Annales Bac · Spécialité mathématiques › 2024

2024Bac spé maths · Amérique du Nord · Jour 1

Épreuve écrite de spécialité mathématiques, série générale · 21 mai 2024

21 mai 2024Durée : 4 heures20 points4 exercices
Fiche « Démonstration par récurrence »Fiche « Dérivée seconde et convexité »Fiche « Équation cartésienne d'un plan »Fiche « Loi binomiale »Couverture des fiches magiques Terminale spé maths

40 fiches · tout le programme

📒 Les fiches magiques

Exercice 1 (5 pts)

Un jeu vidéo récompense par un objet tiré au sort les joueurs ayant remporté un défi. L'objet tiré peut être « commun » ou « rare ». Deux types d'objets communs ou rares sont disponibles, des épées et des boucliers.

Les concepteurs du jeu vidéo ont prévu que :

  • la probabilité de tirer un objet rare est de 7 % ;

  • si on tire un objet rare, la probabilité que ce soit une épée est de 80 % ;

  • si on tire un objet commun, la probabilité que ce soit une épée est de 40 %.

Les parties A et B sont indépendantes.

Partie A

Un joueur vient de remporter un défi et tire au sort un objet. On note :

  • \(R\) l'évènement « le joueur tire un objet rare » ;

  • \(E\) l'évènement « le joueur tire une épée » ;

  • \(\overline{R}\) et \(\overline{E}\) les évènements contraires des évènements \(R\) et \(E\).

  1. Dresser un arbre pondéré modélisant la situation, puis calculer \(P(R \cap E)\).

  2. Calculer la probabilité de tirer une épée.

  3. Le joueur a tiré une épée. Déterminer la probabilité que ce soit un objet rare. Arrondir le résultat au millième.

Partie B

Un joueur remporte \(30\) défis.

On note \(X\) la variable aléatoire correspondant au nombre d'objets rares que le joueur obtient après avoir remporté \(30\) défis. Les tirages successifs sont considérés comme indépendants.

  1. Déterminer, en justifiant, la loi de probabilité suivie par la variable aléatoire \(X\). Préciser ses paramètres, ainsi que son espérance.

  2. Déterminer \(P(X < 6)\). Arrondir le résultat au millième.

  3. Déterminer la plus grande valeur de \(k\) telle que \(P(X \geqslant k) \geqslant 0{,}5\). Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

  4. Les développeurs du jeu vidéo veulent proposer aux joueurs d'acheter un « ticket d'or » qui permet de tirer \(N\) objets. La probabilité de tirer un objet rare reste de 7 %.

    Les développeurs aimeraient qu'en achetant un ticket d'or, la probabilité qu'un joueur obtienne au moins un objet rare lors de ces \(N\) tirages soit supérieure ou égale à \(0{,}95\).

    Déterminer le nombre minimum d'objets à tirer pour atteindre cet objectif. On veillera à détailler la démarche mise en œuvre.

Voir le corrigé de l'exercice 1

Partie A

  1. On dresse l'arbre pondéré de probabilités en utilisant les données de l'énoncé :

    \(p(R) = 0{,}07 \:; p_R(E) = 0{,}8\) et \(p_{\overline{R}}(E) = 0{,}4\):

    Figure du corrigé de l'exercice 1

    On a \(p(R \cap E) = p(R) \times p_{R}(E) = 0{,}07 \times 0{,}8 = 0{,}056\).

  2. D'après la loi des probabilités totales :

    \(p(E) = p(R \cap E) + p\left(\overline{R} \cap E\right)\).

    Or \(p\left(\overline{R} \cap E\right) = p\left(\overline{R}\right) \times p_{\overline{R}}(E) = 0{,}93 \times 0{,}4 = 0{,}372\).

    Donc \(p(E) =0{,}056 + 0{,}372 = 0{,}428\).

  3. On a \(p_{E}(R) = \dfrac{p(E \cap R)}{p(E)} = \dfrac{p(R \cap E)}{p(E)} = \dfrac{0,056}{0,428} = \dfrac{56}{428} = \dfrac{14}{107} \approx 0{,}1308\) soit 0,131 au millième près.

    Attention, piège :

    Attention à ne pas confondre \(P_R(E)\) et \(P_E(R)\). L'énoncé donne \(P_R(E)=0{,}8\), mais on demande ici \(P_E(R)\) ; beaucoup d'élèves répondent à tort \(0{,}8\). On doit bien utiliser \(P_E(R)=\dfrac{P(R \cap E)}{P(E)}\).

Partie B

  1. Les évènements étant indépendants et la probabilité d'obtenir un objet rare étant toujours égale à 0,07, la variable aléatoire \(X\) suit une loi binomiale \(\mathcal{B}(n,\:p)\) avec \(n = 30\) et \(p = 0{,}07\).

    L'espérance mathématique est \(E = n \times p = 30 \times 0{,}07 = 2{,}1\).

  2. La calculatrice donne \(P(X < 6) \approx 0{,}9838\) soit 0,984 au millième près.

  3. Quel que soit \(k \in \mathbb{N}\),   \(p(X \geqslant k + 1) = 1 - p(X \leqslant k)\). D'après la calculatrice :

    \(p(X \geqslant 1 + 1) = 1 - p(X \leqslant 1) \approx 0{,}631\), et \(p(X \geqslant 2 + 1) = 1 - p(X \leqslant 2) \approx 0{,}351\), on a donc \(k = 2\).

    Dans le cadre du jeu ceci signifie que la probabilité d'obtenir au moins 2 objets rares est supérieure à \(\dfrac12\).

  4. Soit \(Y\) la variable correspondant au nombre d'objets rares que le joueur obtient après avoir remporté \(N\) défis Il faut donc trouver \(Y\) tel que \(p(Y \geqslant 1) \geqslant 0{,}95\) ou encore \(1 - p(X = 0) \geqslant 0{,}95 \iff p(X = 0) \leqslant 1 - 0{,}95 \iff p(X = 0) \leqslant 0{,}05\).

    Or \(p(X = 0) = \binom{N}{0} \times 0{,}07^0 \times (1 - 0{,}07)^N = 0{,}93^N\).

    Il faut donc résoudre l'inéquation :

    \(0{,}93^N \leqslant 0{,}05 \Rightarrow N \ln 0{,}93 \leqslant \ln 0{,}05\) par croissance de la fonction logarithme népérien et enfin \(N \geqslant \dfrac{\ln 0{,}05}{\ln 0{,}93}\), car \(\ln 0{,}93 < 0\) et son inverse \(\dfrac{1}{\ln 0{,}93}\) aussi.

    D'après la calculatrice \(\dfrac{\ln 0{,}05}{\ln 0{,}93} \approx 41{,}3\).

    Conclusion : il faut que \(N \geqslant 42\). À partir de 42 succès la probabilité d'obtenir un objet rare est supérieure ou égale à 0,95.

Exercice 2 (4 pts)

Cet exercice est un questionnaire à choix multiple.
Pour chaque question, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
Le candidat indiquera sur sa copie le numéro de la question et la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.
Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.

Les quatre questions sont indépendantes.

L'espace est rapporté à un repère orthonormé \(\left(\text{O}~;~\overrightarrow{\imath},~\overrightarrow{\jmath},~\overrightarrow{k}\right)\).

  1. On considère les points A(1 ; 0 ; 3) et B(4 ; 1 ; 0).

    Une représentation paramétrique de la droite (AB) est:

    a. \(\left\{\begin{array}{l c l} x &=& \phantom{-}3 + t \\ y &=& \phantom{-}1\\ z &=& - 3 +3t \end{array}\right.\) avec \(t \in \mathbb{R}\)b. \(\left\{\begin{array}{l c l} x &=& 1+4t\\ y &=&\phantom{1 + 4}t\\ z &=& 3\end{array}\right.\) avec \(t \in \mathbb{R}\)
    c. \(\left\{\begin{array}{l c l} x &=& 1 + 3t\\ y &=&\phantom{1 + 3}t\\ z&=&3 - 3t \end{array}\right.\) avec \(t \in \mathbb{R}\)d. \(\left\{\begin{array}{l c l} x&=&4 + t\\ y&=&1\\ z&=&3 - 3t \end{array}\right.\) avec \(t \in \mathbb{R}\)

    On considère la droite \((d)\) de représentation paramétrique

    \(\left\{\begin{array}{l c l} x&=&3 + 4t\\ y&=&\phantom{3 + }6t\\ z&=&4 - 2t \end{array}\right.\) avec \(t \in \mathbb{R}\)

  2. Parmi les points suivants, lequel appartient à la droite \((d)\) ?

    a.  M(7 ; 6 ; 6)b.  N(3 ; 6 ; 4)c. P\((4~;~6~;~-2)\)d.  R\((-3~;~-9~;~7)\)
  3. On considère la droite \((d')\) de représentation paramétrique

    \(\left\{\begin{array}{l c l} x&=&- 2 + 3k\\y&=&- 1 - 2k\\ z&=&\phantom{-}1 + k \end{array}\right.\) avec \(k \in \mathbb{R}\)

    Les droites \((d)\) et \((d')\) sont:

    a.  sécantesb.  non coplanairesc.  parallèlesd.  confondues
  4. On considère le plan \((P)\) passant par le point I(2 ; 1 ; 0) et perpendiculaire à la droite \((d)\).

    Une équation du plan \((P)\) est:

    a.  \(2x + 3y - z - 7=0\)b.  \(- x + y - 4z + 1 = 0\)
    c.  \(4x + 6y - 2z + 9 = 0\)d.  \(2x + y + 1 = 0\)
Voir le corrigé de l'exercice 2
  1. On considère les points A(1 ; 0 ; 3) et B(4 ; 1 ; 0).

    Une représentation paramétrique de la droite (AB) est:

    On a \(\overrightarrow{\text{AB}}\begin{pmatrix}3\\1\\-3\end{pmatrix}\). \(M(x~;~y~;~z) \in (\text{AB}) \iff \overrightarrow{\text{A}M} = t\overrightarrow{\text{AB}}, \: t \in \mathbb{R} \iff\)

    \(\left\{\begin{array}{l c l}x - 1&=&3t\\y - 0&=&1t\\z - 3&=&- 3t, \end{array}\right. \: t \in \mathbb{R}\iff \left\{\begin{array}{l c l} x &=& 1 + 3t\\ y &=&\phantom{1 + 3}t\\ z&=&3 - 3t \end{array}\right.\: t \in \mathbb{R}\) Réponse c. 

    On considère la droite \((d)\) de représentation paramétrique

    \(\left\{\begin{array}{l c l} x&=&3 + 4t\\ y&=&\phantom{3 + }6t\\ z&=&4 - 2 t \end{array}\right.\) avec \(t \in \mathbb{R}\)

  2. Réponse d.

  3. \(\bullet~~\)Les deux droites ont pour vecteurs directeurs respectifs : \(\begin{pmatrix}4\\6\\-2\end{pmatrix}\) et \(\begin{pmatrix}3\\-2\\1\end{pmatrix}\) : ces vecteurs ne sont pas colinéaires, les droites ne sont pas parallèles.

    \(\bullet~~\)Les deux droites sont sécantes s'il existe deux réels \(t\) et \(k\) tels que :

    \(\left\{\begin{array}{l c l} 3 + 4t&=&- 2 + 3k\\ 6t&=&- 1 - 2k\\ 4 - 2t&=&1 + k \end{array}\right. \iff \left\{\begin{array}{l c l} 4t&=&3k - 5\\6t&=&- 2k - 1\\ - 2t&=&k - 3\end{array}\right.\)

    Par différence de la ligne 1 et de la ligne 2, on obtient\(-2t = 5k - 4 = k - 3\) (ligne 3) soit \(4k = 1 \iff k = \dfrac14\), puis comme \(- 2t = k - 3 = \dfrac14 - 3 = - \dfrac{11}{4}\), d'où \(t = \dfrac{11}{8}\), mais la première ligne donne \(4t = 3k - 5 = \dfrac34 - 5 = - \dfrac{17}{4}\), d'où \(t = \dfrac{17}{8}\) : ceci n'est pas possible : les deux droites ne sont pas sécantes.

    \(\bullet~~\)Les deux droites ne sont pas confondues : il reste la réponse b.

    Attention, piège :

    Dans l’espace, deux droites dont les vecteurs directeurs ne sont pas colinéaires ne sont pas nécessairement sécantes : elles peuvent être non coplanaires. Il ne suffit donc pas de constater que les droites ne sont pas parallèles ; il faut tester la compatibilité du système d’intersection.

  4. Le vecteur \(\overrightarrow{n}\) vecteur directeur de \((d)\) est un vecteur normal au plan \((P)\) . On a donc

    \(M(x~;~y~;~z) \in (P) \iff \overrightarrow{\text{I}M} \cdot \overrightarrow{n} = 0 \iff 4(x - 2) + 6(y - 1) - 2(z - 0) = 0 \iff 4x - 8 + 6y - 6 - 2z = 0 \iff 4x + 6y -2z - 14 = 0 \iff 2x + 3y - z - 7 = 0\) : réponse a.

Exercice 3 (5 pts)

Le but de cet exercice est d'étudier la fonction \(f\) définie sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\) par :

\[f(x) = x\ln \left(x^2\right) -\dfrac 1x.\]

Partie A : lectures graphiques

On a tracé ci-dessous la courbe représentative \((\mathcal{C}_f)\) de la fonction \(f\), ainsi que la droite \((T)\), tangente à la courbe \((\mathcal{C}_f)\) au point A de coordonnées \((1~;~-1)\).

Cette tangente passe également par le point B\((0~;~-4)\).

Figure de l'exercice 3
  1. Lire graphiquement \(f'(1)\) et donner l'équation réduite de la tangente \((T)\).

  2. Donner les intervalles sur lesquels la fonction \(f\) semble convexe ou concave.

    Que semble représenter le point A pour la courbe \((\mathcal{C}_f)\) ?

Partie B : étude analytique

  1. Déterminer, en justifiant, la limite de \(f\) en \(+\infty\), puis sa limite en \(0\).

  2. On admet que la fonction \(f\) est deux fois dérivable sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\).

    1. Déterminer \(f'(x)\) pour \(x\) appartenant à l'intervalle \(]0~;~+\infty[\).

    2. Montrer que pour tout \(x\) appartenant à l'intervalle \(]0~;~+\infty[\),

      \[f''(x) = \dfrac{2(x + 1)(x - 1)}{x^3}.\]
    1. Étudier la convexité de la fonction \(f\) sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\).

    2. Étudier les variations de la fonction \(f'\), puis le signe de \(f'(x)\) pour \(x\) appartenant à l'intervalle \(]0~;~+\infty[\).

      En déduire le sens de variation de la fonction \(f\) sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\).

    1. Montrer que l'équation \(f(x) = 0\) admet une unique solution \(\alpha\) sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\).

    2. Donner la valeur arrondie au centième de \(\alpha\) et montrer que \(\alpha\) vérifie :

      \[\alpha^2 = \text{exp} \left(\dfrac{1}{\alpha^2}\right).\]
Voir le corrigé de l'exercice 3

Le but de cet exercice est d'étudier la fonction \(f\) définie sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\) par :

\[f(x) = x\ln \left(x^2\right) -\dfrac 1x.\]

Partie A : lectures graphiques

On a tracé ci-dessous la courbe représentative \((\mathcal{C}_f)\) de la fonction \(f\), ainsi que la droite \((T)\), tangente à la courbe \((\mathcal{C}_f)\) au point A de coordonnées \((1~;~-1)\).

Cette tangente passe également par le point B\((0~;~-4)\).

Figure du corrigé de l'exercice 3
  1. Le coefficient directeur de la tangente au point d'abscisse 1 est le nombre dérivé \(f'(1)\) ; on lit sur le graphique \(f'(1) = \dfrac31 = 3\).

    L'ordonnée à l'origine est égale à \(- 4\), donc l'équation réduite de la tangente \((T)\) est

    \[M(x~;~y) \in (T) \iff y = 3x - 4.\]
  2. \(\bullet~\) il semble que \(f\) est concave sur ]0 ; 1[ ;

    \(\bullet~\) il semble que \(f\) est convexe sur \(]1~;~+ \infty[\).

    Le point A semble être un point d'inflexion de la courbe \((\mathcal{C}_f)\).

Partie B : étude analytique

  1. \(\bullet~~\)On a \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} \dfrac 1x = 0, \: \displaystyle\lim_{x \to + \infty} x = + \infty\) et \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} \ln \left(x^2\right) = + \infty\) ; donc par produit de limites \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = + \infty\).

    \(\bullet~~\)Avec \(f(x) = 2x \ln x - \dfrac1x\), on sait que \(\displaystyle\lim_{x \to 0} x \ln x = 0\) et \(\displaystyle\lim_{x \to 0}\dfrac 1x = + \infty\), donc

    \(\displaystyle\lim_{x \to 0}f(x) = - \infty\) (l'axe des ordonnées est asymptote verticale de \((\mathcal{C}_f)\) au voisinage de zéro.

    À retenir :

    Pour \(x>0\), \(\ln(x^2)=2\ln x\). La limite \(\displaystyle\lim_{x\to 0^+} x\ln x=0\) est une croissance comparée usuelle à connaître.

  2. On admet que la fonction \(f\) est deux fois dérivable sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\).

    1. Les fonctions \(x \longmapsto x\),   \(x \longmapsto \ln \left(x^2 \right)\) et \(x \longmapsto - \dfrac 1x\) sont dérivables sur \(]0~;~+ \infty[\) et l'on a :

      \(f'(x) = \ln \left(x^2 \right) + x \times \dfrac{2x}{x^2} + \dfrac{1}{x^2} = \ln \left(x^2 \right)+ 2 + \dfrac{1}{x^2}\) ou \(f'(x) = 2\ln x + 2 + \dfrac{1}{x^2}\) sur \(]0~;~+ \infty[\).

    2. En dérivant \(f'(x)\) on obtient :

      \(f''(x) = \dfrac2x - \dfrac{2x}{x^4} = \dfrac2x - \dfrac{2}{x^3} = \dfrac{2x^2 - 2}{x^3} = \dfrac{2\left(x^2 - 1\right)}{x^3} = \dfrac{2(x + 1)(x - 1)}{x^3}\).

    1. Comme \(x^3 > 0\) sur \(]0~;~+ \infty[\), le signe de \(f''(x)\) est celui de \((x + 1)(x - 1)\) et comme \(x + 1 > 1 > 0\), le signe de \(f''(x)\) est celui de \(x - 1\).

      Conclusion :

      \(\bullet~~\)Sur \(]0~;~1[,\: x < 1, \: f''(x) < 0\) : la fonction est concave ;

      \(\bullet~~\)Sur \(]1~;~+\infty[,\: x > 1, \: f''(x) > 0\) : la fonction est convexe ;

      \(\bullet~~\)pour \(x = 1\), la dérivée seconde s'annule en changeant de signe : le point A est le point d'inflexion de \((\mathcal{C}_f)\).

    2. Du signe de \(f''(x)\) on en déduit les variations de \(f'\) qui est décroissante sur ]0 ; 1[ puis croissante sur \([1~;~+ \infty[\), donc \(f'(1) = 2 + 1 = 3\) (vu à la question 1.).

      Comme 3 est le minimum de \(f'\), on en déduit que \(f'(x) > 0\) sur \(]0~;~+ \infty[\) et par conséquent la fonction \(f\) est strictement croissante sur \(\mathbb{R}_+^*\).

    1. Tableau de variations de \(f\) :

      Figure du corrigé de l'exercice 3

      Sur l'intervalle ]1 ; 2[ la fonction \(f\) est continue (car dérivable) et strictement croissante avec \(f(1) < 0\) et \(f(2) > 0\) : d'après le théorème des valeurs intermédiaires il existe un nombre unique \(\alpha \in ]1~;~2[\) tel que \(f(\alpha) = 0\).

    2. La calculatrice donne \(f(1{,}3) \approx - 0{,}09\) et \(f(1{,}4) \approx 0{,}23\) donc \(1{,}3 < \alpha < 1{,}4\), puis \(f(1{,}32) \approx - 0{,}02\) et \(f(1{,}33) \approx 0{,}007\), d'où \(1{,}32 < \alpha < 1{,}33\) et enfin

      \(f(1{,}327) \approx - 0{,}003\) et \(f(1{,}328) \approx 0{,}0004\), donc \(\alpha \approx 1{,}33\) au centième près.

      On sait que \(\alpha\) est solution de \(f(x) = 0 \iff x \ln \left(x^2 \right) - \dfrac1x = 0 \iff\)

      \(x\ln \left(x^2 \right) = \dfrac{1}{x} \iff \ln \left(x^2\right) = \dfrac{1}{x^2}\) et enfin par croissance de la fonction exponentielle :

      \(\exp\left(\ln \left(x^2\right)\right) = \exp\left(\dfrac{1}{x^2}\right) \iff x^2 = \exp\left(\dfrac{1}{x^2}\right)\).

      \(\alpha\) vérifie cette équation donc \(\alpha^2 = \text{exp} \left(\dfrac{1}{\alpha^2}\right)\).

Exercice 4 (6 pts)

Pour tout entier naturel \(n\), on considère les intégrales suivantes :

\[I_n = \displaystyle\int_0^{\pi} \text{e}^{- nx}\sin (x)\:\text{d}x, \quad J_n = \displaystyle\int_0^{\pi} \text{e}^{-nx}\cos (x)\:\text{d}x.\]
  1. Calculer \(I_0\).

    1. Justifier que, pour tout entier naturel \(n\) , on a \(I_n \geqslant 0\).

    2. Montrer que, pour tout entier naturel \(n\) , on a \(I_{n+1} - I_n \leqslant 0\).

    3. Déduire des deux questions précédentes que la suite \(\left(I_n\right)\) converge.

    1. Montrer que, pour tout entier naturel \(n\) , on a :

      \[I_n \leqslant \displaystyle\int_0^{\pi} \text{e}^{- nx}\:\text{d}x.\]
    2. Montrer que, pour tout entier naturel \(n \geqslant 1\), on a :

      \[\displaystyle\int_0^{\pi} \text{e}^{- nx}\:\text{d}x = \dfrac{1 - \mathrm{e}^{-n \pi}}{n}.\]
    3. Déduire des deux questions précédentes la limite de la suite \(\left(I_n\right)\).

    1. En intégrant par parties l'intégrale \(I_n\) de deux façons différentes, établir les deux relations suivantes, pour tout entier naturel \(n \geqslant 1\) :

      \(I_n = 1 + \mathrm{e}^{-n\pi} - nJ_n\)   et  \(I_n = \dfrac 1n J_n\)

    2. En déduire que, pour tout entier naturel \(n \geqslant 1\), on a

      \[I_n = \dfrac{1 + \mathrm{e}^{-n \pi}}{n^2 + 1}\]
  2. On souhaite obtenir le rang \(n\) à partir duquel la suite \(\left(I_n\right)\) devient inférieure à 0,1.

    Recopier et compléter la cinquième ligne du script Python ci-dessous avec la commande appropriée.

    1from math import *
    2def seuil() :
    3n = 0
    4I = 2
    5…
    6n=n+1
    7I=(1+exp(-n*pi))/(n*n+1)
    8return n
Voir le corrigé de l'exercice 4
  1. \(I_0 = \displaystyle\int_0^{\pi} 1 \times \sin (x)\:\text{d}x = \displaystyle\int_0^{\pi} \sin (x)\:\text{d}x = [- \cos x]_0^{\pi} = - \cos \pi - (- \cos 0) = 1 + 1 = 2\).

    1. On sait que \(0 \leqslant x \leqslant \pi \Rightarrow 0 \leqslant \sin x \leqslant 1 \Rightarrow 0 \leqslant \text{e}^{- nx}\sin (x) \leqslant \text{e}^{- nx}\) par produit par \(\text{e}^{- nx} > 0\) : la fonction à intégrer étant positive et l'intervalle d'intégration étant croissant on sait que l'intégrale de cette fonction positive est positive. Quel que soit \(n \in \mathbb{N}\),  \(I_n \geqslant 0\).

    2. Pour \(n \in \mathbb{N}\),   \(I_{n+1} - I_n = \displaystyle\int_0^{\pi} \mathrm{e}^{-(n+1)x} \sin (x)\:\text{d}x - \displaystyle\int_0^{\pi} \mathrm{e}^{-(nx)} \sin (x)\:\text{d}x =\)

      \(\displaystyle\int_0^{\pi}\sin x\left[\mathrm{e}^{-(n+1)x} - \mathrm{e}^{-(nx)} \right]\:\text{d}x\) par linéarité de l'intégrale, puis

      \(I_{n+1} - I_n = \displaystyle\int_0^{\pi} \sin x \mathrm{e}^{-(nx)}\left[\mathrm{e}^{- x} - 1\right]\:\text{d}x\).

      Soit \(u\) la fonction définie sur \([0~;~\pi]\) par \(u(x) = \mathrm{e}^{- x} - 1\).

      \(u\) est dérivable sur \([0~;~\pi]\) et sur cet intervalle \(u'(x) = - \mathrm{e}^{-x} < 0\). La fonction \(u\) est donc décroissante de \(\mathrm{e}^{-0} - 1 = 0\) à \(\mathrm{e}^{- \pi} - 1 \approx -0{,}957\).

      Comme \(\sin x \mathrm{e}^{-(nx)} \geqslant 0\) et \(\mathrm{e}^{- x} - 1 < 0\), la fonction à intégrer dans \(I_{n+1} - I_n\) est négative et donc \(I_{n+1} - I_n \leqslant 0\).

    3. On vient de démontrer que \(I_{n+1} - I_n \leqslant 0 \iff I_{n+1} \leqslant I_n\), c'est-à-dire que la suite \(\left(I_n\right)\) est décroissante ; étant minorée par zéro elle converge donc vers une limite \(\ell \geqslant 0\).

    1. On a déjà vu que que \(0 \leqslant x \leqslant \pi \Rightarrow 0 \leqslant \sin x \leqslant 1 \Rightarrow 0 \leqslant \text{e}^{- nx}\sin (x) \leqslant \text{e}^{- nx}\), donc par intégration sur l'intervalle \([0~;~+ \pi]\) on obtient

      \(\displaystyle\int_0^{\pi} 0\:\text{d}x \leqslant I_n \leqslant \displaystyle\int_0^{\pi}\mathrm{e}^{-n\pi}\:\text{d}x\).

      \[I_n \leqslant \displaystyle\int_0^{\pi} \text{e}^{- nx}\:\text{d}x.\]
    2. Une primitive de \(\text{e}^{- nx}\)est \(\dfrac{1}{- n}\text{e}^{- nx}\), donc pour \(n \geqslant 1\),   \(\displaystyle\int_0^{\pi} \text{e}^{- nx}\:\text{d}x = \left[\dfrac{1}{- n}\text{e}^{- nx}\right]_0^{\pi} = - \dfrac 1n\left[\mathrm{e}^{-n \pi} - \mathrm{e}^0\right] = - \dfrac 1n\left[\mathrm{e}^{-n \pi} - 1\right] = \dfrac{1 - \mathrm{e}^{-n \pi}}{n}.\)

    3. On sait que \(\displaystyle\lim_{n \to + \infty}\mathrm{e}^{-n \pi} = 0\), donc \(\displaystyle\lim_{n \to + \infty} 1 - \mathrm{e}^{-n \pi} = 1\) et enfin \(\displaystyle\lim_{n \to + \infty}\dfrac{1 - \mathrm{e}^{-n \pi}}{n} = 0\).

      D'après le théorème des « gendarmes » la suite \(\left(I_n\right)\) a pour limite 0.

      Attention, piège :

      Pour appliquer le théorème des gendarmes, il ne suffit pas d’avoir \(I_n \leqslant \frac{1-\mathrm{e}^{-n\pi}}{n}\) avec \(\frac{1-\mathrm{e}^{-n\pi}}{n}\to 0\) ; il faut aussi la minoration \(I_n \geqslant 0\), obtenue à la question 2. Pensez à rédiger l’encadrement complet \(0 \leqslant I_n \leqslant \frac{1-\mathrm{e}^{-n\pi}}{n}\).

    1. \(\bullet~~\)IPP1 On pose :

      \(\begin{array}{l l} u(x) = \mathrm{e}^{-nx}&v'(x) = \sin x\\ u'(x) = -n\mathrm{e}^{-nx}&v(x) = - \cos x \end{array}\)

      On a donc \(I_n = \left[- \mathrm{e}^{-nx}\cos x\right]_0^{\pi} - \displaystyle\int_0^{\pi} n\mathrm{e}^{-nx}\cos x\:\text{d}x = \mathrm{e}^{-n \pi} + 1 - nJ_n =\)

      \(1 + \mathrm{e}^{-n \pi} - nJ_n\).

      \(\bullet~~\)IPP2 On pose :

      \(\begin{array}{l l} u(x) = \sin x&v'(x) = \mathrm{e}^{-nx}\\ u'(x) = \cos x&v(x) = \dfrac{1}{-n}\mathrm{e}^{-nx} \end{array}\)

      On a donc \(I_n = \left[\dfrac{1}{-n} \mathrm{e}^{-nx}\sin x \right]_0^{\pi} - \displaystyle\int_0^{\pi}\cos x\dfrac{1}{-n}\mathrm{e}^{-nx}\:\text{d}x = -\dfrac 1n \displaystyle\int_0^{\pi}\mathrm{e}^{-nx} \cos x\:\text{d}x = \dfrac 1n J_n\).

    2. En égalant les deux valeurs de \(I_n\) trouvées on obtient :

      \(1 + \mathrm{e}^{-n\pi} - nJ_n = \dfrac 1n J_n\iff 1 + \mathrm{e}^{-n\pi} = J_n \left(n + \dfrac 1n\right)\)

      \(\iff J_n\left(\dfrac{n^2 + 1}{n}\right) = 1 + \mathrm{e}^{-n\pi} \iff J_n = \dfrac{n}{n^2 + 1} \times \left[1 + \mathrm{e}^{-n\pi}\right]\).

      En, reportant dans l'expression \(I_n = \dfrac 1n J_n\), on obtient finalement :

      \[I_n = \dfrac 1n\times \dfrac{n}{n^2 + 1}\times \left[1 + \mathrm{e}^{-n\pi}\right] = \dfrac{1 + \mathrm{e}^{-n\pi}}{n^2 + 1}.\]
  2. On souhaite obtenir le rang \(n\) à partir duquel la suite \(\left(I_n\right)\) devient inférieure à 0,1.

    Recopier et compléter la cinquième ligne du script Python ci-dessous avec la commande appropriée.

    1from math import *
    2def seuil() :
    3n = 0
    4I = 2
    5while I >= 0.1 :
    6n=n+1
    7I=(1+exp(-n*pi))/(n*n+1)
    8return n
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