~f(14)]\), il existe d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires un réel unique \(\alpha\) telle que \(f(\alpha) = 8\).
On complète le tableau ci-dessous en faisant tourner étape par étape la fonction
solution_equationécrite en langage Python
L'objectif de la fonction
solution_equationest de déterminer, par dichotomie, un encadrement d'amplitude \(0{,}1\) de la solution de l'équation \(f(x)=8\) dans l'intervalle [14 ; 15].
Exercice 2 (6 pts)
On dispose de deux urnes opaques U\(_1\) et U\(_2\).
L'urne U\(_1\) contient 4 boules noires et 6 boules blanches.
L'urne U\(_2\) contient 1 boule noire et 3 boules blanches.
On considère l'expérience aléatoire suivante :
On pioche au hasard une boule dans U\(_1\) que l'on place dans U\(_2\), puis on pioche au hasard une boule dans U\(_2\).
On note:
\(N_1\) l'évènement « Piocher une boule noire dans l'urne U\(_1\) ».
\(N_2\) l'évènement « Piocher une boule noire dans l'urne U\(_2\) ».
Pour tout évènement \(A\), on note \(\overline{A}\) son évènement contraire.
PARTIE A
On considère l'arbre de probabilités ci-contre.
Justifier que la probabilité de piocher une boule noire dans l'urne U\(_2\) sachant qu'on a pioché une boule blanche dans l'urne U\(_1\) est \(0{,}2\).
Recopier et compléter l'arbre de probabilités ci-contre, en faisant apparaître sur chaque branche les probabilités des évènements concernés, sous forme décimale.

Calculer la probabilité de piocher une boule noire dans l'urne U\(_1\) et une boule noire dans l'urne U\(_2\).
Justifier que la probabilité de piocher une boule noire dans l'urne U\(_2\) est égale à 0,28.
On a pioché une boule noire dans l'urne U\(_2\)
Calculer la probabilité d'avoir pioché une boule blanche dans l'urne U\(_1\) . On donnera le résultat sous forme décimale arrondie à \(10^{-2}\).
PARTIE B
\(n\) désigne un entier naturel non nul.
L'expérience aléatoire précédente est répétée \(n\) fois de façon identique et indépendante, c'est-à-dire que les urnes U\(_1\) et U\(_2\) sont remises dans leur configuration initiale, avec respectivement 4 boules noires et 6 boules blanches dans l'urne U\(_1\) et 1 boule noire et 3 boules blanches dans l'urne U\(_2\), entre chaque expérience.
On note \(X\) la variable aléatoire qui compte le nombre de fois où on pioche une boule noire dans l'urne U\(_2\).
On rappelle que la probabilité de piocher une boule noire dans l'urne U\(_2\) est égale à 0,28 et celle de piocher une boule blanche dans l'urne U\(_2\) est égale à 0,72.
Déterminer la loi de probabilité suivie par \(X\). Justifier votre réponse.
Déterminer par le calcul le plus petit entier naturel n tel que:
\[1 - 0{,}72^n \geqslant 0{,}9.\]Interpréter le résultat précédent dans le contexte de l'expérience.
PARTIE C
Dans cette partie les urnes U\(_1\) et U\(_2\) sont remises dans leur configuration initiale, avec respectivement 4 boules noires et 6 boules blanches dans l'urne U\(_1\) et 1 boule noire et 3 boules blanches dans l'urne U\(_2\).
On considère la nouvelle expérience aléatoire suivante :
On pioche simultanément deux boules dans l'urne U\(_1\) que l'on place dans l'urne U\(_2\), puis on pioche au hasard une boule dans l'urne U\(_2\).
Combien y a-t-il de tirages possibles de deux boules simultanément dans l'urne U\(_1\) ?
Combien y a-t-il de tirages possibles de deux boules simultanément dans l'urne U\(_1\) contenant exactement une boule blanche et une boule noire ?
La probabilité de piocher une boule noire dans l'urne U\(_2\) avec cette nouvelle expérience est- elle supérieure à la probabilité de tirer une boule noire dans l'urne U\(_2\) avec l'expérience de la partie A ? Justifier votre réponse.
On pourra s'aider d'un arbre pondéré modélisant cette expérience.
Voir le corrigé de l'exercice 2
On dispose de deux urnes opaques U\(_1\) et U\(_2\). L'urne U\(_1\) contient 4 boules noires et 6 boules blanches. L'urne U\(_2\) contient 1 boule noire et 3 boules blanches.
On considère l'expérience aléatoire suivante : on pioche au hasard une boule dans U\(_1\) que l'on place dans U\(_2\), puis on pioche au hasard une boule dans U\(_2\).
\(N_1\) l'évènement « Piocher une boule noire dans l'urne U\(_1\) ».
\(N_2\) l'évènement « Piocher une boule noire dans l'urne U\(_2\) ».
Pour tout évènement \(A\), on note \(\overline{A}\) son évènement contraire.
PARTIE A
Si on a pioché une boule blanche dans U\(_1\) et qu'on l'a mise dans U\(_2\), il y a dans l'urne U\(_2\) 1 boule noire et 4 boules blanches. La probabilité de piocher alors une boule noire dans l'urne U\(_2\) est \(P_{\overline{N_1}}\left (N_2\right ) = \dfrac{1}{5}=0{,}2\).
Dans U\(_1\) il y a 4 boules noires et 6 boules blanches donc la probabilité de piocher une boule noire est \(P\left (N_1\right )=\dfrac{4}{10}=0{,}4\).
Si on a pioché une boule noire dans U\(_1\) et qu'on l'a mise dans U\(_2\), il y a dans l'urne U\(_2\) 2 boules noires et 3 boules blanches. La probabilité de piocher alors une boule noire dans l'urne U\(_2\) est \(P_{N_1}\left (N_2\right )= \dfrac{2}{5}=0{,}4\).

La probabilité de piocher une boule noire dans l'urne U\(_1\) et une boule noire dans l'urne U\(_2\) est: \(P\left ( N_1 \cap N_2 \right ) = P\left (N_1\right ) \times P_{N_1}\left (N_2\right ) = 0{,}4\times 0{,}4 = 0{,}16\).
On cherche la probabilité de piocher une boule noire dans l'urne U\(_2\).
D'après la formule des probabilités totales:
\(P\left (N_2\right ) = P\left ( N_1 \cap N_2 \right ) + P\left ( \overline{N_1} \cap N_2 \right )= 0{,}16 + 0{,}6 \times 0{,}2 = 0{,}28\).
On a pioché une boule noire dans l'urne U\(_2\).
La probabilité d'avoir pioché une boule blanche dans l'urne U\(_1\) est:
\(P_{N_2}\left (\overline{N_1}\right ) = \dfrac{P\left ( N_2 \cap \overline{N_1} \right )}{P\left (N_2\right ) } = \dfrac{0,12}{0,28} = \dfrac37 \approx 0{,}43\).
PARTIE B
\(n\) désigne un entier naturel non nul.
L'expérience aléatoire précédente est répétée \(n\) fois de façon identique et indépendante, c'est-à-dire que les urnes U\(_1\) et U\(_2\) sont remises dans leur configuration initiale, avec respectivement 4 boules noires et 6 boules blanches dans l'urne U\(_1\) et 1 boule noire et 3 boules blanches dans l'urne U\(_2\), entre chaque expérience.
On note \(X\) la variable aléatoire qui compte le nombre de fois où on pioche une boule noire dans l'urne U\(_2\).
On rappelle que la probabilité de piocher une boule noire dans l'urne U\(_2\) est égale à \(0{,}28\) et celle de piocher une boule blanche dans l'urne U\(_2\) est égale à \(0{,}72\).
D'après le texte, on est dans le cas de \(n\) répétitions, de façon identique et indépendante, d'une expérience qui n'a que deux issues.
Donc la variable \(X\) qui donne le nombre de succès, c'est-à-dire le nombre de fois où on pioche une boule noire dans l'urne U\(_2\), suit la loi binomiale de paramètres \(n\) et \(p= 0{,}28\).
On résout l'inéquation \(1 - 0{,}72^n \geqslant 0{,}9.\)
\(\begin{aligned}[t] 1 - 0{,}72^n \geqslant 0{,}9 & \iff 1-0{,}9 \geqslant 0{,}72^n \iff 0{,}1 \geqslant 0{,}7^n\\ & \iff \ln\left (0{,}1\right ) \geqslant \ln \left ( 0{,}72^n\right ) \quad \left (\text{fonction ln croissante sur }[0\,;\,+\infty[\right )\\ & \iff \ln\left (0{,}1\right ) \geqslant n\,\ln \left ( 0{,}72\right )\\ & \iff \dfrac{\ln\left (0{,}1\right )}{\ln \left ( 0{,}72\right )} \leqslant n \quad \left (\ln\left (0{,}72\right )<0\right ) \end{aligned}\)
\(\dfrac{\ln\left (0{,}1\right )}{\ln \left ( 0{,}72\right )} \approx 7{,}01\) donc le plus petit entier naturel \(n\) tel que: \(1 - 0{,}72^n \geqslant 0{,}9\) est 8.
\(0{,}72\) est la probabilité de piocher une boule blanche dans l'urne U\(_2\).
\(0{,}72^n\) est la probabilité de piocher \(n\) boules blanches dans l'urne U\(_2\) lors des \(n\) tirages.
\(1-0{,}72^n\) est la probabilité de l'événement contraire, c'est-à-dire la probabilité de piocher au moins une boule noire lors des \(n\) tirages.
Il faut donc au moins 8 tirages pour que la probabilité de piocher au moins une boule noire soit supérieure à \(0{,}9\).
PARTIE C
Dans cette partie les urnes U\(_1\) et U\(_2\) sont remises dans leur configuration initiale, avec respectivement 4 boules noires et 6 boules blanches dans l'urne U\(_1\) et 1 boule noire et 3 boules blanches dans l'urne U\(_2\).
On considère la nouvelle expérience aléatoire suivante: on pioche simultanément deux boules dans l'urne U\(_1\) que l'on place dans l'urne U\(_2\), puis on pioche au hasard une boule dans l'urne U\(_2\).
Dans l'urne U\(_1\) il y a 10 boules et on en prend 2 simultanément; il y a donc \(\displaystyle\binom{10}{2}=45\) tirages possibles.
Il y a 4 boules noires et 6 boules blanches dans l'urne U\(_1\); le nombre de tirages possibles de deux boules simultanément dans l'urne U\(_1\) contenant exactement une boule blanche et une boule noire est donc \(\displaystyle\binom{4}{1}\times \binom{6}{1} = 4\times 6 = 24\).
On a pioché 2 boules noires dans U\(_1\) (événement noté \(NN\)).
\(P\left (NN\right ) = \dfrac{\binom{4}{2}}{45} = \dfrac{6}{45}=\dfrac{2}{15}\)
On a mis les 2 boules noires piochées dans U\(_1\) dans l'urne U\(_2\); l'urne U\(_2\) contient alors 3 boules noires et 3 boules blanches.
La probabilité de piocher une boule noire dans U\(_2\) est alors \(\dfrac{3}{6}=\dfrac{1}{2}\).
On a pioché 1 boule noire et 1 boule blanche dans U\(_1\) (événement noté \(NB\)).
\(P\left (NB\right ) = \dfrac{24}{45} =\dfrac{8}{15}\)
On a mis les 2 boules, une noire une blanche, piochées dans U\(_1\) dans l'urne U\(_2\); l'urne U\(_2\) contient alors 2 boules noires et 4 boules blanches.
La probabilité de piocher une boule noire dans U\(_2\) est alors \(\dfrac{2}{6}=\dfrac{1}{3}\).
On a pioché 2 boules blanches dans U\(_1\) (événement noté \(BB\)).
\(P\left (BB\right ) = \dfrac{\binom{6}{2}}{45} = \dfrac{15}{45}=\dfrac{1}{3}\)
On a mis les 2 boules blanches piochées dans U\(_1\) dans l'urne U\(_2\); l'urne U\(_2\) contient alors 1 boule noire et 5 boules blanches.
La probabilité de piocher une boule noire dans U\(_2\) est alors \(\dfrac{1}{6}\).
On résume la situation dans un arbre pondéré.

La probabilité de piocher une boule noire dans U\(_2\) est, d'après la formule des probabilités totales:
\(P\left (N_2\right ) = P\left ( NN \cap N_2\right ) + P\left ( NB \cap N_2\right ) + P\left ( BB \cap N_2\right ) = \dfrac{6}{90} + \dfrac{16}{90} + \dfrac{5}{90} = \dfrac{27}{90} = \dfrac{3}{10} = 0{,}3\)
La probabilité de piocher une boule noire dans l'urne U\(_2\) avec cette nouvelle expérience est égale à \(0{,}3\); elle est donc supérieure à la probabilité de tirer une boule noire dans l'urne U\(_2\) avec l'expérience de la partie A qui était de \(0{,}28\).
Exercice 3 (4 pts)
Répondre par VRAI ou FAUX à chacune des affirmations suivantes et justifier votre réponse.
Toute réponse non justifiée ne sera pas prise en compte dans la notation.
Toutes les questions de cet exercice sont indépendantes.
On considère la suite \((u_n)\) définie pour tout entier naturel non nul \(n\) par
\[u_n = \dfrac{25 + (- 1)^n}{n}.\]Affirmation 1 : La suite \((u_n)\) est divergente.
On considère la suite \((w_n)\) définie pour tout entier naturel \(n\) par \(\left\{\begin{array}{l c l} w_0&=&1\\w_{n+1}&=&\dfrac{w_n}{1 + w_n} \end{array}\right.\)
On admet que pour tout entier naturel \(n,\; w_n > 0\).
On considère la suite \((t_n)\) définie pour tout entier naturel \(n\) par \(t_n =\dfrac{k}{w_n}\) où \(k\) est un nombre réel strictement positif.
Affirmation 2 : La suite \((t_n)\) est une suite arithmétique strictement croissante.
On considère la suite \((v_n)\) définie pour tout entier naturel \(n\) par \(\left\{\begin{array}{l c l}v_0&=&1\\ v_{n+1}&=&\ln \left(1 + v_n\right) \end{array}\right.\)
On admet que pour tout entier naturel \(n,\, v_n > 0\).
Affirmation 3 : La suite \((v_n)\) est décroissante.
On considère la suite \((I_n)\) définie pour tout entier naturel \(n\) par \(I_n = \displaystyle\int_1^{\text{e}} [\ln (x)]^n\,\text{d}x\).
Affirmation 4 : Pour tout entier naturel \(n,\, I_{n+1} = \mathrm{e} - (n + 1) I_n\).
Voir le corrigé de l'exercice 3
On considère la suite \((u_n)\) définie pour tout \(n\) non nul par \(u_n = \dfrac{25 + (- 1)^n}{n}.\)
Affirmation 1 : La suite \((u_n)\) est divergente.
Pour tout \(n\) non nul, on a: \(-1 \leqslant (-1)^n \leqslant +1\) donc \(25-1 \leqslant 25+(-1)^n \leqslant 25+1\) donc \(24 \leqslant 25+(-1)^n \leqslant 26\) donc \(\dfrac{24}{n} \leqslant \dfrac{25+(-1)^n}{n} \leqslant \dfrac{26}{n}\) donc \(\dfrac{24}{n} \leqslant u_n \leqslant \dfrac{26}{n}\)
Or \(\displaystyle\lim_{n\to +\infty} \dfrac{24}{n} = \displaystyle\lim_{n\to +\infty} \dfrac{26}{n} = 0\) donc, d'après le théorème des gendarmes, on peut déduire que la suite \((u_n)\) est convergente et que \(\displaystyle\lim_{n\to +\infty} u_n=0\).
Affirmation 1 fausse
On considère la suite \((w_n)\) définie pour tout entier naturel \(n\) par \(\left\{\begin{array}{l !{=} l} w_0&1\\w_{n+1}&\dfrac{w_n}{1 + w_n} \end{array}\right.\)
On admet que pour tout entier naturel \(n,\; w_n > 0\)n et on considère la suite \((t_n)\) définie pour tout entier naturel \(n\) par \(t_n =\dfrac{k}{w_n}\) où \(k\) est un nombre réel strictement positif.
Affirmation 2 : La suite \((t_n)\) est une suite arithmétique strictement croissante.
Pour tout \(n\), on a: \(t_{n+1} = \dfrac{k}{w_{n+1}} = \dfrac{k}{\frac{w_n}{1+w_n}} = \dfrac{k\left (1+w_n\right )}{w_n} = \dfrac{k+kw_n}{w_n} =\dfrac{k}{w_n} +k =t_n+k\)
Donc la suite \((t_n)\) est arithmétique de raison \(k\).
De plus, \(k>0\) donc la suite \((t_n)\) est strictement croissante.
Affirmation 2 vraie
On considère la suite \((v_n)\) définie pour tout entier naturel \(n\) par \(\left\{\begin{array}{l !{=} l} v_0&1\\ v_{n+1}&\ln \left(1 + v_n\right) \end{array}\right.\)
On admet que pour tout entier naturel \(n\), \(v_n > 0\),
Affirmation 3 : La suite \((v_n)\) est décroissante.
Soit \(\mathcal{P}_n\) la propriété: \(v_n>v_{n+1}\).
On va démontrer par récurrence que cette propriété est vraie pour tout \(n\).
Initialisation
\(v_0=1\) et \(v_1=\ln\left (1+v_0\right ) = \ln\left (2\right ) \approx 0{,}69\); donc \(v_0>v_1\).
La propriété est vraie pour \(n=0\).Hérédité
On suppose que \(v_n > v_{n+1}\); c'est l'hypothèse de récurrence.
\(v_n > v_{n+1}\) donc \(1+v_n > 1+v_{n+1}\)
Or la fonction ln est croissante sur \(]0\,;\, +\infty[\) donc \(\ln\left (1+v_n\right ) >\ln\left ( 1+v_{n+1}\right )\), ce qui veut dire que \(v_{n+1} > v_{n+2}\). La propriété est donc héréditaire.
Conclusion
La propriété est vraie au rang 0. Elle est héréditaire pour tout \(n\geqslant 0\). Donc, d'après le principe de récurrence, elle est vraie pour tout \(n\geqslant 0\).
On a démontré que, pour tout \(n\geqslant 0\), on avait: \(v_{n} > v_{n+1}\); donc la suite \((v_n)\) est décroissante.
Affirmation 3 vraie
On considère la suite \((I_n)\) définie pour tout entier naturel \(n\) par \(I_n = \displaystyle\int_1^{\mathrm{e}} \left [\ln (x)\right ]^n\,\mathrm{\,d}x\).
Affirmation 4 : Pour tout entier naturel \(n\), \(I_{n+1} = \mathrm{e} - (n + 1) I_n\).
\(I_{n+1} = \displaystyle\int_1^{\mathrm{e}} \left [\ln (x) \right ]^{n+1}\mathrm{\,d}x = \displaystyle\int_1^{\mathrm{e}} 1\times \left [\ln (x)\right ]^{n+1}\mathrm{\,d}x\)
On va calculer \(I_{n+1}\) au moyen d'une intégration par parties:
\(\displaystyle\int_{a}^{b} u'(x)v(x) \mathrm{\,d}x = \left [u(x) v(x) \right ]_{a}^{b} - \displaystyle\int_{a}^{b} u(x) v'(x) \mathrm{\,d}x\)On pose \(u'(x)=1\) donc \(u(x)=x\), et \(v(x)= \left [\ln\left (x\right )\right] ^{n+1}\) donc \(v'(x)=\left (n+1\right ) \times \dfrac{1}{x} \times \left [\ln\left (x\right )\right ]^n\).
\(\begin{aligned}[t] I_{n+1} & = \left [ x\times \left [\ln\left (x\right )\right ]^{n+1}\right ]_{1}^{\mathrm{e}} - \displaystyle\int_{1}^{\mathrm{e}} x\times (n+1) \times \dfrac{1}{x} \times \left [ \ln\left (x\right ) \right ]^n \mathrm{\,d}x\\ & = \left ( \mathrm{e} \left [ \ln \left (\mathrm{e}\right ) \right ]^{n+1} - 1 \left [ \ln \left (1\right ) \right ]^{n+1}\right ) - \left (n+1\right ) \displaystyle\int_{1}^{\mathrm{e}} \left [\ln\left (x\right )\right ]^{n} \mathrm{\,d}x\\ & = \mathrm{e} - \left (n+1\right ) I_n \end{aligned}\)
Affirmation 4 vraie
Exercice 4 (5 pts)
L'objectif de cet exercice est de déterminer la distance entre deux droites non coplanaires.
Par définition, la distance entre deux droites non coplanaires de l'espace, \((d_1)\) et \((d_2)\) est la longueur du segment [EF], où E et F sont des points appartenant respectivement à \((d_1)\) et à \((d_2)\) tels que la droite (EF) est orthogonale à \((d_1)\) et \((d_2)\).
L'espace est muni d'un repère orthonormé \(\left(\text{O}~;~\overrightarrow{\imath},~\overrightarrow{\jmath},~\overrightarrow{k}\right)\).
Soit \((d_1)\) la droite passant par A\((1~;~2~;~-1)\) de vecteur directeur \(\overrightarrow{u_1}\begin{pmatrix}1\\2\\0\end{pmatrix}\) et \((d_2)\) la droite dont une représentation paramétrique est : \(\left\{\begin{array}{l c l} x&=&0\\y &=& 1 + t\\z &=& 2 + t\\ \end{array}\right.,\: t \in \mathbb{R}.\)
Donner une représentation paramétrique de la droite \((d_1)\)
Démontrer que les droites \((d_1)\) et \((d_2)\) sont non coplanaires.
Soit \(\mathcal{P}\) le plan passant par A et dirigé par les vecteurs non colinéaires \(\overrightarrow{u_1}\) et \(\overrightarrow{w}\begin{pmatrix}2\\-1\\1\\\end{pmatrix}\).
Justifier qu'une équation cartésienne du plan \(\mathcal{P}\) est : \(-2x +y +5z +5 = 0\).
Sans chercher à calculer les coordonnées du point d'intersection, justifier que la droite \((d_2)\) et le plan \(\mathcal{P}\) sont sécants.
On note F le point d'intersection de la droite \((d_2)\) et du plan \(\mathcal{P}\).
Vérifier que le point F a pour coordonnées \(\left(0~;~- \dfrac53~;~- \dfrac23\right)\).
Soit \((\delta)\) la droite passant par F et de vecteur directeur \(\overrightarrow{w}\). On admet que les droites \((\delta)\) et \((d_1)\) sont sécantes en un point E de coordonnées \(\left( -\dfrac23~;~- \dfrac43~;~-1\right)\).
Justifier que la distance EF est la distance entre les droites \((d_1)\) et \((d_2)\).
Calculer la distance entre les droites \((d_1)\) et \((d_2)\).
Voir le corrigé de l'exercice 4
L'objectif de cet exercice est de déterminer la distance entre deux droites non coplanaires.
Soit \((d_1)\) la droite passant par A\((1~;~2~;~-1)\) de vecteur directeur \(\overrightarrow{u_1}\begin{pmatrix}1\\2\\0\end{pmatrix}\) et \((d_2)\) la droite dont une représentation paramétrique est : \(\left\{\begin{array}{l c l} x&=&0\\y &=& 1 + t\\z &=& 2 + t\\ \end{array}\right.,\: t \in \mathbb{R}.\)
On a \(M(x~;~y~;~z) \in (d_1) \iff \text{il existe }\, t' \in \mathbb{R}, \, \text{tel que } \, \overrightarrow{\text{A}M} = t'\overrightarrow{u_1} \iff\)
\(\left\{\begin{array}{l c l} x- 1&=&1t'\\ y - 2&=&2t'\\ z-(-1)&=&0t' \end{array}\right.\, t \in \mathbb{R} \iff \left\{\begin{array}{l c l} x &=&1 + t'\\ y &=&2 + 2t'\\ z&=&- 1 \end{array}\right.\, t \in \mathbb{R}\).
Attention, piège :Ne pas noter \(t\) le paramètre de \((d_1)\) : \(t\) désigne déjà le paramètre de \((d_2)\). Choisir \(t'\) (ou \(s\)) afin de pouvoir, dans la question 2, résoudre le système d’intersection sans confondre les deux paramètres.
On démontre que les droites \((d_1)\) et \((d_2)\) sont non coplanaires.
\(\bullet~\) \((d_2)\) a pour vecteur directeur le vecteur \(\overrightarrow{u_2}\begin{pmatrix}0\\1\\1\end{pmatrix}\) et ce vecteur n'est pas colinéaire à \(\overrightarrow{u_1}\) : les droites \((d_1)\) et \((d_2)\) ne sont pas parallèles.
\(\bullet~\) \((d_1)\) et \((d_2)\) sont sécantes s'il existe \(t\) et \(t'\) deux réels tels que :
\(\left\{\begin{array}{l c l} 0&=&1 + t'\\ 1 + t&=&2 + 2t'\\ 2 + t &=&-1 \\ \end{array}\right.\iff \left\{\begin{array}{l c l} -1&=& t'\\ t & =&1 + 2t'\\ t &=&-3 \\ \end{array}\right.\iff \left\{\begin{array}{l c l} -1&=& t'\\ t & =&-1 \\ t &=&-3 \\ \end{array}\right.\) : ce système n'a pas de solution.
Conclusion : les deux droites ne sont ni parallèles ni sécantes, elles sont donc non coplanaires.
Soit \(\mathcal{P}\) le plan passant par A et dirigé par les vecteurs non colinéaires \(\overrightarrow{u_1}\) et \(\overrightarrow{w}\begin{pmatrix}2\\-1\\1\\\end{pmatrix}\).
On va justifier qu'une équation cartésienne du plan \(\mathcal{P}\) est : \(-2x + y + 5z + 5 = 0\).
Si un point \(M(x~;~y~;~z)\) appartient au plan défini par le point A et les deux vecteurs \(\overrightarrow{u_1}\) et \(\overrightarrow{w}\), on sait que il existe \(\alpha\) et \(\beta\) tels que : \(\overrightarrow{\text{A}M} = \alpha\overrightarrow{u_1} + \beta\overrightarrow{w}\),
soit avec les coordonnées : \(\left\{\begin{array}{l c l} x - 1&=&1\alpha + 2\beta\\ y - 2&=&2\alpha - 1\beta\\ z + 1&=&0\alpha + 1\beta \end{array}\right. \iff \left\{\begin{array}{l c l} x &=&\alpha + 2\beta + 1\\ y &=&2\alpha - \beta + 2\\ z&=&\beta - 1 \end{array}\right.\)
Or quels que soient \(\alpha\) et \(\beta\) :
\({\color{red} - 2}(\alpha + 2\beta + 1) + {\color{red} 1}(2\alpha - \beta + 2) + {\color{red} 5}(\beta - 1)+ {\color{red} 5} = -2\alpha - 4\beta - 2 + 2\alpha - \beta + 2 + 5\beta - 5 + 5 = 0\).
Donc une équation cartésienne du plan est \({\color{red} -2}x + {\color{red} 1}y + {\color{red} 5}z + {\color{red} 5} = 0\).
On a vu que \((d_1)\) et \((d_2)\) ne sont pas coplanaires donc \((d_2)\) ne peut appartenir au plan précédent et \((d_1)\) et \((d_2)\) ne sont pas parallèles donc la droite \((d_2)\) est sécante au plan \(\mathcal{P}\).
Autre méthode : d'après ses équations paramétriques un vecteur directeur de la droite \((d_2)\)est le vecteur \(\overrightarrow{u_2}\begin{pmatrix}0\\1\\1 \end{pmatrix}\) et d'après l'équation de \(\mathcal{P}\) un de ses vecteurs normaux est \(\overrightarrow{n}\begin{pmatrix}-2\\1\\5) \end{pmatrix}\).
Comme \(\overrightarrow{u_2} \cdot \overrightarrow{n} = 0 + 1 + 5 = 6 \ne 0\) ceci montre que \((d_2)\) n'est pas parallèle au plan \(\mathcal{P}\) : \((d_2)\) et \(\mathcal{P}\) sont donc sécants.
On note F le point d'intersection de la droite \((d_2)\) et du plan \(\mathcal{P}\).
Si F est commun à \((d_2)\) et au plan \(\mathcal{P}\) ses coordonnées vérifient le système :
\(\left\{\begin{array}{r c l} x&=&0\\ y &=& 1 + t\\ z &=& 2 + t\\ -2x + y + 5z + 5 &=& 0\\ \end{array}\right.\), d'où en remplaçant dans la dernière équation :
\(-2\times 0 + 1 + t + 5(2 + t) + 5 = 0 \iff 1 + t + 10 + 5t + 5 = 0\iff 6t + 16 = 0 \iff t = - \dfrac83\), d'où en remplaçant dans \(x,\,y,\,\) et \(z\), on obtient F \(\left(0~;~- \dfrac53~;~-\dfrac23\right)\).
Soit \((\delta)\) la droite passant par F et de vecteur directeur \(\overrightarrow{w}\). On admet que les droites \((\delta)\) et \((d_1)\) sont sécantes en un point E de coordonnées \(\left( -\dfrac23~;~- \dfrac43~;~-1\right)\).
Des coordonnées du vecteur \(\overrightarrow{\text{EF}}\begin{pmatrix}\dfrac23\\-\dfrac13\\\dfrac13\end{pmatrix}\) on déduit que :
\(\overrightarrow{\text{EF}} \cdot \overrightarrow{u_1} = \dfrac23 - \dfrac23 + 0 = 0\) et \(\overrightarrow{\text{EF}} \cdot \overrightarrow{u_2} = 0 - \dfrac23 + \dfrac23 = 0\).
Conclusion : \(\overrightarrow{\text{EF}}\) est orthogonal aux vecteurs directeurs des deux droites \((d_1)\) et \((d_2)\), \(\text{E} \in (d_1)\) et \(\text{F} \in (d_2)\) donc EF est bien la distance entre les droites \((d_1)\) et \((d_2)\).
On a EF\(^2 = \left(\dfrac23\right)^2 + \left(-\dfrac13\right)^2 + \left(\dfrac13 \right)^2 = \dfrac49 + \dfrac19 + \dfrac19 = \dfrac69\).
Conclusion : EF \(= \sqrt{\dfrac69} = \dfrac{\sqrt{6}}{3}\).
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