Annales Bac · Spécialité mathématiques › 2022
2022Bac spé maths · Nouvelle-Calédonie · Jour 1
Épreuve écrite de spécialité mathématiques, série générale · 26 octobre 2022
Exercice 1 (7 pts)
Principaux domaines abordés : fonctions, fonction logarithme; convexité.
On considère la fonction \(f\) définie sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\) par
\[f(x) = x^2 - 6x + 4\ln (x).\]On admet que la fonction \(f\) est deux fois dérivable sur l'intervalle \(]0~;~+ \infty[\).
On note \(f\)' sa dérivée et \(f''\) sa dérivée seconde.
On note \(\mathcal{C}_f\) la courbe représentative de la fonction \(f\) dans un repère orthogonal.
Déterminer \(\displaystyle\lim_{x \to 0} f(x)\).
Interpréter graphiquement ce résultat.
Déterminer \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x)\).
Déterminer \(f'(x)\) pour tout réel \(x\) appartenant à \(]0~;~+ \infty[\).
Étudier le signe de \(f'(x)\) sur l'intervalle \(]0~;~+ \infty[\).
En déduire le tableau de variations de \(f\).
Montrer que l'équation \(f(x) = 0\) admet une unique solution dans l'intervalle [4 ; 5].
On admet que, pour tout \(x\) de \(]0~;~+ \infty[\), on a :
\[f''(x) = \dfrac{2x^2 - 4}{x^2}.\]Étudier la convexité de la fonction \(f\) sur \(]0~;~+ \infty[\).
On précisera les valeurs exactes des coordonnées des éventuels points d'inflexion de \(\mathcal{C}_f\).
On note A le point de coordonnées \(\left(\sqrt 2~;~f\left(\sqrt 2~\right)\right)\).
Soit \(t\) un réel strictement positif tel que \(t \ne \sqrt 2\). Soit \(M\) le point de coordonnées \((t~;~ f(t))\).
En utilisant la question 4. a, indiquer, selon la valeur de \(t\), les positions relatives du segment [A\(M\)] et de la courbe \(\mathcal{C}_f\).
Voir le corrigé de l'exercice 1
On a \(\displaystyle\lim_{x \to 0} x^2 = \displaystyle\lim_{x \to 0} - 6x = 0\) et \(\displaystyle\lim_{x \to 0} \ln x = - \infty\), donc \(\displaystyle\lim_{x \to 0} - 4\ln x = - \infty\) et par somme de limites : \(\displaystyle\lim_{x \to 0} f(x) = - \infty\).
Graphiquement ce résultat montre que la droite d'équation \(x = 0\) (axe des ordonnées est asymptotoe verticale à \(\mathcal{C}_f\) au voisinage de 0.
On a puisque \(x > 0\), \(x^2 - 6x = x^2\left(1 - \dfrac{6}{x}\right)\).
\(\bullet~\)\(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} \dfrac{6}{x} = 0\), donc
\(\bullet~\)\(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} 1 - \dfrac{6}{x} = 1\) (par somme de limites), puis
\(\bullet~\)\(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} x^2 = + \infty\), d'où
\(\bullet~\)\(\displaystyle\lim_{x \to + \infty}x^2\left(1 - \dfrac{6}{x}\right) = + \infty\) (par produit de limites) ; enfin
\(\bullet~\)\(\displaystyle\lim_{x \to + \infty}\ln (x) = + \infty\), donc finalement :
\(\displaystyle\lim_{x \to + \infty}f(x) = + \infty\) (par somme de limites).
Sur l'intervalle \(]0~;~+ \infty[\), \(f\) est dérivable et sur cet intervalle :
\(f'(x) = 2x - 6 + 4 \times \dfrac1x = \dfrac{2x^2 - 6x + 4}{x}\).
Comme \(x > 0\), le signe du quotient est celui du numérateur, donc du trinôme \(2x^2 - 6x + 4\) ou plus simplement du trinôme \(x^2 - 3x + 2\).
Celui-ci a une racine évidente : 1 et l'autre 2 (puisque le produit des racines est 2).
On alors que \(f'(x)\) est positif sauf sur l'intervalle ]1 ; 2[ où \(f'(x) < 0\)
La fonction \(f\) est donc croissante sauf sur l'intervalle ]1 ; 2[ où elle est décroissante.
On a \(f(1) = 1 - 6 + 4\ln 1 = 0 - 5 = - 5\) et \(f(2) = 4 - 12 + 4\ln 2 = 4\ln 2 - 8 \approx - 5{,}23\).
D'où le tableau de variations :

\(\bullet~~\)On a \(f(4) = 16 - 24 + 4\ln 4 = - 8 + 8\ln 2 \approx - 2{,}45\) et \(f(5) = 25 - 30 + 4\ln 25 = 4\ln 5 - 5 \approx 1{,}44\) ;
\(\bullet~~\)Sur l'intervalle [4 ; 5], la fonction est continue car dérivable et strictement croissante de \(f(4) < 0\) à \(f(5) > 0\), donc :
d'après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe un réel unique \(\alpha \in ]4~;~5[\) tel que \(f(\alpha) = 0\).
\(f''(x) = \dfrac{2x^2 - 4}{x^2}\).
On a \(2x^2 - 4 = 0 \iff 2\left(x^2 - 2 \right) = 0 \iff x^2 - 2 = 0 \iff \left(x + \sqrt 2 \right)\left(x - \sqrt 2 \right) = 0 \iff \left\{\begin{array}{l}x + \sqrt 2 = 0\\x - \sqrt 2= 0 \end{array}\right. \iff \left\{\begin{array}{l}x = - \sqrt 2\\x = \sqrt 2 \end{array}\right.\)
Le trinôme, donc \(f''(x)\) est positif sauf sur l'intervalle \(\left]-\sqrt 2~;~\sqrt{2}\right[\) ou ici puisque \(x > 0, \: f''(x)\) est positif sauf sur l'intervalle \(\left]0~;~\sqrt{2}\right[\). Conclusion :
\(\bullet~~\) Sur l'intervalle \(\left]0~;~\sqrt 2\right]\), \(f''(x) < 0\), la fonction \(f\) est concave ;
\(\bullet~~\) Sur l'intervalle \(\left]\sqrt 2~;~+ \infty\right]\), \(f''(x) > 0\), la fonction \(f\) est convexe ;
\(\bullet~~\)\(f''\left(\sqrt 2\right) = 0\) : le point d'abscisse \(\sqrt 2\), donc d'ordonnée \(f\left( \right) = 2 - 6\sqrt 2 + 4 \ln \sqrt 2 = 2 - 6\sqrt 2 + 4 \times \dfrac12\ln 2 = 2 - 6\sqrt 2 + 2\ln 2\) est le point d'inflexion de \(\mathcal{C}_f\), car en ce point la dérivée seconde s'annule en changeant de signe.
\(\bullet~~\)Pour \(k \in ]0~;~\sqrt 2[\), [A\(M_k]\) est une corde de la courbe d'une fonction concave donc [A\(M_k\)] est en dessous de \(\mathcal{C}_f\).
\(\bullet~~\)Pour \(k \in ]\sqrt 2~;~ +\infty[\), [A\(M_k\)] est une corde de la courbe d'une fonction convexe donc [A\(M_k\)] est au-dessus de \(\mathcal{C}_f\).
Exercice 2 (7 pts)
Principaux domaines abordés : suites ; fonctions, fonction exponentielle.
On considère la fonction \(f\) définie sur \(\mathbb{R}\) par
\[f(x) = x^3\mathrm{e}^x.\]On admet que la fonction \(f\) est dérivable sur \(\mathbb{R}\) et on note \(f'\) sa fonction dérivée.
On définit la suite \(\left(u_n\right)\) par \(u_0 = - 1\) et, pour tout entier naturel \(n,\: u_{n+1} = f\left(u_n\right)\).
Calculer \(u_1\) puis \(u_2\).
On donnera les valeurs exactes, puis les valeurs approchées à \(10^{-3}\).
On considère la fonction
fonc, écrite en langage Python ci-dessous.On rappelle qu'en langage Python,
«
i in range (n)» signifie queivarie de 0 àn -1.deffonc (n):u =- 1for i in range(n) :u=u**3*exp(u)return uDéterminer, sans justifier, la valeur renvoyée par
fonc (2)arrondie à \(10^{-3}\).
Démontrer que, pour tout \(x\) réel, on a \(f'(x) = x^2\mathrm{e}^x(x + 3)\).
Justifier que le tableau de variations de \(f\) sur \(\mathbb{R}\) est celui représenté ci-dessous :

Démontrer, par récurrence, que pour tout entier naturel \(n\), on a :
\[- 1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0.\]En déduire que la suite \(\left(u_n\right)\) est convergente.
On note \(\ell\) la limite de la suite \(\left(u_n\right)\).
On rappelle que \(\ell\) est solution de l'équation \(f(x) = x\).
Déterminer \(\ell\). (Pour cela, on admettra que l'équation \(x^2\mathrm{e}^x - 1 = 0\) possède une seule solution dans \(\mathbb{R}\) et que celle-ci est strictement supérieure à \(\dfrac12\)).
Voir le corrigé de l'exercice 2
On définit la suite \(\left(u_n\right)\) par \(u_0 = - 1\) et, pour tout entier naturel \(n,\: u_{n+1} = f\left(u_n\right)\).
\(\bullet~~\)\(u_1 = (- 1)^3 \mathrm{e}^{-1} = - \mathrm{e}^{-1} = - \dfrac{1}{\mathrm{e}} \approx - 0{,}368\) ;
\(\bullet~~\)\(u_2 = f\left(u_1\right) = \left(- \mathrm{e}^{-1}\right)^3\left(\mathrm{e}^{-\mathrm{e}^{-1}}\right) = - \mathrm{e}^{-3} \times \left(\mathrm{e}^{-\mathrm{e}^{-1}}\right) = - \mathrm{e}^{- 3 - \mathrm{e}^{-1}} \approx - 0{,}034\).
On a
fonc(2)\(= u_2 \approx - 0{,}034\).
En dérivant \(f(x)\) comme un produit on obtient :
\(f'(x) = 3x^2 \mathrm{e}^x + x^3\mathrm{e}^x = x^2\mathrm{e}^x(3 + x)\).

\(\bullet~~\)Quel que soit le réel \(x\), \(x^2 \geqslant 0\) et \(\mathrm{e}^x > 0\), donc le signe de \(f'(x)\) est celui de \(3 + x\) qui s'annule pour \(x = - 3\), d'où les deux intervalles de variations ;
\(3 + x < 0 \iff x <- 3\) : sur \(]- \infty~;~-3[,\: f'(x) < 0\) : la fonction \(f\) est donc décroissante sur \(]- \infty~;~- 3[\) ;
\(3 + x > 0 \iff x >- 3\) : sur \(]- 3~;~+\infty[,\: f'(x) > 0\) : la fonction \(f\) est donc croissante sur \(]- 3~;~+\infty[\) ;
\(f(- 3) = (- 3)^3 \times \mathrm{e}^{-3} = - 27\mathrm{e}^{-3} = - \dfrac{27}{\mathrm{e}^3} \approx - 1{,}344\) est le minimum de la fonction sur \(\mathbb{R}\).
\(\bullet~~\) On a \(f(0) = 0^3 \times \text{e}^0 = 0 \times 1 = 0\) ;
\(\bullet~~\) De \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} x^3 = + \infty\) et \(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} \mathrm{e}^{x} = + \infty\), on a par produit de limites
\(\displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = + \infty\).
Initialisation : avec \(u_0 = - 1\) et \(u_1 \approx - 0{,}368\), on a bien : \(- 1 \leqslant u_0 \leqslant u_1 \leqslant 0\) : l'encadrement est vrai au rang \(0\).
Hérédité : soit \(n \in \mathbb{N}\) et supposons que \(- 1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0\).
On a vu que sur l'intervalle \(]- 3~;~+\infty[\), donc a fortiori sur l'intervalle \(]- 1~;~+ \infty[\), la fonction est strictement croissante.
On a donc par croissance de \(f\) : \(f(- 1) \leqslant f\left(u_n\right) \leqslant f\left(u_{n+1}\right)\leqslant f(0)\), ou encore :
\(u_1\leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n+2} \leqslant f(0)\)
et comme \(u_1 \approx -0{,}338, \: \: - 1 \leqslant u_1\) et \(f(0) = 0\), on a bien :
\(- 1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n+2} \leqslant 0\).
La relation est vraie au rang \(n + 1\).
Conclusion : l'encadrement est vrai au rang \(0\) et s'il est vrai au rang \(n,\:\:n \in \mathbb{N}\), il est encore vrai au rang \(n + 1\) : d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel \(n\), on a : \(1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0\).
La question précédente montre que :
\(\bullet~~\)la suite \(\left(u_n\right)\) est croissante ;
\(\bullet~~\)la suite \(\left(u_n\right)\) est majorée par \(0\) ;
La suite \(\left(u_n\right)\) est donc convergente vers une limite \(\ell\), avec \(\ell \leqslant 0\).
On résout dans \(]- 1~;~0[\), (car d'après la question précédente tous les termes de la suite appartiennent à cet intervalle) l'équation :
\(f(x) = x \iff x^3\mathrm{e}^x = x \iff x^3\mathrm{e}^x - x = 0 \iff x\left(x^2\mathrm{e}^x - 1 \right) = 0 \iff x = 0\), car on admet que l'équation \(x^2\mathrm{e}^x - 1 = 0\) n'a pas de solution dans l'intervalle \(]- 1~;~0[\).
Conclusion \(\ell = \displaystyle\lim_{n \to + \infty} u_n = 0\).
Exercice 3 (7 pts)
Principaux domaines abordés : géométrie dans l'espace.
Une maison est constituée d'un parallélépipède rectangle ABCDEFGH surmonté d'un prisme EFIHGJ dont une base est le triangle EIF isocèle en I.
Cette maison est représentée ci-dessous.

On a AB \(= 3\), AD \(= 2\), AE \(= 1\).
On définit les vecteurs \(\overrightarrow{\imath}= \dfrac13\overrightarrow{\text{AB}},\:\overrightarrow{\jmath}= \dfrac12\overrightarrow{\text{AD}}, \:\overrightarrow{k} = \overrightarrow{\text{AE}}\).
On munit ainsi l'espace du repère orthonormé \(\left(\text{A}~;~\overrightarrow{\imath},~\overrightarrow{\jmath},~\overrightarrow{k}\right)\).
Donner les coordonnées du point G.
Le vecteur \(\overrightarrow{n}\) de coordonnées \((2~;~0~;~-3)\) est vecteur normal au plan (EHI).
Déterminer une équation cartésienne du plan (EHI).
Déterminer les coordonnées du point I.
Déterminer une mesure au degré près de l'angle \(\widehat{\text{EIF}}\).
Afin de raccorder la maison au réseau électrique, on souhaite creuser une tranchée rectiligne depuis un relais électrique situé en contrebas de la maison.
Le relais est représenté par le point R de coordonnées \((6~;~- 3~;~- 1)\).
La tranchée est assimilée à un segment d'une droite \(\Delta\) passant par R et dirigée par le vecteur \(\overrightarrow{u}\) de coordonnées \((-3~;~4~;~1)\). On souhaite vérifier que la tranchée atteindra la maison au niveau de l'arête [BC].
Donner une représentation paramétrique de la droite \(\Delta\).
On admet qu'une équation du plan (BFG) est \(x = 3\).
Soit K le point d'intersection de la droite \(\Delta\) avec le plan (BFG).
Déterminer les coordonnées du point K.
Le point K appartient-il bien à l'arête [BC] ?
Voir le corrigé de l'exercice 3

On a \(\overrightarrow{\text{AG}} = \overrightarrow{\text{AB}} + \overrightarrow{\text{AD}} + \overrightarrow{\text{AE}} = 3\overrightarrow{\imath} + 2\overrightarrow{\jmath} + \overrightarrow{k}\). Donc G(3 ; 2 ; 1).
On sait que \(M(x~;~y~;~z) \in (\text{EHI}) \iff 2x + 0y - 3z = d\), avec \(d \in \mathbb{R}\).
Ainsi, par exemple E\((0~;~0~;~1) \in (\text{EHI}) \iff 2\times 0 + 0\times 0 - 3\times 1 = d \iff d = -3\).
Donc \(M(x~;~y~;~z) \in (\text{EHI}) \iff 2x - 3z = -3\)
Puisque (EIF) est isocèle en I le projeté orthogonal de I sur [EF] est le milieu de [EF] ; ces deux points ont donc la même abscisse qui est aussi celle du milieu de [AB] soit \(\dfrac32\).
L'ordonnée de I est aussi celle de E soit \(0\), enfin
I\(\left(\dfrac32~;~0~;~z\right) \in (\text{EHI}) \iff 2 \times \dfrac32 - 3z = - 3\iff 3z = 3 + 3 \iff z = 2\). Donc I\(\left(\dfrac32~;~0~;~2\right)\).
\(\bullet~~\) Avec le produit scalaire : avec E(0 ; 0 ; 1) et F(3 ; 0 ; 1), on a \(\overrightarrow{\text{IE}}\begin{pmatrix}-\dfrac32\\0\\- 1\end{pmatrix}\) et \(\overrightarrow{\text{IF}}\begin{pmatrix}\dfrac32\\0\\- 1\end{pmatrix}\), donc :
IE\(^2 = \dfrac94 + 0 + 1 = \dfrac{13}{4}\), d'où IE \(= \dfrac{\sqrt{13}}{2}\) ;
IF\(^2 = \dfrac94 + 0 + 1 = \dfrac{13}{4}\), d'où IF \(= \dfrac{\sqrt{13}}{2}\) ;
Donc \(\overrightarrow{\text{IE}} \cdot \overrightarrow{\text{IF}} = \text{IE} \times \text{IF} \times \cos \left(\overrightarrow{\text{IF}}~;~ \right)\), soit :
\(- \dfrac94 + 0 + 1 = \dfrac{\sqrt{13}}{2} \times \dfrac{\sqrt{13}}{2} \times \cos \left(\overrightarrow{\text{IE}}~;~ \overrightarrow{\text{IF}}\right) \iff \dfrac{-5}{4} = \dfrac{13}{4}\times \cos \left(\overrightarrow{\text{IE}}~;~ \overrightarrow{\text{IF}}\right)\).
Finalement \(\cos \left(\overrightarrow{\text{IE}}~;~ \overrightarrow{\text{IF}}\right) = \dfrac{\dfrac{-5}{4}}{\dfrac{13}{4}} = - \dfrac{5}{13}\). La calculatrice donne \(\left(\overrightarrow{\text{IE}}~;~ \overrightarrow{\text{IF}}\right) \approx 112{,}6^\circ\).
\(\bullet~~\) Avec le triangle (IEL) rectangle en L (L projeté orthogonal de I sur (EF) :
On a L\(\left(\dfrac32~;~0~;~1\right)\), donc IL\(^2 = 0 + 0 + 1^2 = 1\), d'où IL \(= 1\) ;
On a vu que EI\(= \dfrac{\sqrt{13}}{2}\), d'où \(\cos \left(\widehat{\text{EIL}} \right) = \dfrac{\text{IL}}{\text{IE}} = \dfrac{1}{\dfrac{\sqrt{13}}{2}} = \dfrac{2}{\sqrt{13}}\) : la calculatrice donne
\(\left(\widehat{\text{EIL}} \right) \approx 56{,}30^\circ\) ; donc \(\widehat{\text{EIF}} = 2\widehat{\text{EIL}}\approx 2 \times 56{,}30\), soit finalement \(\widehat{\text{EIF}} \approx 112{,}6^\circ\).
On sait que \(M(x~;~y~;~z) \in \Delta \iff \overrightarrow{\text{R}M} = t \overrightarrow{u} \iff \left\{\begin{array}{l c l} x - 6&=&- 3t\\ y + 3&=&4t\\ z + 1&=&1t \end{array}\right.,\:\: (t \in \mathbb{R})\iff \left\{\begin{array}{l c l} x &=&\phantom{-}6 - 3t\\ y &=&- 3 + 4t\\ z &=&- 1 + \phantom{3}t \end{array}\right.,\quad (t \in \mathbb{R})\).
K\((x~;~y~;~z)\) est commun à \(\Delta\) et au plan (BFG) si ses coordonnées vérifient les équations paramétriques de \(\Delta\) et l'équation cartésienne du plan (BFG) soit si le triplet de réels \((x~;~y~;~z)\) vérifie le système :
\(\left\{\begin{array}{l c l} x &=&6 - 3t\\ y &=&- 3 + 4t\\ z &=&- 1 + t\\ x &=& 3 \end{array}\right. \iff \left\{\begin{array}{l c l} 3 &=&6 - 3t\\ y &=&- 3 + 4t\\ z &=&- 1 + t\\ x &=& 3 \end{array}\right. \iff \left\{\begin{array}{l c l} 3t &=&3\\ y &=&- 3 + 4t\\ z &=&- 1 + t\\ x &=& 3 \end{array}\right.\iff\)
\(\left\{\begin{array}{l c l} t &=&1\\ y &=&- 3 + 4\\ z &=&- 1 + 1\\ x &=& 3 \end{array}\right.\iff \left\{\begin{array}{l c l} t &=&1\\ y &=&1\\ z &=&0\\ x &=&3 \end{array}\right.\)
Conclusion : K\((3~;~1~;~0)\).
Avec B(3 ; 0 ; 0) et C(3 ; 2 ; 0) on remarque que les coordonnées de K sont les demi-sommes des coordonnées de B et de C, donc que K est le milieu du segment [BC].
Exercice 4 (7 pts)
Principaux domaines abordés : probabilités.
Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.
Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.
Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie. Aucune justification n'est demandée.
On considère un système de communication binaire transmettant des \(0\) et des \(1\).
Chaque \(0\) ou \(1\) est appelé bit.
En raison d'interférences, il peut y avoir des erreurs de transmission:
un \(0\) peut être reçu comme un \(1\) et, de même, un \(1\) peut être reçu comme un \(0\).
Pour un bit choisi au hasard dans le message, on note les évènements :
\(E_0\) : « le bit envoyé est un \(0\) » ;
\(E_1\) : « le bit envoyé est un 1 » ;
\(R_0\) : « le bit reçu est un \(0\) »
\(R_1\) : « le bit reçu est un \(1\) ».

On sait que:
\(p\left(E_0\right) = 0{,}4 \:;\quad p_{E_0}\left(R_1\right) = 0{,}01 \:;\quad p_{E_1}\left(R_0\right) = 0{,}02\).
On rappelle que la probabilité conditionnelle de \(A\) sachant \(B\) est notée \(p_B(A)\).
On peut ainsi représenter la situation par l'arbre de probabilités ci-dessus.
La probabilité que le bit envoyé soit un \(0\) et que le bit reçu soit un \(0\) est égale à :
a. 0,99 b. 0,396 c. 0,01 d. 0,4 La probabilité \(p\left(R_0\right)\) est égale à :
a. 0,99 b. 0,02 c. 0,408 d. 0,931 Une valeur, approchée au millième, de la probabilité \(p_{R_1}\left(E_0\right)\) est égale
a. 0,004 b. 0,001 c. 0,007 d. 0,010 La probabilité de l'évènement « il y a une erreur de transmission » est égale à :
a. 0,03 b. 0,016 c. 0,16 d. 0,015
Un message de longueur huit bits est appelé un octet.
On admet que la probabilité qu'un octet soit transmis sans erreur est égale à 0,88.
On transmet successivement 10 octets de façon indépendante.
La probabilité, à \(10^{-3}\) près, qu'exactement 7 octets soient transmis sans erreur est égale à :
a. 0,915 b. 0,109 c. 0,976 d. 0,085 On transmet successivement 10 octets de façon indépendante.
La probabilité qu'au moins 1 octet soit transmis sans erreur est égale à :
a. \(1 - 0{,}12^{10}\) b. \(0{,}12^{10}\) c. \(0{,}88^{10}\) d. \(1- 0{,}88^{10}\) Soit \(N\) un entier naturel. On transmet successivement \(N\) octets de façon indépendante.
Soit \(N_0\) la plus grande valeur de \(N\) pour laquelle la probabilité que les \(N\) octets soient tous transmis sans erreur est supérieure ou égale à \(0{,}1\).
On peut affirmer que:
a. \(N_0 = 17\) b. \(N_0 = 18\) c. \(N_0 = 19\) d. \(N_0 = 20\)
Voir le corrigé de l'exercice 4
Principaux domaines abordés : probabilités.
On peut compléter l'arbre pondéré :
\(E_0\) : « le bit envoyé est un \(0\) » ;
\(E_1\) : « le bit envoyé est un 1 » ;
\(R_0\) : « le bit reçu est un \(0\) »
\(R_1\) : « le bit reçu est un \(1\) ».

On sait que:
\(p\left(E_0\right) = 0{,}4 ;\quad p_{R_0}\left(R_1\right) = 0{,}01 ;\quad p_{R_1}\left(R_0\right) = 0{,}02\).
On rappelle que la probabilité conditionnelle de \(A\) sachant \(B\) est notée \(p_B(A)\).
On peut ainsi représenter la situation par l'arbre de probabilités ci-dessus.
\(p\left(E_0 \cap R_0\right) = p\left(E_0 \right) \times p_{E_0}\left(R_0 \right) = 0{,}4 \times 0{,}99 = 0{,}396\).
On a aussi \(p\left(E_1 \cap R_0\right) = p\left(E_1 \right) \times p_{E_1}\left(R_0 \right) = 0{,}6 \times 0{,}02 = 0{,}012\).
D'après la loi des probabilités totales : \(p\left(R_0\right) = p\left(E_0 \cap R_0\right) + p\left(E_1 \cap R_0\right) = 0{,}396 + 0{,}012 = 0{,}408\).
Avec \(p\left(R_1 \right) = 1 - p\left(R_0\right) = 1 - 0{,}408 = 0{,}592\) ;
\(p_{R_1}\left(E_0\right) = \dfrac{p\left(R_1 \cap E_0 \right)}{p\left(R_1\right)} = \dfrac{p\left(E_0 \cap R_1 \right)}{p\left(R_1\right)} = \dfrac{0,4 \times 0{,}01}{0,592} = \dfrac{0,004}{0,592} \approx 0{,}0067\), soit environ 0,007 au millième près.
On a \(p(\text{erreur de transmission}) = p\left(E_0 \cap R_1\right) + p\left(E_1 \cap R_0\right) = 0{,}4 \times 0{,}01 + 0{,}6 \times 0{,}02 = 0{,}004 + 0{,}012 = 0{,}016\).
Un message de longueur huit bits est appelé un octet.
On admet que la probabilité qu'un octet soit transmis sans erreur est égale à 0,88.
On a une loi binomiale de paramètres \(n = 10\) et \(p = 0{,}88\). Si \(x\) est la variable aléatoire égal au nombre d'octets transmis sans erreur, on a :
\(p(X = 7) = \binom{10}{7}\times 0{,}88^7 \times (1 - 0{,}88)^{10-7} = \binom{10}{7}\times 0{,}88^7 \times (0{,}12)^{3} \approx 0{,}0847\) soit 0,085 au millième près.
On a \(p(X \geqslant 1) = 1 - p(X = 0) = 1 - \binom{10}{0}0{,}88^{0} \times 0{,}12^{10} = 1 - 0{,}12^{10}\).
On a \(p(X = 18) = 0{,}88^{18} \approx 0{,}109 > 0{,}1\). Donc \(N_0 = 18\).
Les fiches magiques · Terminale spé maths
Le Bac de maths en 40 fiches
- 40 fiches claires et illustrées : tout le cours de spécialité, une notion par page.
- Vidéos méthodes pas à pas, accessibles par QR code sur chaque fiche.
- 15 minutes par jour d'exercices corrigés pour être prêt le jour du Bac.
Au programme du sujet 2022 · Nouvelle-Calédonie · jour 1
Épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat général, session 26 octobre 2022, durée 4 heures, 20 points. Chaque exercice est corrigé en détail, avec les rappels de cours utiles et les pièges à éviter.
- Exercice 1 : logarithme népérien, dérivation et convexité, limites et continuité
- Exercice 2 : suites, fonction exponentielle, algorithmique et python
- Exercice 3 : géométrie dans l'espace
- Exercice 4 : probabilités, qcm




