Annales Bac · Spécialité mathématiques › 2025
2025Bac spé maths · Polynésie (septembre) · Jour 1
Épreuve écrite de spécialité mathématiques, série générale · 2 septembre 2025
Exercice 1 (5 pts)
En France il y a deux formules pour obtenir le permis de conduire :
Suivre à partir de 15 ans une formation de conduite accompagnée pendant 2 ans ;
Suivre la formation classique (sans conduite accompagnée) à partir de 17 ans.
En France actuellement, parmi les jeunes qui suivent une formation au permis de con-duire, 16 % choisissent la formation de conduite accompagnée, et parmi eux, 74,7 % réussissent l'examen de conduite dès leur première tentative.
En suivant la formation classique, le taux de réussite dès la première tentative est seulement de 56,8 %.
On choisit au hasard un jeune français qui a déjà passé l'examen de conduite et on considère les évènements \(A\) et \(R\) suivants :
\(A\) : « le jeune a suivi la formation de conduite accompagnée »;
\(R\) : « le jeune a eu le permis dès sa première tentative ».
On arrondira les résultats à \(\mathbf{10}^{\mathbf{-3}}\) près, si nécessaire.
Partie A
Dresser un arbre de probabilités modélisant cette situation.
Démontrer que \(P(R)= 0{,}59664\).
Dans la suite, on gardera la valeur 0,597 arrondie à \(10^{-3}\) près.
Donner ce résultat en pourcentage et l'interpréter dans le contexte de l'exercice.
On choisit un jeune ayant eu son permis dès sa première tentative. Quelle est la probabilité qu'il ait suivi la formation de conduite accompagnée ?
Quelle devrait être la proportion de jeunes suivant la formation de conduite accompagnée si on voulait que le taux de réussite global (quelle que soit la formation choisie) dès la première tentative à l'examen de conduite dépasse \(70~\%\) ?
Partie B
Une auto-école présente pour la première fois à l'examen de conduite 10 candidats qui ont suivi la formation de conduite accompagnée. On modélise le fait de passer les examens de conduite par des épreuves aléatoires indépendantes.
On note \(X\) la variable aléatoire donnant le nombre de ces 10 candidats qui auront leur permis dès la première tentative.
Justifier que \(X\) suit une loi binomiale de paramètres \(n=10\) et \(p=0{,}747\).
Calculer \(P(X \geqslant 6)\). Interpréter ce résultat.
Déterminer \(E(X)\) et \(V(X)\).
Il y a aussi 40 candidats qui n'ont pas suivi la formation de conduite accompagnée et qui se présentent pour la première fois à l'examen de conduite. De la même manière, on note \(Y\) la variable aléatoire qui donne le nombre de ces candidats qui auront le permis à la première tentative. On admet que \(Y\) est indépendante de la variable \(X\) et qu'en fait \(E(Y)=22{,}53\) et \(V(Y)=9{,}81\).
On note alors \(Z\) la variable aléatoire comptant le nombre total de candidats (parmi les 50) qui auront le permis de conduire dès la première tentative dans cette auto-école.
Exprimer \(Z\) en fonction de \(X\) et \(Y\). En déduire \(E(Z)\) et \(V(Z)\).
En utilisant l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que la probabilité qu'il y ait au plus 20 ou au moins 40 candidats qui aient leur permis dès la première tentative est inférieure à 0,12.
Voir le corrigé de l'exercice 1
Suivre à partir de 15 ans une formation de conduite accompagnée pendant 2 ans ;
Suivre la formation classique (sans conduite accompagnée) à partir de 17 ans.
En France actuellement, parmi les jeunes qui suivent une formation au permis de con-duire, 16 % choisissent la formation de conduite accompagnée, et parmi eux, 74,7 % réussissent l'examen de conduite dès leur première tentative. En suivant la formation classique, le taux de réussite dès la première tentative est seulement de 56,8 %. On choisit au hasard un jeune français qui a déjà passé l'examen de conduite et on considère les évènements \(A\) et \(R\) suivants :
\(A\) : « le jeune a suivi la formation de conduite accompagnée »;
\(R\) : « le jeune a eu le permis dès sa première tentative ».
Partie A
On dresse un arbre de probabilités modélisant cette situation.

D'après la loi des probabilités totales:
\(\begin{aligned} P(R) & = P(A \cap R) + P\left(\overline{ A} \cap R\right) = P(A) \times P_A(R) + P\left(\overline{A}\right) \times P_{\overline{A}}(R)\\ & = 0{,}16 \times 0{,}747 + 0{,}84 \times 0{,}568 = 0{,}11952 + 0{,}47712\\ & = 0{,}59664 \end{aligned}\)
Dans la suite, on gardera la valeur \(0{,}597\) arrondie à \(10^{-3}\) près.
Une probabilité de \(0{,}597\) correspond à un pourcentage de \(59{,}7\,\%\).
Le pourcentage de réussite lors du premier passage du permis est de \(59{,}7\,\%\), quel que soit le mode d'apprentissage.
On choisit un jeune ayant eu son permis dès sa première tentative.
La probabilité qu'il ait suivi la formation de conduite accompagnée est:
\(P_{R}(A)= \dfrac{P\left (A\cap R\right )}{P\left (R\right )} \approx \dfrac{0,16\times 0{,}747}{0,597} \approx 0{,}200\)
On cherche la proportion \(x\) de jeunes suivant la formation de conduite accompagnée pour que le taux de réussite global (quelle que soit la formation choisie) dès la première tentative à l'examen de conduite dépasse \(70~\%\).
L'arbre précédent devient:

Le taux de réussite devient alors:
\(P(R) =x\times 0{,}747 + (1-x)\times 0{,}568 = 0{,}747x + 0{,}568 - 0{,}568x = 0{,}179x + 0{,}568\)
\(P(R) > 0{,}70 \iff 0{,}179x + 0{,}568 > 0{,}7 \iff 0{,}179x > 0{,}132 \iff x > \dfrac{0,132}{0,179}\)
Or \(\dfrac{0,132}{0,179} \approx 0{,}737\).
Il faudrait donc qu'au moins \(73{,}7\,\%\) des jeunes choisissent la conduite accompagnée pour dépasser un taux de réussite de 70 %.
Partie B
Une auto-école présente pour la première fois à l'examen de conduite 10 candidats qui ont suivi la formation de conduite accompagnée. On modélise le fait de passer les examens de conduite par des épreuves aléatoires indépendantes.
On note \(X\) la variable aléatoire donnant le nombre de ces 10 candidats qui auront leur permis dès la première tentative.
L'expérience élémentaire consiste à choisir un candidat; il y a deux possibilités: il est reçu, avec une probabilité \(p=0{,}747\), ou il ne l'est pas.
On réalise 10 fois cette expérience et on suppose que les épreuves aléatoires sont indépendantes.
Donc la variable aléatoire \(X\) donnant le nombre de ces 10 candidats qui auront leur permis dès la première tentative suit la loi binomiale de paramètres \(n=10\) et \(p=0{,}747\).
\(P(X \geqslant 6) = 1- P(X \leqslant 5)\)
À la calculatrice on trouve \(P(X \leqslant 5) \approx 0{,}082\) donc \(P(X \geqslant 6) \approx 0{,}918\).
On peut donc estimer à \(91{,}8\,\%\) le pourcentage de chances que sur 10 candidats, au moins 6 obtiennent le permis dès leur première tentative.
Attention, piège :Pour \(X\) suivant une loi binomiale, \(P(X \geqslant 6)=1-P(X \leqslant 5)\), et non \(1-P(X \leqslant 6)\). Comme la calculatrice ne donne souvent que \(P(X \leqslant k)\), il faut penser à utiliser \(k-1\) pour un événement du type \(X \geqslant k\).
\(E(X)=np=10\times 0{,}747=7{,}47\) et \(V(X)=np\left (1-p\right )=10\times 0{,}747 \times 0{,}253 \approx 1{,}890\)
Il y a aussi 40 candidats qui n'ont pas suivi la formation de conduite accompagnée et qui se présentent pour la première fois à l'examen de conduite. De la même manière, on note \(Y\) la variable aléatoire qui donne le nombre de ces candidats qui auront le permis à la première tentative. On admet que \(Y\) est indépendante de la variable \(X\) et qu'en fait \(E(Y)=22{,}53\) et \(V(Y)=9{,}81\).
On note alors \(Z\) la variable aléatoire comptant le nombre total de candidats (parmi les 50) qui auront le permis de conduire dès la première tentative.
D'après le texte: \(Z=X+Y\)
D'après la linéarité de l'espérance: \(E(Z)=E(X)+E(Y) = 7{,}47+ 22{,}53 = 30\).
Les variables \(X\) et \(Y\) sont indépendantes, donc on peut utiliser l'additivité de la variance: \(V(Z)=V(X)+V(Y) \approx 1{,}89 + 9{,}81 = 11{,}7\).
La variable aléatoire \(Z\) a pour espérance \(E(Z)\) et pour variance \(V(Z)\) donc, d'après l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, on a:
pour tout \(\delta\in\, \left ]0\;;\;+\infty \right [\), \(P\left ( \left |Z-E(Z) \right | \geqslant \delta \right ) \leqslant \dfrac{V(Z)}{\delta^2}\).
\(E(Z)=30\) et \(V(Z)=11{,}7\) donc l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev devient:
pour tout \(\delta\in\, \left ]0\;;\;+\infty \right [\), \(P\left ( \left |Z-30 \right | \geqslant \delta \right ) \leqslant \dfrac{11,7}{\delta^2}\).
On cherche la probabilité qu'il y ait moins de 20 ou plus de 40 candidats reçus.
\(Z\leqslant 20 \iff Z-30 \leqslant -10\) et \(Z \geqslant 40 \iff Z-30 \geqslant 10\)
\(\left ( (Z-30 \leqslant -10) \text{ ou } (Z-30 \geqslant 10) \right )\iff \left |Z-30 \right | \geqslant 10\)
Pour \(\delta=10\), l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev devient:
\(P\left ( \left |Z-30 \right | \geqslant 10 \right ) \leqslant \dfrac{11,7}{10^2}\) donc \(P\left ( \left |Z-30 \right | \geqslant 10 \right ) \leqslant 0{,}117\)
donc la probabilité qu'il y ait au plus 20 ou au moins 40 candidats qui aient leur permis dès la première tentative est inférieure à 0,12.
Exercice 2 (5 pts)
On étudie l'évolution de la population d'une espèce animale au sein d'une réserve naturelle.
Les effectifs de cette population ont été recensés à différentes années. Les données collectées sont présentées dans le tableau suivant :
| Année | 2000 | 2005 | 2010 | 2015 |
| Nombre d'individus | 50 | 64 | 80 | 100 |
Pour anticiper l'évolution de cette population, la direction de la réserve a choisi de modéliser le nombre d'individus en fonction du temps.
Pour cela, elle utilise une fonction, définie sur l'intervalle \([0 ~;~ +\infty [\), dont la variable \(x\) représente le temps écoulé, en année, à partir de l'année 2000.
Dans son modèle, l'image de 0 par cette fonction vaut 50, ce qui correspond au nombre d'individus en l'an 2000.
Partie A. Modèle 1
Dans cette partie, la direction de la réserve fait l'hypothèse que la fonction cherchée satisfait l'équation différentielle suivante :
\[y'=0{,}05 y-0{,}5 \quad\left(E_{1}\right)\]Résoudre l'équation différentielle \(\left(E_{1}\right)\) avec la condition initiale \(y(0)=50\).
Comparer les résultats du tableau avec ceux que l'on obtiendrait avec ce modèle.
Partie B. Modèle 2
Dans cette partie, la direction de la réserve fait l'hypothèse que la fonction cherchée satisfait l'équation différentielle suivante :
\[y'=0{,}05 y(1-0{,}00125 y)\]On note \(f\) la fonction définie sur \([0 ~;~ +\infty[\) par :
\[f(x)=\dfrac{800}{1+15 \mathrm{e}^{-0{,}05 x}}\]et \(C\) sa courbe représentative dans un repère orthonormé.
À l'aide d'un logiciel de calcul formel, on a obtenu les résultats suivants.
Pour toute la suite de l'exercice, on pourra utiliser ces résultats sans les démontrer, sauf pour la question 5.
| Instruction | Résultat | |
| 1 | \(f(x):=\dfrac{800}{1+15 \mathrm{e}^{-0{,}05 x}}\) | \(f(x)=\dfrac{800}{1+15 \mathrm{e}^{-0{,}05 x}}\) |
| 2 | \(f'(x):=\) Dérivée \((f(x))\) | \(f'(x)=\dfrac{600 \mathrm{e}^{-0{,}05 x}}{\left(1+15 \mathrm{e}^{-0{,}05 x}\right)^{2}}\) |
| 3 | \(f''(x):=\) Dérivée ( \(f'(x)\) ) | \(f''(x)=\dfrac{30 \mathrm{e}^{-0{,}05 x}}{\left(1+15 \mathrm{e}^{-0{,}05 x}\right)^{3}}\left(15 \mathrm{e}^{-0{,}05 x}-1\right)\) |
| 4 | Résoudre ( \(15 \mathrm{e}^{-0{,}05 x}-1 \geqslant 0\) ) | \(x \leqslant 20 \ln (15)\) |
Démontrer que la fonction \(f\) vérifie \(f(0)=50\) et que pour tout \(x \in \mathbb{R}\) :
\[f'(x)=0{,}05 f(x)(1-0{,}00125 f(x))\]On admet que cette fonction \(f\) est l'unique solution de \((E_{2})\) prenant la valeur initiale de 50 en 0.
Avec ce nouveau modèle \(f\), estimer l'effectif de cette population en 2050. Arrondir le résultat à l'unité.
Calculer la limite de \(f\) en \(+\infty\). Que peut-on en déduire quant à la courbe \(C\) ? Interpréter cette limite dans le cadre de ce problème concret.
Justifier que la fonction \(f\) est croissante sur \([0 ~;~+\infty[\).
Démontrer le résultat obtenu en ligne 4 du logiciel.
On admet que la vitesse de croissance de la population de cette espèce, exprimée en nombre d'individus par an, est modélisée par la fonction \(f'\).
Étudier la convexité de la fonction \(f\) sur l'intervalle \([0 ~;~ +\infty[\) et déterminer les coordonnées des éventuels points d'inflexion de la courbe \(C\).
La direction de la réserve affirme :
« Au vu de ce modèle, la vitesse de croissance de la population de cette espèce va augmenter pendant un peu plus de cinquante ans, puis va diminuer ». La direction a-t-elle raison? Justifier.
Voir le corrigé de l'exercice 2
On étudie l'évolution de la population d'une espèce animale au sein d'une réserve naturelle. Les effectifs de cette population ont été recensés à différentes années. Les données collectées sont présentées dans le tableau suivant :
| Année | 2000 | 2005 | 2010 | 2015 |
| Nombre d'individus | 50 | 64 | 80 | 100 |
Pour anticiper l'évolution de cette population, la direction de la réserve a choisi de modéliser le nombre d'individus en fonction du temps. Pour cela, elle utilise une fonction, définie sur l'intervalle \([0 ~;~ +\infty [\), dont la variable \(x\) représente le temps écoulé, en année, à partir de l'année 2000. Dans son modèle, l'image de 0 par cette fonction vaut 50, ce qui correspond au nombre d'individus en l'an 2000.
Partie A. Modèle 1
Dans cette partie, la direction de la réserve fait l'hypothèse que la fonction cherchée satisfait l'équation différentielle suivante : \(y'=0{,}05 y-0{,}5 \quad\left(E_{1}\right)\)
L'équation différentielle \(y=ay\) a pour solutions les fonctions \(y\) vérifiant
\(y(x)=C\mathrm{e}^{ax}\) où \(C\) est un réel quelconque.Donc l'équation différentielle \(y=0{,}05 y\) a pour solutions les fonctions \(y\) vérifiant \(y(x)=C\mathrm{e}^{0,05 x}\) où \(C\) est un réel quelconque.
On cherche une solution particulière constante \(k\) à l'équation \(\left (E_1\right )\).
On a donc \(0=0{,}05k-0{,}5\) donc \(k=10\).
Les solutions de l'équation \(\left (E_1\right )\) sont donc les fonctions \(y\) définies par
\(y(x)=C\mathrm{e}^{-0{,}05x}+10\) où \(C\in\mathbb{R}\).On cherche la solution vérifiant la condition initiale \(y(0)=50\).
On a donc \(C\mathrm{e}^{0}+10=50\) donc \(C=40\).
La solution de l'équation différentielle \(\left (E_1\right )\) vérifiant \(y(0)=50\) est la fonction \(y\) définie par \(y(x)=40\mathrm{e}^{0,05x}+10\).
On compare les résultats du tableau avec ceux que l'on obtiendrait avec ce modèle.
Année 2000 2005 2010 2015 Nombre d'individus 50 64 80 100 \(x\) 0 5 10 15 \(y(x)\) \(50\) \(61{,}36\) \(75{,}95\) \(94{,}68\)
Partie B. Modèle 2
Dans cette partie, la direction de la réserve fait l'hypothèse que la fonction cherchée satisfait l'équation différentielle suivante : \(y'=0{,}05 y \left (1-0{,}00125 y\right ) \quad (E_2)\).
On note \(f\) la fonction définie sur \([0 ~;~ +\infty[\) par : \(f(x)=\dfrac{800}{1+15 \mathrm{e}^{-0{,}05 x}}\),
et \(\mathcal{C}\) sa courbe représentative dans un repère orthonormé.
À l'aide d'un logiciel de calcul formel, on a obtenu les résultats suivants.

On a d'une part: \(f(0)=\dfrac{800}{1+15 \mathrm{e}^{0}} = \dfrac{800}{16}=50\)
\(0{,}05f(x)= \dfrac{0,05\times 800}{1+15\mathrm{e}^{-0{,}05x}} = \dfrac{40}{1+15\mathrm{e}^{-0{,}05x}}\)
\(0{,}00125 f(x) = \dfrac{0{,}00125\times 800}{1+15\mathrm{e}^{-0{,}05x}}= \dfrac{1}{1+15\mathrm{e}^{-0{,}05x}}\)
\(1- 0{,}00125 f(x) = 1- \dfrac{1}{1+15\mathrm{e}^{-0{,}05x}}= \dfrac{1+15\mathrm{e}^{-0{,}05x}-1}{1+15 \mathrm{e}^{-0{,}05x}} = \dfrac{15 \mathrm{e}^{-0{,}05x}}{1+15 \mathrm{e}^{-0{,}05x}}\)
\(\begin{aligned}[t] 0{,}05f(x) \left (1- 0{,}00125 f(x) \right ) & = \dfrac{40}{1+15\mathrm{e}^{-0{,}05x}} \times \dfrac{15 \mathrm{e}^{-0{,}05x}}{1+15 \mathrm{e}^{-0{,}05x}} = \dfrac{40\times 15 \mathrm{e}^{-0{,}05x}}{\left (1+15 \mathrm{e}^{-0{,}05x}\right )^2} \\ & = \dfrac{600 \mathrm{e}^{-0{,}05x}}{\left (1+15 \mathrm{e}^{-0{,}05x}\right )^2} = f'(x) \text{ d'après le tableau} \end{aligned}\)
On admet que cette fonction \(f\) est l'unique solution de \((E_{2})\) prenant la valeur initiale de 50 en 0.
Avec ce nouveau modèle \(f\), l'effectif de cette population en 2050 peut être estimé à \(f(50)\) soit environ 358.
\(\displaystyle\lim_{x\to +\infty} -0{,}05x = -\infty\) et \(\displaystyle\lim_{X\to -\infty} \mathrm{e}^{X}=0\) donc \(\displaystyle\lim_{x\to +\infty} \mathrm{e}^{-0{,}05x} = 0\)
On en déduit que \(\displaystyle\lim_{x\to +\infty} 1+15\mathrm{e}^{-0{,}05x} = 1\) et que \(\displaystyle\lim_{x\to +\infty} \dfrac{800}{1+15\mathrm{e}^{-0{,}05x}} = 800\).
Donc \(\displaystyle\lim_{x\to +\infty} f(x)=800\), ce qui prouve que la courbe \(\mathcal{C}\) admet la droite d'équation \(y=800\) comme asymptote horizontale en \(+\infty\).
Sur \([0 ~;~+\infty[\), \(f'(x)=\dfrac{600 \mathrm{e}^{-0{,}05 x}}{\left(1+15 \mathrm{e}^{-0{,}05 x}\right)^{2}}\).
Or pour tout réel \(X\), on sait que \(\mathrm{e}^{X}>0\), donc \(\mathrm{e}^{-0{,}05x}>0\) pour tout \(x\).
\(\left (1+15\mathrm{e}^{-0{,}05x}\right )^2>0\) donc \(f'(x)>0\).
On en conclut que la fonction \(f\) est croissante sur \([0 ~;~+\infty[\).
On résout l'inéquation \(15 \mathrm{e}^{-0{,}05 x}-1 \geqslant 0\).
\(\begin{aligned} 15 \mathrm{e}^{-0{,}05 x}-1 \geqslant 0 & \iff 15 \mathrm{e}^{-0{,}05 x} \geqslant 1 \iff \mathrm{e}^{-0{,}05 x} \geqslant \dfrac{1}{15} \iff -0{,}05 x \geqslant \ln\left (\dfrac{1}{15}\right )\\ & \iff x \leqslant \dfrac{ \ln\left (\frac{1}{15}\right )}{-0{,}05} \iff x \leqslant \dfrac{ -\ln\left (15 \right )}{-0{,}05} \iff x \leqslant 20\,\ln\left (15 \right ) \end{aligned}\)
On admet que la vitesse de croissance de la population de cette espèce, exprimée en nombre d'individus par an, est modélisée par la fonction \(f'\).
Pour étudier la convexité de la fonction \(f\) sur l'intervalle \([0 ~;~ +\infty[\), on détermine le signe de la dérivée seconde \(f''(x)\).
D'après le tableau: \(f''(x)=\dfrac{30 \mathrm{e}^{-0{,}05 x}}{\left(1+15 \mathrm{e}^{-0{,}05 x}\right)^{3}}\left(15 \mathrm{e}^{-0{,}05 x}-1\right)\).
D'après ce qui a été vu précédemment, \(f''(x)\) est du signe de \(\left(15 \mathrm{e}^{-0{,}05 x}-1\right)\).

En \(x=20\,\ln(15)\), \(f''(x)\) s'annule et change de signe, donc la courbe \(\mathcal{C}\) admet un point d'inflexion.
Si \(x=20\,\ln(15)\), \(15\mathrm{e}^{-0{,}05x}-1=0\) donc \(15\mathrm{e}^{-0{,}05\times 20\ln(15)}=1\)
\(f\left (20\ln(15)\right ) = \dfrac{800}{1+ 15\mathrm{e}^{-0{,}05\times 20\ln(15)}} = \dfrac{800}{1+1} = 400\)
Donc le point de coordonnées \((20\,\ln(15)\,,\, 400)\) est le seul point d'inflexion de la courbe \(\mathcal{C}\).
La direction de la réserve affirme : « Au vu de ce modèle, la vitesse de croissance de la population de cette espèce va augmenter pendant un peu plus de cinquante ans, puis va diminuer ».
On établit le tableau de variations de la fonction \(f'\) qui modélise la vitesse de croissance de la population de cette espèce, exprimée en nombre d'individus par an.

Or \(20\,\ln(15) \approx 54{,}2\) donc la direction a raison.
Attention, piège :Bien distinguer l’effectif \(f\), qui est croissant sur \([0~;~+\infty[\), de la vitesse de croissance \(f'\). Pour savoir si cette vitesse augmente ou diminue, c’est le signe de \(f''\) qu’il faut étudier : ici \(f''(x)>0\) sur \([0~;~20\ln(15)[\) donc \(f'\) augmente, puis \(f''(x)\lt 0\) sur \(]20\ln(15)~;~+\infty[\) donc \(f'\) diminue.
Exercice 3 (5 pts)
On considère la suite \((u_{n})\) définie par \(u_{0}=5\) et, pour tout entier naturel \(n\) :
\[u_{n+1}=2+\ln \left(u_{n}^{2}-3\right).\]On admet que cette suite est bien définie.
Partie A : Exploitation de programmes Python
Recopier et compléter le script Python ci-dessous pour que
suite(k)qui prend en paramètre un entier naturelk, renvoie la liste des \(k\) premières valeurs de la suite \((u_{n})\).Remarque : On précise que, pour tout réel strictement positif
a,log(a)renvoie la valeur du logarithme népérien dea.def suite(k): L = [] u = 5 for i in range(......): L.append(u) u=............ return(......)
On a exécuté
suite(9)ci-dessous. Émettre deux conjectures : l'une sur le sens de variation de la suite \((u_{n})\) et l'autre sur son éventuelle convergence.>>> suite(9) \(\left[\right.\) 5, 5.091042453358316, 5.131953749864703, 5.150037910978289, 5.157974010229213, 5.1614456706362954, 5.162962248594583, 5.163624356938671, 5.163913344065642\(\left.\right]\) On a ensuite créé la fonction
mystere(n)donnée ci-dessous et exécutémystere(10000), ce qui a renvoyé1.Cet affichage contredit-il la conjecture émise sur le sens de variation de la suite \((u_{n})\) ? Justifier.
def mystere(n): L = suite(n) c = 1 for i in range(n - 1): if L[i] > L[i + 1]: c = 0 return c
>>> mystere(10000) 1
Partie B : Partie B : Étude de la convergence de la suite ( \(\boldsymbol{u}_{\boldsymbol{n}}\) )
On considère la fonction \(g\) définie sur \([2 ~;~+\infty [\) par :
\[g(x)=2+\ln \left(x^{2}-3\right)\]On admet que \(g\) est dérivable sur \(\left[2 ~;~+\infty\left[\right.\right.\) et on note \(g'\) sa fonction dérivée.
Démontrer que la fonction \(g\) est croissante sur \([2 ~;~+\infty[\).
Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel \(n\) :
\[4 \leqslant u_{n} \leqslant u_{n+1} \leqslant 6.\]En déduire que la suite \(\left(u_{n}\right)\) converge.
Partie C : Étude de la valeur de la limite
On considère la fonction \(f\) définie sur [ 2 ; \(+\infty\) [ par :
\[f(x)=2+\ln \left(x^{2}-3\right)-x.\]On admet que \(f\) est dérivable sur \([2 ~;~+\infty[\) et on note \(f'\) sa fonction dérivée.
On donne le tableau de variations de \(f\) suivant. On ne demande aucune justification.

Montrer que l'équation \(f(x)=0\) admet exactement deux solutions sur \([2 ~;~+\infty[\) que l'on notera \(\alpha\) et \(\beta\) avec \(\alpha<\beta\).
Donner la valeur exacte de \(\alpha\) et une valeur approchée à \(10^{-3}\) près de \(\beta\).
On note \(\ell\) la limite de la suite \((u_{n})\).
Justifier que \(f(\ell)=0\) et déterminer \(\ell\).
Voir le corrigé de l'exercice 3
On considère la suite \((u_{n})\) définie par \(u_{0}=5\) et, pour tout \(n\) : \(u_{n+1}=2+\ln \left(u_{n}^{2}-3\right)\)
Partie A : Exploitation de programmes Python
On complète le script Python ci-dessous pour que
suite(k)renvoie la liste des \(k\) premières valeurs de la suite \((u_{n})\).def suite(k): L = [] u = 5 for i in range(k): L.append(u) u = 2 + log( u**2 - 3 return(L)
On a exécuté
suite(9)ci-dessous.>>> suite(9) \(\left[\right.\) 5, 5.091042453358316, 5.131953749864703, 5.150037910978289, 5.157974010229213, 5.1614456706362954, 5.162962248594583, 5.163624356938671, 5.163913344065642\(\left.\right]\) La suite \((u_n)\) semble croissante, mais on ne peut pas se prononcer sur sa limite.
On a ensuite créé la fonction
mystere(n)donnée ci-dessous et exécutémystere(10000), ce qui a renvoyé1.def mystere(n): L = suite(n) c = 1 for i in range(n - 1): if L[i] > L[i + 1]: c = 0 return c
La fonction
mystererenvoie 0 s'il existe un indice \(i\) pour lequelL[i] > L[i+1], c'est-à-dire \(u_{n}>u_{n+1}\). Commemystere(10000)renvoie 1, cela veut dire que pour tout \(i\leqslant 9999\), on a: \(u_{i} \leqslant u_{i+1}\).Cela ne contredit pas la conjecture faite sur la croissance de la suite \((u_n)\).
Partie B : Partie B : Étude de la convergence de la suite ( \(\boldsymbol{u}_{\boldsymbol{n}}\) )
On considère la fonction \(g\) définie sur \([2 ~;~+\infty [\) par : \(g(x)=2+\ln \left(x^{2}-3\right)\).
\(g'(x)= 0+ \dfrac{2x}{x^2-3} = \dfrac{2x}{x^2-3}\)
Sur \([2 ~;~+\infty[\), \(2x>0\) et \(x^2>4\) donc \(x^2-3>1>0\); donc \(g'(x)>\) sur \([2 ~;~+\infty[\), ce qui prouve que la fonction \(g\) est croissante sur \([2 ~;~+\infty[\).
On démontre par récurrence que la propriété \(4 \leqslant u_{n} \leqslant u_{n+1} \leqslant 6\) est vraie pour tout entier naturel \(n\).
Initialisation
\(u_0=5\) et \(u_1=2+\ln\left (5^2-3\right ) = 2+\ln(22) \approx 5{,}09\)
Donc \(4 \leqslant u_{0} \leqslant u_{1} \leqslant 6\); la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité
On suppose la propriété vraie au rang \(n\), c'est-à-dire \(4 \leqslant u_{n} \leqslant u_{n+1} \leqslant 6\).
D'après la définition de la fonction \(g\), on a \(u_{n+1}=g(u_n)\) pour tout \(n\).
On sait que la fonction \(g\) est croissante sur \([2\;;\;+\infty[\); donc de l'inégalité \(4 \leqslant u_{n} \leqslant u_{n+1} \leqslant 6\), on déduit \(g(4) \leqslant g\left (u_{n}\right ) \leqslant g\left (u_{n+1}\right ) \leqslant g(6)\).
\(g(4)\approx 4{,}56\); \(g\left (u_n\right )=u_{n+1}\); \(g\left (u_{n+1}\right )=u_{n+2}\) et \(g(6)\approx 5{,}5\)
On a donc \(4{,}5 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n+2} \leqslant 5{,}5\), ce qui entraine \(4 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n+2} \leqslant 6\).
La propriété est donc héréditaire.
Conclusion
La propriété est vraie au rang 0 et elle est héréditaire pour tout \(n\geqslant 0\) donc, d'après le principe de récurrence, elle est vraie pour tout entier naturel \(n\).
On a donc démontré que, pour tout \(n\) : \(4 \leqslant u_{n} \leqslant u_{n+1} \leqslant 6\).
\(u_{n}\leqslant u_{n+1}\) donc la suite \((u_n)\) est croissante;
\(u_n \leqslant 6\) donc la suite \((u_n)\) est majorée.
La suite \((u_n)\) est croissante et majorée donc, d'après le théorème de la convergence monotone, elle est convergente.
Partie C : Étude de la valeur de la limite
On considère la fonction \(f\) définie sur [ 2 ; \(+\infty\) [ par : \(f(x)=2+\ln \left(x^{2}-3\right)-x\).
On donne le tableau de variations de \(f\) suivant.

D'après le tableau de variations de \(f\), on voit que \(f(2)=0\).
On complète le tableau:
Donc l'équation \(f(x)=0\) admet exactement deux solutions sur l'intervalle \([2 ~;~+\infty[\) que l'on notera \(\alpha=2\) et \(\beta \in \left [ 3\;; +\infty \right [\)
On a vu que \(\alpha=2\).
\(f(5)<0<f(6)\) donc \(\beta \in \left [ 5\;; 6 \right ]\);
\(f(5{,}1)<0<f(5;2)\) donc \(\beta \in \left [ 5{,}1\;; 5{,}2 \right ]\);
\(f(5{,}16)<0<f(5;17)\) donc \(\beta \in \left [ 5{,}16\;; 5{,}17 \right ]\);
\(f(5{,}164)<0<f(5;165)\) donc \(\beta \in \left [ 5{,}164\;; 5{,}165 \right ]\).
Donc \(5{,}164\) une valeur approchée à \(10^{-3}\) près de \(\beta\).
On note \(\ell\) la limite de la suite \((u_{n})\).
\(f(x)=g(x) - x\) donc \(g(x)=x \iff f(x)=0\)
Pour tout \(n\), on a \(g\left (u_n\right )=u_{n+1}\) donc, par passage à la limite on a \(g(\ell)=\ell\), ce qui équivaut à \(f(\ell) = 0\).
\(u_0 = 5\) et la suite \((u_n)\) est croissante donc \(\ell\geqslant 5\).
\(\ell\geqslant 5\) et \(\ell\) vérifie \(f(\ell) = 0\); d'après les questions précédentes, on peut en déduire que \(\ell = \beta\).
Attention, piège :Pour passer à la limite dans \(u_{n+1}=g(u_n)\), il ne suffit pas que \((u_n)\) converge ; il faut aussi que \(g\) soit continue en \(\ell\). Ici \(g\) est dérivable sur \([2~;~+\infty[\) donc continue en \(\ell\), ce qui permet d'écrire \(\lim g(u_n)=g(\ell)\).
Exercice 4 (5 pts)
Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.
Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.
On considère la fonction \(f\) définie sur \(]0 ~;~ +\infty [\) par : \(f(x)=x \ln(x)\).
Affirmation 1 :
\[\int_{1}^{\mathrm{e}} f(x) \,\mathrm{d} x=\dfrac{\mathrm{e}^{2}+1}{4}\]Soient \(n\) et \(k\) deux entiers naturels non nuls tels que \(k \leqslant n\).
Affirmation 2 :
\[n \times\binom{ n-1}{k-1}=k \times\binom{ n}{k}\]Pour les trois affirmations suivantes, on considère que l'espace est muni d'un repère orthonormé \(\left(\text{O}~;~\overrightarrow{\imath},~\overrightarrow{\jmath},~\overrightarrow{k}\right)\).
Soit \(d\) la droite de représentation paramétrique : \(\left\{\begin{array}{l c l} x&=&\phantom{2}t+1 \\ y&=&2 t+1 \\ z&=&-t \end{array},\quad t \in \mathbb{R}\right.\).
Soit \(d'\) la droite de représentation paramétrique : \(\left\{\begin{array}{l c l} x&=&2t'-1 \\ y&=&-t'+2 \\ z&=&\phantom{-}t'+1 \end{array},\quad t' \in \mathbb{R}\right.\).
Soit \(P\) le plan d'équation cartésienne : \(2 x+y-2 z+18=0\).
Soit A le point de coordonnées \((-1 ~;~-3 ~;~ 2)\) et B le point de coordonnées \((-5 ~;~-5~;~6)\).
On appelle plan médiateur du segment [AB] le plan passant par le milieu du segment [AB] et orthogonal à la droite (AB).
Affirmation 3 : Le point A appartient à la droite \(d\).
Affirmation 4 : Les droites \(d\) et \(d'\) sont sécantes.
Affirmation 5 : Le plan \(P\) est le plan médiateur du segment [AB].
Voir le corrigé de l'exercice 4
On considère la fonction \(f\) définie sur \(]0 ~;~ +\infty [\) par : \(f(x)=x\, \ln(x)\).
Affirmation 1 : \(\displaystyle\int_{1}^{\mathrm{e}} f(x) \,\mathrm{d} x=\dfrac{\mathrm{e}^{2}+1}{4}\)
On calcule \(\displaystyle\int_{1}^{\mathrm{e}} f(x) \text{\,d}x = \displaystyle\int_{1}^{\mathrm{e}} x\,\ln(x) \text{\,d}x\) en faisant une intégration par parties:
\(\displaystyle\int_{a}^{b} u'(x)\,v(x) \text{\,d}x = \left [u(x)\,v(x) \right ]_{a}^{b}- \int_{a}^{b} u(x) \, v'(x) \text{\,d}x\).
\(\left \{ \begin{array}{r !{=} l !{\implies} r !{=} l} u'(x) & x & u(x) & \dfrac{x^2}{2}\\[8pt] v(x) & \ln(x) & v'(x) & \dfrac{1}{x} \end{array} \right .\)
\(\begin{aligned} \displaystyle\int_{1}^{\mathrm{e}} x\,\ln(x) \text{\,d}x & = \left [\dfrac{x^2}{2}\times \ln(x) \right ]_{1}^{\mathrm{e}}- \int_{1}^{\mathrm{e}} \dfrac{x^2}{2}\times \dfrac{1}{x} \text{\,d}x = \left [\dfrac{x^2}{2}\times \ln(x) \right ]_{1}^{\mathrm{e}}- \int_{1}^{\mathrm{e}} \dfrac{x}{2} \text{\,d}x\\ & = \left [\dfrac{x^2}{2}\times \ln(x) \right ]_{1}^{\mathrm{e}}- \left [ \dfrac{x^2}{4} \right ]_{1}^{\mathrm{e}} = \left [\dfrac{\mathrm{e}^2}{2}\times \ln(\mathrm{e}) - \dfrac{1^2}{2}\times \ln(1) \right ]- \left [ \dfrac{\mathrm{e}^2}{4} - \dfrac{1^2}{4} \right ]\\ & = \dfrac{\mathrm{e}^2}{2} - 0 - \dfrac{\mathrm{e}^2}{4} + \dfrac{1}{4} = \dfrac{\mathrm{e}^2}{4}+\dfrac{1}{4} = \dfrac{\mathrm{e}^2+1}{4} \end{aligned}\)
Affirmation 1 vraie
Soient \(n\) et \(k\) deux entiers naturels non nuls tels que \(k \leqslant n\).
Affirmation 2 : \(\displaystyle n \times\binom{n-1}{k-1}=k \times\binom{ n}{k}\)
On va utiliser les propriétés: \(\dfrac{k}{k\,!} = \dfrac{1}{(k-1)\,!}\) et \(n\,! = n\times (n-1)\,!\).
\(\displaystyle\binom{n}{k}= \dfrac{n\,!}{k\,! \times (n-k)\,!}\) donc
\(\displaystyle k\times \binom{n}{k}= k\times \dfrac{n\,!}{k\,! \times (n-k)\,!} = \dfrac{k\times n\,!}{k\,! \times (n-k)\,!} = \dfrac{n\,!}{(k-1)\,! \times (n-k)\,!}\)
\(\begin{aligned}[t] \displaystyle\binom{n-1}{k-1} & = \dfrac{(n-1)\,!}{(k-1)\,! \times \left ((n-1)-(k-1)\right )\,!} = \dfrac{(n-1)\,!}{(k-1)\,! \times (n-1-k+1)\,!}\\ &= \dfrac{(n-1)\,!}{(k-1)\,! \times (n-k)\,!} \text{ donc} \end{aligned}\)
\(\displaystyle n\times \binom{n-1}{k-1} = n\times \dfrac{(n-1)\,!}{(k-1)\,! \times (n-k)\,!} = \dfrac{n\times (n-1)\,!}{(k-1)\,! \times (n-k)\,!} == \dfrac{n\,!}{(k-1)\,! \times (n-k)\,!}\)
Affirmation 2 vraie
Pour les trois affirmations suivantes, on considère que l'espace est muni d'un repère orthonormé \(\left(\text{O}~;~\overrightarrow{\imath},~\overrightarrow{\jmath},~\overrightarrow{k}\right)\).
Soit \(d\) la droite de représentation paramétrique : \(\left\{\begin{array}{l c l} x&=&\phantom{2}t+1 \\ y&=&2 t+1 \\ z&=&-t \end{array},\quad t \in \mathbb{R}\right.\).
Soit \(d'\) la droite de représentation paramétrique : \(\left\{\begin{array}{l c l} x&=&2t'-1 \\ y&=&-t'+2 \\ z&=&\phantom{-}t'+1 \end{array},\quad t' \in \mathbb{R}\right.\).
Soit \(P\) le plan d'équation cartésienne : \(2 x+y-2 z+18=0\).
Soit A le point de coordonnées \((-1 ~;~-3 ~;~ 2)\) et B le point de coordonnées \((-5 ~;~-5~;~6)\).
On appelle plan médiateur du segment [AB] le plan passant par le milieu du segment [AB] et orthogonal à la droite (AB).
Affirmation 3 : Le point A appartient à la droite \(d\).
\(A\in d\) si et seulement s'il existe un réel \(t\) tel que: \(\left\{ \begin{array}{r !{=} l} -1 &t+1 \\ -3 &2 t+1 \\ 2 &-t \end{array} \right.\)
Le réel \(t=-2\) vérifie les trois égalités donc le point A appartient à la droite \(d\).
Affirmation 3 vraie
Affirmation 4 : Les droites \(d\) et \(d'\) sont sécantes.
\(d\) et \(d'\) sont sécantes s'il existe un couple \((t\,,\,t')\) tel que \(\left\{ \begin{array}{l !{=} r} t+1 & 2t'-1 \\ 2 t+1 & -t'+2 \\ -t & t'+1 \end{array} \right.\)
\(\left\{ \begin{array}{l !{=} r} t+1 & 2t'-1 \\ 2 t+1 & -t'+2 \\ -t & t'+1 \end{array} \right. \iff \left\{ \begin{array}{l !{=} r} t & 2t'-2 \\ 2 (2t'-2)+1 & -t'+2 \\ -(2t'-2) & t'+1 \end{array} \right.\)
\(\iff \left\{ \begin{array}{l !{=} r} t & 2t'-2 \\ 4t'-4+1 & -t'+2 \\ -2t'+2 & t'+1 \end{array} \right. \iff \left\{ \begin{array}{l !{=} r} t & 2t'-2 \\ 5t' & 5 \\ 1 & 3t' \end{array} \right. \iff \left\{ \begin{array}{l !{=} r} t & 2t'-2 \\ t' & 1 \\ \dfrac{1}{3} & t' \end{array} \right.\)
Le système n'a pas de solution donc les droites \(d\) et \(d'\) ne sont pas sécantes.
Affirmation 4 fausse
Affirmation 5 : Le plan \(P\) est le plan médiateur du segment [AB].
Le plan médiateur du segment [AB] est l'ensemble des points M de coordonnées \((x\,,\, y \,,\, z)\) tels que \(\text{MA} = \text{MB}\), ce qui équivaut à \(\text{MA}^2 = \text{MB}^2\).
\(\begin{aligned} \text{MA}^2 & = (x+1)^2+(y+3)^2 + (z-2)^2\\ & = x^2+2x+1 + y^2+6y+9+z^2-4z+4\\ & = x^2+2x + y^2+6y+z^2-4z+14 \end{aligned}\)
\(\begin{aligned} \text{MB}^2 & = (x+5)^2+(y+5)^2+ (z-6)^2\\ & = x^2+10x+25 + y^2+10y +25 +z^2-12z+36\\ & = x^2+10x + y^2+10y+z^2-12z+86 \end{aligned}\)
\(\begin{aligned} \text{MA}^2 = \text{MB}^2 & \iff x^2+2x + y^2+6y+z^2-4z+14 = x^2+10x + y^2+10y+z^2-12z+86\\ & \iff -8x -4y + 8z -72=0 \iff -4\left ( 2x +y -2z +18\right ) = 0\\ & \iff 2x+y-2z +18 = 0 \end{aligned}\)
On retrouve l'équation du plan \(P\) donc \(P\) est le plan médiateur du segment [AB].
Affirmation 5 vraie
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