Annales CRPE · Mathématiques › 2021
Sujet CRPE 2021 Mathématiques · Session supplémentaire Créteil : corrigé
Exercice 1 – Lecture de diagramme, pourcentages, évolution (13 points)Voir le corrigé ↓
Première partie.
Partie A
Voici un graphique présentant le nombre d'apiculteurs en France métropolitaine :

Repère la catégorie « De 150 à 399 ruches » puis lis la hauteur de la barre correspondant à l’année 2017 sur l’axe vertical.
Pour obtenir le total des apiculteurs en 2017, additionne les effectifs de toutes les catégories de ruches de cette année-là. Repère bien les quatre nombres de 2017.
Repère sur le graphique les barres correspondant aux catégories « de 50 à 149 ruches » et « de 150 à 399 ruches », puis regarde uniquement les valeurs de l'année 2016.
Compare l’ordre de grandeur du nombre d’apiculteurs ayant moins de 50 ruches avec celui des autres catégories, puis demande-toi ce qui se passerait sur le graphique si l’on utilisait la même échelle pour toutes les barres.
Pense à traduire une augmentation de 10,4 % par un coefficient multiplicateur, puis à résoudre une équation où la valeur de départ est inconnue.
Pensez à repérer les deux catégories concernées par « au moins 150 ruches » et à additionner leurs effectifs pour 2016 puis 2017. Appliquez ensuite la formule du taux d'évolution entre ces deux totaux.
Partie B
Dans une ruche, le miel est stocké par les abeilles dans des alvéoles. On considère que l'entrée de ces alvéoles a la forme d'un hexagone régulier, c'est-à-dire d'un hexagone non croisé, ayant tous ses côtés de même longueur et tous ses angles de même mesure.
Soit l'hexagone régulier ABCDEF. On note \(x\) la longueur d'un de ses côtés. Cet hexagone est inscrit dans un cercle de centre O.
![Hexagone régulier ABCDEF inscrit dans un cercle de centre O (F en haut à gauche, E en haut, D à droite, C en bas à droite, B en bas, A à gauche). Le côté [DC] est noté x. Les segments [OF] et [OE] sont tracés, ainsi que la hauteur [OG] du triangle FOE (G milieu de [FE], angle droit en G).](/crpe-annales/2021-suppl-creteil/fig/b_hexagone.png)
Pense à ce que représentent les segments [OF] et [OE] pour le cercle, puis à la mesure d’un angle au centre dans un hexagone régulier.
L’hexagone régulier peut être partagé en six triangles identiques à partir du centre O. Combien de triangles équilatéraux de côté \(x\) le composent ?
Utilise le périmètre pour trouver la longueur du côté de l’hexagone, puis applique la formule de l’aire établie à la question B.1.b. Pense à convertir l’aire en cm².
Les abeilles utilisent cette forme hexagonale régulière pour paver le plan :

Caractériser trois transformations qui permettent de passer de l'hexagone A à l'hexagone B.
Pour passer d’un hexagone à son voisin, on peut le faire glisser, le faire tourner d’un demi-tour autour d’un point, ou le retourner par rapport à une droite. Observe les centres \(O\) et \(O_1\) et le côté commun.
Repère le déplacement qui fait passer du centre O de l’hexagone A au centre O₁ de son voisin direct B, puis compte combien de fois ce déplacement doit être répété pour atteindre C.
On admet qu'une alvéole a la forme d'un prisme régulier à base hexagonale, et est ouverte sur une face pour permettre le passage de l'abeille. On admet que la partie visible de chacune des alvéoles est un hexagone régulier dont le côté \(c\) mesure 3 mm et que la profondeur des alvéoles, notée \(h\), mesure 11,5 mm.

Montrer que la contenance d'une alvéole est environ \(270\ \text{mm}^3\).
Pour calculer la contenance d'une alvéole, pensez à déterminer l'aire de sa base hexagonale de côté 3 mm, puis à multiplier cette aire par la profondeur de l'alvéole.
Pour passer des \(\text{mm}^3\) aux \(\text{mL}\), utilise la correspondance \(1\ \text{mL} = 1\ \text{cm}^3\), puis souviens-toi combien de \(\text{mm}^3\) forment un \(\text{cm}^3\).
Pensez à multiplier par \(6\) toutes les dimensions réelles et à ne représenter qu’une seule base hexagonale, car l’alvéole est ouverte sur une face.
Partie C
Une ruche Dadant est un modèle de ruche à cadres. Elle porte le nom de son inventeur, Charles Dadant (1817-1902). Un cadre de ruche Dadant est un rectangle de dimensions 41 cm × 26,5 cm ; dans ce qui suit, on négligera l'épaisseur du cadre. Une ruche contient 10 ou 12 cadres rectangulaires qui vont accueillir les alvéoles sur les faces avant et arrière de chaque cadre. Dans cette partie on considère uniquement des ruches Dadant à 12 cadres.
Pense à convertir les dimensions du cadre en millimètres et à utiliser les deux faces de chaque cadre avant de diviser l’aire totale disponible par l’aire d’une alvéole carrée.
Pense à reprendre la contenance d’une alvéole en mL obtenue en B.3.b, puis à multiplier par le nombre d’alvéoles avant de convertir le résultat en litres.
On dispose des deux documents suivants. Une sortie d'une abeille butineuse : nombre de fleurs butinées : 20 à 300 ; durée de la sortie : 20 minutes ; distance parcourue : 1 km ; vitesse de l'abeille en vol : 27 km/h ; masse de nectar récolté : \(6\times10^{-5}\) kg. Miel : masse volumique : 1,4 kg/L ; quantité de nectar nécessaire pour fabriquer 1 kg de miel : 4 kg.
Répondre aux questions suivantes en utilisant les documents ci-dessus et les questions précédentes. Quelle masse de nectar doivent récolter les abeilles pour obtenir 25 g de miel ?
Pour 1 kg de miel, il faut 4 kg de nectar. Convertis les 25 g de miel en kg ou raisonne directement en grammes avec le même coefficient de proportionnalité.
Pense à convertir 100 mL en litres, puis calcule la masse de miel correspondante grâce à la masse volumique. Utilise ensuite la donnée : 4 kg de nectar pour 1 kg de miel.
Utilisez le volume de miel estimé à la question C.2 et la masse volumique du miel donnée dans le document. Quelle relation lie masse, volume et masse volumique ?
Pour obtenir 1 kg de miel, commence par calculer la masse de nectar nécessaire, puis le nombre de sorties nécessaires en tenant compte de la masse de nectar récoltée par sortie.
Pense à utiliser la masse totale de miel contenue dans la ruche (question C.3.c) et la distance parcourue pour fabriquer 1 kg de miel (question C.3.d).
Voir le corrigé de l'exercice 1
A.1.a
Corrigé
Sur le diagramme, dans la catégorie « De 150 à 399 ruches », la barre de l’année 2017 atteint la graduation \(1\text{ }523\) sur l’axe des ordonnées.
En 2017, \(1\text{ }523\) apiculteurs possédaient entre 150 et 399 ruches.
Pour comprendre en détail
Une lecture attentive de la légende ou des couleurs permet d’identifier la bonne barre dans la bonne catégorie.
A.1.b
Corrigé
Le nombre total d'apiculteurs en 2017 est :
\(49\text{ }892 + 1\text{ }939 + 1\text{ }523 + 599 = 53\text{ }953\).
Il y avait donc \(53\text{ }953\) apiculteurs en France métropolitaine en 2017.
Pour comprendre en détail
Les quatre catégories sont disjointes et couvrent l'ensemble des apiculteurs, donc la somme des effectifs donne le total demandé.
A.1.c
Corrigé
Les apiculteurs possédant entre 50 et 399 ruches en 2016 sont ceux des catégories « de 50 à 149 ruches » et « de 150 à 399 ruches ».
En 2016, le graphique donne :
- catégorie 50 à 149 ruches : \(2\text{ }020\) apiculteurs ;
- catégorie 150 à 399 ruches : \(2\text{ }540\) apiculteurs.
On additionne ces deux valeurs : \(2\text{ }020 + 2\text{ }540 = 4\text{ }560\).
Il y avait donc \(4\text{ }560\) apiculteurs possédant entre 50 et 399 ruches en France métropolitaine en 2016.
Pour comprendre en détail
A.2.a
Corrigé
Il y a plus de 20 fois plus d’apiculteurs ayant moins de 50 ruches (49 892 en 2017) que dans les autres catégories (quelques centaines à 2 000) : à la même échelle, les autres barres seraient presque invisibles ; la barre est donc coupée (axe interrompu).
Pour comprendre en détail
La catégorie « moins de 50 ruches » concentre la très grande majorité des apiculteurs : sans cette rupture d’axe, les barres des catégories 50 à 149, 150 à 399 et plus de 400 ruches (de quelques centaines à environ 2 500) seraient écrasées près de zéro et le graphique perdrait toute information utile. C’est donc un choix de lisibilité du graphique, signalé par la barre coupée.
A.2.b
Corrigé
Une augmentation de \(10\text{,}4\ \%\) correspond au coefficient multiplicateur \(1+\dfrac{10\text{,}4}{100}=1\text{,}104\).
Soit \(n\) le nombre d'apiculteurs possédant moins de 50 ruches en 2016. On a : \(n \times 1\text{,}104 = 49\text{ }892\), donc \(n = \dfrac{49\text{ }892}{1\text{,}104} \approx 45\text{ }192\).
En 2016, il y avait environ \(45\text{ }192\) apiculteurs dans cette catégorie.
Pour comprendre en détail
Vérification : \(45\text{ }192 \times 1\text{,}104 \approx 49\text{ }892\) ; le résultat est arrondi à l'unité car il s'agit d'un nombre d'apiculteurs.
A.3
Corrigé
Les apiculteurs possédant au moins 150 ruches sont ceux des catégories « De 150 à 399 ruches » et « Plus de 400 ruches ».
- En 2016 : \(2\text{ }540 + 608 = 3\text{ }148\) apiculteurs.
- En 2017 : \(1\text{ }523 + 599 = 2\text{ }122\) apiculteurs.
Le taux d'évolution est donné par \(\dfrac{V_f - V_i}{V_i} \times 100\) :
\(\dfrac{2\text{ }122 - 3\text{ }148}{3\text{ }148} \times 100 \approx -32\text{,}6\).
Le pourcentage d'évolution du nombre d'apiculteurs possédant au moins 150 ruches de 2016 à 2017 est donc environ \(-32\text{,}6\,\%\), soit une diminution de \(32\text{,}6\,\%\).
Pour comprendre en détail
On peut aussi, pour vérifier, calculer le coefficient multiplicateur \(\dfrac{V_f}{V_i}\) et le comparer à 1 : s'il est inférieur à 1, le nombre a baissé.
B.1.a
![Hexagone régulier ABCDEF inscrit dans un cercle de centre O (F en haut à gauche, E en haut, D à droite, C en bas à droite, B en bas, A à gauche). Le côté [DC] est noté x. Les segments [OF] et [OE] sont tracés, ainsi que la hauteur [OG] du triangle FOE (G milieu de [FE], angle droit en G).](/crpe-annales/2021-suppl-creteil/fig/b_hexagone.png)
Corrigé
Les segments [OF] et [OE] sont deux rayons du cercle de centre O, donc \(OF = OE\). Le triangle FOE est donc isocèle en O.
Comme ABCDEF est un hexagone régulier, les six angles au centre sont égaux, donc \(\widehat{EOF} = \dfrac{360^\circ}{6} = 60^\circ\).
Le triangle FOE est isocèle en O avec un angle de 60° ; il est donc équilatéral.
Pour comprendre en détail
On peut aussi justifier que les angles à la base valent chacun \(\dfrac{180^\circ - 60^\circ}{2} = 60^\circ\).
B.1.b
Corrigé
L’hexagone régulier ABCDEF est formé de six triangles équilatéraux de côté \(x\), tous isométriques au triangle FOE.
L’aire d’un triangle équilatéral de côté \(x\) est donnée par \(\dfrac{\sqrt{3}}{4}x^2\).
Donc l’aire de l’hexagone est :
\[ 6 \times \dfrac{\sqrt{3}}{4}x^2 = \dfrac{6\sqrt{3}}{4}x^2 = \dfrac{3\sqrt{3}}{2}x^2 \]
L’aire de l’hexagone ABCDEF est donc \(\dfrac{3\sqrt{3}}{2}x^2\).
Pour comprendre en détail
Le découpage en six triangles équilatéraux repose sur le fait que l’hexagone régulier est inscrit dans le cercle de centre O : les six angles au centre mesurent \(60^\circ\), donc les triangles formés avec deux sommets consécutifs et le centre sont équilatéraux.
B.1.c
Corrigé
Le périmètre d’un hexagone régulier de côté \(x\) est \(6x\). On a donc \(6x = 18\), d’où \(x = 3\ \text{mm}\).
D’après la question B.1.b, l’aire de l’hexagone est \(A = \dfrac{3\sqrt{3}}{2}x^2\). Pour \(x = 3\ \text{mm}\) : \(A = \dfrac{3\sqrt{3}}{2} \times 3^2 = \dfrac{27\sqrt{3}}{2}\ \text{mm}^2\). Or \(\dfrac{27\sqrt{3}}{2} \approx 23\text{,}38\), donc \(A \approx 23\text{,}38\ \text{mm}^2\).
Comme \(1\ \text{cm}^2 = 100\ \text{mm}^2\), on a \(23\text{,}38\ \text{mm}^2 = 0\text{,}2338\ \text{cm}^2\). En arrondissant au millième, on obtient \(A \approx 0\text{,}234\ \text{cm}^2\).
L’aire de l’hexagone, arrondie au millième près, vaut donc bien \(0\text{,}234\ \text{cm}^2\).
Pour comprendre en détail
L’hexagone régulier se décompose en six triangles équilatéraux identiques, ce qui justifie la formule utilisée.
L’arrondi au millième exige trois chiffres après la virgule ; ici le quatrième chiffre étant supérieur ou égal à 5, on arrondit au millième supérieur.
B.2.a

Corrigé
- la translation de vecteur \(\overrightarrow{OO_1}\) ;
- la symétrie centrale de centre le milieu du segment \([OO_1]\) ;
- la symétrie axiale d’axe \((O_2O_6)\), médiatrice de \([OO_1]\), qui contient le côté commun aux hexagones A et B.
Ces trois transformations permettent de passer de l’hexagone A à l’hexagone B.
Pour comprendre en détail
La translation est la transformation la plus directe : elle envoie le centre \(O\) sur \(O_1\) et conserve l’orientation des hexagones. La symétrie centrale de centre le milieu de \([OO_1]\) échange les deux centres et laisse globalement invariant le côté commun, donc échange les deux hexagones. La symétrie axiale d’axe \((O_2O_6)\) retourne A sur B car cette droite est la médiatrice de \([OO_1]\) et contient le côté commun.
B.2.b
Corrigé
La transformation qui permet de passer de l’hexagone A à l’hexagone C est la translation de vecteur \(3\,\overrightarrow{OO_1}\).
En effet, C est situé sur la même rangée, à droite de A, trois « pas » après A ; chaque pas correspondant à la translation de vecteur \(\overrightarrow{OO_1}\).
Pour comprendre en détail
Le déplacement élémentaire qui mène d’un hexagone à son voisin direct est donné par le vecteur \(\overrightarrow{OO_1}\). Comme C est situé trois positions plus loin sur la même rangée, on répète trois fois ce déplacement.
B.3.a
Corrigé
La contenance de l'alvéole est le volume \(V\) d'un prisme droit de base hexagonale régulière et de hauteur \(h=11\text{,}5\ \text{mm}\).
L'aire d'un hexagone régulier de côté \(c\) est \(A_{\text{base}}=\dfrac{3\sqrt{3}}{2}c^2\). Avec \(c=3\ \text{mm}\) :
\(A_{\text{base}}=\dfrac{3\sqrt{3}}{2}\times 3^2=\dfrac{27\sqrt{3}}{2}\approx 23\text{,}38\ \text{mm}^2\).
Le volume du prisme est donc :
\(V=A_{\text{base}}\times h\approx 23\text{,}38\times 11\text{,}5\approx 268\text{,}9\ \text{mm}^3\).
La contenance d'une alvéole est donc environ \(270\ \text{mm}^3\).
Pour comprendre en détail
L'ouverture de l'alvéole ne change pas la contenance : celle-ci correspond au volume intérieur du prisme.
B.3.b
Corrigé
On sait que \(1\ \text{mL} = 1\ \text{cm}^3 = 1\text{ }000\ \text{mm}^3\).
On convertit donc le volume donné :
\(270\ \text{mm}^3 = \dfrac{270}{1\text{ }000}\ \text{mL} = 0\text{,}27\ \text{mL}\).
La contenance d’une alvéole est donc \(0\text{,}27\ \text{mL}\).
Pour comprendre en détail
La conversion repose sur les équivalences entre unités de volume et de capacité : \(1\ \text{L} = 1\ \text{dm}^3\), donc \(1\ \text{mL} = 1\ \text{cm}^3\). Un centimètre cube est le volume d’un cube de \(10\ \text{mm}\) de côté, soit \(10 \times 10 \times 10 = 1\text{ }000\ \text{mm}^3\).
B.3.c
Corrigé
L’échelle \(6 : 1\) est un agrandissement : les dimensions réelles sont multipliées par \(6\).
- côté de l’hexagone : \(3\ \text{mm} \times 6 = 18\ \text{mm}\) ;
- profondeur de l’alvéole : \(11\text{,}5\ \text{mm} \times 6 = 69\ \text{mm}\).
Le patron d’un prisme droit à base hexagonale ouvert sur une face comporte :
- un seul hexagone régulier de côté \(18\ \text{mm}\) ;
- six rectangles de \(18\ \text{mm}\) sur \(69\ \text{mm}\), correspondant aux six faces latérales.
On trace donc une rangée de six rectangles de \(18\ \text{mm}\) par \(69\ \text{mm}\), accolés par leurs grands côtés, puis on fixe l’hexagone de côté \(18\ \text{mm}\) sur l’un des petits côtés d’un rectangle.
Pour comprendre en détail
Pour tracer l’hexagone régulier, on peut tracer un cercle dont le rayon est égal au côté de l’hexagone, puis reporter six fois ce rayon sur le cercle.
C.1
Corrigé
Aire d’une alvéole carrée de côté \(5\ \text{mm}\) : \(5\ \text{mm} \times 5\ \text{mm} = 25\ \text{mm}^2\).
Dimensions d’un cadre : \(41\ \text{cm} = 410\ \text{mm}\) et \(26\text{,}5\ \text{cm} = 265\ \text{mm}\).
Aire d’une face de cadre : \(410 \times 265 = 108\text{ }650\ \text{mm}^2\).
Aire utile par cadre, avec ses deux faces : \(2 \times 108\text{ }650 = 217\text{ }300\ \text{mm}^2\).
Nombre d’alvéoles par cadre : \(\dfrac{217\text{ }300}{25} = 8\text{ }692\).
Pour 12 cadres : \(12 \times 8\text{ }692 = 104\text{ }304\).
Une telle ruche peut donc héberger environ \(104\text{ }304\) alvéoles, soit environ \(100\text{ }000\) alvéoles, ce qui valide l’estimation demandée.
Pour comprendre en détail
La modélisation par des carrés de \(5\ \text{mm}\) de côté est une approximation ; le résultat obtenu est un ordre de grandeur, pas une valeur exacte.
C.2
Corrigé
D’après la question B.3.b, une alvéole a une contenance d’environ \(0\text{,}27\ \text{mL}\).
Pour \(100\text{ }000\) alvéoles, le volume total est :
\(100\text{ }000 \times 0\text{,}27 = 27\text{ }000\ \text{mL}\).
Or \(1\ \text{L} = 1\text{ }000\ \text{mL}\), donc :
\(27\text{ }000\ \text{mL} = 27\ \text{L}\).
Le volume de miel pouvant être contenu dans l’ensemble des \(100\text{ }000\) alvéoles est donc environ \(27\ \text{L}\), arrondi au litre.
Pour comprendre en détail
Le résultat obtenu est déjà un nombre entier de litres, donc l’arrondi au litre n’introduit pas de nouvelle approximation ; il s’agit toutefois d’une estimation car la contenance d’une alvéole utilisée était elle-même arrondie.
C.3.a
Corrigé
D’après le document, 1 kg de miel nécessite 4 kg de nectar.
On convertit : \(25\ \text{g} = 0\text{,}025\ \text{kg}\).
Par proportionnalité, la masse de nectar nécessaire est :
\(0\text{,}025 \times 4 = 0\text{,}1\ \text{kg}\).
Or \(0\text{,}1\ \text{kg} = 100\ \text{g}\).
Les abeilles doivent donc récolter 100 g de nectar pour obtenir 25 g de miel.
Pour comprendre en détail
C.3.b
Corrigé
100 mL = \(0\text{,}1\ \text{L}\).
Masse de 100 mL de miel : \(1\text{,}4 \times 0\text{,}1 = 0\text{,}14\ \text{kg}\).
Masse de nectar nécessaire : \(4 \times 0\text{,}14 = 0\text{,}56\ \text{kg}\).
Les abeilles doivent donc récolter \(0\text{,}56\ \text{kg}\) de nectar.
Pour comprendre en détail
Pourquoi cette méthode : la masse volumique \(\rho\) relie une masse \(m\) à un volume \(V\) par \(m=\rho \times V\) ; il faut donc exprimer le volume en litres pour utiliser \(\rho=1\text{,}4\ \text{kg/L}\).
Attention : la question porte sur la masse de nectar, pas la masse de miel. Le document indique qu’il faut 4 kg de nectar pour produire 1 kg de miel, ce qui impose de multiplier la masse de miel obtenue par 4. Le corrigé officiel s’arrête à la masse de miel (\(0\text{,}14\ \text{kg}\)) et omet cette dernière étape.
Une erreur fréquente est d’oublier la conversion des millilitres en litres ou d’oublier le facteur 4.
C.3.c
Corrigé
Le volume de miel que peuvent contenir les alvéoles de la ruche Dadant à 12 cadres a été estimé à 27 L à la question C.2. La masse volumique du miel est \(1\text{,}4\ \text{kg/L}\).
On a \(m = \rho \times V\), donc :
\(m = 27\ \text{L} \times 1\text{,}4\ \text{kg/L} = 37\text{,}8\ \text{kg}\).
L'ensemble des alvéoles d'une ruche Dadant à 12 cadres peut contenir environ \(37\text{,}8\ \text{kg}\) de miel.
Pour comprendre en détail
Cette valeur est une estimation : la masse volumique du miel et le volume des alvéoles sont des données approchées. La cohérence peut se vérifier en remarquant que le miel est plus dense que l'eau.
C.3.d
Corrigé
D’après le document, il faut 4 kg de nectar pour fabriquer 1 kg de miel.
Une sortie d’abeille butineuse récolte \(6 \times 10^{-5}\) kg de nectar, donc le nombre de sorties nécessaires est :
\(\dfrac{4}{6 \times 10^{-5}} \approx 66\text{ }667\).
Chaque sortie correspond à une distance parcourue de 1 km, donc la distance totale est environ \(66\text{ }667 \times 1 = 66\text{ }667\) km, soit environ \(67\text{ }000\) km.
Pour comprendre en détail
On utilise ici une estimation : la masse de nectar par sortie est donnée comme une valeur fixe \(6 \times 10^{-5}\) kg, alors que le document indique une fourchette de fleurs butinées. L’arrondi final à \(67\text{ }000\) km est cohérent avec la précision des données.
C.3.e
Corrigé
D’après la question C.3.c, la masse de miel contenue dans la ruche est :
\(27 \times 1\text{,}4 = 37\text{,}8\ \text{kg}\).
D’après la question C.3.d, il faut parcourir environ \(67\text{ }000\ \text{km}\) pour produire \(1\ \text{kg}\) de miel.
La distance totale parcourue est donc :
\(37\text{,}8 \times 67\text{ }000 = 2\text{ }532\text{ }600\ \text{km}\).
Les abeilles parcourent donc environ \(2\text{,}5\) millions de kilomètres pour remplir les alvéoles de la ruche, soit plus de 60 fois le tour de la Terre.
Pour comprendre en détail
On combine ici deux résultats intermédiaires : la contenance de la ruche a été convertie en masse de miel grâce à la masse volumique (\(1\text{,}4\ \text{kg/L}\)), puis la question C.3.d a traduit cette masse en distance parcourue à raison de \(67\text{ }000\ \text{km}\) par kilogramme de miel.
Comme \(67\text{ }000\ \text{km}\) est une valeur arrondie, le résultat obtenu est lui aussi une estimation ; un calcul avec la valeur exacte \(\dfrac{4}{6\times10^{-5}} \approx 66\text{ }667\ \text{km}\) donnerait environ \(2\text{ }520\text{ }000\ \text{km}\), ce qui reste cohérent avec l’ordre de grandeur attendu.
📘 Revoir la méthode : fiches Pourcentages et proportionnalité · Aires et volumes dans Les fiches magiques CRPE →
Exercice 2 – Probabilités, loi de probabilité, pourcentagesVoir le corrigé ↓
Deuxième partie (trois exercices indépendants). Une urne contient des boules rouges, bleues, noires et vertes. On suppose que ces boules sont indiscernables au toucher. La probabilité de tirer une boule rouge est de \(\dfrac14\). La probabilité de tirer une boule verte est de 0,3. La probabilité de tirer une boule noire est de 20 %.

La somme des probabilités de toutes les couleurs possibles vaut \(1\). Convertis d’abord toutes les probabilités dans la même écriture, par exemple en écriture décimale.
Exprime toutes les probabilités en écriture décimale puis utilise le fait que leur somme vaut 1 pour retrouver la probabilité manquante. Ensuite, pour chaque couleur, multiplie la probabilité par le nombre total de boules.
Pense à utiliser l’indépendance des tirages avec remise : la probabilité d’une issue composée est le produit des probabilités de chaque tirage. Vérifie bien la probabilité de la boule verte donnée dans l’énoncé.
Pour obtenir une boule rouge et une boule verte en deux tirages, l’ordre n’est pas imposé : on peut tirer rouge puis verte, ou verte puis rouge. Pense à additionner les probabilités de ces deux issues.
Les deux tirages sont avec remise, donc le résultat du second tirage ne dépend pas du premier. Pour obtenir deux boules de la même couleur, il faut soit deux rouges, soit deux bleues, soit deux noires, soit deux vertes : pense à additionner les probabilités de ces issues.
Voir le corrigé de l'exercice 2
1
Corrigé
Les quatre couleurs (rouge, verte, noire, bleue) couvrent toutes les issues possibles, donc la somme de leurs probabilités vaut \(1\).
\(P(\text{bleue}) = 1 - P(\text{rouge}) - P(\text{verte}) - P(\text{noire}) = 1 - \dfrac{1}{4} - 0\text{,}3 - 0\text{,}2 = 1 - 0\text{,}25 - 0\text{,}3 - 0\text{,}2 = 0\text{,}25\).
La probabilité de tirer une boule bleue est donc \(0\text{,}25\), soit \(\dfrac{1}{4}\) ou \(25\%\).
Pour comprendre en détail
On utilise le fait que les quatre couleurs forment une partition de l’univers : leurs probabilités ont une somme égale à \(1\). La probabilité cherchée est donc le complément à \(1\) des trois probabilités connues.
Autre méthode : exprimer toutes les probabilités en fractions (\(\dfrac{1}{4}\), \(\dfrac{3}{10}\), \(\dfrac{1}{5}\)) permet d’obtenir le même complément à \(1\).
2
Corrigé
Les boules sont indiscernables au toucher : chaque boule a la même probabilité d’être tirée.
Les probabilités de tirer une boule rouge, verte et noire sont respectivement \(\dfrac{1}{4}=0\text{,}25\), \(0\text{,}3\) et \(20\%=0\text{,}2\).
La somme des probabilités de toutes les issues vaut 1, donc :
\(P(\text{bleue}) = 1 - (0\text{,}25 + 0\text{,}3 + 0\text{,}2) = 1 - 0\text{,}75 = 0\text{,}25\).
Comme il y a 140 boules, on obtient :
- boules rouges : \(0\text{,}25 \times 140 = 35\)
- boules bleues : \(0\text{,}25 \times 140 = 35\)
- boules noires : \(0\text{,}2 \times 140 = 28\)
- boules vertes : \(0\text{,}3 \times 140 = 42\)
Il y a donc 35 boules rouges, 35 boules bleues, 28 boules noires et 42 boules vertes.
Pour comprendre en détail
On peut aussi raisonner avec des fractions sur 100 : \( \dfrac{1}{4} = \dfrac{25}{100} \), \( 0\text{,}3 = \dfrac{30}{100} \), \( 20\% = \dfrac{20}{100} \) ; la part restante est alors \( \dfrac{25}{100} \).
3.a
Corrigé
Notons \(R\) l’événement « tirer une boule rouge » et \(V\) l’événement « tirer une boule verte ».
On a \(P(R)=\dfrac14=0\text{,}25\) et \(P(V)=0\text{,}3\).
Les deux tirages sont successifs avec remise, donc les événements sont indépendants.
Ainsi \(P(R \text{ puis } V) = P(R) \times P(V) = 0\text{,}25 \times 0\text{,}3 = 0\text{,}075\).
La probabilité de tirer une boule rouge puis une boule verte est donc \(0\text{,}075\), soit \(7\text{,}5\,\%\).
Pour comprendre en détail
La clé est que le tirage « avec remise » rend les deux épreuves indépendantes : le second tirage se fait dans les mêmes conditions que le premier.
3.b
Corrigé
Notons \(R\) l’événement « tirer une boule rouge » et \(V\) l’événement « tirer une boule verte ». Les tirages sont avec remise, donc les deux tirages sont indépendants.
L’issue « une boule rouge et une boule verte » peut se réaliser de deux façons : rouge puis verte, ou verte puis rouge.
\(P(R \text{ puis } V) = 0\text{,}25 \times 0\text{,}3 = 0\text{,}075\)
\(P(V \text{ puis } R) = 0\text{,}3 \times 0\text{,}25 = 0\text{,}075\)
Donc \(P(\text{une rouge et une verte}) = 0\text{,}075 + 0\text{,}075 = 0\text{,}15\), soit \(2 \times 0\text{,}25 \times 0\text{,}3 = 0\text{,}15\).
La probabilité de tirer une boule rouge et une boule verte est \(0\text{,}15\).
Pour comprendre en détail
On peut aussi visualiser la situation avec un arbre de probabilités : les deux branches \(R \to V\) et \(V \to R\) sont les issues favorables.
3.c
Corrigé
Notons \(N\) l’issue « tirer une boule noire », \(R\) « tirer une boule rouge », \(V\) « tirer une boule verte » et \(B\) « tirer une boule bleue ».
Les tirages étant avec remise, ils sont indépendants. Les quatre issues favorables sont \((N\,;N)\), \((R\,;R)\), \((V\,;V)\) et \((B\,;B)\), qui sont incompatibles entre elles.
\(P(\text{deux boules de même couleur}) = P(N\,;N) + P(R\,;R) + P(V\,;V) + P(B\,;B)\)
\(= 0\text{,}20^2 + 0\text{,}25^2 + 0\text{,}30^2 + 0\text{,}25^2 = 0\text{,}04 + 0\text{,}0625 + 0\text{,}09 + 0\text{,}0625 = 0\text{,}255\).
La probabilité de tirer deux boules de la même couleur est donc \(0\text{,}255\), soit \(25\text{,}5\ \%\).
Pour comprendre en détail
On additionne les probabilités des issues favorables car elles sont disjointes : le tirage ne peut pas être à la fois deux boules rouges et deux boules bleues.
Autre approche possible : calculer la probabilité de l’événement contraire « deux couleurs différentes » puis utiliser le fait que la somme des probabilités vaut 1.
📘 Revoir la méthode : fiches Pourcentages et proportionnalité · Probabilités dans Les fiches magiques CRPE →
Exercice 3 – Scratch, algorithme, variablesVoir le corrigé ↓
On donne la copie d'écran de deux algorithmes réalisés à l'aide du logiciel Scratch.

Suis les instructions de chaque algorithme dans l’ordre, en mettant à jour la variable « Résultat » à chaque bloc. Pense que dans l’algorithme 2, la variable « réponse » désigne toujours le nombre saisi, ici 2.
Remplace le nombre saisi par \(1\text{,}2\). Pour l’algorithme 1, le bloc « Résultat × Résultat » revient à élever le résultat actuel au carré ; pour l’algorithme 2, le bloc « réponse » désigne toujours le nombre de départ.
Traduis chaque algorithme par une expression littérale en notant \(x\) le nombre saisi, puis compare les expressions obtenues.
Voir le corrigé de l'exercice 3
1
Corrigé
Algorithme 1 : \(2+3=5\) ; \(5 \times 5=25\) ; \(25-9=16\).
Algorithme 2 : \(2+6=8\) ; \(8 \times 2=16\).
Ainsi, avec un nombre de départ égal à 2, les deux algorithmes affichent 16.
Pour comprendre en détail
On applique les instructions séquentiellement, en lisant chaque bloc l’un après l’autre.
Autre vision possible : pour un nombre de départ \(x\), l’algorithme 1 calcule \((x+3)^2-9\) et l’algorithme 2 calcule \(x(x+6)\).
2
Corrigé
Algorithme 1 : \(1\text{,}2 + 3 = 4\text{,}2\) ; \(4\text{,}2^2 = 17\text{,}64\) ; \(17\text{,}64 - 9 = 8\text{,}64\).
Algorithme 2 : \(1\text{,}2 + 6 = 7\text{,}2\) ; \(7\text{,}2 \times 1\text{,}2 = 8\text{,}64\).
Avec le nombre de départ \(1\text{,}2\), chacun des deux algorithmes donne \(8\text{,}64\).
Pour comprendre en détail
On peut aussi remarquer que les deux expressions sont égales : \((x+3)^2-9 = x^2+6x\) et \((x+6)x = x^2+6x\), donc les deux algorithmes donnent toujours le même résultat pour n’importe quel nombre de départ \(x\).
3
Corrigé
Conjecture : les deux algorithmes donnent toujours le même résultat, quel que soit le nombre choisi au départ.
Notons \(x\) le nombre saisi.
Algorithme 1 :
On ajoute 3 : \(x+3\).
On élève au carré : \((x+3)^2\).
On soustrait 9 : \((x+3)^2-9\).
À l’aide de l’identité remarquable \((a+b)^2=a^2+2ab+b^2\), on développe :
\((x+3)^2-9 = x^2+6x+9-9 = x^2+6x\).
Algorithme 2 :
On ajoute 6 : \(x+6\).
On multiplie par le nombre de départ : \((x+6)\times x\).
En développant :
\((x+6)\times x = x^2+6x\).
Les deux algorithmes conduisent donc à la même expression littérale \(x^2+6x\). La conjecture est démontrée : les deux algorithmes donnent toujours le même résultat.
Pour comprendre en détail
Pour démontrer une conjecture valable pour tous les nombres de départ, il ne suffit pas de vérifier quelques valeurs : on utilise une lettre \(x\) qui représente un nombre quelconque et on exprime le résultat de chaque programme.
Une vérification des questions précédentes (par exemple \(x=2\) donne \(16\) pour les deux algorithmes) confirme la cohérence, mais la démonstration générale repose sur l’égalité des expressions.
📘 Revoir la méthode : fiches Calcul littéral et équations · Algorithmique et Scratch dans Les fiches magiques CRPE →
Exercice 4 – Thalès, aire du triangle, aire du trapèzeVoir le corrigé ↓
Les dimensions du voilier de madame Guidel sont données ci-dessous. \(\text{AE}=12\) m, \(\text{BG}=11\) m, \(\text{DE}=\text{CD}=1\) m, \(\text{BE}=5\) m. Les points A, F et G ainsi que les points C, D et F et les points B, E et G sont alignés. Les droites (DF) et (EG) sont parallèles. Les droites (AE) et (BG) sont perpendiculaires. La voile de l'avant, appelée foc, est représentée par le triangle ABC. La grand-voile est représentée par le triangle ADF.
![Vue en coupe du bateau (figure non à l'échelle) : le mât [AE] vertical de sommet A et de pied E sur la coque ; B à gauche et G à droite sur la ligne de la coque, E entre B et G ; C et D sur le mât, au-dessus de E (CD = DE = 1 m) ; F à droite de D, sur [AG], avec (DF) parallèle à (EG).](/crpe-annales/2021-suppl-creteil/fig/ex4_voilier.png)
Repérez dans le triangle \(AEG\) les deux droites parallèles et les points alignés. Calculez d’abord les longueurs \(AD\) et \(EG\).
Pour calculer l’aire de la grand-voile, repère que le triangle ADF possède un angle droit. Utilise alors la longueur DF trouvée à la question 1 et la longueur AD à déterminer à partir de AE et DE.
Pour le triangle ADC, repère l’angle droit et exprime AD à partir des longueurs données. Pour BCDE, identifie les deux côtés parallèles et utilise la formule de l’aire d’un trapèze.
Le grand triangle \(ABE\), rectangle en \(E\), est formé du foc \(ABC\), du triangle \(ADC\) et du quadrilatère \(BCDE\). Tu connais déjà les aires de deux de ces morceaux ; commence par calculer celle de \(ABE\).
Lors d’une réduction de coefficient \(k\), les aires ne sont pas multipliées par \(k\) : elles sont multipliées par \(k^2\).
Pour cette question, on admet que l'aire de la surface totale des voiles (grand-voile, foc et trinquette) est égale à \(65\text{,}51\ \text{m}^2\). La propriétaire hésite entre deux voileries pour la fabrication de ses voiles.
| Maître voilier local | Usine en Asie |
|---|---|
| Tarif : 86 €/m². Qualité du tissu : 340 g/m². Livraison offerte. | Tarif de base : 64 €/m². Qualité du tissu : 340 g/m². Taxes d'importation : 32 % du prix de base de la marchandise. Frais de port à la charge du client. |
| Frais de port de l'Asie vers la France | |
|---|---|
| Masse (en kg, arrondie à l'unité) | Prix à payer |
| Entre 5 et 10 | 100 € |
| Entre 11 et 18 | 150 € |
| Entre 19 et 25 | 250 € |
| Au-delà de 26 kg | Contacter le service client |
Déterminer la solution la plus économique en justifiant la réponse.
Pour comparer les deux voileries, calculez le coût total de chaque offre. Pour l'usine en Asie, pensez à ajouter les taxes d'importation, puis déterminez la masse des voiles afin de choisir le bon forfait de port.
Voir le corrigé de l'exercice 4
1
![Vue en coupe du bateau (figure non à l'échelle) : le mât [AE] vertical de sommet A et de pied E sur la coque ; B à gauche et G à droite sur la ligne de la coque, E entre B et G ; C et D sur le mât, au-dessus de E (CD = DE = 1 m) ; F à droite de D, sur [AG], avec (DF) parallèle à (EG).](/crpe-annales/2021-suppl-creteil/fig/ex4_voilier.png)
Corrigé
Dans le triangle \(AEG\), \(D\) est sur \([AE]\), \(F\) est sur \([AG]\) et les droites \((DF)\) et \((EG)\) sont parallèles.
D’après le théorème de Thalès :
\[ \dfrac{AD}{AE}=\dfrac{AF}{AG}=\dfrac{DF}{EG} \]
On a :
\(AD=AE-DE=12-1=11\) m ;
\(EG=BG-BE=11-5=6\) m.
Donc :
\[ \dfrac{11}{12}=\dfrac{DF}{6} \]
d’où :
\[ DF = 6 \times \dfrac{11}{12}=\dfrac{66}{12}=5\text{,}5 \]
La longueur de la bôme \([DF]\) est \(5\text{,}5\) m.
Pour comprendre en détail
Pour appliquer le théorème de Thalès, on vérifie les conditions : \(D\) est sur \([AE]\), \(F\) est sur \([AG]\) et \((DF)\) est parallèle à \((EG)\).
Une autre rédaction possible est d’écrire \(\dfrac{AD}{AE}=\dfrac{DF}{EG}\) puis d’effectuer un produit en croix.
2
Corrigé
Les droites (DF) et (EG) sont parallèles et (EG) est perpendiculaire à (AE). Or, si deux droites sont parallèles, toute droite perpendiculaire à l’une est perpendiculaire à l’autre, donc \((DF) \perp (AE)\).
Le triangle ADF est donc rectangle en D. De plus, \(AD = AE - DE = 12 - 1 = 11\) m. D’après la question 1, \(DF = 5\text{,}5\) m.
Aire de la grand-voile \(= \dfrac{1}{2} \times AD \times DF = \dfrac{1}{2} \times 11 \times 5\text{,}5 = 30\text{,}25\) m².
L’aire de la grand-voile est \(30\text{,}25\) m².
Pour comprendre en détail
Pourquoi cette méthode ? L’aire d’un triangle rectangle est la moitié du produit des deux côtés de l’angle droit. Ici, \(AD\) et \(DF\) sont ces côtés, donc il n’est pas nécessaire de chercher une autre hauteur.
3.a
Corrigé
Le triangle ADC est rectangle en D car \((AD) \perp (DC)\).
On a \(AD = AE - DE = 12 - 1 = 11\) m et \(DC = 1\) m.
Aire de ADC : \(\dfrac{1}{2} \times AD \times DC = \dfrac{1}{2} \times 11 \times 1 = 5\text{,}5\) donc \(5\text{,}5 \text{ m}^2\).
Le quadrilatère BCDE est un trapèze rectangle de bases parallèles \([BE]\) et \([CD]\), et de hauteur \([DE]\).
Aire de BCDE : \(\dfrac{(BE + CD) \times DE}{2} = \dfrac{(5 + 1) \times 1}{2} = 3\) donc \(3 \text{ m}^2\).
Conclusion : l’aire du triangle ADC est \(5\text{,}5 \text{ m}^2\) et celle du quadrilatère BCDE est \(3 \text{ m}^2\).
Pour comprendre en détail
Le calcul de l’aire du triangle utilise le fait que \((AD)\) et \((DC)\) sont perpendiculaires. Pour le quadrilatère, on applique la formule de l’aire d’un trapèze.
3.b
Corrigé
Le triangle \(ABE\) est rectangle en \(E\) car \((AE) \perp (BG)\) et les points \(B\), \(E\), \(G\) sont alignés.
Son aire est donc :
\(\dfrac{1}{2} \times AE \times BE = \dfrac{1}{2} \times 12 \times 5 = 30\ \text{m}^2\).
Le foc \(ABC\) est la partie restante du triangle \(ABE\) après avoir enlevé le triangle \(ADC\) et le quadrilatère \(BCDE\).
Ainsi :
\(\text{Aire}(ABC) = \text{Aire}(ABE) - \text{Aire}(ADC) - \text{Aire}(BCDE)\)
\(\text{Aire}(ABC) = 30 - 5\text{,}5 - 3 = 21\text{,}5\ \text{m}^2\).
L’aire du foc \(ABC\) est donc bien \(21\text{,}5\ \text{m}^2\).
Pour comprendre en détail
La décomposition repose sur l’observation de la figure : le triangle \(ABE\) est partagé en trois pièces disjointes qui le recouvrent entièrement : le triangle \(ABC\), le triangle \(ADC\) et le quadrilatère \(BCDE\).
3.c
Corrigé
La trinquette est une réduction du foc de coefficient \(\dfrac45\).
Les aires sont donc multipliées par \(\left(\dfrac45\right)^2 = \dfrac{16}{25}\).
Aire du foc : \(21\text{,}5\ \text{m}^2\).
Aire de la trinquette :
\[
\dfrac{16}{25} \times 21\text{,}5 = \dfrac{344}{25} = 13\text{,}76
\]
L’aire de la trinquette est donc \(13\text{,}76\ \text{m}^2\).
Pour comprendre en détail
4
Corrigé
Coût chez le maître voilier local :
- \(86 \times 65\text{,}51 = 5\text{ }633\text{,}86\) €.
Coût à l'usine en Asie :
- Prix de base du tissu : \(64 \times 65\text{,}51 = 4\text{ }192\text{,}64\) €.
- Prix avec taxes d’importation (+ 32 %) : \(4\text{ }192\text{,}64 \times 1\text{,}32 = 5\text{ }534\text{,}28\) €.
- Masse des voiles : \(340\ \text{g/m}^2 = 0\text{,}34\ \text{kg/m}^2\), donc \(0\text{,}34 \times 65\text{,}51 \approx 22\text{,}3\ \text{kg}\), arrondie à l'unité : \(22\ \text{kg}\).
- Frais de port pour 22 kg : \(250\) €.
- Coût total : \(5\text{ }534\text{,}28 + 250 = 5\text{ }784\text{,}28\) €.
Comparaison : \(5\text{ }633\text{,}86 \lt 5\text{ }784\text{,}28\).
La solution la plus économique est le maître voilier local.
Pour comprendre en détail
Une autre présentation possible consiste à calculer séparément 32 % du prix de base puis à additionner cette taxe, plutôt que de multiplier directement par 1,32. L'écart entre les deux devis étant faible, il est important de conserver une précision suffisante dans les calculs.
📘 Revoir la méthode : fiches Pourcentages et proportionnalité · Géométrie dans Les fiches magiques CRPE →