Annales Bac · Spécialité mathématiques › 2024

2024Bac spé maths · Métropole, Antilles-Guyane · Jour 1

Épreuve écrite de spécialité mathématiques, série générale · 19 juin 2024

19 juin 2024Durée : 4 heures20 points4 exercices
Fiche « Démonstration par récurrence »Fiche « Dérivée seconde et convexité »Fiche « Équation cartésienne d'un plan »Fiche « Loi binomiale »Couverture des fiches magiques Terminale spé maths

40 fiches · tout le programme

📒 Les fiches magiques

Exercice 1 (4 pts)

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

  1. On considère la fonction \(f\) définie sur \(\mathbb{R}\) par :  \(f(x)=5 x \mathrm{e}^{-x}\).
    On note \(C_{f}\) la courbe représentative de \(f\) dans un repère orthonormé.

    Affirmation 1 :
    L'axe des abscisses est une asymptote horizontale à la courbe \(C_{f}\).

    Affirmation 2 :
    La fonction \(f\) est solution sur \(\mathbb{R}\) de l'équation différentielle \((E)\) : \(y'+y=5 \mathrm{e}^{-x}\).

  2. On considère les suites \(\left(u_{n}\right)\), \(\left(v_{n}\right)\) et \(\left(w_{n}\right)\), telles que, pour tout entier naturel \(n\) :

    \[u_{n} \leqslant v_{n} \leqslant w_{n}.\]

    De plus, la suite \(\left(u_{n}\right)\) converge vers \(-1\) et la suite \(\left(w_{n}\right)\) converge vers 1 .

    Affirmation 3 :
    La suite \(\left(v_{n}\right)\) converge vers un nombre réel \(\ell\) appartenant à l'intervalle \([-1 ; 1]\).

    On suppose de plus que la suite \(\left(u_{n}\right)\) est croissante et que la suite \(\left(w_{n}\right)\) est décroissante.

    Affirmation 4 :
    Pour tout entier naturel \(n\), on a alors :   \(u_{0} \leqslant v_{n} \leqslant w_{0}\).

Voir le corrigé de l'exercice 1
  1. On sait que \(x \mathrm{e}^{-x} = \dfrac{x}{\mathrm{e}^x}\) et que \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} \dfrac{x}{\mathrm{e}^x} = 0\), donc \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = 0\) : géométriquement l'axe des abscisses est asymptote horizontale à la représentation graphique de \(f\) au voisinage de plus l'infini. L'affirmation 1 est vraie.

    On a \(f'(x) = 5\mathrm{e}^{-x} - 5x\mathrm{e}^{-x} = \mathrm{e}^{-x}(5 - 5x) = 5\mathrm{e}^{-x}(1 - x)\).

    \(f'(x) + f(x) = 5\mathrm{e}^{-x}(1 - x) + 5x\mathrm{e}^{-x} = 5\mathrm{e}^{-x}\), donc \(f\) vérifie l'équation différentielle \((E)\) : l'affirmation 2 est vraie.

  2. La suite \(\left(v_n\right)\) est minorée et majorée mais on ne sait rien de sa monotonie, rien sur sa convergence : l'affirmation 3 est fausse.

    Exemple : \(u_n = - 1 - \dfrac 1n, \: v_n = (-1)^n\) et \(w_n = 1 + \dfrac 1n\) : on ne peut rien dire de la suite \(\left(v_n\right)\).

    Si \(\left(u_n\right)\) est croissante et \(\left(w_n\right)\) décroissante, on a donc

    \(u_0 \leqslant u_1 \leqslant \ldots u_n \leqslant v_n \leqslant w_n \leqslant w_{n - 1} \leqslant \ldots \leqslant w_1 \leqslant w_0\) : on a bien l'encadrement considéré : l'affirmation 4 est vraie.

    Attention, piège : Le théorème des gendarmes ne s’applique que si les deux suites encadrantes convergent vers la même limite. Ici \(u_n \to -1\) et \(w_n \to 1\) : on peut seulement en déduire que \((v_n)\) est bornée, pas qu’elle converge.

Exercice 2 (5 pts)

Une agence de marketing a étudié la satisfaction des clients concernant le service clientèle à l'occasion de l'achat d'un téléviseur. Ces achats ont été réalisés soit sur internet, soit dans une chaîne de magasins d'électroménager, soit dans une enseigne de grandes surfaces.

Les achats sur internet représentent \(60\,\%\) des ventes, les achats en magasin d'électroménager \(30 \%\) des ventes et ceux en grandes surfaces \(10\,\%\) des ventes.

Une enquête montre que la proportion des clients satisfaits du service clientèle est de :

  • \(75\,\%\) pour les clients sur internet ;

  • \(90\,\%\) pour les clients en magasin d'électroménager ;

  • \(80\,\%\) pour les clients en grande surface.

On choisit au hasard un client ayant acheté le modèle de téléviseur concerné.

On définit les évènements suivants :

  • \(I\) : « le client a effectué son achat sur internet »;

  • \(M\) : « le client a effectué son achat en magasin d'électroménager »;

  • \(G\) : « le client a effectué son achat en grande surface »;

  • \(S\) : « le client est satisfait du service clientèle ».

Si \(A\) est un évènement quelconque, on notera \(\overline{A}\) son évènement contraire et \(P(A)\) sa probabilité.

  1. Reproduire et compléter l'arbre ci-contre.

    Figure de l'exercice 2
  2. Calculer la probabilité que le client ait réalisé son achat sur internet et soit satisfait du service clientèle.

  3. Démontrer que \(P(S)=0{,}8\).

  4. Un client est satisfait du service clientèle. Quelle est la probabilité qu'il ait effectué son achat sur internet ? On donnera un résultat arrondi à \(10^{-3}\) près.

  5. Pour réaliser l'étude, l'agence doit contacter chaque jour 30 clients parmi les acheteurs du téléviseur. On suppose que le nombre de clients est suffisamment important pour assimiler le choix des 30 clients à un tirage avec remise. On note \(X\) la variable aléatoire qui, à chaque échantillon de 30 clients, associe le nombre de clients satisfaits du service clientèle.

    1. Justifier que \(X\) suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres.

    2. Déterminer la probabilité, arrondie à \(10^{-3}\) près, qu'au moins 25 clients soient satisfaits dans un échantillon de 30 clients contactés sur une même journée.

  6. En résolvant une inéquation, déterminer la taille minimale de l'échantillon de clients à contacter pour que la probabilité qu'au moins l'un d'entre eux ne soit pas satisfait soit supérieure à \(0{,}99\).

  7. Dans les deux questions a. et b. qui suivent, on ne s'intéresse qu'aux seuls achats sur internet.
    Lorsqu'une commande de téléviseur est passée par un client, on considère que le temps de livraison du téléviseur est modélisé par une variable aléatoire \(T\) égale à la somme de deux variables aléatoires \(T_{1}\) et \(T_{2}\).

    La variable aléatoire \(T_{1}\) modélise le nombre entier de jours pour l'acheminement du téléviseur depuis un entrepôt de stockage vers une plateforme de distribution. La variable aléatoire \(T_{2}\) modélise le nombre entier de jours pour l'acheminement du téléviseur depuis cette plateforme jusqu'au domicile du client.

    On admet que les variables aléatoires \(T_{1}\) et \(T_{2}\) sont indépendantes, et on donne :

    • L'espérance \(E\left(T_{1}\right)=4\) et la variance \(V\left(T_{1}\right)=2\);

    • L'espérance \(E\left(T_{2}\right)=3\) et la variance \(V\left(T_{2}\right)=1\).

    1. Déterminer l'espérance \(E(T)\) et la variance \(V(T)\) de la variable aléatoire \(T\).

    2. Un client passe une commande de téléviseur sur internet. Justifier que la probabilité qu'il reçoive son téléviseur entre 5 et 9 jours après sa commande est supérieure ou égale à \(\dfrac{2}{3}\).

Voir le corrigé de l'exercice 2
  1. Voici l'arbre pondéré :

    Figure du corrigé de l'exercice 2
  2. La probabilité cherchée est \(p(I \cap S) = p(I) \times p_{I}(S) = 0{,}6 \times 0{,}75 = 0{,}45\).

  3. On a de même \(p(M \cap S) = p(M) \times p_{M}(S) = 0{,}3 \times 0{,}9 = 0{,}27\).

    \(p(G \cap S) = p(G) \times p_{G}(S) = 0{,}1 \times 0{,}8 = 0{,}08\).

    D'après la loi des probabilités totales :

    \(p(S) = p(I \cap S) + p(M \cap S) + p(G \cap S) = 0{,}45 + 0{,}27 + 0{,}08 = 0{,}45 + 0{,}35 = 0{,}8\).

  4. on a \(p_S(I) = \dfrac{p(S \cap I)}{p(S)} = \dfrac{p(I \cap S)}{p(S)} = \dfrac{0,45}{0,8} = \dfrac{45}{80} = \dfrac{9}{16} = 0{,}5625\), soit 0,563 au millième près.

    1. Les conditions de l'étude sont telles que la variable aléatoire \(X\) suit une loi binomiale de paramètres \(n = 30\) et \(p = 0{,}8\).

    2. D'après la calculatrice \(p(X \geqslant 25) = 1 - p(X \leqslant 24)\approx 1 - 0{,}5725\) soit environ 0,4275, donc 0,428 au millième près.

  5. Soit \(Y\) la variable aléatoire prenant comme valeurs le nombre de clients satisfaits : elle suit une loi binomiale de paramètres \(n \in \mathbb{N}\) et \(p = 0{,}8\).

    Il faut trouver le plus petit naturel \(n\) tel que

    \(p(Y \leqslant n - 1) \geqslant 0{,}99\), donc tel que \(1 - P(Y = n) \geqslant 0{,}99 \iff P(Y = n) \leqslant 0{,}01 \iff\)

    \(0{,}8^n \leqslant 0{,}01 \iff n\ln 0{,}8 < \ln 0{,}01\) (par croissance de la fonction logarithme népérien)

    \(\iff n > \dfrac{\ln 0{,}01}{\ln 0{,}8}\) car \(\ln (0{,}8) < 0\)

    Or \(\dfrac{\ln 0{,}1}{\ln 0{,}8} \approx 20{,}6\).

    Il faut donc interroger au moins 21 personnes.

    1. \(\bullet~~E(T) = E(T_1) + E(T_2) = 4 + 3 = 7\) et \(T_1\) et \(T_2\) sont deux variables indépendantes, donc

      \(\bullet~~V(T) = V(T_1) + V(T_2) = 2 + 1 = 3\).

    2. Il faut trouver :

      \(p(5\leqslant T \leqslant 9)\) ou encore \(p(4 < T < 10) = p(4 - E(T ) < T - E(T) < 10 - E(T)) =\)

      \(p(- 3 < T - E(T) < 3)\) soit \(p(|T - E(T)| < 3)\) ou encore \(1 - p(|T - E(T)| \geqslant 3 )\) et finalement d'après l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev :

      \(p(5\leqslant T \leqslant 9) \geqslant 1 - \dfrac{V(T)}{3^2}\), soit

      \(p(5\leqslant T \leqslant 9) \geqslant 1 - \dfrac39\) et finalement :

      \(p(5\leqslant T \leqslant 9) \geqslant \dfrac23\).

Exercice 3 (5 pts)

L'espace est muni d'un repère orthonormé \(\left(\text{O}~;~\overrightarrow{\imath},~\overrightarrow{\jmath},~\overrightarrow{k}\right)\).

On considère les points A\((5~;~5~;~0)\), B\((0~;~5~;~0)\), C\((0~;~0~;~10)\) et D\(\left(0~;~0 ~;~-\dfrac{5}{2}\right)\).

Figure de l'exercice 3
    1. Montrer que \(\overrightarrow{n_{1}}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 0\end{pmatrix}\) est un vecteur normal au plan (CAD).

    2. En déduire que le plan (CAD) a pour équation cartésienne :   \(x-y=0\).

  1. On considère la droite \(\mathcal{D}\) de représentation paramétrique 1.1.8\(\left\{\begin{array}{l c l}x&=&\phantom{5 -}\dfrac{5}{2} t \\ y&=&5-\dfrac{5}{2} t \\ z&=&0\end{array}\right.\) où \(t \in \mathbb{R}\).1.1

    1. On admet que la droite \(\mathcal{D}\) et le plan (CAD) sont sécants en un point H. Justifier que les coordonnées de H sont \(\left(\dfrac{5}{2}~;~\dfrac{5}{2}~;~0\right)\).

    2. Démontrer que le point H est le projeté orthogonal de B sur le plan (CAD).

    1. Démontrer que le triangle ABH est rectangle en H.

    2. En déduire que l'aire du triangle ABH est égale à \(\dfrac{25}{4}\).

    1. Démontrer que (CO) est la hauteur du tétraèdre ABCH issue de C.

    2. En déduire le volume du tétraèdre ABCH.

      On rappelle que le volume d'un tétraèdre est donné par : \(V=\dfrac{1}{3} \mathcal{B }h\), où \(\mathcal{B}\) est l'aire d'une base et \(h\) la hauteur relative à cette base.

  2. On admet que le triangle ABC est rectangle en B. Déduire des questions précédentes la distance du point H au plan (ABC).

Voir le corrigé de l'exercice 3
    1. On a \(\overrightarrow{\text{CA}}\begin{pmatrix}5\\5\\-10\end{pmatrix}\) et \(\overrightarrow{\text{DC}}\begin{pmatrix}0\\0\\\frac{25}{2}\end{pmatrix}\).

      Or ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires et :

      \(\overrightarrow{n_1} \cdot \overrightarrow{\text{CA}} = 5 - 5 + 0 = 0\) et

      \(\overrightarrow{n_1} \cdot \overrightarrow{\text{DC}} = 0 + 0 + 0 = 0\).

      Conclusion : le vecteur \(\overrightarrow{n_1}\) est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (CAD) : il est donc normal à ce plan.

    2. On sait qu'alors :

      \(M(x~;~y~;~z) \in (\text{CAD}) \iff 1x - 1y + 0z + d = 0 \iff x - y + d = 0\), avec  \(d \in \mathbb{R}\).

      Ceci est vrai pour exemple pour C :

      \(C(0~;~0~;~10) \in (\text{CAD}) \iff 0 - 1y + 0 + d = 0\) avec   \(d \in \mathbb{R}\), soit \(d = 0\).

      Donc \(M(x~;~y~;~z) \in (\text{CAD}) \iff x - y = 0\).

    1. Si la droite \((D)\) est sécante au plan (CAD) en un point H les coordonnées de ce point vérifient les équations paramétriques de (\(D\)) et celle du plan soit :

      H\((x~;~y~;~z) \in D \cap (\text{CAD})\iff \left\{\begin{array}{l c l} x&=&\phantom{5 -} + \frac52 t\\ y &=&5 - \frac52 t\\ z&=&\phantom{5 -}0t\\ x - y = 0 \end{array}\right.\:(t \in \mathbb{R}) \Rightarrow \dfrac52t - \left(5 - \dfrac52 t \right) = 0 \iff 5t - 5 = 0 \iff t = 1\).

      Donc H\(\left(\dfrac52~;~\dfrac52~;~0\right)\).

    2. On a \(M(x~;~y~;~z) \in D \iff \left\{\begin{array}{l c l} x&=&0 + \frac52 t\\ y &=&5 - \frac52 t\\ z&=&0 + 0t \end{array}\right.\)

      On reconnait dans les coefficients de \(t\) les coordonnées du vecteur \(\begin{pmatrix}\frac52\\- \frac52\\0\end{pmatrix}\), soit \(\frac52\overrightarrow{n_1}\) et (0 ; 5 ; 0) sont les coordonnées de B.

      Donc \(D\) est la droite contenant B et de vecteur directeur \(\overrightarrow{n_1}\).

      Or on a vu que le vecteur \(\overrightarrow{n_1}\) est normal au plan (CAD), donc la droite \(D\) est perpendiculaire à (CAD) au point H.

      Attention, piège :

      Ce n’est pas parce que \(H\) est l’intersection de \(\mathcal D\) et du plan (CAD) que \(H\) est automatiquement le projeté orthogonal de \(B\) : il faut établir que \(\mathcal D\) est la droite passant par \(B\) et orthogonale au plan (CAD), c’est-à-dire que son vecteur directeur est normal au plan.

    1. On a vu que (BH) = \(D\) donc a pour vecteur directeur \(\overrightarrow{n_1}\).

      \(\overrightarrow{\text{HA}}\begin{pmatrix}\frac52\\\frac52\\0\end{pmatrix}\) et \(\overrightarrow{n_1} \cdot \overrightarrow{\text{HA}} = \dfrac52 - \dfrac52 + 0 = 0\).

      Les vecteurs \(\overrightarrow{\text{BH}}\) et \(\overrightarrow{\text{HA}}\) sont orthogonaux donc les droites (BH) et (HA) sont perpendiculaires, le triangle ABH est rectangle en H.

    2. On a \(\left\|\overrightarrow{\text{BH}}\right\|^2 = \frac{25}{4} + \frac{25}{4} + 0 = \frac{50}{4}\), d'où \(\left\|\overrightarrow{\text{BH}}\right\| = \text{BH} = \sqrt{\frac{50}{4}} = \dfrac{5\sqrt 2}{2}\) et

      \(\left|\overrightarrow{\text{HA}}\right\|^2 = \frac{25}{4} + \frac{25}{4} + 0 = \frac{50}{4}\), d'où \(\left\|\overrightarrow{\text{HA}}\right\| = \text{HA} = \sqrt{\frac{50}{4}} = \dfrac{5\sqrt 2}{2}\).

      Donc \(\mathcal{A}(\text{ABH}) = \dfrac{\text{BH} \times \text{HA}}{2} = \dfrac12 \times \dfrac{5\sqrt 2}{2} \times \dfrac{5\sqrt 2}{2} = \dfrac{25 \times 2}{8} = \dfrac{25}{4}\).

    1. Les points A, B et H ont une cote nulle : ils appartiennent donc au plan définis par les vecteurs unitaires \(\overrightarrow{\imath}\) et \(\overrightarrow{\jmath}\) et C a une abscisse et une ordonnée nulles, donc appartient à l'axe \(\left(\text{O},~\overrightarrow{k}\right)\) qui est perpendiculaire au plan (ABH), donc (CO) est la hauteur contenant C du tétraèdre ABCH.

    2. De façon évidente CO \(= 10\), donc :

      \(\mathcal{V}(\text{ABCH}) = \dfrac{\mathcal{A}(\text{ABH}) \times \text{CO}}{3} = \dfrac{\frac{25}{4} \times 10}{3} = \dfrac{125}{6}\).

  1. On a \(\overrightarrow{\text{BA}}\begin{pmatrix}5\\0\\0\end{pmatrix}\) et \(\overrightarrow{\text{BC}}\begin{pmatrix}0\\-5\\10\end{pmatrix}\), d'où \(\overrightarrow{\text{BA}} \cdot \overrightarrow{\text{BC}} = 0 + 0 + 0 = 0\) : les vecteurs sont orthogonaux donc les droites (BA) et (BC) sont perpendiculaires, le triangle (ABC) est rectangle en B.

    On a BA\(^2 = 5^2\), donc BA \(= 5\) et BC\(^2 = 5^2 + 10^2 = 25 + 100 = 125\), donc BC \(= \sqrt{125} = 5 \sqrt 5\).

    L'aire du triangle (ABC) est égale à :

    \(\mathcal{A}(\text{ABC}) = \dfrac{\text{AB} \times \text{BC}}{2} = \dfrac{ 5 \times 5 \sqrt 5}{2} = \dfrac{25\sqrt 5}{2}\).

    On a \(\mathcal{V}(\text{ABCH}) = \dfrac{\mathcal{A}(\text{ABC}) \times d}{3}\), \(d\) étant la distance du point H au plan (ABC).

    On a donc : \(\dfrac{125}{6} = \dfrac{\dfrac{25\sqrt 5}{2} \times d}{3} \iff d = \dfrac{125}{6} \times \dfrac{3 \times 2}{25\sqrt 5} = \sqrt 5\).

Exercice 4 (6 pts)

Partie A : étude de la fonction \(f\)

La fonction \(f\) est définie sur l'intervalle \(]0 ~;~+\infty[\) par :

\[f(x)=x-2+\dfrac{1}{2} \ln x,\]

où ln désigne la fonction logarithme népérien. On admet que la fonction \(f\) est deux fois dérivable sur \(] 0 ~;~ +\infty[\), on note \(f'\) sa dérivée et \(f''\) sa dérivée seconde.

    1. Déterminer, en justifiant, les limites de \(f\) en 0 et en \(+\infty\).

    2. Montrer que pour tout \(x\) appartenant à \(] 0 ~;~+\infty[\), on a :  \(f'(x)=\dfrac{2x + 1}{2x}\).

    3. Étudier le sens de variation de \(f\) sur \(] 0 ~;~+\infty[\).

    4. Étudier la convexité de \(f\) sur \(] 0~;~ +\infty[\).

    1. Montrer que l'équation \(f(x)=0\) admet dans \(] 0 ~;~ +\infty[\) une solution unique qu'on notera \(\alpha\) et justifier que \(\alpha\) appartient à l'intervalle \([1~;~2]\).

    2. Déterminer le signe de \(f(x)\) pour \(x \in] 0 ~;~ +\infty[\).

    3. Montrer que \(\ln (\alpha)=2(2-\alpha)\).

Partie B : étude de la fonction \(g\)

La fonction \(g\) est définie sur \(] 0~;~1]\) par :

\[g(x) = -\dfrac{7}{8} x^{2}+ x - \dfrac{1}{4} x^{2} \ln x.\]

On admet que la fonction \(g\) est dérivable sur \(] 0~;~1]\) et on note \(g'\) sa fonction dérivée.

  1. Calculer \(g'(x)\) pour \(x \in ] 0~;~1]\) puis vérifier que \(g'(x)=x f\left(\dfrac{1}{x}\right)\).

    1. Justifier que pour \(x\) appartenant à l'intervalle \(\left] 0~;~\dfrac{1}{\alpha}\right[\), on a \(f\left(\dfrac{1}{x}\right)>0\).

    2. On admet le tableau de signes suivant :

      Figure de l'exercice 4

      En déduire le tableau de variations de \(g\) sur l'intervalle \(] 0~;~1]\). Les images et les limites ne sont pas demandées.

Partie C : un calcul d'aire.

On a représenté sur le graphique ci-dessous :

  • La courbe \(\mathcal{C}_{g}\) de la fonction \(g\);

  • La parabole \(\mathcal{P}\) d'équation \(y=-\dfrac{7}{8} x^{2}+x\) sur l'intervalle \(]0~;~1]\).

Figure de l'exercice 4

On souhaite calculer l'aire \(\mathcal{A}\) du domaine hachuré compris entre les courbes \(\mathcal{C}_{g}\) et \(\mathcal{P}\), et les droites d'équations \(x=\dfrac{1}{\alpha}\) et \(x=1\).

On rappelle que \(\ln (\alpha)=2(2-\alpha)\).

    1. Justifier la position relative des courbes \(C_{g}\) et \(\mathcal{P}\) sur l'intervalle \(\left.] 0~;~1\right]\).

    2. Démontrer l'égalité :

      \[\int_{\frac{1}{\alpha}}^{1} x^{2} \ln x \:\mathrm{d}x=\dfrac{-\alpha^{3}-6 \alpha+13}{9 \alpha^{3}}\]
  1. En déduire l'expression en fonction de \(\alpha\) de l'aire \(\mathcal{A}\).

Voir le corrigé de l'exercice 4

Partie A : étude de la fonction \(f\).

\[f(x) = x - 2 + \dfrac12 \ln x,\quad \text{sur}\:]0~;~+ \infty[\]
    1. \(\bullet~\)Limite en 0 : On sait que \(\displaystyle\lim_{x \to 0^+} x - 2 = - 2\) et que \(\displaystyle\lim_{x \to 0^+} \ln x = - \infty\), donc par somme de limites \(\displaystyle\lim_{x \to 0^+} f(x) = - \infty\).

      \(\bullet~\)Limite en plus l'infini :

      On a \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} x = \displaystyle\lim_{x \to + \infty} \ln x = + \infty\), d'où par somme de limites : \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = + \infty\).

    2. Sur l'intervalle de définition \(f\) est une somme de fonctions dérivables et sur cet intervalle :

      \(f'(x) = 1 + \dfrac12 \times \dfrac 1x = 1 + \dfrac {1}{2x} = \dfrac{2x + 1}{2x}\).

    3. On a successivement : \(0 < x \Rightarrow 0 < 2x < 2x + 1\) et

      \(2x + 1 > 2x > 0 \Rightarrow \dfrac{2x + 1}{2x} > 1 > 0\): donc \(f'(x) > 1 > 0\) : \(f'(x) > 0\) donc \(f\) est croissante sur \(]0~;~+ \infty[\) de moins l'infini à plus l'infini.

    4. \(f'\) est elle-même dérivable sur \(]0~;~+ \infty[\) et sur cet intervalle, en dérivant la somme \(1 + \dfrac{1}{2x}\) on obtient :

      \(f''(x) = 0 + \dfrac12 \times \left(- \dfrac{1}{x^2}\right) = - \dfrac{1}{2x^2}\).

      Or \(x > 0 \Rightarrow x^2 > 0 \Rightarrow 2x^2 > 0 \Rightarrow \dfrac{1}{2x^2} > 0\) et enfin \(f''(x) < 0\).

      Conclusion : la fonction \(f\) est concave sur \(]0~;~+ \infty[\)

    1. Sur l'intervalle \(]0~;~+ \infty[\), la fonction \(f\) est continue car dérivable sur cet intervalle et strictement croissante de moins à plus l'infini : d'après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe un réel unique \(\alpha \in]0~;~+ \infty[\) tel que \(f(\alpha) = 0\).

      Comme \(f(1) = 1 - 2 + 0{,}5\times \ln 1 = -1\) et

      \(f(2) = 2 - 2 + \dfrac{\ln 2}{2} = \dfrac{\ln 2}{2} > 0\), le même théorème appliqué à l'intervalle [1 ; 2] montre que \(\alpha \in [1~;~2]\).

    2. On a donc :

      \(\bullet~f(x) < 0\) sur \(]0~;~\alpha[\) ;

      \(\bullet~f(x) > 0\) sur \(]\alpha~;~+ \infty[\) ;

      \(\bullet~f(\alpha) = 0\).

    3. Le dernier résultat s'écrit :

      \(\alpha - 2 +\dfrac12 \ln \alpha = 0 \iff \dfrac12 \ln \alpha = 2 - \alpha \iff \ln \alpha = 2(2 - \alpha)\)

Partie B étude de la fonction \(g\)

Sur ]0 ; 1],   \(g(x) = - \dfrac78 x^2 + x - \dfrac14 x^2\ln x\).

  1. \(g\) est une somme de produits de fonctions dérivable sur ]0 ; 1], elle est donc dérivable sur cet intervalle et

    \(g'(x) = - 2 \times \dfrac78 x + 1 - \dfrac14\left(2x \ln x + x^2 \times \dfrac 1x \right) = - \dfrac74 x + 1 - \dfrac12 x \ln x - x\dfrac14 = - \dfrac84 x + 1 - \dfrac 1 2 x \ln x =\)

    \(1 - 2x - \dfrac{x\ln x}{2}\).

    Puisque \(x \ne 0\), on peut factoriser \(x\) et \(g'(x) = x\left(\dfrac 1x - 2 - \ln x\dfrac12 \right)\).

    Posons \(X = \dfrac 1x \iff x = \dfrac 1X\) ; en remarquant que \(X = \dfrac 1x \Rightarrow \ln X = \ln \left(\dfrac 1x\right) = - \ln x\), on peut écrire :

    \(g'(x) = \dfrac 1X \left(X - 2 + \dfrac12 \ln X \right)\), soit \(g'(x) = xf\left(\dfrac 1x \right)\)

    1. On a vu dans la partie A que \(0 < x < \alpha \Rightarrow f(x) < 0\), soit en prenant les inverses de ces nombres positifs :

      \(\dfrac{1}{\alpha} < \dfrac 1x \Rightarrow f\left(\dfrac 1x \right) > 0\).

    2. D'après le tableau de signes admis comme \(0< x \leqslant 1\) on en déduit par produit que :

      \(\bullet~\) \(g'(x) > 0\) sur \(\left]0~;~\dfrac{1}{\alpha}\right[\) ; \(g\) est croissante sur cet intervalle

      \(\bullet~\) \(g'(x) < 0\) sur \(\left]\dfrac{1}{\alpha}~;~1\right[\) ; \(g\) est décroissante sur cet intervalle

      \(\bullet~\) \(g'\left(\frac{1}{\alpha}\right) = 0\) ; \(g\left(\frac{1}{\alpha}\right)\) est un maximum de \(g\) sur l'intervalle [0 ; 1].

Partie C : un calcul d'aire

    1. On sait que sur l'intervalle ]0 ; 1], \(\ln x \leqslant 0\) et comme \(x^2 \geqslant 0\), on conclut que \(- \dfrac14 x^2 \ln x \geqslant 0\).

      Conclusion : sur l'intervalle ]0 ; 1], \(- \dfrac78 x^2 + x \leqslant - \dfrac78 x^2 + x - \dfrac14 x^2 \ln x\) ce qui signifie géométriquement que sur cet intervalle l'arc de la parabole est en dessous de la représentation graphique de \(g\).

    2. Ne connaissant pas de primitive évidente de la fonction \(x \longmapsto x^2 \ln x\), on effectue une intégration par parties en posant

      \(\begin{array}{l c l} u(x)&=&\ln x\\ v'(x)&=&x^2 \end{array}\) d'où \(\begin{array}{l c l} u'(x)&=&\dfrac 1x\\ v(x)&=&\dfrac{x^3}{3} \end{array}\).

      Les fonctions \(u\) et \(v\) sont dérivables sur l'intervalle \(\left[\dfrac{1}{\alpha}~;~1\right]\) et leurs dérivées sont continues sur ce même intervalle,

      donc \(\displaystyle\int_{\frac{1}{\alpha}}^1 x^2 \ln x\:\text{d}x = \left[\dfrac{x^3}{3}\ln x \right]_{\frac{1}{\alpha}}^1 - \displaystyle\int_{\frac{1}{\alpha}}^1 \dfrac{x^2}{3}\:\text{d}x = \left[\dfrac{x^3}{3}\ln x - \dfrac{x^3}{9}\right]_{\frac{1}{\alpha}}^1 =\)

      \(- \dfrac19 - \left(\dfrac{1}{3\alpha^3}\ln \dfrac{1}{\alpha} - \dfrac{1}{9\alpha^3} \right) = - \dfrac19 - \dfrac{1}{3\alpha^3}\left(- \ln \alpha - \dfrac13 \right)\),

      soit en remplaçant \(\ln \alpha\) par \(2(2 - \alpha)\),

      \(\displaystyle\int_{\frac{1}{\alpha}}^1 x^2 \ln x\:\text{d}x = - \dfrac19 - \dfrac{1}{3\alpha^3}\left(- 4 + 2\alpha - \dfrac13\right) = - \dfrac19 + \dfrac{4}{3\alpha^3} - \dfrac{2}{3\alpha^2} + \dfrac{1}{9\alpha^3} =\)

      \(\dfrac{- \alpha^3 + 12 - 6\alpha + 1}{9\alpha^3} = \dfrac{- \alpha^3 - 6\alpha + 13}{9\alpha^3}\).

  1. L'aire de la partie hachurée est égale la différence des intégrales :

    \(\mathcal{A} = \displaystyle\int_\frac{1}{\alpha}^1 \left(- \dfrac78 x^2 + x - \dfrac14 x^2 \ln x\right)\:\text{d}x - \displaystyle\int_\frac{1}{\alpha}^1 \left(- \dfrac78 x^2 + x \right)\:\text{d}x\), soit par linéarité de l'intégrale :

    \(\mathcal{A} = \displaystyle\int_\frac{1}{\alpha}^1 \left( - \dfrac14 x^2 \ln x\right)\:\text{d}x = - \dfrac14 \displaystyle\int_\frac{1}{\alpha}^1 \left(x^2 \ln x\right)\:\text{d}x\),

    soit d'après le calcul précédent :

    \(\mathcal{A} = - \dfrac14 \times \dfrac{- \alpha^3 - 6\alpha + 13}{9\alpha^3} = \dfrac{\alpha^3 + 6\alpha - 13}{36\alpha^3} \approx 0{,}07\).

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