Annales Bac · Spécialité mathématiques › 2022
2022Bac spé maths · Nouvelle-Calédonie · Jour 2
Épreuve écrite de spécialité mathématiques, série générale · 27 octobre 2022
Exercice 1 (7 pts)
Principaux domaines abordés : Probabilités
Au basket-ball, il existe deux sortes de tir :
les tirs à deux points.
Ils sont réalisés près du panier et rapportent deux points s'ils sont réussis.
les tirs à trois points.
Ils sont réalisés loin du panier et rapportent trois points s'ils sont réussis.
Stéphanie s'entraîne au tir. On dispose des données suivantes :
Un quart de ses tirs sont des tirs à deux points. Parmi eux, 60 % sont réussis.
Trois quarts de ses tirs sont des tirs à trois points. Parmi eux, 35 % sont réussis.
Stéphanie réalise un tir.
On considère les évènements suivants :
\(D\) : « Il s'agit d'un tir à deux points ».
\(R\) : « le tir est réussi ».
Représenter la situation à l'aide d'un arbre de probabilités.
Calculer la probabilité \(p\left(\overline{D} \cap R\right)\).
Démontrer que la probabilité que Stéphanie réussisse un tir est égale à \(0{,}4125\).
Stéphanie réussit un tir. Calculer la probabilité qu'il s'agisse d'un tir à trois points. Arrondir le résultat au centième.
Stéphanie réalise à présent une série de \(10\) tirs à trois points.
On note \(X\) la variable aléatoire qui compte le nombre de tirs réussis.
On considère que les tirs sont indépendants. On rappelle que la probabilité que Stéphanie réussisse un tir à trois points est égale à \(0{,}35\).
Justifier que \(X\) suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.
Calculer l'espérance de \(X\). Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
Déterminer la probabilité que Stéphanie rate \(4\) tirs ou plus. Arrondir le résultat au centième.
Déterminer la probabilité que Stéphanie rate au plus \(4\) tirs. Arrondir le résultat au centième.
Soit \(n\) un entier naturel non nul.
Stéphanie souhaite réaliser une série de \(n\) tirs à trois points.
On considère que les tirs sont indépendants. On rappelle que la probabilité qu'elle réussisse un tir à trois points est égale à \(0{,}35\).
Déterminer la valeur minimale de \(n\) pour que la probabilité que Stéphanie réussisse au moins un tir parmi les \(n\) tirs soit supérieure ou égale à \(0{,}99\).
Voir le corrigé de l'exercice 1
Principaux domaines abordés : Probabilités

\(p\left(\overline{D} \cap R\right) = p\left(\overline{D}\right) \times p_{\overline{D}}\left(R \right) = 0{,}75 \times 0{,}35 = 0{,}2625\).
On a de même \(p(D \cap R) = p(D) \times p_D(R) = 0{,}25 \times 0{,}6 = 0{,}15\).
D'après la loi des probabilités totales :
\(p(R) = p(D \cap R) + p\left(\overline{D} \cap R\right) = 0{,}15 + 0{,}2625 = 0{,}4125\).
Il faut trouver \(p_R\left(\overline{D}\right) = \dfrac{p\left(R \cap \overline{D}\right)}{p(R)} = \dfrac{0{,}2625}{0{,}4125}\approx 0{,}6364\), soit 0,64 au centième près.
Les tirs sont indépendants et à chaque tir la probabilité de le réussir est égale à 0,35 : la variable aléatoire \(X\) égale au nombre de réussites suit donc une loi binomiale de paramètres \(n = 10\) et \(p = 0{,}35\).
On a \(E = np = 10 \times 0{,}35 = 3{,}5\) : en moyenne sur \(20\) tirs Stéphanie en réussira \(7\).
La calculatrice donne \(p(X \leqslant 6) \approx 0{,}97\).
On a de même \(p(X \geqslant 6) \approx 0{,}095\).
La probabilité de rater \(n\) tirs à 3 points est égale à \(0{,}65^n\), donc elle d'en réussir un est \(1 - 0{,}65^n\).
Il faut donc résoudre dans \(\mathbb{N}\), l'inéquation \(1 - 0{,}65^n \geqslant 0{,}99 \iff 0{,}01 \geqslant 0{,}65^n\), soit par croissance de la fonction logarithme népérien:
\(\ln 0{,}01 \geqslant n\ln 0{,}62 \iff \dfrac{\ln 0{,}01}{\ln 0{,}65} \leqslant n\) (car \(\ln 0{,}65 < 0\)).
Or \(\dfrac{\ln 0{,}01}{\ln 0{,}65} \approx 10{,}69\) ; le plus petit naturel solution est donc 11 : Stéphanie doit tenter 11 tirs.
Exercice 2 (7 pts)
Principaux domaines abordés : fonctions, fonction logarithme.
Soit \(f\) la fonction définie sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\) par :
\[f(x) = x \ln (x) - x - 2.\]On admet que la fonction \(f\) est deux fois dérivable sur \(]0~;~+\infty[\).
On note \(f'\) sa dérivée, \(f''\) sa dérivée seconde et \(\mathcal{C}_f\) sa courbe représentative dans un repère.
Démontrer que, pour tout \(x\) appartenant à \(]0~;~+\infty[\), on a \(f'(x) = \ln (x)\).
Déterminer une équation de la tangente \(T\) à la courbe \(\mathcal{C}_f\) au point d'abscisse \(x =\)e.
Justifier que la fonction \(f\) est convexe sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\).
En déduire la position relative de la courbe \(\mathcal{C}_f\) et de la tangente \(T\).
Calculer la limite de la fonction \(f\) en \(0\).
Démontrer que la limite de la fonction \(f\) en \(+\infty\) est égale à \(+\infty\).
Dresser le tableau de variations de la fonction \(f\) sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\).
Démontrer que l'équation \(f(x) = 0\) admet une unique solution dans l'intervalle \(]0~;~+\infty[\). On note \(\alpha\) cette solution.
Justifier que le réel \(\alpha\) appartient à l'intervalle ]4,3 ; 4,4[.
En déduire le signe de la fonction \(f\) sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\).
On considère la fonction
seuilsuivante écrite dans le langage Python :On rappelle que la fonction
logdu modulemath(que l'on suppose importé) désigne la fonction logarithme népérien ln.defseuil(pas) :x=4.3while x*log (x) - x - 2 < 0:x=x+pasreturn xQuelle est la valeur renvoyée à l'appel de la fonction
seuil(0.01)?Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
Voir le corrigé de l'exercice 2
Principaux domaines abordés : fonctions, fonction logarithme.
Soit \(f\) la fonction définie sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\) par :
\[f(x) = x \ln (x) - x - 2.\]Somme de produits de fonctions dérivables sur \(]0~;~+\infty[\), \(f\) est dérivable et sur cet intervalle :
\(f'(x) = \ln x + x \times \dfrac1x - 1 = \ln x + 1 - 1 = \ln x\).
On a \(f(\text{e}) = \mathrm{e} \ln \mathrm{e} - \mathrm{e} - 2 = - 2\).
De plus \(f'(\mathrm{e}) = \ln \mathrm{e} = 1\).
On sait que \(M(x~;~y) \in (T) \iff y - (- 2) = 1(x - \mathrm{e}) \iff y = x - 2 - \mathrm{e}\).
De \(f'(x) = \ln x\), on en déduit que \(f''(x) = \dfrac1x\).
Comme \(x > 0\), on a donc \(f''(x) > 0\) sur \(]0~;~+\infty[\) : la fonction \(f\) est donc convexe sur cet intervalle.
Le résulta précédent montre que la courbe \(\mathcal{C}_f\) est au dessus de la tangente \(T\).
On sait que \(\displaystyle\lim_{x \to 0} x \ln x = 0\), que \(\displaystyle\lim_{x \to 0} x = 0\), donc par somme de limites \(\displaystyle\lim_{x \to 0} f(x) = - 2\)
On a pour tout réel \(x \in ]0~;~+ \infty[\), on peut écrire :
\(f(x) = x\left[\ln (x) - 1\right] - 2\).
Comme \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} \ln x - 1 = + \infty\) et \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} x = + \infty\), on a par produit de limites : \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = + \infty\).
On a \(f'(x) = \ln x\). On sait que :
\(\bullet~~\)sur \(]0~;~1[, \: \ln x < 0\) : donc \(f\) décroit sur cet intervalle ;
\(\bullet~~\)sur \(]1~;~+\infty[, \: \ln x > 0\) : donc \(f\) croit sur cet intervalle ;
\(\bullet~~\)\(f(1) = - 1 - 2 = - 3\) est donc le minimum de \(f\) sur \(]0~;~+ \infty[\).
D'où le tableau de variations :

Le tableau de variations montre que sur l'intervalle \(]1~;~+ \infty[\), \(f\) est strictement croissante de \(- 3\) à plus l'infini.
\(f\) étant continue car dérivable, le théorème des valeurs intermédiaires montre qu'il existe un réel unique \(\alpha\) de \(]1~;~+ \infty[\) tel que \(f(\alpha) = 0\).
On a \(f(4{,}3) \approx - 0{,}028\) et \(f(4{,}4) \approx 0{,}119\).
D'après le même théorème ceci montre que \(\alpha \in ]4{,}3~;~4{,}4[\).
Conclusion :
\(\bullet~~\)sur \(]0~;~\alpha[, \: f(x) < 0\) ;
\(\bullet~~\)sur \(]\alpha~;~+ \infty[, \: f(x) > 0\) ;
\(\bullet~~\)\(f(\alpha) = 0\).
La fonction
seuil(0.01)renvoie la valeur 4,32.Ceci donne l'encadrement de \(\alpha\) au centième près : \(4{,}31 < \alpha < 4{,}32\).
Exercice 3 (7 pts)
Principaux domaines abordés : géométrie dans l'espace
Une maison est modélisée par un parallélépipède rectangle ABCDEFGH surmonté d'une pyramide EFGHS.
On a DC \(= 6\), DA = DH \(= 4\).
Soit les points I, J et K tels que
\(\overrightarrow{\text{DI}} = \dfrac16\overrightarrow{\text{DC}}, \quad \overrightarrow{\text{DJ}} = \dfrac14\overrightarrow{\text{DA}},\quad \overrightarrow{\text{DK}} = \dfrac14\overrightarrow{\text{DH}}\).
On note \(\overrightarrow{\imath} = \overrightarrow{\text{DI}},\:\overrightarrow{\jmath} = \overrightarrow{\text{DJ}},\: \overrightarrow{k} = \overrightarrow{\text{DK}}\).
On se place dans le repère orthonormé \(\left(\text{D}~;~\overrightarrow{\imath},\:\overrightarrow{\jmath}, \: \overrightarrow{k}\right)\).
On admet que le point S a pour coordonnées (3 ; 2 ; 6).

Donner, sans justifier, les coordonnées des points B, E, F et G.
Démontrer que le volume de la pyramide EFGHS représente le septième du volume total de la maison.
On rappelle que le volume \(V\) d'un tétraèdre est donné par la formule :
\[V = \dfrac13 \times (\text{aire de la base}) \times \text{hauteur}.\]Démontrer que le vecteur \(\overrightarrow{n}\) de coordonnées \(\begin{pmatrix}0\\1\\1\end{pmatrix}\) est normal au plan (EFS).
En déduire qu'une équation cartésienne du plan (EFS) est \(y + z - 8 = 0\).
On installe une antenne sur le toit, représentée par le segment [PQ]. On dispose des données suivantes:
le point P appartient au plan (EFS) ;
le point Q a pour coordonnées (2 ; 3 ; 5,5) ;
la droite (PQ) est dirigée par le vecteur \(\overrightarrow{k}\).
Justifier qu'une représentation paramétrique de la droite (PQ) est :
\[\left\{\begin{array}{l c l} x &=&2\\ y &=&3\\ z &=& 5{,}5 + t \end{array}\right. \quad (t \in \mathbb{R})\]En déduire les coordonnées du point P.
En déduire la longueur PQ de l'antenne.
Un oiseau vole en suivant une trajectoire modélisée par la droite \(\Delta\) dont une représentation paramétrique est :
\[\left\{\begin{array}{l c r} x & =& -4 +6s\\ y &=& 7 - 4s\\z &=& 2 + 4s \end{array}\right.\quad (s \in \mathbb{R})\]Déterminer la position relative des droites (PQ) et \(\Delta\).
L'oiseau va-t-il percuter l'antenne représentée par le segment [PQ] ?
Voir le corrigé de l'exercice 3
Principaux domaines abordés : géométrie dans l'espace
Une maison est modélisée par un parallélépipède rectangle ABCDEFGH surmonté d'une pyramide EFGHS.
On a DC \(= 6\), DA = DH \(= 4\).
Soit les points I, J et K tels que
\(\overrightarrow{\text{DI}} = \dfrac16\overrightarrow{\text{DC}}, \quad \overrightarrow{\text{DJ}} = \dfrac14\overrightarrow{\text{DA}},\quad \overrightarrow{\text{DK}} = \dfrac14\overrightarrow{\text{DH}}\).
On note \(\overrightarrow{\imath} = \overrightarrow{\text{DI}},\:\overrightarrow{\jmath} = \overrightarrow{\text{DJ}},\: \overrightarrow{k} = \overrightarrow{\text{DK}}\).
On se place dans le repère orthonormé \(\left(\text{D}~;~\overrightarrow{\imath},\:\overrightarrow{\jmath}, \: \overrightarrow{k}\right)\).
On admet que le point S a pour coordonnées (3 ; 2 ; 6).

B(6 ; 4 ; 0), E(0 ; 4 ; 4), F(6 ; 4 ; 4), G(6 ; 0 ; 4).
On a \(\mathcal{A}(\text{EFGH}) = 6 \times 4 = 24\).
La hauteur de la pyramide est égale à \(6 - 4 = 2\), donc :
\(V(\text{EFGHS}) = \dfrac13 \times 24 \times 2 = 16\).
D'autre part \(V(\text{ABCDEFGH}) = 6 \times 4 \times 4 = 96\).
Le volume de la maison est donc égal à \(16 + 96 = 112\).
Or \(\dfrac{V(\text{EFGHS})}{V(\text{maison})} = \dfrac{16}{112}\dfrac{4}{28} = \dfrac{1}{7}\).
On a \(\overrightarrow{\text{EF}}\begin{pmatrix}6\\0\\0\end{pmatrix}\) et \(\overrightarrow{\text{ES}}\begin{pmatrix}3\\-2\\2\end{pmatrix}\).
\(\overrightarrow{\text{EF}}\cdot \overrightarrow{n} = 6 \times 0 + 0 \times 1 + 0 \times 1 = 0\) et
\(\overrightarrow{\text{ES}}\cdot \overrightarrow{n} = 3 \times 0 - 2 \times 1 + 2 \times 1 = 0\).
Le vecteur \(\overrightarrow{n}\) orthogonal à deux vecteurs manifestement non colinéaires du plan (EFS) est donc normal à ce plan.
Le résultat précédent montre que :
\(M(x~;~y~;~z) \in (\text{EFS}) \iff 0x + 1y + 1z = d, \quad d \in \mathbb{R}\).
Or, par exemple E(0 ; 4 ; 4) \(\in (\text{EFS}) \iff 0 + 4 + 4 = d \iff d = 8\).
On a donc \(M(x~;~y~;~z) \in (\text{EFS}) \iff y + z = 8.\)
On a \(M(x~;~y~;~z) \in (\text{PQ}) \iff \overrightarrow{\text{Q}M} = t\overrightarrow{k}, \quad (t \in \mathbb{R}) \iff \left\{\begin{array}{l c l} x - 2 &=& 0t\\ y - 3&=&0t\\ z - 5{,}5&=&1t \end{array}\right.\iff \left\{\begin{array}{l c l} x &=& 2\\ y &=&3\\ z &=&5{,}5 + t \end{array}\right., \quad (t \in \mathbb{R})\).
Les coordonnées du point P vérifient les équations paramétriques de la droite (PQ) et du plan (EFS), donc du système :
\(\left\{\begin{array}{l c l} x &=&2\\ y &=&3\\ z &=&5{,}5 + t\\ y + z &=& 8 \end{array}\right. \Rightarrow 3 + 5{,}5 + t = 8 \iff t = - 0{,}5\).
Conclusion : P(2 ; 3 ; 5).
On a PQ\(^2 = (2 - 2)^2 + (3 - 3)^2 + (5{,}5 - 5)^2 = 0{,}25\) , donc PQ \(= 0{,}5\).
\(\Delta\) a pour vecteur directeur \(\overrightarrow{\delta}\begin{pmatrix}6\\-4\\4\end{pmatrix}\) et la droite (PQ) a pour vecteur directeur \(\overrightarrow{k}\begin{pmatrix}0\\0\\1\end{pmatrix}\) : ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires donc les droites ne sont pas parallèles.
Elles sont sécantes s'il existe un point \(M(x~;~y~;~z)\) dont les coordonnées vérifient les équations des deux droites soit le système :
\(\left\{\begin{array}{l c l} x &=&2\\ y &=&3\\ z &=&5{,}5 + t\\ x & =& -4 + 6s\\ y &=& 7 - 4s\\ z &=& 2 + 4s \end{array}\right.\)
On en déduit (équations 1 et 4) que \(2 = - 4 + 6s \iff 6 = 6s \iff s = 1\) et (équations 3 et 6) que \(5{,}5 + t = 2 + 4 \iff t = 0{,}5.\)
Il existe donc un point commun aux deux droites de coordonnées (2 ; 3 ; 6)
Reprenons les équations paramétriques de la droite (PQ) : \(M(x~;~y~;~z) \in (\text{PQ}) \iff \left\{\begin{array}{l c l} x &=& 2\\ y &=&3\\ z &=&5{,}5 + t \end{array}\right., \quad (t \in \mathbb{R})\)
L'abscisse et l'ordonnée de tous les points de cette droite sont fixes, seule la cote varie de 5 pour P (correspondant à \(t = -0{,}5\) à 5,5 pour Q (correspondant à \(t = 0\)) ; autrement dit les points du segment vérifient le système :
\(M(x~;~y~;~z) \in [\text{PQ}] \iff \left\{\begin{array}{l c l} x &=& 2\\ y &=&3\\ z &=&5{,}5 + t \end{array}\right., \quad (-0{,}5 \leqslant t \leqslant 0)\).
Le point commun aux deux droites correspond lui à \(t = 0{,}5\), donc n'appartient pas au segment [PQ] : autrement dit l'oiseau ne va pas percuter l'antenne représentée par le segment [PQ]. (il va passer 0,5 unité au dessus de [PQ]).
Exercice 4 (7 pts)
Principaux domaines abordés : suites, fonctions, primitives
Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.
Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.
Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.
On considère la suite \(\left(u_n\right)\) définie pour tout entier naturel \(n\) par
\[u_n = \dfrac{(- 1)^n}{n + 1}.\]On peut affirmer que:
a. la suite \(\left(u_n\right)\) diverge vers \(+\infty\). b. la suite \(\left(u_n\right)\) diverge vers \(-\infty\). c. la suite \(\left(u_n\right)\) n'a pas de limite. d. la suite \(\left(u_n\right)\) converge.
Dans les questions 2 et 3, on considère deux suites \(\left(v_n\right)\) et \(\left(w_n\right)\) vérifiant la relation :
\[w_n = \mathrm{e}^{- 2v_n} + 2.\]Soit \(a\) un nombre réel strictement positif. On a \(v_0 = \ln (a)\).
a. \(w_0 = \dfrac{1}{a^2} +2\) b. \(w_0 = \dfrac{1}{a^2 +2}\) c. \(w_0 = -2a +2\) d. \(w_0 = \dfrac{1}{- 2a} + 2\) On sait que la suite \(\left(v_n\right)\) est croissante. On peut affirmer que la suite \(\left(w_n\right)\) est :
a. décroissante et majorée par 3. b. décroissante et minorée par 2 . c. croissante et majorée par 3 . d. croissante et minorée par 2. On considère la suite \(\left(a_n\right)\) ainsi définie :
\[a_0 = 2 \:\:\text{et, pour tout entier naturel}\: n, \quad a_{n+1} = \dfrac13a_n + \dfrac83.\]Pour tout entier naturel \(n\), on a :
a. \(a_n = 4 \times \left(\dfrac13\right)^n - 2\) b. \(a_n = - \dfrac{2}{3^n} + 4\) c. \(a_n = 4 - \left(\dfrac13\right)^n\) d. \(a_n = 2 \times \left(\dfrac13\right)^n + \dfrac{8n}{3}\) On considère une suite \(\left(b_n\right)\) telle que, pour tout entier naturel \(n\), on a :
\[b_{n+1} = b_n + \ln \left(\dfrac{2}{\left(b_n \right)^2 + 3}\right).\]On peut affirmer que :
a. la suite \(\left(b_n\right)\) est croissante. b. la suite \(\left(b_n\right)\) est décroissante. c. la suite \(\left(b_n\right)\) n'est pas monotone. d. le sens de variation de la suite \(\left(b_n\right)\) dépend de \(b_0\). On considère la fonction \(g\) définie sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\) par :
\[g(x) = \dfrac{\mathrm{e}^x}{x}.\]On note \(\mathcal{C}_g\) la courbe représentative de la fonction \(g\) dans un repère orthogonal.
La courbe \(\mathcal{C}_g\) admet :
a. une asymptote verticale et une asymptote horizontale. b. une asymptote verticale et aucune asymptote horizontale. c. aucune asymptote verticale et une asymptote horizontale. d. aucune asymptote verticale et aucune asymptote horizontale. Soit \(f\) la fonction définie sur \(\mathbb{R}\) par
\[f(x) = x\mathrm{e}^{x^2+1}.\]Soit \(F\) une primitive sur \(\mathbb{R}\) de la fonction \(f\). Pour tout réel \(x\), on a :
a. \(F(x) = \dfrac12x^2\mathrm{e}^{x^2+1}\) b. \(F(x) = \left(1 + 2x^2 \right)\mathrm{e}^{x^2+1}\) c. \(F(x) = \mathrm{e}^{x^2+1}\) d. \(F(x) = \dfrac12\mathrm{e}^{x^2+1}\)
Voir le corrigé de l'exercice 4
Principaux domaines abordés : suites, fonctions, primitives
- \[u_n = \dfrac{(- 1)^n}{n + 1}.\]
On a \(- 1 \leqslant (- 1)^n \leqslant 1\), donc puisque \(n+1 \geqslant 1 > 0\) et que \(\dfrac{1}{n 1} > 0\), on en déduit que pour tout naturel :
\[- \dfrac{1}{n+1} \leqslant u_n \leqslant \dfrac{1}{n+1}\]La suite \(\left(u_n\right)\) encadrée par deux suites ayant pour limite 0 a pour limite 0.
Dans les questions 2 et 3, on considère deux suites \(\left(v_n\right)\) et \(\left(w_n\right)\) vérifiant la relation :
\[w_n = \mathrm{e}^{- 2v_n} + 2.\]On a \(w_0 = \mathrm{e}^{- 2v_0} + 2 = \mathrm{e}^{- 2\ln (a)} + 2 = \dfrac{1}{\mathrm{e}^{2\ln(a)}} + 2= \dfrac{1}{\mathrm{e}^{\ln \left(a^2\right)}} + 2 = \dfrac{1}{a^2} + 2\).
On sait que la suite \(\left(v_n\right)\) est croissante. On peut affirmer que la suite \(\left(w_n\right)\) est :
On a successivement :
\(v_n \leqslant v_{n+1} \Rightarrow 2v_n \leqslant 2v_{n+1} \Rightarrow - 2v_{n+1} \leqslant - 2v_n\Rightarrow \mathrm{e}^{- 2v_{n+1}} \leqslant \mathrm{e}^{- 2v_n}\) par croissance de la fonction exponentielle et enfin \(\mathrm{e}^{- 2v_{n+1}} + 2 \leqslant \mathrm{e}^{- 2v_n} + 2\), soit \(w_{n+1} \leqslant w_n\) : la suite \(\left(w_n\right)\) est décroissante.
D'autre part on sait que quel que soit le réel\(\alpha, \: \mathrm{e}^{\alpha} > 0\) donc la suite est minorée par 2.
- \[a_0 = 2 \:\:\text{et, pour tout entier naturel}\: n, \quad a_{n+1} = \dfrac13a_n + \dfrac83.\]
Soit la suite \(\left(b_n\right)\) définie pour tout naturel \(n\) par \(b_n = a_n + \alpha\).
Alors \(b_{n+1} = a_{n+1} + \alpha = \dfrac13a_n + \dfrac83 + \alpha = \dfrac13\left(b_n - \alpha \right) + \dfrac83 + \alpha = \dfrac13b_n - \dfrac{\alpha}{3} + \dfrac83 + \alpha = \dfrac13b_n + \dfrac{8 + 2\alpha}{3}\).
Prenons \(\alpha = - 4\), alors \(b_{n+1} = \dfrac13b_n\) : cette égalité montre que la suite \(\left(b_n\right)\) est une suite géométrique de raison \(\dfrac13\) et de premier terme \(b_0 = a_0 + \alpha = 2 - 4 = - 2\).
On sait qu'alors que, quel que soit le naturel \(n\), \(b_n = b_0 \times \left(\dfrac{1}{3}\right)^n = - 2 \times \left(\dfrac{1}{3}\right)^n\).
Finalement \(b_n = a_n - 4 \iff a_n = 4 + b_n = 4 - 2\times \left(\dfrac{1}{3}\right)^n\).
On considère une suite \(\left(b_n\right)\) telle que, pour tout entier naturel \(n\), on a :
\[b_{n+1} = b_n + \ln \left(\dfrac{2}{\left(b_n \right)^2 + 3}\right).\]On a quel que soit le naturel \(n\), \(b_{n+1} - b_n = \ln \left(\dfrac{2}{\left(b_n \right)^2 + 3}\right)\).
Or quel que soit le réel \(b_n\), \(b_n^2 \geqslant 0\), donc \(\left(b_n\right)^2 + 3 \geqslant 3 > 2\), donc \(\dfrac{2}{\left(b_n \right)^2 + 3} < 1\) et enfin \(\ln \left(\dfrac{2}{\left(b_n \right)^2 + 3}\right) < 0\).
Conclusion : \(b_{n+1} - b_n < 0\) montre que la suite \(\left(b_n\right)\) est décroissante.
- \[g(x) = \dfrac{\mathrm{e}^x}{x}.\]
\(\bullet~~\)Au voisinage de zéro : \(\displaystyle\lim_{x \to 0} \mathrm{e}^x = 1\) et \(\displaystyle\lim_{x \to 0}x = 0\), donc \(\displaystyle\lim_{x \to 0} g(x) = +\infty\) : géométriquement l'axe des ordonnées est asymptote verticale à \(\mathcal{C}_g\).
\(\bullet~~\)Au voisinage de plus l'infini : on sait que \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} g(x) = + \infty\), donc pas d'asymptote.
- \[f(x) = x\mathrm{e}^{x^2+1}.\]
En posant \(u(x) = x^2 + 1\), on a \(u'(x) = 2x\) et l'on peut écrire \(f(x) = \dfrac12 \times 2x \times \mathrm{e}^{x^2+1} = \dfrac12 u'\mathrm{e}^u\) : on reconnait la dérivée de \(\dfrac12\mathrm{e}^u = \dfrac12\mathrm{e}^{x^2 + 1}\).
Donc \(F(x) = \dfrac12\mathrm{e}^{x^2+1}\).
Les fiches magiques · Terminale spé maths
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- 40 fiches claires et illustrées : tout le cours de spécialité, une notion par page.
- Vidéos méthodes pas à pas, accessibles par QR code sur chaque fiche.
- 15 minutes par jour d'exercices corrigés pour être prêt le jour du Bac.
Au programme du sujet 2022 · Nouvelle-Calédonie · jour 2
Épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat général, session 27 octobre 2022, durée 4 heures, 20 points. Chaque exercice est corrigé en détail, avec les rappels de cours utiles et les pièges à éviter.
- Exercice 1 : probabilités
- Exercice 2 : logarithme népérien, dérivation et convexité, algorithmique et python
- Exercice 3 : géométrie dans l'espace
- Exercice 4 : suites, primitives et intégrales, limites et continuité




