Annales Bac · Spécialité mathématiques › 2025
2025Bac spé maths · Asie (septembre) · Jour 1
Épreuve écrite de spécialité mathématiques, série générale · 5 septembre 2025
Exercice 1 (5 pts)
Soit \(f\) la fonction définie sur \(\mathbb{R}\) par
\[f(x)=x \mathrm{e}^{-2 x}.\]On admet que \(f\) est deux fois dérivable sur \(\mathbb{R}\) et on note \(f'\) la dérivée de la fonction \(f\).
On note \(C_{f}\) la courbe représentative de \(f\) dans un repère orthonormé du plan.
Pour chacune des affirmations suivantes, préciser si elle est vraie ou fausse, puis justifier la réponse donnée.
Toute réponse non argumentée ne sera pas prise en compte.
Affirmation 1. Pour tout réel \(x\), on a \(f'(x)=(-2 x+1) \mathrm{e}^{-2 x}\).
Affirmation 2. La fonction \(f\) est une solution sur \(\mathbb{R}\) de l'équation différentielle :
\[y'+2 y=\mathrm{e}^{-2 x}.\]Affirmation 3. La fonction \(f\) est convexe sur \(]-\infty ~;~ 1]\).
Affirmation 4. L'équation \(f(x)=-1\) admet une unique solution sur \(\mathbb{R}\).
Affirmation 5. L'aire du domaine délimité par la courbe \(C_{f}\), l'axe des abscisses et les droites d'équation \(x=0\) et \(x=1\) est égale à \(\dfrac{1}{4}-\dfrac{3 \mathrm{e}^{-2}}{4}\).
Voir le corrigé de l'exercice 1
Soit \(f\) la fonction définie sur \(\mathbb{R}\) par \(f(x)=x \mathrm{e}^{-2 x}\).
On admet que \(f\) est deux fois dérivable sur \(\mathbb{R}\) et on note \(f'\) la dérivée de la fonction \(f\).
On note \(\mathcal{C}_{f}\) la courbe représentative de \(f\) dans un repère orthonormé du plan.
Affirmation 1. Pour tout réel \(x\), on a \(f'(x)=(-2 x+1) \mathrm{e}^{-2 x}\).
\(f(x)=x \mathrm{e}^{-2x}\) donc \(f'(x)=1 \times \mathrm{e}^{-2x} + x \times (-2)\mathrm{e}^{-2x} = \left (-2x+1\right )\mathrm{e}^{-2x}\).
Affirmation 1 vraie
Affirmation 2. La fonction \(f\) est une solution sur \(\mathbb{R}\) de l'équation différentielle : \(y'+2 y=\mathrm{e}^{-2 x}\).
\(f'(x)+2f(x)= \left (-2x+1\right )\mathrm{e}^{-2x} +2x\mathrm{e}^{-2x} = -2x\mathrm{e}^{-2x} +\mathrm{e}^{-2x}+2x\mathrm{e}^{-2x}=\mathrm{e}^{-2x}\)
Affirmation 2 vraie
Affirmation 3. La fonction \(f\) est convexe sur \(]-\infty ~;~ 1]\).
\(f'(x)= \left (-2x+1\right )\mathrm{e}^{-2x}\) donc \(f''(x)=(-2)\times \mathrm{e}^{-2x} + \left (-2x+1 \right )\times (-2)\mathrm{e}^{-2x} = \left (4x-4 \right ) \mathrm{e}^{-2x}\).
On étudie le signe de \(f''(x)\) sur \(\mathbb{R}\).

Affirmation 3 fausse
Affirmation 4. L'équation \(f(x)=-1\) admet une unique solution sur \(\mathbb{R}\).
On détermine le signe de \(f'(x) = \left (-2x+1\right )\mathrm{e}^{-2x}\) sur \(\mathbb{R}\).

\(\displaystyle\lim_{x\to -\infty} x =-\infty\) et \(\displaystyle\lim_{x\to -\infty} \mathrm{e}^{-2x}=+\infty\) donc \(\displaystyle\lim_{x\to -\infty} f(x)=-\infty\).
\(f\left (\dfrac{1}{2}\right ) = \dfrac{1}{2} \mathrm{e}^{-2\times \frac{1}{2}} = \dfrac{1}{2}\mathrm{e}^{-1}>0\)
\(f(x)=x\mathrm{e}^{-2x}= \dfrac{1}{2}\times \dfrac{2x}{\mathrm{e}^{2x}}\); par croissance comparée, on a \(\displaystyle\lim_{x\to +\infty} \frac{2x}{\mathrm{e}^{2x}}=0\) donc \(\displaystyle\lim_{x\to +\infty} f(x)=0\).
On établit le tableau des variations de \(f\) sur \(\mathbb{R}\).

Sur l'intervalle \(\left]-\infty\,;\,\frac{1}{2}\right]\), la fonction \(f\) est continue et strictement croissante. De plus \(\lim\limits_{x\to -\infty}f(x)=-\infty\) et \(f\left(\frac{1}{2}\right)=\frac{1}{2}\mathrm{e}^{-1}>0\). Or \(-1\in \left]-\infty\,;\,\frac{1}{2}\mathrm{e}^{-1}\right]\) donc, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation \(f(x)=-1\) admet une unique solution sur \(\left]-\infty\,;\,\frac{1}{2}\right]\).
Sur l'intervalle \(\left[\frac{1}{2}\,;\,+\infty\right[\), la fonction \(f\) est strictement positive donc l'équation \(f(x)=-1\) n'admet aucune solution sur cet intervalle.
Donc l'équation \(f(x)=-1\) admet une unique solution sur \(\mathbb{R}\).
Affirmation 4 vraie
Affirmation 5. L'aire du domaine délimité par la courbe \(\mathcal{C}_{f}\), l'axe des abscisses et les droites d'équation \(x=0\) et \(x=1\) est égale à \(\dfrac{1}{4}-\dfrac{3 \mathrm{e}^{-2}}{4}\).
L'aire du domaine est égale à \(\mathcal{A} = \displaystyle\int_{0}^{1}f(x) \text{\,d}x = \displaystyle \int_{0}^{1} x \mathrm{e}^{-2x} \text{\,d}x\).
On utilise une intégration par parties: \(\displaystyle\int_{a}^{b} u(x)v'(x)\text{\,d}x =\left [ u(x)v(x) \right ]_{a}^{b} -\int_{a}^{b} u'(x) v(x) \text{\,d}x\).
On pose \(\left \{ \begin{array}{l} u(x)=x\\ v'(x)=\mathrm{e}^{-2x} \end{array} \right .\) donc \(\left \{ \begin{array}{l} u'(x)=1\\ v(x)= -\dfrac{1}{2} \mathrm{e}^{-2x} \end{array} \right .\)
\(\begin{aligned}[t] \mathcal{A} & = \displaystyle \int_{0}^{1} x \mathrm{e}^{-2x} \text{\,d}x = \left [x\times \left ( -\dfrac{1}{2}\mathrm{e}^{-2x} \right ) \right ]_{0}^{1}- \displaystyle\int_{0}^{1} 1\times \left ( -\dfrac{1}{2}\mathrm{e}^{-2x} \right ) \text{\,d}x = \left [-\dfrac{x\mathrm{e}^{-2x} }{2} \right ]_{0}^{1}- \left [ \dfrac{1}{4}\mathrm{e}^{-2x} \right ]_{0}^{1}\\ & = \left [ - \dfrac{\mathrm{e}^{-2}}{2} - 0 \right ] - \left [ \dfrac{\mathrm{e}^{-2}}{4} - \dfrac{\mathrm{e}^{0}}{4}\right ] = \dfrac{1}{4} - \dfrac{3\mathrm{e}^{-2}}{4} \end{aligned}\)
Affirmation 5 vraie
Exercice 2 (5 pts)
« Dans un triangle non équilatéral, la droite d'Euler est la droite qui passe par les trois points suivants :
le centre du cercle circonscrit à ce triangle (cercle passant par les trois sommets de ce triangle).
le centre de gravité de ce triangle situé à l'intersection des médianes de ce triangle.
l'orthocentre de ce triangle situé à l'intersection des hauteurs de ce triangle ».
Le but de l'exercice est d'étudier un exemple de droite d'Euler.
On considère un cube ABCDEFGH de côté une unité.
L'espace est muni du repère orthonormé \(\left(\mathrm{A} ~;~ \overrightarrow{\mathrm{AB}} ~;~ \overrightarrow{\mathrm{AD}} ~;~ \overrightarrow{\mathrm{AE}}\right)\).
On note I le milieu du segment [AB] et J le milieu du segment [BG].

Donner sans justification les coordonnées des points A, B, G, I et J.
Déterminer une représentation paramétrique de la droite (AJ).
Montrer qu'une représentation paramétrique de la droite (IG) est :
\[\left\{\begin{array}{l}x=\dfrac{1}{2}+\dfrac{1}{2} t \\ y=\phantom{\dfrac{1}{2}+\dfrac{1}{2}}t \\ z=\phantom{\dfrac{1}{2}+\dfrac{1}{2}}t\end{array} \right.\quad\text{ avec }t \in \mathbb{R}.\]Démontrer que les droites (AJ) et (IG) sont sécantes en un point S de coordonnées S\(\left(\dfrac{2}{3} ~;~ \dfrac{1}{3} ~;~ \dfrac{1}{3}\right)\).
Montrer que le vecteur \(\overrightarrow{n}(0 ~;~-1 ~;~ 1)\) est normal au plan (ABG).
En déduire une équation cartésienne du plan (ABG).
On admet qu'une représentation paramétrique de la droite \((d)\) de vecteur directeur \(\overrightarrow{n}\) et passant par le point K de coordonnées \(\left(\dfrac{1}{2} ~;~ 0 ~;~ 1\right)\) est :
\[\left\{\begin{array}{l} x=\dfrac{1}{2} \\ y= \phantom{\dfrac{1}{2}}- t \\ z=1+t\end{array} \right.\quad\text{ avec }t \in \mathbb{R}.\]Montrer que cette droite \((d)\) coupe le plan (ABG) en un point L de coordonnées L\(\left(\dfrac{1}{2} ~;~ \dfrac{1}{2} ~;~ \dfrac{1}{2}\right)\).
Montrer que le point L est équidistant des points A, B et G.
Montrer que le triangle ABG est rectangle en B.
Identifier le centre du cercle circonscrit, le centre de gravité et l'orthocentre du triangle ABG (aucune justification n'est attendue).
Vérifier par un calcul que ces trois points sont effectivement alignés.
Voir le corrigé de l'exercice 2
Le but de l'exercice est d'étudier un exemple de droite d'Euler.
On considère un cube ABCDEFGH de côté une unité.
L'espace est muni du repère orthonormé \(\left(\mathrm{A} ~;~ \overrightarrow{\mathrm{AB}} ~;~ \overrightarrow{\mathrm{AD}} ~;~ \overrightarrow{\mathrm{AE}}\right)\).
On note I le milieu du segment [AB] et J le milieu du segment [BG].

On donne les coordonnées des points A, B, G, I et J:
A \(\left (0 \;,\; 0 \;,\;0 \right )\); B \(\left (1 \;,\; 0 \;,\; 0 \right )\); G \(\left ( 1\;,\; 1\;,\;1 \right )\); I \(\left ( \dfrac{1}{2} \;,\; 0 \;,\; 0 \right )\); J \(\left ( 1 \;,\; \dfrac{1}{2} \;,\; \dfrac{1}{2}\right )\)
La droite (AJ) est l'ensemble des points M \(\left (x\;,\; y \;,\; z\right )\) tels que \(\overrightarrow{\mathrm{AM}}\) et \(\overrightarrow{\mathrm{AJ}}\) soient colinéaires, c'est-à-dire tels que \(\overrightarrow{\mathrm{AM}} = k.\overrightarrow{\mathrm{AJ}}\) avec \(k\in\mathbb{R}\).
\(\overrightarrow{\mathrm{AM}}\) a pour coordonnées \(\begin{pmatrix} x_{\text{M}} - x_{\text{A}} \\ y_{\text{M}} - y_{\text{A}} \\ z_{\text{M}} - z_{\text{A}} \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} x\\ y \\ z \end{pmatrix}\) et celles de \(\overrightarrow{\mathrm{AJ}}\) sont \(\begin{pmatrix} x_{\text{J}} - x_{\text{A}} \\ y_{\text{J}} - y_{\text{A}} \\ z_{\text{J}} - z_{\text{A}} \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 1\\ \frac{1}{2} \\[5pt] \frac{1}{2} \end{pmatrix}\)
\(\overrightarrow{\mathrm{AM}} = k.\overrightarrow{\mathrm{AJ}} \iff \begin{pmatrix} x\\ y \\ z \end{pmatrix} = k.\begin{pmatrix} 1\\ \frac{1}{2} \\[5pt] \frac{1}{2} \end{pmatrix} \iff \left \{ \begin{array}{l !{=} l} x & k\\ y & \frac{k}{2}\\[5pt] z & \frac{k}{2} \end{array} \right .\)
La droite (AJ) a donc pour représentation paramétrique \(\left \{ \begin{array}{l !{=} l } x & k \\ y & \frac{k}{2} \\[5pt] z & \frac{k}{2} \end{array} \right. \text{avec } k\in \mathbb{R}\)
\(\left\{ \begin{array}{l !{=} l } x & \frac{1}{2}+\frac{1}{2} t \\[5pt] y & t \\ z & t\end{array} \right. (t\in\mathbb{R})\) est la représentation paramétrique d'une droite passant par le point de coordonnées \(\left( \frac{1}{2}\;,\; 0 \;,\; 0\right )\), c'est-à-dire le point I, et ayant le vecteur de coordonnées \(\begin{pmatrix} \frac{1}{2} \\[5pt] 1 \\ 1 \end{pmatrix}\) pour vecteur directeur.
\(\overrightarrow{\mathrm{IG}}\) a pour coordonnées \(\begin{pmatrix} x_{\text{G}} - x_{\text{I}} \\ y_{\text{G}} - y_{\text{I}} \\ z_{\text{G}} - z_{\text{I}} \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 1-\frac{1}{2}\\[5pt] 1-0 \\ 1-0 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} \frac{1}{2}\\[5pt] 1 \\ 1 \end{pmatrix}\)
Donc \(\left\{ \begin{array}{l !{=} l } x & \frac{1}{2}+\frac{1}{2} t \\[5pt] y & t \\ z & t \end{array} \right.\; (t\in\mathbb{R})\) est une représentation paramétrique de la droite (IG).
Les droites (AJ) et (IG) sont sécantes si et seulement si on peut trouver un couple de réels \(\left (k\;,\;t\right )\) tel que \(\left\{ \begin{array}{l !{=} l } k & \frac{1}{2}+\frac{1}{2} t \\[5pt] \frac{1}{2}k & t \\[5pt] \frac{1}{2}k & t \end{array} \right.\). On résout ce système.
\(\begin{aligned}[t] \left\{ \begin{array}{l !{=} l } k & \frac{1}{2}+\frac{1}{2} t \\[5pt] \frac{1}{2}k & t \\[5pt] \frac{1}{2}k & t \end{array} \right. & \iff \left\{ \begin{array}{l !{=} l } k & \frac{1}{2}+\frac{1}{2} t \\[5pt] k & 2 t \end{array} \right. \iff \left\{ \begin{array}{l !{=} l } 2t & \frac{1}{2}+\frac{1}{2} t \\[5pt] k & 2 t \end{array} \right. \iff \left\{ \begin{array}{l !{=} l } \frac{3}{2} t & \frac{1}{2} \\[5pt] k & 2 t \end{array} \right.\\ & \iff \left\{ \begin{array}{l !{=} l } t & \frac{1}{3} \\[5pt] k & \frac{2}{3} \end{array} \right. \end{aligned}\)
Donc les droites (AJ) et (IG) sont sécantes. Pour \(k=\frac{2}{3}\), on a \(\left \{ \begin{array}{l !{=} l } k & \frac{2}{3} \\[5pt] \frac{1}{2}k & \frac{1}{3} \\[5pt] \frac{1}{2}k & \frac{1}{3} \end{array} \right.\)
Le point S d'intersection des droites (AJ) et (IG) a donc pour coordonnées \(\left (\frac{2}{3}\;,\; \frac{1}{3} \;,\; \frac{1}{3}\right )\).
Soit \(\overrightarrow{n}\) le vecteur de coordonnées \((0 ~;~-1 ~;~ 1)\).
\(\overrightarrow{\mathrm{AB}}\) a pour coordonnées \(\begin{pmatrix} 1\\ 0 \\ 0 \end{pmatrix}\) et \(\overrightarrow{\mathrm{AG}}\) a pour coordonnées \(\begin{pmatrix} 1\\ 1\\1 \end{pmatrix}\)
\(\overrightarrow{n}\cdot \overrightarrow{\mathrm{AB}} = 0\times 1 + (-1)\times 0 +1\times 0=0\) donc \(\overrightarrow{n} \perp \overrightarrow{\mathrm{AB}}\).
\(\overrightarrow{n}\cdot \overrightarrow{\mathrm{AG}} = 0\times 1 + (-1)\times 1 +1\times 1=0\) donc \(\overrightarrow{n} \perp \overrightarrow{\mathrm{AG}}\).
Les vecteurs \(\overrightarrow{\mathrm{AB}}\) et \(\overrightarrow{\mathrm{AG}}\) ne sont pas colinéaires donc ce sont deux vecteurs directeurs du plan (ABG).
Le vecteur \(\overrightarrow{n}\) est orthogonal à deux vecteurs directeurs du plan (ABG), donc \(\overrightarrow{n}\) est un vecteur normal au plan (ABG).
Le plan (ABG) est l'ensemble des points M de coordonnées \((x\;,\; y \;,\; z)\) tels que \(\overrightarrow{\mathrm{AM}}\) et \(\overrightarrow{n}\) soient orthogonaux, c'est-à-dire tels que \(\overrightarrow{\mathrm{AM}}\cdot \overrightarrow{n}=0\).
\(\overrightarrow{\mathrm{AM}}\cdot \overrightarrow{n}=0 \iff x \times 0+ y\times (-1) +z\times 1 = 0 \iff -y+z=0\)
Le plan (ABG) a pour équation cartésienne: \(-y+z=0\).
On admet qu'une représentation paramétrique de la droite \((d)\) de vecteur directeur \(\overrightarrow{n}\) et passant par le point K de coordonnées \(\left(\dfrac{1}{2} ~;~ 0 ~;~ 1\right)\) est : \(\left\{\begin{array}{l} x=\frac{1}{2} \\[5pt] y= - t \\ z=1+t \end{array} \right.\; (t \in \mathbb{R}).\)
S'il existe, le point d'intersection de la droite \((d)\) et du plan (ABG), est solution du système: \(\left \{ \begin{array}{r !{=} l} x & \frac{1}{2} \\[5pt] y & -t\\ z & 1+t\\ -y+z & 0 \end{array} \right .\)
Il faut donc que: \(-(-t)+(1+t)=0\) soit \(2t+1=0\) ou encore \(t=-\frac{1}{2}\).
Pour \(t=-\frac{1}{2}\), on a \(x=\frac{1}{2}\), \(y=-t = \frac{1}{2}\) et \(z= 1-\frac{1}{2}=\frac{1}{2}\).
Donc la droite \((d)\) coupe le plan (ABG) au point L de coordonnées \(\left ( \frac{1}{2}\;,\; \frac{1}{2}\;,\; \frac{1}{2}\right )\).
\(\begin{aligned}[t] \text{LA}^2 & = \left (x_{\text{A}} - x_{\text{L}}\right )^2 + \left (y_{\text{A}} - y_{\text{L}}\right )^2 + \left (z_{\text{A}} - z_{\text{L}}\right )^2\\ & = \left (0 - \textstyle\frac{1}{2}\right )^2 + \left (0 - \textstyle\frac{1}{2}\right )^2 + \left (0 - \textstyle\frac{1}{2}\right )^2 = \textstyle\frac{1}{4} + \textstyle\frac{1}{4} + \textstyle\frac{1}{4} = \textstyle\frac{3}{4} \end{aligned}\)
donc \(\text{LA} = \sqrt{\frac{3}{4}} = \frac{\sqrt{3}}{2}\).
\(\begin{aligned}[t] \text{LB}^2 & = \left (x_{\text{B}} - x_{\text{L}}\right )^2 + \left (y_{\text{B}} - y_{\text{L}}\right )^2 + \left (z_{\text{B}} - z_{\text{L}}\right )^2\\ & = \left (1 - \textstyle\frac{1}{2}\right )^2 + \left (0 - \textstyle\frac{1}{2}\right )^2 + \left (0 - \textstyle\frac{1}{2}\right )^2 = \textstyle\frac{1}{4} + \textstyle\frac{1}{4} + \textstyle\frac{1}{4} = \textstyle\frac{3}{4} \end{aligned}\)
donc \(\text{LB} = \sqrt{\frac{3}{4}} = \frac{\sqrt{3}}{2}\).
\(\begin{aligned}[t] \text{LG}^2 & = \left (x_{\text{G}} - x_{\text{L}}\right )^2 + \left (y_{\text{G}} - y_{\text{L}}\right )^2 + \left (z_{\text{G}} - z_{\text{L}}\right )^2\\ & = \left (1 - \textstyle\frac{1}{2}\right )^2 + \left (1 - \textstyle\frac{1}{2}\right )^2 + \left (1 - \textstyle\frac{1}{2}\right )^2 = \textstyle\frac{1}{4} + \textstyle\frac{1}{4} + \textstyle\frac{1}{4} = \textstyle\frac{3}{4} \end{aligned}\)
donc \(\text{LG} = \sqrt{\frac{3}{4}} = \frac{\sqrt{3}}{2}\).
Donc le point L est équidistant des points A, B et G.
\(\overrightarrow{\mathrm{AB}}\) a pour coordonnées \(\begin{pmatrix} 1\\ 0 \\ 0 \end{pmatrix}\) et \(\overrightarrow{\mathrm{BG}}\) a pour coordonnées \(\begin{pmatrix} 1 - 1 \\ 1-0 \\1-0 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 0 \\ 1 \\1 \end{pmatrix}\)
\(\overrightarrow{\mathrm{AB}}\cdot \overrightarrow{\mathrm{BG}} = 1\times 0 + 0\times 1 + 0\times 1 = 0\) donc \(\overrightarrow{\mathrm{AB}}\perp \overrightarrow{\mathrm{BG}}\) donc le triangle ABG est rectangle en B.
(AJ) et (IG) sont deux médianes du triangle ABG et elles se coupent en S; donc le point S est le centre de gravité du triangle ABG.
Le point L est équidistant des points A, B et G donc c'est le centre du cercle circonscrit au triangle ABG.
Le triangle ABG est rectangle en B donc B est son orthocentre.
\(\overrightarrow{\mathrm{BS}}\) a pour coordonnées \(\begin{pmatrix} \frac{2}{3} - 1 \\[5pt] \frac{1}{3} - 0 \\[5pt] \frac{1}{3} - 0 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} -\frac{1}{3} \\[5pt] \frac{1}{3} \\[5pt] \frac{1}{3} \end{pmatrix}\) et \(\overrightarrow{\mathrm{BL}}\) a pour coordonnées \(\begin{pmatrix} \frac{1}{2} - 1 \\[5pt] \frac{1}{2} - 0 \\[5pt] \frac{1}{2} - 0 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} -\frac{1}{2} \\[5pt] \frac{1}{2} \\[5pt] \frac{1}{2} \end{pmatrix}\)
\(\overrightarrow{\mathrm{BS}} = \frac{2}{3} \overrightarrow{\mathrm{BL}}\) donc les vecteurs \(\overrightarrow{\mathrm{BS}}\) et \(\overrightarrow{\mathrm{BL}}\) sont colinéaires et donc les points B, S et L sont alignés.
Exercice 3 (4,75 pts)
Dominique répond à un QCM comportant 10 questions.
Pour chaque question, il est proposé 4 réponses dont une seule est exacte.
Dominique répond au hasard à chacune des 10 questions en cochant, pour chaque question, exactement une case parmi les 4.
Pour chacune des questions, la probabilité qu'il réponde correctement est donc \(\dfrac{1}{4}\).
On note \(X\) la variable aléatoire qui compte le nombre de bonnes réponses à ce QCM.
Déterminer la loi suivie par la variable aléatoire \(X\) et donner les paramètres de cette loi.
Quelle est la probabilité que Dominique obtienne exactement 5 bonnes réponses ? Arrondir le résultat à \(10^{-4}\) près.
Donner l'espérance de \(X\) et interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
On suppose dans cette question qu'une bonne réponse rapporte un point et qu'une mauvaise réponse fait perdre 0,5 point. La note finale peut donc être négative.
On note \(Y\) la variable aléatoire qui donne le nombre de points obtenus.
Calculer \(P(Y=10)\), on donnera la valeur exacte du résultat.
À partir de combien de bonnes réponses la note finale de Dominique est-elle positive ? Justifier.
Calculer \(P(Y \leqslant 0)\), on donnera une valeur approchée au centième.
Montrer que \(Y=1{,}5 X-5\).
Calculer l'espérance de la variable aléatoire \(Y\).
Voir le corrigé de l'exercice 3
Dominique répond à un QCM comportant 10 questions. Pour chaque question, il est proposé 4 réponses dont une seule est exacte. Dominique répond au hasard à chacune des 10 questions en cochant, pour chaque question, exactement une case parmi les 4. Pour chacune des questions, la probabilité qu'il réponde correctement est donc \(\frac{1}{4}\).
On note \(X\) la variable aléatoire qui compte le nombre de bonnes réponses à ce QCM.
Pour chaque question, il y a deux issues possibles: Dominique donne la bonne réponse, avec une probabilité \(p=\frac{1}{4}\), ou Dominique donne une mauvaise réponse.
On effectue cette expérience élémentaire 10 fois et de façon indépendante.
La variable aléatoire \(X\) qui compte le nombre de bonnes réponses à ce QCM suit donc la loi binomiale de paramètres \(n=10\) et \(p=\frac{1}{4}\).
La probabilité que Dominique obtienne exactement 5 bonnes réponses est :
\(P\left (X=5\right ) = \binom{10}{5} \times \left (\frac{1}{4}\right )^5 \times \left (1-\frac{1}{4}\right )^{10-5}\approx 0{,}0584\)
L'espérance de \(X\) est \(E(X)=np = 10\times \frac{1}{4}= 2{,}5\).
En procédant comme Dominique, un élève aura en moyenne \(2{,}5\) bonnes réponses.
On suppose dans cette question qu'une bonne réponse rapporte un point et qu'une mauvaise réponse fait perdre \(0{,}5\) point. La note finale peut donc être négative.
On note \(Y\) la variable aléatoire qui donne le nombre de points obtenus.
Pour réaliser l'évènement \((Y=10)\), il faut que toutes les réponses soient justes donc: \(P\left (Y = 10\right )=P\left (X = 10\right ) = \left (\frac{1}{4}\right )^{10}\).
On a vu que \((Y = 10)\) équivalait à \((X=10)\).
Si \(X = 9\), il y a 9 bonnes réponses qui rapportent 9 points, et une mauvaise réponse qui en retire un demi; donc \(Y=8{,}5\).
Si \(X = 8\), il y a 8 bonnes réponses qui rapportent 8 points, et deux mauvaises réponses qui retirent deux demi-points; donc \(Y=7\).
Etc.
On regroupe tous les résultats possibles dans un tableau.
\(X\) 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 \(Y\) \(-5\) \(-3{,}5\) \(-2\) \(-0{,}5\) \(1\) \(2{,}5\) \(4\) \(5{,}5\) \(7\) \(8{,}5\) \(10\) Donc la note finale de Dominique est positive à partir de 4 bonnes réponses.
D'après le tableau précédent, \(P\left (Y\leqslant 0\right )=P\left (X\leqslant 3\right )\).
Donc \(P\left (Y\leqslant 0\right ) \approx 0{,}78\).
Attention, piège :Attention à ne pas inclure \(X=4\) : pour 4 bonnes réponses, \(Y=1{,}5\times 4-5=1\), donc la note est strictement positive. \(Y \leqslant 0\) équivaut bien à \(X \leqslant 3\).
\(X\) prend toutes les valeurs entières entre 0 et 10.
Pour \(X\) bonnes réponses qui rapportent \(X\) points, il y en a \(10-X\) mauvaises qui retirent \(0{,}5\left (10-X\right )\) points.
Donc \(Y=X-0{,}5\left (10-X\right )=X-5+0{,}5X=1{,}5X-5\).
D'après la linéarité de l'espérance mathématique, on a:
\(E\left (Y\right ) = E\left (1{,}5X-5\right )=1{,}5\times E\left (X\right ) - 5 = 1{,}5\times 2{,}5 - 5 = -1{,}25\).
Exercice 4 (5,25 pts)
Soit \(n\) un entier naturel non nul.
Dans le cadre d'une expérience aléatoire, on considère une suite d'évènements \(A_{n}\) et on note \(p_{n}\) la probabilité de l'évènement \(A_{n}\).
Pour les parties A et B de l'exercice, on considère que :
Si l'évènement \(A_{n}\) est réalisé alors l'évènement \(A_{n+1}\) est réalisé avec une probabilité 0,3.
Si l'évènement \(A_{n}\) n'est pas réalisé alors l'évènement \(A_{n+1}\) est réalisé avec une probabilité 0,7.
On suppose que \(p_{1}=1\).
Partie A :
Recopier et compléter les probabilités sur les branches de l'arbre des probabilités ci-dessous:

Montrer que \(p_{3}=0{,}58\).
Calculer la probabilité conditionnelle \(P_{A_{3}}\left(A_{2}\right)\), arrondir le résultat à \(10^{-2}\) près.
Partie B :
Dans cette partie, on étudie la suite \(\big(p_{n}\big)\) avec \(n \geqslant 1\).
Recopier et compléter les probabilités sur les branches de l'arbre des probabilités ci-dessous :

Montrer que, pour tout entier naturel \(n\) non nul : \(p_{n+1}=-0{,}4 p_{n}+0{,}7\).
On considère la suite \(\big(u_{n}\big)\), définie pour tout entier naturel \(n\) non nul par :
\(u_{n}=p_{n}-0{,}5\).
Montrer que \(\big(u_{n}\big)\) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme.
En déduire l'expression de \(u_{n}\), puis de \(p_{n}\) en fonction de \(n\).
Déterminer la limite de la suite \(\big(p_{n}\big)\).
Partie C :
Soit \(x \in ]0 ~;~ 1[\), on suppose que \(P_{\overline{A_{n}}}\left(A_{n+1}\right)=P_{A_{n}}\left(\overline{A_{n+1}}\right)=x\). On rappelle que \(p_{1}=1\).
Montrer que pour tout entier naturel \(n\) non nul : \(p_{n+1}=(1 - 2x) p_{n}+x\).
Démontrer par récurrence sur \(n\) que, pour tout entier naturel \(n\) non nul :
\[p_{n}=\dfrac{1}{2}(1-2 x)^{n-1}+\dfrac{1}{2}\]Montrer que la suite \(\big(p_{n}\big)\) est convergente et donner sa limite.
Voir le corrigé de l'exercice 4
Soit \(n\) un entier naturel non nul.
Dans le cadre d'une expérience aléatoire, on considère une suite d'évènements \(A_{n}\) et on note \(p_{n}\) la probabilité de l'évènement \(A_{n}\).
Si l'évènement \(A_{n}\) est réalisé alors l'évènement \(A_{n+1}\) est réalisé avec une probabilité 0,3.
Si l'évènement \(A_{n}\) n'est pas réalisé alors l'évènement \(A_{n+1}\) est réalisé avec une probabilité 0,7.
On suppose que \(p_{1}=1\).
Partie A :
On complète l'arbre des probabilités ci-dessous:

\(\left \{ A_2\;,\; \overline{A_2} \right \}\) forme une partition donc, d'après la formule des probabilités totales:
\(\begin{aligned} P\left (A_3\right ) & = P\left (A_2 \cap A_3\right ) +P\left (\overline{A_2} \cap A_3\right ) = P\left (A_2\right ) \times P_{A_2}\left (A_3\right ) + P\left (\overline{ A_2} \right ) \times P_{\overline{ A_2} }\left (A_3\right )\\ & = 0{,}3\times 0{,}3+0{,}7\times 0{,}7 = 0{,}58 \end{aligned}\)
\(P_{A_{3}}\left(A_{2}\right) = \dfrac{P\left (A_2 \cap A_3\right )}{P\left ( A_3\right )} = \dfrac{0,3\times 0{,}3}{0,58}\approx 0{,}16\)
Attention, piège :On lit sur l'arbre \(P_{A_2}(A_3)=0{,}3\), mais ce n'est pas la probabilité demandée \(P_{A_3}(A_2)\). Pour calculer une probabilité conditionnelle « inversée », on utilise \(P_{A_3}(A_2)=\dfrac{P(A_2\cap A_3)}{P(A_3)}\), avec \(P(A_2\cap A_3)=P(A_2)\times P_{A_2}(A_3)\).
Partie B :
Dans cette partie, on étudie la suite \(\big(p_{n}\big)\) avec \(n \geqslant 1\).
On complète l'arbre des probabilités ci-dessous :

\(\left \{ A_{n}\;,\; \overline{A_n} \right \}\) forme une partition donc, d'après la formule des probabilités totales:
\(\begin{aligned} p_{n+1} = P\left (A_{n+1}\right ) & = P\left (A_n \cap A_{n+1}\right ) +P\left (\overline{A_n} \cap A_{n+1}\right )\\ & = P\left (A_n\right ) \times P_{A_n}\left (A_{n+1}\right ) + P\left (\overline{ A_n} \right ) \times P_{\overline{ A_n} }\left (A_{n+1}\right )\\ & = p_n\times 0{,}3+\left (1-p_n\right ) \times 0{,}7 = 0{,}3p_n +0{,}7-0{,}7p_n = -0{,}4p_n + 0{,}7 \end{aligned}\)
On considère la suite \(\left (u_{n}\right )\), définie pour tout entier naturel \(n\) non nul par : \(u_{n}=p_{n}-0{,}5\). Donc \(p_n=u_n+0{,}5\).
\(\begin{aligned}[t] u_{n+1} &=p_{n+1}-0{,}5 = -0{,}4p_n + 0{,}7-0{,}5 = -0{,}4\left (u_n+0{,}5\right ) +0{,}2 = -0{,}4u_n -0{,}2+0{,}2\\ &=-0{,}4u_n \end{aligned}\)
\(u_1=p_1-0{,}5=1-0{,}5=0{,}5\)
Donc la suite \(\left (u_n\right )\) est géométrique de raison \(q=-0{,}4\) et de premier terme \(u_1=0{,}5\).
On en déduit que, pour tout \(n\), on a: \(u_n=u_1\times q^{n-1}= 0{,}5 \times \left (-0{,}4\right )^{n-1}\).
Et donc \(p_n=u_n+0{,}5= 0{,}5\times \left (-0{,}4\right )^{n-1} + 0{,}5\).
On a: \(-1 < -0{,}4 < 1\) donc \(\displaystyle\lim_{n\to +\infty} (-0{,}4)^{n-1} = 0\) donc \(\displaystyle\lim_{n\to +\infty} p_n = 0{,}5\).
Partie C :
Soit \(x \in ]0 ~;~ 1[\), on suppose que \(P_{\overline{A_{n}}}\left(A_{n+1}\right)=P_{A_{n}}\left(\overline{A_{n+1}}\right)=x\). On rappelle que \(p_{1}=1\).
On représente cette situation par un arbre de probabilités.

\(\left \{ A_{n}\;,\; \overline{A_n} \right \}\) forme une partition donc, d'après la formule des probabilités totales:
\(\begin{aligned} p_{n+1} = P\left (A_{n+1}\right) & = P\left (A_n \cap A_{n+1}\right ) +P\left (\overline{A_n} \cap A_{n+1}\right )\\ & = P\left (A_n\right ) \times P_{A_n}\left (A_{n+1}\right ) + P\left (\overline{ A_n} \right ) \times P_{\overline{ A_n} }\left (A_{n+1}\right )\\ & = p_n\times \left (1-x\right )+\left (1-p_n\right ) \times x = p_n - x p_n + x - xp_n = \left (1-2x\right ) p_n + x \end{aligned}\)
On va démontrer par récurrence que \(p_{n}=\frac{1}{2}(1-2 x)^{n-1}+\frac{1}{2}\) pour tout \(n\geqslant 1\).
Initialisation
Pour \(n=1\), on a \(\frac{1}{2}(1-2 x)^{1-1}+\frac{1}{2}=\frac{1}{2}+\frac{1}{2}=1\)
Or \(p_1=1\), donc la propriété est vraie pour \(n=1\).
Hérédité
On suppose la propriété vraie au rang \(n\) c'est-à-dire que \(p_{n}=\frac{1}{2}(1-2 x)^{n-1}+\frac{1}{2}\); c'est l'hypothèse de récurrence.
\(\begin{aligned} p_{n+1} & = \left (1-2x\right )p_n+x = \left (1-2x\right ) \left ( \frac{1}{2}(1 - 2 x)^{n-1}+\frac{1}{2}\right )+x\\ & = \left (1-2x\right ) \times \frac{1}{2}(1 - 2x)^{n-1}+ \left (1 - 2x\right ) \times\frac{1}{2}+x = \frac{1}{2}(1 - 2x)^{n} +\frac{1}{2} - x + x\\ & = \frac{1}{2}(1 - 2x)^{n} +\frac{1}{2} \end{aligned}\)
La propriété est donc vraie au rang \(n+1\).
Conclusion
La propriété est vraie au rang 1 et elle est héréditaire pour tout \(n\geqslant 1\); d'après le principe de récurrence, la propriété est vraie pour tout entier \(n\) non nul.
On a donc démontré par récurrence sur \(n\) que \(p_{n}=\frac{1}{2}(1-2 x)^{n-1}+\frac{1}{2}\) pour tout \(n\geqslant 1\).
\(0 < x < 1\) donc \(-2 < -2x < 0\) et donc \(-1 < 1 - 2x < 1\).
On en déduit que \(\displaystyle\lim_{n\to +\infty} (1-2x)^{n-1}=0\) donc que \(\displaystyle\lim_{n\to +\infty} p_n=\textstyle\frac{1}{2}\).
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