Annales Bac · Spécialité mathématiques › 2025

2025Bac spé maths · Amérique du Nord · Jour 2

Épreuve écrite de spécialité mathématiques, série générale · 22 mai 2025

22 mai 2025Durée : 4 heures20 points4 exercices
Fiche « Démonstration par récurrence »Fiche « Dérivée seconde et convexité »Fiche « Équation cartésienne d'un plan »Fiche « Loi binomiale »Couverture des fiches magiques Terminale spé maths

40 fiches · tout le programme

📒 Les fiches magiques

Exercice 1 (5 pts)

Au basket-ball, il est possible de marquer des paniers rapportant un point, deux points ou trois points.

Les parties A et B sont indépendantes.

Partie A

L'entraineur d'une équipe de basket décide d'étudier les statistiques de réussite des lancers de ses joueurs. Il constate qu'à l'entrainement, lorsque Victor tente un panier à trois points, il le réussit avec une probabilité de \(0{,}32\).

Lors d'un entrainement, Victor effectue une série de \(15\) lancers à trois points. On suppose que ces lancers sont indépendants.

On note \(N\) la variable aléatoire qui donne le nombre de paniers marqués.

Les résultats des probabilités demandées seront, si nécessaire, arrondis au millième.

  1. On admet que la variable aléatoire \(N\) suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.

  2. Calculer la probabilité que Victor réussisse exactement 4 paniers lors de cette série.

  3. Déterminer la probabilité que Victor réussisse au plus 6 paniers lors de cette série.

  4. Déterminer l'espérance de la variable aléatoire \(N\).

  5. On note \(T\) la variable aléatoire qui donne le nombre de points marqués après cette série de lancers.

    1. Exprimer \(T\) en fonction de \(N\).

    2. En déduire l'espérance de la variable aléatoire \(T\). Donner une interprétation de cette valeur dans le contexte de l'exercice.

    3. Calculer \(P(12 \leqslant T \leqslant 18)\).

Partie B

On note \(X\) la variable aléatoire donnant le nombre de points marqués par Victor lors d'un match.

On admet que l'espérance \(E(X) = 22\) et la variance \(V(X) = 65\).

Victor joue \(n\) matchs, où \(n\) est un nombre entier strictement positif.

On note \(X_{1}, X_{2}, \ldots, X_{n}\) les variables aléatoires donnant le nombre de points marqués au cours des \(1^{\text{er}},\, 2^{\text{e}},\, \ldots, n\)-ième matchs. On admet que les variables aléatoires \(X_{1},\, X_{2},\, \ldots,\, X_{n}\) sont indépendantes et suivent la même loi que celle de \(X\).

On pose \(\quad M_{n}=\dfrac{X_{1} + X_{2} + \ldots + X_{n}}{n}\).

  1. Dans cette question, on prend \(n = 50\).

    1. Que représente la variable aléatoire \(M_{50}\) ?

    2. Déterminer l'espérance et la variance de \(M_{50}\).

    3. Démontrer que \(P\left(\left|M_{50}-22\right| \geqslant 3\right) \leqslant \dfrac{13}{90}\).

    4. En déduire que la probabilité de l'évènement « \(19<M_{50}<25\) » est strictement supérieure à 0,85.

  2. Indiquer, en justifiant, si l'affirmation suivante est vraie ou fausse :

    « Il n'existe aucun entier naturel \(n\) tel que \(P\big(\left|M_{n}-22\right| \geqslant 3\big)< 0{,}01\) ».

Voir le corrigé de l'exercice 1

Les parties A et B sont indépendantes.

Partie A

On note \(N\) la variable aléatoire qui donne le nombre de paniers marqués.

Les résultats des probabilités demandées seront, si nécessaire, arrondis au millième.

  1. L'épreuve est effectuée 15 fois de façon indépendante et à chaque lancer la probabilité de marquer est égale à \(0{,}32\). \(N\) suit donc la loi binomiale \(\mathcal{B}(15~;~0{,}32)\).

  2. La probabilité que Victor réussisse exactement 4 paniers est :

    \(P(N = 4) = \displaystyle \binom{15}{4}\times 0{,}32^4 \times (1 - 0{,}32)^{15-4} \approx 0{,}206\) au millième près.

  3. La probabilité que Victor réussisse au plus 6 paniers est :

    \(P(N \leqslant 6) = P(N=0) + P(N = 1) + \ldots + P(N = 6) \approx 0{,}828\) (calculatrice).

  4. On sait que : \(E(N) = n \times p = 15 \times 0{,}32 = 4{,}8\).

    Donc en moyenne sur 150 lancers, Victor marque 48 paniers.

    1. Chaque lancer étant à 3 points, on a donc \(T = 3N\).

    2. On a \(E(T) = E (3N) = 3E(N)\)  d'après la linéarité de l'espérance, soit

      \(E(T) = 3 \times 4{,}8 = 14{,}4\), donc une moyenne de 144 points marqués sur 150 lancers.

    3. On a \(P(12 \leqslant T = 3N \leqslant 18) = P(4 \leqslant N \leqslant 6)\).

      Cette probabilité est égale à :

      \(P(4 \leqslant N \leqslant 6) = P(N=4) + P(N=5) + P(N = 6) \approx 0{,}206 + 0{,}213 + 0{,}167\), soit

      \[P(12 \leqslant T \leqslant 18) \approx 0{,}586.\]

Partie B

  1. Dans cette question, on prend \(n = 50\).

    1. \(M_{50}\) représente la moyenne empirique, sur 50 matchs, des points marqués par Victor

    2. \(\bullet~\)Chaque variable \(X_1,\ldots, X_{50}\) suit la même loi que \(X\) donc on a :

      \(E(M_{50}) = E (X) = 22\) ;

      \(\bullet~\) Comme les variables \(X_1\), \(X_2\),... \(X_50\) sont indépendantes, on en déduit :   \(V(M_{50}) = \dfrac{1}{50}V(X) = \dfrac{1}{50} \times 65 = \dfrac{65}{50} = \dfrac{130}{100} = 1{,}3\).

    3. D'après l'inégalité de Bienaymé-Tchébychev, pour une variable aléatoire \(X\) d’espérance \(E(X)\) et de variance \(V (X)\), pour tout réel \(a > 0\) :

      \[P(|X - E(X)|\geqslant a) \leqslant \dfrac{V(X)}{a^2}\]

      donc ici : \(P(|M_{50} - E(M_{50})| \geqslant 3) \leqslant \dfrac{V(M_{50})}{3^2}\)

      Comme \(\dfrac{V(M_{50})}{3^2} = \dfrac{1,3}{9} = \dfrac{13}{90}\), on a bien : \(P\left(\left|M_{50}- 22\right| \geqslant 3\right) \leqslant \dfrac{13}{90}\).

    4. L'événement « \(19 <M_{50}< 25\) » revient à \(\left|M_{50} - 22 \right| < 3\) et

      \(P\big(\left|M_{50} - 22 \right| < 3\big) = 1 - P\big(\left|M_{50} - 22 \right| \geqslant 3\big)\).

      Soit \(P\big(\left|M_{50} - 22 \right| \geqslant 3\big) \leqslant \dfrac{13}{90}\) entraîne \(P\big(19 < M_{50} < 25 \big) \geqslant 1 - \dfrac{13}{90} = \dfrac{77}{90} \approx 0{,}856\) : cette probabilité est bien supérieure à 0,85.

  2. D'après la loi faible des grands nombres, \(\forall t \in \mathbb{R}^{*+}, \quad \lim\limits_{n \to +\infty} P\Big(\big|M_n - E(X)\big| \geqslant t\Big) = 0\), donc en particulier ici, \(\lim\limits_{n \to +\infty} P\Big(\big|M_n - 22\big| \geqslant 3\Big) = 0\) .

    donc pour tout \(r>0\) il existe un rang \(N\) tel que pour tout \(n \geqslant N\), \(P\big(\left|M_{n}-22\right| \geqslant 3\big)< r\) et c'est vrai en particulier pour \(r=0{,}01\).

    L'affirmation est donc fausse.

    Autre méthode :

    Pour tout réel \(t>0\), d'après l'inégalité de concentration, on a :

    \(P\big(\left|M_n-E(X)\right| \geqslant t\big) \leqslant \dfrac{V(X)}{t^2 n}\)

    Pour \(t=3\) on obtient : \(P\big(|M_n-22| \geqslant 3\big)\leqslant \dfrac{65}{ n \times 3^2}\).

    On veut donc que :  \(\begin{aligned}[t] \dfrac{65}{9 n} \leqslant 0{,}01 &\iff \dfrac{6500}{9} \leqslant n \\ &\iff 722+\dfrac{2}{9}\leqslant n \end{aligned}\)

    L'inégalité est donc vraie pour tout entier \(n \geqslant 723\).

Exercice 2 (5 pts)

Un des objectifs de cet exercice est de déterminer une approximation du nombre réel \(\ln(2)\), en utilisant une des méthodes du mathématicien anglais Henry Briggs au XVIe siècle.

On désigne par \(\left(u_{n}\right)\) la suite définie par :

\[u_{0}=2 \quad \text { et, pour tout entier naturel } n,\quad u_{n+1}=\sqrt{u_{n}}\]

Partie A

    1. Donner la valeur exacte de \(u_{1}\) et de \(u_{2}\).

    2. Émettre une conjecture, à l'aide de la calculatrice, sur le sens de variation et la limite éventuelle de la suite.

    1. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel \(n\),  \(1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n}\).

    2. En déduire que la suite \(\left(u_{n}\right)\) est convergente.

    3. Résoudre dans l'intervalle \([0~;~+\infty[\) l'équation \(\sqrt{x} =x\).

    4. Déterminer, en justifiant, la limite de la suite \(\left(u_{n}\right)\).

Partie B

On désigne par \(\left(v_{n}\right)\) la suite définie pour tout entier naturel \(n\) par \(v_{n}=\ln \left(u_{n}\right)\).

    1. Démontrer que la suite \(\left(v_{n}\right)\) est géométrique de raison \(\dfrac{1}{2}\).

    2. Exprimer \(v_{n}\) en fonction de \(n\), pour tout entier naturel \(n\).

    3. En déduire que, pour tout entier naturel \(n\),  \(\ln (2)=2^{n} \ln \left(u_{n}\right)\).

  1. On a tracé ci-dessous dans un repère orthonormé la courbe \(\mathscr{C}\) de la fonction ln et la tangente T à la courbe \(\mathscr{C}\) au point d'abscisse 1.

    Une équation de la droite T est \(y = x - 1\).

    Les points \(\mathrm{A}_{0}\), \(\mathrm{A}_{1}\), \(\mathrm{A}_{2}\) ont pour abscisses respectives \(u_{0}\), \(u_{1}\) et \(u_{2}\) et pour ordonnée 0.

    Figure de l'exercice 2

    On décide de prendre \(x - 1\) comme approximation de \(\ln (x)\) lorsque \(x\) appartient à l'intervalle \(]0{,}99~;~1{,}01[\).

    1. Déterminer à l'aide de la calculatrice le plus petit entier naturel \(k\) tel que \(u_{k}\) appartienne à l'intervalle \(]0{,}99 ~;~1{,}01[\) et donner une valeur approchée de \(u_{k}\) à \(10^{-5}\) près.

    2. En déduire une approximation de \(\ln \left(u_{k}\right)\).

    3. Déduire des questions 1. c. et 2. b. de la partie B une approximation de \(\ln (2)\).

  2. On généralise la méthode précédente à tout réel \(a\) strictement supérieur à 1.

    Recopier et compléter l'algorithme ci-dessous afin que l'appel Briggs(a) renvoie une approximation de \(\ln (a)\).

    On rappelle que l'instruction en langage Python sqrt(a) correspond à \(\sqrt{a}\).

    from math import*
    def Briggs(a):
         n = 0
         while a >= 1.01:
    	          a = sqrt(a)
    	          n = n+1
    	     L =…
    	return L
Voir le corrigé de l'exercice 2

On désigne par \(\left(u_{n}\right)\) la suite définie par :

\[u_{0}=2 \quad \text { et, pour tout entier naturel } n,\quad u_{n+1}=\sqrt{u_{n}}\]

Partie A

    1. \(u_1=\sqrt{u_0}=\sqrt{2}\)

      \(u_2=\sqrt{u_1} =\sqrt{\sqrt{2}}\).

    2. À l'aide de la calculatrice, on peut conjecturer que la suite est décroissante et converge vers 1.

    1. Posons, pour tout entier naturel \(n\), l'affirmation \(P_n\) : « \(1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n}\) ».

      Initialisation : On a calculé \(u_1 = \sqrt{2} \approx 1{,}414\) et \(u_0=2\)

      On a donc bien \(1 \leqslant u_1 \leqslant u_0\).

      L'affirmation \(P_0\) est donc vraie.

      Hérédité : Soit \(n\) un entier naturel non nul. On suppose que l'affirmation \(P_n\) est vraie, c'est-à-dire que \(1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n}\).

      Montrons que l'affirmation \(P_{n+1}\) est vraie, c'est à dire que \(1 \leqslant u_{n+2} \leqslant u_{n+1}\)

      Par hypothèse de récurrence, on a :

      \(\begin{aligned}[t] 1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_n &\implies \sqrt{1} \leqslant \sqrt{u_{n+1}} \leqslant \sqrt{u_n}\\ &\qquad \text{car la fonction racine carrée est croissante sur } \mathbb{R}^+ \\ &\implies 1 \leqslant u_{n+2} \leqslant u_{n+1} \end{aligned}\)

      Si, pour \(n\) naturel, \(P_n\) est vraie, alors \(P_{n+1}\) est vraie également.

      Conclusion : L'affirmation \(P_0\) est vraie, et, pour tout entier naturel non nul \(n\), la véracité de l'affirmation est héréditaire : d'après le principe de récurrence, on en déduit que pour tout entier naturel non nul \(n\), on a : \(1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n}\).

    2. D'après la question précédente, pour tout entier \(n\), \(1\leqslant u_n\) donc la suite \(\left(u_n\right)\) est minorée par 1.

      Et pour tout entier \(n\), \(u_{n+1}\leqslant u_n\) donc la suite \(\left( u_n\right)\) est décroissante.

      Or toute suite décroissante et minorée est convergente donc, la suite \(\left( u_n\right)\) est convergente vers une limite \(\ell \geqslant 1\).

    3. Soit \(x \in [0~;~+\infty[\) :

      \(\begin{aligned}\sqrt{x} =x &\iff x =x^2 \text { car }x\geqslant 0 \\ &\iff x^2-x=0\\ & \iff x(x-1)=0\\ &\iff x=0 \text{ ou } x=1 \end{aligned}\).

      L'équation \(\sqrt{x}=x\) admet deux solutions sur \([0~;~+\infty[\) : 0 et 1.

    4. La suite \(\left(u_{n}\right)\) est convergente vers \(\ell\) et est définie par récurrence par :

      \(\forall n \in \mathbb{N}, \quad u_{n+1}=f(u_n)\)   où \(f\) est la fonction racine carrée qui est continue sur \([0~;~+\infty[\).

      D'après le théorème du point fixe, \(\ell\) est solution de l'équation \(f(x) = x\).

      Nous avons résolu cette équation à la question précédente, les solutions sont 0 et 1, or d'après la question A. 1. b., \(\ell \geqslant 1\) donc \(\ell =1\).

      donc : \(\lim\limits_{n\to +\infty} u_n = 1\)

Partie B

    1. Soit \(n \in \mathbb{N}\) : \(\begin{aligned}[t] v_{n+1}& =\ln \left(u_{n+1}\right)\\ &= \ln \left( \sqrt{u_{n}}\right)\\ & = \dfrac{1}{2}\ln\left(u_n\right)\\ &= \dfrac{1}{2}v_n \end{aligned}\)

      La suite \(\left(v_{n}\right)\) est donc géométrique de raison \(q=\dfrac{1}{2}\) et de premier terme \(v_0=\ln\left(u_0\right)=\ln(2)\).

    2. On a donc, pour tout entier naturel \(n\), \(v_n=v_0\times q^n=\ln(2)\left(\dfrac{1}{2}\right)^n=\dfrac{\ln(2)}{2^n}\).

    3. Or, pour tout entier naturel \(n\), \(v_n=\ln \left(u_{n}\right)\) donc \(\dfrac{\ln\left( 2 \right)}{2^n}= \ln \left(u_{n}\right)\) c'est à dire : \(\ln(2)=2^n\ln\left(u_n\right)\).

    1. À l'aide de la calculatrice on trouve que pour tout \(k<7\), \(u_k > 1{,}01\) et \(u_{7}\approx 1{,}00543\) donc \(k=7\).

    2. On décide de prendre \(x - 1\) comme approximation de \(\ln (x)\) lorsque \(x\) appartient à l'intervalle \(]0{,}99~;~1{,}01[\) donc \(\ln\left(u_{7}\right)\approx u_{7} - 1 \approx 0{,}00543\).

    3. D'après les questions 1. c. et 2. b. de la partie B une approximation de \(\ln (2)\) est \(2^7\ln\left(u_7\right)\) soit \(2^7 \times 0{,}00543\) c'est à dire \(0{,}695\).

  1. On généralise la méthode précédente à tout réel \(a\) strictement supérieur à 1.

    from math import*
    def Briggs(a):
         n = 0
         while a >= 1.01:
              a = sqrt(a)
              n = n+1
         L =2**n *(a-1)
    return L

Exercice 3 (5 pts)

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée.

Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

PARTIE A

ABCDEFGH est un cube d'arête de longueur 1.

Les points I, J, K, L et M sont les milieux respectifs des arêtes [AB], [BF], [AE], [CD] et [DH].

Figure de l'exercice 3

Affirmation 1 : « \(\overrightarrow{\text{JH}} = 2\overrightarrow{\text{BI}} + \overrightarrow{\text{DM}} - \overrightarrow{\text{CB}}\) »

Affirmation 2 : « Le triplet de vecteurs \(\left(\overrightarrow{\text{AB}},~\overrightarrow{\text{AH}},~\overrightarrow{\text{AG}}\right)\) est une base de l'espace. »

Affirmation 3 : « \(\overrightarrow{\text{IB}} \cdot \overrightarrow{\text{LM}} = - \dfrac 14\). »

PARTIE B

Dans l'espace muni d'un repère orthonormé, on considère :

  • le plan \(\mathcal{P}\) d'équation cartésienne \(2x - y + 3z + 6 = 0\)

  • les points A\((2~;~0~;~-1)\) et B\((5~;~-3~;~7)\)

Affirmation 4 : « Le plan \(\mathcal{P}\) et la droite (AB) sont parallèles. »

Affirmation 5 : « Le plan \(\mathcal{P}'\) parallèle à \(\mathcal{P}\) passant par B a pour équation cartésienne \(-2x + y - 3z + 34 = 0\) »

Affirmation 6 : « La distance du point A au plan \(\mathcal{P}\) est égale à \(\dfrac{\sqrt{14}}{2}\). »

On note \((d)\) la droite de représentation paramétrique

\[\left\{\begin{array}{l c l} x &=&-12 + 2k\\ y &=&\phantom{-}6\\ z &=&\phantom{-}3 - \phantom{-}5k \end{array}\right., \text{où}\, \:k \in \mathbb{R}\]

Affirmation 7 : « Les droites (AB) et \((d)\) ne sont pas coplanaires. »

Voir le corrigé de l'exercice 3

PARTIE A

Affirmation 1 : Vraie

\(\begin{aligned}\overrightarrow{\text{JH}} & = \overrightarrow{\text{JF}} +\overrightarrow{\text{FE}} +\overrightarrow{\text{EH}}\\ & = \dfrac{1}{2}\overrightarrow{\text{BF}}+ \overrightarrow{\text{BA}}+\overrightarrow{\text{BC}}\\ &= \dfrac{1}{2}\overrightarrow{\text{DH}}+ 2\overrightarrow{\text{BI}}-\overrightarrow{\text{CB}}\\ & =\overrightarrow{\text{DM}} + 2\overrightarrow{\text{BI}} + - \overrightarrow{\text{CB}} \end{aligned}\)

Affirmation 2 : Fausse

\(\overrightarrow{\text{AG}}=\overrightarrow{\text{AB}}+\overrightarrow{\text{BG}} = \overrightarrow{\text{AB}}+\overrightarrow{\text{AH}}\)

On peut exprimer \(\overrightarrow{\mathrm{AG}}\) comme combinaison linéaire de \(\overrightarrow{\mathrm{AB}}\) et \(\overrightarrow{\mathrm{AH}}\) : les trois vecteurs sont coplanaires et donc le triplet de vecteurs \(\left(\overrightarrow{\text{AB}}~,~\overrightarrow{\text{AH}}~,~ \overrightarrow{\text{AG}}\right)\) n'est pas une base de l'espace.

Affirmation 3 : Vraie

\(\begin{aligned} \overrightarrow{\text{IB}} \cdot \overrightarrow{\text{LM}} &= \overrightarrow{\text{IB}} \cdot \overrightarrow{\text{IK}}\quad \text{car }\overrightarrow{\mathrm{LM}} = \overrightarrow{\mathrm{IK}}\\ &= \overrightarrow{\text{IB}} \cdot \overrightarrow{\text{IA}}\quad \text{ car A est le projeté orthogonal de K sur la droite (AB)}\\ &= -{\text{IB}} \times {\text{IA}} \quad\text{ car les vecteurs sont colinéaires de sens contraire}\\ &= - \dfrac 12 \times \dfrac 12 \quad\text{car l'arête est de longueur 1 et I est le milieu de l'arête [AB]}\\ &= -\dfrac 14 \end{aligned}\)

PARTIE B

Affirmation 4 : Fausse

\(\overrightarrow{\mathrm{AB}}\begin{pmatrix}x_\mathrm{B} -x_\mathrm{A} \\ y_\mathrm{B}-y_\mathrm{A}\\z_\mathrm{B}-z_\mathrm{A}\end{pmatrix}\) c'est-à-dire \(\overrightarrow{\mathrm{AB}}\begin{pmatrix}3 \\ -3\\8\end{pmatrix}\)

Le vecteur \(\overrightarrow{\mathrm{AB}}\) est un vecteur directeur de la droite (AB).

Le plan \(\mathcal{P}\) a pour équation cartésienne \(2x - y + 3z + 6 = 0\), le vecteur \(\overrightarrow{n}\begin{pmatrix}2\\-1\\3\end{pmatrix}\) est donc un vecteur normal au plan \(\mathcal{P}\).

On est dans un repère orthonormé donc :

\(\overrightarrow{\mathrm{AB}} \cdot \overrightarrow{n}= 3 \times 2 + (-3) \times (-1) + 8 \times 3 = 6+3+24 \neq 0\)

Le vecteur normal au plan et le vecteur directeur de la droite ne sont pas orthogonaux donc le plan \(\mathcal{P}\) et la droite (AB) ne sont pas parallèles.

Affirmation 5 : Vraie

Méthode 1 :

Les plans \(\mathcal{P}\) et \(\mathcal{P}'\) sont parallèles donc le vecteur \(\overrightarrow{n}\begin{pmatrix}2\\-1\\3\end{pmatrix}\) est aussi un vecteur normal au plan \(\mathcal{P}'\).

Une équation cartésienne du plan \(\mathcal{P}'\) est donc de la forme : \(2x - y +3z + d = 0\) avec \(d\in \mathbb{R}\).

De plus, le point B appartient au plan \(\mathcal{P}'\) donc \(2x_{\mathrm{B}} - y_{\mathrm{B}} +3z_{\mathrm{B}} + d= 0\)

D'où \(2 \times 5 +3 +3 \times 7 +d=0\) donc \(10+3+21+d = 0\) ce qui équivaut à \(d=-34\).

Une équation cartésienne du plan \(\mathcal{P}'\) est donc : \(2x-y+3z-34=0\).

En multipliant par \(-1\) on obtient l'équation donnée.

Méthode 2 :

Le plan \(\mathcal{P}'\) a pour équation cartésienne \(-2x + y - 3z + 34 = 0\), le vecteur \(\overrightarrow{n'}\begin{pmatrix}-2\\1\\-3\end{pmatrix}\) est donc un vecteur normal au plan \(\mathcal{P}'\).

\(\overrightarrow{n'}=-\overrightarrow{n}\) donc les vecteurs normaux aux plans \(\mathcal{P}\) et \(\mathcal{P}'\) sont colinéaires et donc les deux plans sont parallèles.

Vérifions si le point B appartient au plan \(\mathcal{P}'\).

\(-2x_{\mathrm{B}} + y_{\mathrm{B}} - 3z_{\mathrm{B}} + 34 = -2 \times 5 -3 -3 \times 7 +34 = -10-3-21+34 = 0\)

Donc le point B appartient au plan \(\mathcal{P}'\).

Donc le plan \(\mathcal{P}'\) parallèle à \(\mathcal{P}\) passant par B a bien pour équation cartésienne \(-2x + y - 3z + 34 = 0\).

Affirmation 6 : Vraie

La distance du point A au plan \(\mathcal{P}\) est égale à la distance AH avec H projeté orthogonal de A sur le plan \(\mathcal{P}\) .

Déterminons les coordonnées du point H.

H est le projeté orthogonal du point A sur la plan \(\mathcal{P}\), c'est donc l'intersection du plan \(\mathcal{P}\) et de la droite \(\Delta\) orthogonale au plan \(\mathcal{P}\) passant par le point A.

Le vecteur \(\overrightarrow{n}\begin{pmatrix}2\\-1\\3\end{pmatrix}\) est un vecteur normal au plan \(\mathcal{P}\), c'est donc un vecteur directeur de la droite \(\Delta\).

De plus le point A\((2~;~0~;~-1)\) appartient à la droite \(\Delta\), une représentation paramétrique de la droite \(\Delta\) est donc :

\[\left\{\begin{array}{lcl} x&=&2+2t \\ y&=&0 -t \\ z&=&-1+3t \end{array} \quad, \text { où } t \in \mathbb{R}\right.\]

L'intersection entre la droite \(\Delta\) et le plan \(\mathcal{P}\) donne l'équation en la variable \(t\) :

\(\begin{aligned} 2(2+2t)- (-t)+3(-1+3t)+6=0 &\iff 4+4t+t-3+9t+6=0\\ & \iff 14t=-7\\ & \iff t=-\dfrac{1}{2} \end{aligned}\)

Le point H d'intersection entre la droite \(\Delta\) et \(\mathcal{P}\) est le point de paramètre \(t=-\dfrac{1}{2}\) dans la représentation paramétrique de la droite \(\Delta\).

Il a comme coordonnées : \(\mathrm{H}\left(2 -2 \dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}~;~-1 - 3 \times\dfrac{1}{2}\right)\) soit \(\mathrm{H}\left(1~;~\dfrac{1}{2}~;~-\dfrac{5}{2}\right)\).

On a donc :

\(\overrightarrow{\mathrm{AH}}\begin{pmatrix}-1\\ \dfrac{1}{2}\\ -\dfrac{3}{2}\end{pmatrix}\)

d'où : \(\left\|\overrightarrow{\mathrm{AH}}\right\|^2=1^2+ \left(\dfrac{1}{2}\right)^2+\left(-\dfrac{3}{2}\right)^2=1+\dfrac{1}{4}+\dfrac{9}{4}=\dfrac{14}{4}\), donc \(\left\|\overrightarrow{\mathrm{AH}}\right\|=\sqrt{\dfrac{14}{4}}=\dfrac{\sqrt{14}}{2}\).

La distance du point A au plan \(\mathcal{P}\) est égale à \(\dfrac{\sqrt{14}}{2}\).

Affirmation 7 : Fausse

\((d)\) est dirigée par le vecteur \(\overrightarrow{u}\begin{pmatrix}2\\0\\-5\end{pmatrix}\) et la droite (AB) par \(\overrightarrow{\mathrm{AB}}\begin{pmatrix}3 \\ -3\\8\end{pmatrix}\).

Les deux droites ont des vecteurs directeurs non colinéaires donc les droites ne sont ni parallèles, ni confondues.

La droite (AB) passe par le point A et est dirigée par \(\overrightarrow{\mathrm{AB}}\) donc une représentation paramétrique de la droite (AB) est :

\[\left\{\begin{array}{lcl} x&=&\phantom{-}2 +3t\\ y&=&\phantom{-}0 -3 t\\ z&=&-1+8t \end{array} \quad, \text { où } t \in \mathbb{R}\right.\]

\((d)\) et (AB) seront donc coplanaires si et seulement si ces deux droites sont sécantes, c'est-à-dire si et seulement si le système suivant a une solution :

\(\begin{aligned} \left\{\begin{array}{l} 2+3t=-12+2k\\ -3t=6 \\ -1+8t=3-5k \end{array}\right. &\iff \left\{\begin{array}{l} -4=-12+2k \\ t=-2\\ -17=3-5k \end{array}\right.\\ &\iff \left\{\begin{array}{l} k=4 \\ t=-2\\ k=4 \end{array}\right. \end{aligned}\)

Le système admet une solution, donc les droites ont un point commun : le point de paramètre \(t=-2\) de la droite (AB) ou le point de paramètre \(k=4\) de \((d)\) c'est à dire le point C\((-4~;~6~;~-17)\).

Les droites (AB) et \((d)\) sont donc sécantes et par conséquent coplanaires.

Exercice 4 (5 pts)

On désigne par \(f\) la fonction définie sur l'intervalle \([0~;~\pi]\) par

\[f(x) = \mathrm{e}^x \sin (x).\]

On note \(\mathcal{C}_f\) la courbe représentative de \(f\) dans un repère.

PARTIE A

    1. Démontrer que pour tout réel \(x\) de l'intervalle \([0~;~\pi]\),

      \[f'(x) = \mathrm{e}^x[\sin(x) + \cos(x)].\]
    2. Justifier que la fonction \(f\) est strictement croissante sur l'intervalle \(\left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right]\)

    1. Déterminer une équation de la tangente \(T\) à la courbe \(\mathcal{C}_f\) au point d'abscisse \(0\).

    2. Démontrer que la fonction \(f\) est convexe sur l'intervalle \(\left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right]\).

    3. En déduire que pour tout réel \(x\) de l'intervalle \(\left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right]\),  \(\mathrm{e}^x \sin (x) \geqslant x\).

  1. Justifier que le point d'abscisse \(\dfrac{\pi}{2}\) de la courbe représentative de la fonction \(f\) est un point d'inflexion.

PARTIE B

On note

\[I = \displaystyle\int_0^{\frac{\pi}{2}} \mathrm{e}^x \sin (x)\, \text{d}x\quad \text{et}\quad J = \displaystyle\int_0^{\frac{\pi}{2}} \mathrm{e}^x \cos (x)\, \text{d}x.\]
  1. En intégrant par parties l'intégrale \(I\) de deux manières différentes, établir les deux relations suivantes :

    \[I= 1+J \qquad \text{et}\qquad I= \mathrm{e}^{\frac{\pi}{2}} - J.\]
  2. En déduire que \(I = \dfrac{1 + \mathrm{e}^{\frac{\pi}{2}}}{2}\).

  3. On note \(g\) la fonction définie sur \(\mathbb{R}\) par \(g(x) = x\).

    Les courbes représentatives des fonctions \(f\) et \(g\) sont tracées dans le repère orthogonal ci-dessous sur l'intervalle \([0~;~\pi]\).

    Calculer la valeur exacte de l'aire du domaine hachuré situé entre les courbes \(\mathcal{C}_f\) et \(\mathcal{C}_g\) et les droites d'équation \(x = 0\) et \(x = \dfrac{\pi}{2}\).

    Figure de l'exercice 4
Voir le corrigé de l'exercice 4

PARTIE A

    1. Pour tout réel \(x\) de l'intervalle \([0~;~\pi]\) :

      \(f'(x) = \mathrm{e}^x \times \sin(x) +\mathrm{e}^x \times \cos(x) = \mathrm{e}^x \big( \sin(x) +\cos(x)\big)\).

    2. Par connaissance des fonctions trigonométriques, pour tout réel \(x\) de l'intervalle \(\left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right]\),  \(\cos(x)\geqslant 0\) et \(\sin(x)\geqslant 0\)

      On précise que d'une part, \(\sin(x) = 0\) seulement pour \(x = 0\), et \(cos(0) = 1\), et d'autre part, \(\cos(x) = 0\) seulement pour \(x = \dfrac{\pi}{2}\), et \(\sin\left(\dfrac{\pi}{2}\right) =1\), donc les fonctions sinus et cosinus ne s'annulent pas en même temps.

      La somme de deux réels positifs, dont l'un au moins est strictement positif est strictement positive, donc:

      pour tout réel \(x\) de l'intervalle \(\left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right]\),   \(\cos(x)+ \sin(x)> 0\).

      D'autre part, pour tout réel \(x\),  \(\mathrm{e}^{x} > 0\)

      donc pour tout réel \(x\) de l'intervalle \(\left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right]\),  \(f'(x)> 0\)   en tant que produit de deux facteurs strictement positifs,

      donc la fonction \(f\) est strictement croissante sur l'intervalle \(\left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right]\).

    1. L'équation réduite de la tangente à la courbe \(\mathcal{C}_f\) au point d'abscisse 0 est : \(y =f'(0)(x - 0) + f(0) = f'(0)x + f(0)\).

      \(f(0) = \mathrm{e}^0 \sin (0)= 1 \times 0= 0\) ; (donné dans l'énoncé)

      \(f'(0)= \mathrm{e}^0 \left( \sin(0) +\cos(0)\right) = 1 \times(0+1)=1\) (donné dans l'énoncé)

      L'équation de la tangente \(T\) à la courbe \(\mathcal{C}_f\) au point d'abscisse \(0\) est donc \(y = 1x + 0\) soit \(y=x\).

    2. En anticipant la question 3., on va étudier la convexité de la fonction sur \([0 ~;~ \pi]\).

      Pour tout réel \(x\) de l'intervalle \(\left[0~;\pi\right]\) :

      \(\begin{aligned} f''(x) & = \mathrm{e}^x \left( \sin(x) +\cos(x)\right) + \mathrm{e}^x\left( \cos(x) -\sin(x)\right)\\ & = \mathrm{e}^x \left( \sin(x) +\cos(x) +\cos(x) -\sin(x)\right)\\ &= 2 \mathrm{e}^x \cos(x) \end{aligned}\).

      On a le tableau de signes suivant :

      Figure du corrigé de l'exercice 4

      donc pour tout réel \(x\) de l'intervalle \(\left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right]\), \(f''(x)>0\)

      d'où la fonction \(f\) est convexe sur l'intervalle \(\left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right]\).

    3. La courbe représentative d'une fonction convexe est au-dessus de toutes ses tangentes, en particulier ici, la courbe \(\mathcal{C}_f\) est au-dessus de la tangente à la courbe \(\mathcal{C}_f\) au point d'abscisse 0, d'équation \(y = x\) (d'après la question précédente).

      On a donc, pour tout réel \(x\) de l'intervalle \(\left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right]\),  \(\mathrm{e}^x \sin (x) \geqslant x\).

      À retenir :

      Pour une fonction dérivable et convexe sur un intervalle \(I\), la courbe représentative est située au-dessus de chacune de ses tangentes sur \(I\).

      Ici, \(f\) est convexe sur \(\left[0;\dfrac{\pi}{2}\right]\) et sa tangente au point d’abscisse 0 est \(T : y=x\), donc \(f(x) \geqslant x\).

  1. On a vu précédemment que la dérivée seconde de \(f\) s'annule en changeant de signe en \(x=\dfrac{\pi}{2}\) donc le point d'abscisse \(\dfrac{\pi}{2}\) de la courbe représentative de la fonction \(f\) est un point d'inflexion.

PARTIE B

On note

\[I = \displaystyle\int_0^{\frac{\pi}{2}} \mathrm{e}^x \sin (x)\, \text{d}x\quad \text{et}\quad J = \displaystyle\int_0^{\frac{\pi}{2}} \mathrm{e}^x \cos (x)\, \text{d}x.\]
  1. \(x \longmapsto \mathrm{e}^x \sin(x)\) est de la forme \(u v'\) avec \(\begin{cases}u(x)=\mathrm{e}^x \quad\text { et } \quad u'(x)=\mathrm{e}^x \\ v'(x)=\sin(x) \quad\text { et } \quad v(x)=-\cos(x)\end{cases}\)

    Les fonctions \(u\) et \(v\) sont continues et dérivables sur \(\left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right]\) et les fonctions \(u'\) et \(v'\) sont continues sur \(\left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right]\), donc, d'après la formule d'intégration par parties :

    \(\displaystyle \int_{a}^{b} u(x)v'(x)\, \mathrm{d}x = \Big [ u(x)v(x)\Big]_{a}^{b} - \int_{a}^{b} u'(x)v(x) \, \mathrm{d}x\).

    d'où \(\begin{aligned}[t] I & =\Big[-\cos(x)\mathrm{e}^x\Big]_0^{\frac{\pi}{2}}-\int_0^{\frac{\pi}{2}} \mathrm{e}^x(-\cos(x)) \, \mathrm{d}x\\ & = -\cos \left(\dfrac{\pi}{2}\right)\mathrm{e}^{\frac{\pi}{2}}+\cos(0)\mathrm{e}^0+\int_0^{\frac{\pi}{2}} \mathrm{e}^x\cos(x) \, \mathrm{d}x\\ & =0+1+J\\ & =1+ J \end{aligned}\)

    \(x \longmapsto \mathrm{e}^x \sin(x)\) est de la forme \(u v'\) avec \(\begin{cases}u(x)=\sin(x) \quad\text { et }\quad u'(x)=\cos(x)\\ v'(x)=\mathrm{e}^x \quad \text { et } \quad v(x)=\mathrm{e}^x \end{cases}\)

    Les fonctions \(u\) et \(v\) sont continues et dérivables sur \(\left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right]\) et les fonctions \(u'\) et \(v'\) sont continues sur \(\left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right]\), donc, d'après la formule d'intégration par parties : \(\displaystyle \int_{a}^{b} u(x)v'(x)\, \mathrm{d}x = \Big [ u(x)v(x)\Big]_{a}^{b} - \int_{a}^{b} u'(x)v(x) \, \mathrm{d}x\).

    d'où \(\begin{aligned}[t] I & =\Big[\sin(x)\mathrm{e}^x\Big]_0^{\frac{\pi}{2}}-\int_0^{\frac{\pi}{2}} \mathrm{e}^x\cos(x) \, \mathrm{d}x \\ & = -\sin \left(\dfrac{\pi}{2}\right)\mathrm{e}^{\frac{\pi}{2}}+\sin(0)\mathrm{e}^0-J\\ & =\mathrm{e}^{\frac{\pi}{2}} - J \end{aligned}\)

    On a donc bien :

    \[I= 1+J \qquad \text{et}\qquad I= \mathrm{e}^{\frac{\pi}{2}} - J.\]
  2. En ajoutant les deux équations précédentes on obtient : \(2I = 1 +J + \mathrm{e}^{\frac{\pi}{2}}-J\).

    d'où \(I = \dfrac{1 + \mathrm{e}^{\frac{\pi}{2}}}{2}\).

  3. D'après la question Partie A 2.c. pour tout réel \(x\) de l'intervalle \(\left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right]\),

    \(\mathrm{e}^x \sin (x) \geqslant x\) c'est à dire \(f(x) \geqslant g(x)\).

    L'aire du domaine hachuré situé entre les courbes \(\mathcal{C}_f\) et \(\mathcal{C}_g\) et les droites d'équation \(x = 0\) et \(x = \dfrac{\pi}{2}\) est donc égale à l'intégrale : \(\displaystyle \int_0^{\frac{\pi}{2}} \left( \mathrm{e}^x \sin (x)-x\right)\, \text{d}x\).

    \(\begin{aligned} \displaystyle \mathcal{A} & = \int_0^{\frac{\pi}{2}} \left(\mathrm{e}^x \sin (x)-x\right)\, \text{d}x\\ &= \displaystyle\int_0^{\frac{\pi}{2}} \mathrm{e}^x \sin (x)\, \text{d}x - \displaystyle\int_0^{\frac{\pi}{2}} x\, \text{d}x \quad \text{ par linéarité de l'intégrale} \\ & = I - \left[ \frac{x^2}{2}\right]_0^{\frac{\pi}{2}}\\ & = \dfrac{1 + \mathrm{e}^{\frac{\pi}{2}}}{2}- \dfrac{1}{2}{\left( \dfrac{\pi}{2} \right)}^2+0\\ & = \dfrac{1 + \mathrm{e}^{\frac{\pi}{2}}}{2}- \dfrac{\pi^2}{8} \end{aligned}\)

    L'aire cherchée est donc   \(\dfrac{1 + \mathrm{e}^{\frac{\pi}{2}}}{2} - \dfrac{\pi^2}{8}\) u.a. (\(\approx 1{,}67\) u. a.)

Figure du corrigé de l'exercice 4
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