Annales Bac · Spécialité mathématiques › 2025

2025Bac spé maths · Polynésie · Jour 1

Épreuve écrite de spécialité mathématiques, série générale · 17 juin 2025

17 juin 2025Durée : 4 heures20 points4 exercices
Fiche « Démonstration par récurrence »Fiche « Dérivée seconde et convexité »Fiche « Équation cartésienne d'un plan »Fiche « Loi binomiale »Couverture des fiches magiques Terminale spé maths

40 fiches · tout le programme

📒 Les fiches magiques

Exercice 1 (5 pts)

Une équipe américaine a cartographié pour la première fois les allergies alimentaires chez l'enfant aux États-Unis en 2020. L'étude, publiée dans la revue Clinical Pediatries, révèle une différence nette entre les zones rurales et les zones urbaines.

On sait qu'en 2020, 17 % de la population des États-Unis habite en zone rurale et 83 % en zone urbaine.

L'étude menée montre que parmi les enfants des États-Unis vivant en zone rurale, il y en a 6,2 % qui sont atteints d'allergie alimentaire.

L'étude révèle aussi que 9 % des enfants des États-Unis sont atteints d'allergie alimentaire.

Pour un évènement \(E\) quelconque, on note \(P(E)\) sa probabilité et \(\overline{E}\) son évènement contraire.

Sauf mention contraire, les probabilités seront données sous forme exacte.

Partie A

On interroge au hasard un enfant dans la population des États-Unis et on note :

  • \(R\) L'évènement: « l'enfant interrogé habite en zone rurale » ;

  • \(A\) L'évènement: « l'enfant interrogé est atteint d'allergie alimentaire ».

  1. Traduire cette situation à l'aide d'un arbre de probabilité. Cet arbre pourra être complété par la suite.

    1. Calculer la probabilité que l'enfant interrogé habite en zone rurale et soit atteint d'allergie alimentaire,

    2. En déduire la probabilité que l'enfant interrogé habite en zone urbaine et soit atteint d'allergie alimentaire.

    3. L'enfant interrogé habite en zone urbaine. Quelle est la probabilité qu'il soit atteint d'allergie alimentaire ? Arrondir le résultat à \(10^{-4}\).

Partie B

On réalise une étude en interrogeant au hasard \(100\) enfants des États-Unis.

On admet que ce choix se ramène à des tirages successifs indépendants avec remise.

On note \(X\) la variable aléatoire donnant le nombre d'enfants atteints d'allergie alimentaire dans l'échantillon considéré.

  1. Justifier que la variable aléatoire \(X\) suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres.

  2. Quelle est la probabilité qu'au moins 10 enfants parmi les \(100\) interrogés soient atteints d'allergie alimentaire ? Arrondir le résultat à \(10^{-4}\).

Partie C

On s'intéresse à un échantillon de 20 enfants atteints d'allergie alimentaire choisis au hasard.

L'âge d'apparition des premiers symptômes allergiques de ces 20 enfants est modélisé par les variables aléatoires \(A_1,\: A_2,\ldots, ,A_{20}\). On admet que ces variables aléatoires sont indépendantes et suivent la même loi d'espérance \(4\) et de variance \(2{,}25\).

On considère la variable aléatoire:

\[M_{20} = \dfrac{A_1 + A_2 + \ldots + A_{20}}{20}.\]
  1. Que représente la variable aléatoire \(M_{20}\) dans le contexte de l'exercice ?

  2. Déterminer l'espérance et la variance de \(M_{20}\).

  3. Justifier, à l'aide de l'inégalité de concentration, que

    \[P\left (2 < M_{20} < 6\right ) > 0{,}97.\]

    Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Voir le corrigé de l'exercice 1

Partie A.

  1. Un arbre de probabilité représentant la situation est :

    Figure du corrigé de l'exercice 1
    1. \(P(R\cap A) = P(R)\times P_R(A)= 0{,}17\times 0{,}062= 0{,}01054\)

      La probabilité que l'enfant interrogé habite en zone rurale et soit atteint d'allergie alimentaire vaut \(0{,}01054\).

    2. Les évènements \(R\) et \(\overline{R}\) forment une partition de l'univers, donc, d'après la formule des probabilités totales :   \(P(A) = P\big(\,R\cap A\big) + P\big(\,\overline{R}\cap A\big)\)

      On a donc :   \(0{,}09 = 0{,}01054 +P\big(\,\overline{R}\cap A\big)\)

      D'où \(P\big(\,\overline{R}\cap A\big) = 0{,}09-0{,}01054=0{,}07946\)

      La probabilité que l'enfant interrogé habite en zone urbaine et soit atteint d'allergie alimentaire vaut \(0{,}07946\).

      Attention, piège :

      Ne pas écrire \(P(\overline{R}\cap A)=P(\overline{R})\times P(A)\) : l’indépendance de \(\overline{R}\) et \(A\) n’est pas donnée. On obtient \(P(\overline{R}\cap A)\) à l’aide de la formule des probabilités totales, comme dans le corrigé.

    3. \(P_{\overline{R}}(A)=\dfrac{P\big(\,\overline{R}\cap A\big)}{P\left(\overline{R}\right)}= \dfrac{0{,}07946}{0,83}= \dfrac{3973}{41\,500}\approx 0{,}09573\).

      La probabilité qu'un enfant soit atteint d'allergie alimentaire sachant qu'il habite en zone urbaine vaut \(0{,}0957\) arrondi à \(10^{-4}\).

Partie B.

  1. On répète 100 fois de manière identique et indépendante une expérience aléatoire à deux issues dont le succès « L'enfant est atteint d'une allergie alimentaire » a une probabilité \(p = 0{,}09\).

    La variable aléatoire \(X\) compte le nombre de succès.

    Donc \(X\) suit une loi binomiale de paramètres \(n=100\) et \(p = 0{,}09\).

  2. À l'aide de la calculatrice : \(P(X \geqslant 10)\approx 0{,}41249\)

    La probabilité qu'au moins 10 enfants parmi les 100 interrogés soient atteints d'allergie alimentaire vaut \(0{,}4125\) arrondi à \(10^{-4}\).

Partie C.

  1. Dans le contexte de l'exercice, la variable aléatoire \(M_{20}\) représente l'âge moyen d'apparition des premiers symptômes pour les 20 enfants.

  2. \(M_{20}\) est la moyenne d'un échantillon de taille \(n\) d'une variable aléatoire \(A\) telle que \(E(A)=4\) et \(V(A)=2{,}25\) d'où :

    \(E\left(M_{20}\right) = E(A)= 4\)

    \(V\left(M_{20}\right) = \dfrac{V(A)}{20}=\dfrac{2,25}{20} = 0{,}1125\)

  3. L'évènement « \(2<M_{20}< 6\) » revient à

    \(\big|M_{20} - 4 \big| < 2\) et \(P\Big(\big|M_{20} - 4 \big| < 2\Big) = 1 - P\Big(\big|M_{20} - 4 \big| \geqslant 2\Big)\).

    Or, d'après l'inégalité de concentration, pour tout réel \(t > 0\) :

    \(P\Big(\big|M_n - E(A)\big| \geqslant t \Big) \leqslant \dfrac{V(A)}{nt^2}\).

    Soit ici, avec \(n=20\) et \(t =2\) : \(P\Big(\big|M_{20} - 4 \big| \geqslant 2\Big) \leqslant \dfrac{2,25}{20 \times 2^2}\),

    d'où \(\begin{aligned}[t] P\Big(\big|M_{20} - 4 \big| P\Big(\big|M_{20} - 4 \big| < 2\Big) &\geqslant 1 - \dfrac{2,25}{80} P\Big(\big|M_{20} - 4 \big| < 2\Big) &\geqslant \dfrac{311}{320} \end{aligned}\)

    Or \(\dfrac{311}{320}\approx 0{,}9719\),

    donc : \(P(2 < M_{20} < 6) > 0{,}97.\)

    Dans le contexte de l'exercice cela signifie que dans plus de 97 % des cas, les premiers symptômes apparaissent entre 2 et 6 ans.

Exercice 2 (5 pts)

Deux avions sont en approche d'un aéroport.

On munit l'espace d'un repère orthonormé \(\left(\text{O}~;~\overrightarrow{\imath},~\overrightarrow{\jmath},~\overrightarrow{k}\right)\) dont l'origine O est le pied de la tour de contrôle, et le sol est le plan \(P_0\) d'équation \(z = 0\).

L'unité des axes correspond à 1 km.

On modélise les avions par des points.

Figure de l'exercice 2

L'avion Alpha transmet à la tour sa position en A\((-7~;~ 1~;~7)\) et sa trajectoire est dirigée par le vecteur \(\overrightarrow{u}\begin{pmatrix}2\\-1\\-3\end{pmatrix}\).

L'avion Bêta transmet une trajectoire définie par la droite \(d_{\text{B}}\) passant par le point B dont une représentation paramétrique est :

\[\left\{\begin{array}{l c l} x &=&-11 + 5t\\ y &=&-5 + \phantom{5}t\\ z &=&11 - 4t \end{array}\right.\:\text{où}\: t\:\text{décrit}\:\: \mathbb{R}\]
  1. S'il ne dévie pas de sa trajectoire, déterminer les coordonnées du point S en lequel l'avion Bêta touchera le sol.

    1. Déterminer une représentation paramétrique de la droite \(d_{\text{A}}\) caractérisant la trajectoire de l'avion Alpha.

    2. Les deux avions peuvent-ils entrer en collision ?

    1. Démontrer que l'avion Alpha passe par la position E\((-3~;~-1~;~1)\).

    2. Justifier qu'une équation cartésienne du plan \(P_{\text{E}}\) passant par E et perpendiculaire à la droite \(d_{\text{A}}\) est:

      \[2x - y - 3z + 8 = 0.\]
    3. Vérifier que le point F\((-1~;~-3~;~3)\) est le point d'intersection du plan \(P_{\text{E}}\) et de la droite \(d_{\text{B}}\).

    4. Calculer la valeur exacte de la distance EF, puis vérifier que cela correspond à une distance de 3464 m, à 1 m près.

  2. La réglementation aérienne stipule que deux avions en approche doivent être à tout instant à au moins 3 milles nautiques l'un de l'autre (1 mille nautique vaut 1852 m).

    Si les avions Alpha et Bêta sont respectivement en E et F au même instant, leur distance de sécurité est-elle respectée ?

Voir le corrigé de l'exercice 2
  1. Le sol est le plan \(P_{0}\) d'équation \(z=0\) donc l'avion touchera le sol lorsque \(z=0\), c'est à dire \(11-4t=0\) soit \(t=\dfrac{11}{4}\).

    Les coordonnées du point S sont donc : \(\begin{cases} x = -11 + 5\times\dfrac{11}{4} = \dfrac{11}{4} \\ y = -5 + \dfrac{11}{4} =-\dfrac{9}{4}\\ z = 0 \end{cases}\)

    S'il ne dévie pas de sa trajectoire, les coordonnées du point S en lequel l'avion Bêta touchera le sol sont : \(\left(\dfrac{11}{4};-\dfrac{9}{4};0\right)\).

    1. L'avion Alpha transmet à la tour sa position en A\((-7; 1; 7)\) et sa trajectoire est dirigée par le vecteur \(\overrightarrow{u}\begin{pmatrix}2\\-1\\-3\end{pmatrix}\).

      Une représentation paramétrique de la droite \(d_{\mathrm{A}}\) caractérisant la trajectoire de l'avion Alpha est donc : \(\begin{cases} x = -7 + 2s \\ y = 1 -s \\ z = 7 - 3s \end{cases}~\text{ où } s \text{ décrit } \mathbb{R}.\)

    2. Les deux avions entreront en collision si leur deux trajectoires se coupent, c'est à dire si les droites \(d_{\mathrm{A}}\) et \(d_{\mathrm{B}}\) sont sécantes.

      Cherchons s'il existe un couple \((t~;~s)\) tel que le point de paramètre \(t\) sur \(d_{\mathrm{B}}\) soit confondu avec le point de paramètre \(s\) sur \(d_{\mathrm{A}}\), pour cela, résolvons :

      \[\begin{aligned} \begin{cases} -11+5t=-7+2s \\ -5+t=1-s \\ 11-4t=7-3 s \end{cases} & \iff \begin{cases} -11+5 (6-s)=-7+2s \\ t=6-s \\ 11-4(6-s)=7-3 s \end{cases}\\ & \iff \begin{cases} -11+30-5s=-7+2s \\ t=6-s \\ 11-24+4s=7-3 s \end{cases}\\ & \iff \begin{cases} 26=7s \\ t=6-s \\ 7s=20 \end{cases}\\ & \iff \begin{cases} s=\dfrac{26}{7}\\ t=6-s \\ s=\dfrac{20}{7} \end{cases} \end{aligned}\]

      Le système n'a pas de solution, donc les deux avions ne peuvent pas rentrer en collision.

    1. L'avion Alpha passe par la position E\((-3~;~-1~;~1)\) s'il existe un réel \(s\) tel que le point de paramètre \(s\) sur \(d_{\mathrm{A}}\) ait pour coordonnées \((-3~;~-1~;~1)\), pour cela, résolvons :

      \[\begin{cases} -3=-7+2s \\ -1=1-s \\ 1=7-3 s \end{cases} \iff \begin{cases} 4=2s \\ -2=-s \\ -6=-3 s \end{cases} \iff \begin{cases} s=2\\ s=2 \\ s=2 \end{cases}\]

      Le point E\((-3~;~-1~;~1)\) correspond au point de paramètre \(s = 2\) donc l'avion Alpha passe par le point E.

    2. Le plan \(P_{\mathrm{E}}\) est perpendiculaire à la droite \(d_{\mathrm{A}}\) dirigée par le vecteur \(\overrightarrow{u}\begin{pmatrix}2\\- 1\\- 3\end{pmatrix}\), donc \(\overrightarrow{u}\) est un vecteur normal au plan \(P_{\mathrm{E}}\).

      Une équation cartésienne du plan \(P_{\mathrm{E}}\) est donc de la forme : \(2x - y - 3z + d = 0\) avec \(d\in \mathbb{R}\).

      De plus, le point E appartient au plan \(P_{\mathrm{E}}\) donc les coordonnées du point E vérifient l'équation du plan \(P_{\mathrm{E}}\), d'où : \(2 x_{\text{E}}-y_{\text{E}}-3z_{\text{E}}+ d = 0\) soit \(2\times (-3)-(-1)-3\times 1+d = 0\);

      on a donc \(-6+1-3+d=0 \iff d = 8\)

      Conclusion : une équation cartésienne du plan \(P_{\mathrm{E}}\) est bien : \(2x - y - 3z + 8 = 0.\)

    3. Déterminons les coordonnées du point F, intersection du plan \(P_{\mathrm{E}}\) et de la droite \(d_{\mathrm{B}}\).

      Les coordonnées des points d'intersection sont solutions du système

      \(\begin{cases} x=-11+5t\\ y=-5+t \\ z=11-4t \\ 2x-y-3z+8 = 0 \end{cases}\)

      On cherche donc \(t\) qui vérifie \(2(-11 + 5t)- (-5 + t)-3(11 - 4t) + 8 = 0\) c'est-à-dire :

      \(-22+10t +5-t -33 +12t+8=0 \iff 21t= 42 \iff t=\dfrac{42}{21} = 2\).

      On en déduit \(\begin{cases} x=-11+5t=-11+5\times 2 =-1\\ y= -5+t=-5+2=-3\\ z=11-4t=11-4\times 2 =11-8=3\\ \end{cases}\)

      Le point d'intersection du plan \(P_{\mathrm{E}}\) et de la droite \(d_{\mathrm{B}}\) est le point F\((-1~;~-3~;~3)\).

    4. Le repère est orthonormé on peut donc utiliser les coordonnées pour calculer les distances.

      \(\begin{aligned} \mathrm{EF} & =\sqrt{\left(x_\mathrm{F}-x_\mathrm{E}\right)^2+\left(y_\mathrm{F}-y_\mathrm{E}\right)^2+\left(z_\mathrm{F}-z_\mathrm{E}\right)^2}\\ \mathrm{EF} &=\sqrt{\left(-1-(-3)\right)^2+\left(-3-(-1)\right)^2+\left(3-1\right)^2}\\ \mathrm{EF}& =\sqrt{\left(2\right)^2+\left(-2\right)^2+\left(2\right)^2}\\ \mathrm{EF}&=\sqrt{4+4+4}\\ \mathrm{EF}&= \sqrt{12}=2\sqrt{3} \end{aligned}\)

      d'où EF\(\approx 3{,}4641\) soit EF\(\approx 3646\) à 1 m près.

  2. Si les avions Alpha et Bêta sont respectivement en E et F au même instant, la distance les séparant est de \(3646\) soit environ \(\dfrac{3646}{1852} \approx 1{,}97\) mille nautique.

    Or \(1{,}97 < 3\) donc leur distance de sécurité n'est pas respectée.

Exercice 3 (5 pts)

On munit le plan d'un repère orthonormé.

Pour tout entier naturel \(n\), on considère la fonction \(f_n\) définie sur \([0~;~ +\infty[\) par :

\[f_0(x) = \mathrm{e}^{- x}\quad \text{et, pour }\: n \geqslant 1, \: \: f_n(x) = x^n\mathrm{e}^{-x}.\]

Pour tout entier naturel \(n\), on note \(\mathcal{C}_n\) la courbe représentative de la fonction \(f_n\).

Les parties A et B sont indépendantes.

Partie A : Étude des fonctions \(f_n\) pour \(n \geqslant 1\)

On considère un entier naturel \(n \geqslant 1\).

    1. On admet que la fonction \(f_n\) est dérivable sur \([0~;~+\infty[\).

      Montrer que pour tout \(x \geqslant 0\),

      \[f'_n(x) = (n - x)x^{n-1}\mathrm{e}^{-x}.\]
    2. Justifier tous les éléments du tableau ci-dessous:

      Figure de l'exercice 3
  1. Justifier par le calcul que le point A\(\left(1~;~\mathrm{e}^{-1}\right)\) appartient à la courbe \(\mathcal{C}_n\).

Partie B : Étude des intégrales \(\displaystyle\int_0^1 f_n(x)\,\text{d}x\) pour \(n \geqslant 0\)

Dans cette partie, on étudie les fonctions \(f_n\) sur [0 ;1] et on considère la suite \((I_n)\) définie pour tout entier naturel \(n\) par:

\[I_n = \displaystyle\int_0^1 f_n(x)\,\text{d} x = \displaystyle\int_0^1 x^n \mathrm{e}^{-x}\,\text{d}x.\]
  1. Sur le graphique en ANNEXE, on a représenté les courbes \(\mathcal{C}_0, \mathcal{C}_1, \mathcal{C}_2, \mathcal{C}_{10}\)  et   \(\mathcal{C}_{100}\).

    1. Donner une interprétation graphique de \(I_n\).

    2. Par lecture de ce graphique, quelle conjecture peut-on émettre sur la limite de la suite \((I_n)\) ?

  2. Calculer \(I_0\).

    1. Soit \(n\) un entier naturel.

      Démontrer que pour tout \(x \in [0~;~1]\),

      \[0 \leqslant x^{n+1} \leqslant x^n.\]
    2. En déduire que pour tout entier naturel \(n\), on a :

      \[0 \leqslant I_{n+1} \leqslant I_n.\]
  3. Démontrer que la suite \((I_n)\) est convergente, vers une limite positive ou nulle que l'on notera \(\ell\).

  4. En utilisant une intégration par parties, démontrer que pour tout entier naturel \(n\) on a :

    \[I_{n+1} = (n + 1)I_n - \dfrac{1}{\mathrm{e}}.\]
    1. Démontrer que si \(\ell > 0\), l'égalité de la question 5 conduit à une contradiction.

    2. Démontrer que \(\ell = 0\). On pourra utiliser la question 6. a.

On donne ci-dessous le script de la fonction mystere, écrite en langage Python.

On a importé la constante e.

[frame=single]
     def mystere(n):
       I = 1 - 1/e
       L = [I]
       for i in range(n):
           I = (i + 1)*I - 1/e
           L.append(I) 
      return L
  1. Que renvoie mystere(100) dans le contexte de l'exercice ?

Voir le corrigé de l'exercice 3

Partie A : Étude des fonctions \(f_n\) pour \(n \geqslant 1\)

    1. On dérive un produit de deux fonctions dérivables sur \([0 ; +\infty[\). Soit \(x\) un réel positif :

      \(\begin{aligned} f_n'(x) &= nx^{n-1} \times \mathrm{e}^{-x} + x^{n} \times \big(-\mathrm{e}^{-x}\big) = \big(nx^{n-1} - x^{n}\big)\mathrm{e}^{-x} \\ &= \big(n \times x^{n-1} - x \times x^{n-1}\big)\mathrm{e}^{-x} = \big(n - x\big)x^{n-1}\mathrm{e}^{-x} \end{aligned}\).

      À retenir :

      Pour dériver \(e^{u(x)}\), on utilise \((e^{u})'=u' e^{u}\). Ici, avec \(u(x)=-x\), on a \((e^{-x})'=-e^{-x}\). On en déduit aussi qu'une primitive de \(e^{-x}\) est \(-e^{-x}\), résultat utile pour les questions intégrales.

    2. La fonction exponentielle est à valeurs strictement positives sur \(\mathbb{R}\), donc

      \(\forall x \in [0 ; +\infty[,\quad \mathrm{e}^{-x} > 0\);

      Sur \([0~;~+\infty[\), \(x\) est donc positif, et donc \(x^{n-1}\) est positif aussi;

      Ainsi, \(f_n'(x)\) est du signe du facteur \((n- x)\).

      On a   \(n - x > 0\iff n > x\),  donc c'est pour cela que l'on a bien \(f_n'(x) > 0\) sur \([0~;~n[\), de façon immédiate, \(f'_n(n) = 0\) et, par élimination, \(f_n'(x) < 0\) sur \(]n ~;~+\infty[\).

      Le signe de \(f_n'(x)\) est donc justifié.

      Par conséquent, on en déduit les variations de \(f_n\) : sur \([0~;~n]\), \(f_n'\) est à valeurs positives, ne s'annulant que de façon isolée (pour \(x=n\)), donc \(f_n\) est strictement croissante sur \([0~;~n]\).

      Sur \([n~;~+\infty[\), \(f_n'\) est à valeurs négatives, ne s'annulant que de façon isolée (pour \(x = n\)), donc \(f_n\) est strictement décroissante sur \([n~;~+\infty[\).

      On calcule les images de \(0\) et \(n\) par \(f_n\) :

      \(\bullet~\) \(f_n(0) = 0^{n}\times \mathrm{e}^{-0} = 0 \times 1 = 0\) ;

      \(\bullet~\) \(f_n(n) = n^{n}\times \mathrm{e}^{-n} = n^n \times \dfrac{1}{\mathrm{e}^n} = \left(\dfrac{n}{\mathrm{e}}\right)^n\);

      Enfin, calculons la limite de \(f_n\) quand \(x\) tend vers \(+\infty\) :

      \(\forall x \in ]0~;~+\infty[,\quad f_n(x) = x^{n}\mathrm{e}^{-x} = \dfrac{x^{n}}{\mathrm{e}^{x}} = \dfrac{1}{~\dfrac{\mathrm{e}^{x}}{x^{n}}}\)

      La propriété des croissances comparées dit que, pour tout \(n\) naturel non nul :  \(\lim\limits_{x \to +\infty} \dfrac{\mathrm{e}^{x}}{x^n} = +\infty\);

      Par limite du quotient, on en déduit :  \(\lim\limits_{x \to +\infty} f_n(x) = \lim\limits_{x \to+\infty} \dfrac{1}{~\dfrac{\mathrm{e}^{x}}{x^{n}}~} = 0\).

      La courbe \(\mathcal{C}_n\) admet donc une asymptote horizontale d'équation \(y = 0\) au voisinage de \(+\infty\).

      On a ainsi justifié tous les éléments de ce tableau de variations.

  1. Pour \(n\) entier naturel non nul, on a :   \(f_n(1) = 1^{n}\times \mathrm{e}^{-1} = 1\times \mathrm{e}^{-1} = \mathrm{e}^{-1}\).

    Cela confirme que la courbe \(\mathcal{C}_n\) contient bien le point A\(\left(1~;~\mathrm{e}^{-1}\right)\).

Partie B : Étude des intégrales   \(\displaystyle \int_{0}^{1}f_n(x) ~\mathrm{d}x\)   pour \(n \geqslant 0\)

    1. La fonction \(f_0\) est à valeurs positives sur \([0 ; 1]\), donc \(I_0\) correspond à l'aire, exprimée en unités d'aire, de la surface délimitée par : la courbe \(\mathcal{C}_0\), l'axe des abscisses, et les deux droites verticales d'équation \(x = 0\) et \(x = 1\).

    2. De la même façon, chaque intégrale \(I_n\) est la surface délimitée par la courbe \(\mathcal{C}_n\), l'axe des abscisses, et les deux droites verticales d'équation \(x = 0\) et \(x = 1\).

      Graphiquement, on conjecture que chacune de ces surface est incluse dans celles correspondant à un entier \(n\) plus petit, donc les aires sont de plus en plus petites, et la suite \((I_n)\) semble décroître, en étant minorée par 0, la suite serait convergente, vers une limite positive, proche de 0, ou vers 0, en effet, l'aire sous la courbe \(\mathcal{C}_{100}\) est déjà très faible.

  1. On a :   \(\displaystyle \begin{aligned}[t] I_0 & = \int_{0}^{1} \mathrm{e}^{-x} ~\mathrm{d}x = \Big[-\mathrm{e}^{-x}\Big]_0^1\\ & = \big(-\mathrm{e}^{-1}\big) - \big(-\mathrm{e}^{-0}\big) = -\mathrm{e}^{-1} + \mathrm{e}^{0}\\ & = 1 - \mathrm{e}^{-1} \end{aligned}\)

    1. Soit \(n\) un entier naturel.

      \(\begin{aligned} x \in [0~;~1] &\implies 0 \leqslant x \leqslant 1\\ &\implies 0\times x^n \leqslant x \times x^n \leqslant 1 \times x^n,\quad \text{ car } x^n \geqslant 0\\ &\implies 0 \leqslant x^{n+1} \leqslant x^n \end{aligned}\)

      On arrive bien à l'inégalité demandée.

    2. Soient \(n\) un entier naturel et \(x\) un réel de \([0~;~1]\). En multipliant l'inégalité précédente par \(\mathrm{e}^{-x}\), qui est un nombre réel supérieur à zéro, il vient :
      \(0 \leqslant x^{n+1} \mathrm{e}^{-x} \leqslant x^n \mathrm{e}^{-x}\)  soit  \(0 \leqslant f_{n+1}(x) \leqslant f_n(x)\).

      Comme on intègre entre 0 et 1, avec \(0 < 1\), par positivité de l'intégrale, on en déduit :

      \(\displaystyle \int_{0}^{1} 0 ~\mathrm{d}x \leqslant \int_{0}^{1} f_{n+1}(x)~\mathrm{d}x \leqslant \int_{0}^{1}f_n(x)~\mathrm{d}x\)  soit   \(0 \leqslant I_{n+1} \leqslant I_n\).

  2. D'après la question précédente, on a, pour tout entier naturel \(n\), simultanément :

    • \(0 \leqslant I_n\),   donc la suite \((I_n)\) est minorée par 0;

    • \(I_{n+1} \leqslant I_n\),   donc la suite \((I_n)\) est décroissante;

    La suite étant décroissante et minorée par 0, elle est donc convergente, vers une limite \(\ell\) supérieure ou égale à 0.

  3. Soit \(n\) un entier naturel \(n\).

    On pose :   \(\begin{cases} u(x) = x^{n+1} \\ v(x) = -\mathrm{e}^{-x} \end{cases}\)  et   \(\begin{cases} u'(x) = (n+1) x^{n} \\ v'(x) = \mathrm{e}^{-x} \end{cases}\)

    Toutes ces fonctions étant continues car dérivables sur [0 ; 1], on a :

    \(\begin{aligned}[t] \displaystyle I_{n+1} &= \int_{0}^{1} f_{n+1}(x) ~\mathrm{d}x = \int_{0}^{1} x^{n+1}\mathrm{e}^{-x} ~\mathrm{d}x = \int_{0}^{1} u(x)\times v'(x) ~\mathrm{d}x\\ &= \Big[u(x) \times v(x) \Big]_0^1 - \int_{0}^{1} u'(x)\times v(x) ~\mathrm{d}x\quad \text{formule d'intégration par parties}\\ &= \Big[x^{n+1} \times \big(-\mathrm{e}^{-x}\big)\Big]_0^1 - \int_{0}^{1} (n+1)x^{n} \times \big(-\mathrm{e}^{-x}\big)~\mathrm{d}x \\ &=\big(-1^{n+1}\times \mathrm{e}^{-1}\big) - \big(-0^{n+1}\times \mathrm{e}^{-0}\big) +(n+1)\int_{0}^{1} x^{n} \mathrm{e}^{-x}~\mathrm{d}x\quad\text{ par linéarité}\\ &=(n+1)I_n - \dfrac{1}{\mathrm{e}} \end{aligned}\)

    On arrive bien à la relation de récurrence annoncée.

    1. Supposons que la limite \(\ell\) est supérieure à zéro.

      Alors, par limite du produit, on a :  \(\lim\limits_{n \to +\infty} (n+1)I_n = +\infty\)

      Puis par limite de la somme :  \(\lim\limits_{n \to +\infty} (n+1)I_n - \dfrac{1}{\mathrm{e}}= +\infty\).

      Soit   \(\lim\limits_{n \to +\infty} I_{n + 1} =+\infty\),   autrement dit, la suite de terme général \(I_{n+1}\) diverge vers \(+\infty\).

      Or la suite de terme général \(I_{n+1}\) a la même limite que la suite de terme général \(I_n\), qui elle converge vers un réel positif \(\ell\) (dont on peut dire qu'il est inférieur à \(I_0 = 1 - \mathrm{e}^{-1}\)).

      L'unicité de la limite est donc en contradiction avec ces résultats.

    2. Dans la question précédente, on a fait une supposition non étayée : on a supposé \(\ell > 0\). Cette supposition conduisant à une contradiction, cela démontre, par l'absurde que l'on a \(\ell \leqslant 0\).

      Comme on savait, depuis la question 4., que \(\ell\) est un réel positif, on peut donc en déduire que l'on a : \(\ell = 0\).

      La suite \((I_n)\) converge donc vers 0.

  4. Ici, l'appel mystère(100) renvoie une liste (stockée dans la variable L) contenant les valeurs (approchées) des 101 premiers termes de la suite, de \(I_0\) à \(I_{100}\).

    En effet, I est initialisée (ligne 2) à la valeur \(I_0\), puis L est initialisée (ligne 3) en tant que liste contenant la valeur \(I_0\).

    Ensuite, on rentre dans un boucle à \(\texttt{n} = 100\) répétitions (pour i allant de 0 à 99), et dans chaque exécution, la variable I est mise à jour (ligne 5) en utilisant la relation de récurrence de la suite \((I_n)\), donc passe de la valeur d'un terme à la valeur du terme suivant dans la suite \((I_n)\). Cette nouvelle valeur est ensuite ajoutée à la fin de la liste L (ligne 7).

    En sortie de boucle, on a donc appliqué 100 fois la relation de récurrence, donc la variable I contient bien la valeur (approchée de) \(I_{0 + 100} = I_{100}\), qui a été la dernière ajoutée à la liste L.

    Remarque

    Si on fait effectivement tourner le script Python donné dans l'énoncé, les résultats sont manifestement faux à partir de \(n=18\) puisque les valeurs trouvées deviennent négatives! Les calculs se font avec une valeur approchée de \(\mathrm{e}\) et les erreurs se cumulent assez rapidement. Les calculs effectués sur tableur ne donnent pas de meilleurs résultats. En revanche, si on calcule les aires sous la courbe avec GeoGebra, les résultats semblent corrects, et la suite des intégrales tend effectivement vers 0.

Exercice 4 (5 pts)

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.
Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.
Dans cet exercice, les questions sont indépendantes les unes des autres.

  1. On considère l'équation différentielle :

    \[(E )\quad y' = \dfrac 12y + 4.\]

    Affirmation 1 : Les solutions de \((E)\) sont les fonctions \(f\) définies sur \(\mathbb{R}\) par :

    \[f(x) = k\mathrm{e}^{\frac 12 x} - 8, \quad \text{avec}\: \: k \in \mathbb{R}.\]
  2. Dans une classe de terminale, il y a 18 filles et 14 garçons.

    On constitue une équipe de volley-ball en choisissant au hasard 3 filles et 3 garçons.

    Affirmation 2 : Il y a 297 024 possibilités pour former une telle équipe.

  3. Soit \((v_n)\) la suite définie pour tout entier naturel \(n\) par :

    \[v_n = \dfrac{n}{2 + \cos (n)}.\]

    Affirmation 3 : La suite \((v_n)\) diverge vers \(+\infty\).

  4. Dans l'espace rapporté à un repère orthonormé \(\left(\text{O}~;~\overrightarrow{\imath},~\overrightarrow{\jmath},~\overrightarrow{k}\right)\), on considère les points A(1 ; 1 ; 2),  B\((5~;~- 1~;~8)\) et C(2 ; 1 ; 3).

    Affirmation 4 : \(\overrightarrow{\text{AB}} \cdot\overrightarrow{\text{AC}} = 10\) et une mesure de l'angle \(\widehat{\text{BAC}}\) est \(30^\circ\).

  5. On considère une fonction \(h\) définie sur \(]0~;~+ \infty]\) dont la dérivée seconde est définie sur \(]0~;~+ \infty]\) par :

    \[h''(x) = x \ln x - 3x.\]

    Affirmation 5 : La fonction \(h\) est convexe sur \(\left[\mathrm{e}^3~;~+\infty\right[\).

ANNEXE : exercice 3

Figure de l'exercice 4
Voir le corrigé de l'exercice 4
  1. Affirmation 1 : Vraie.

    On reconnaît une forme présente dans le cours : les équations différentielles de la forme \(y' = ay + b\), avec \(a\) et \(b\) réels non nuls ont pour solution les fonctions de la forme :   \(x \longmapsto k\mathrm{e}^{ax} - \dfrac{b}{a}\),  où \(k\) est un réel quelconque.

    Ici, on applique cette propriété avec \(a = \dfrac{1}{2}\) et \(b = 4\), ce qui donne bien l'équation différentielle \(y' = \dfrac{1}{2}y + 4\), ayant pour solution les fonction de la forme : \(x \longmapsto k\mathrm{e}^{\frac{1}{2}x} - \dfrac{4}{\frac{1}{2}}\) soit \(x \longmapsto k\mathrm{e}^{\frac{1}{2}x} - 8\), avec \(k\in \mathbb{R}\).

  2. Affirmation 2 : Vraie.

    Une équipe de volley-ball telle que décrite est constituée d'un couple de deux éléments. Le premier élément de ce couple est un ensemble de 3 élèves filles distinctes (donc pas de répétition), qui n'ont pas de rôle particulier, donc on parle d'un ensemble, et pas d'une liste ou d'un triplet (donc pas de notion d'ordre) : on va utiliser des combinaisons.

    3 filles choisies parmi les 18 de la classe : il y a \(\displaystyle \binom{18}{3} = 816\) façons de choisir les trois filles qui constitueront ce premier ensemble.

    Le deuxième élément du couple sera un ensemble de trois élèves garçons, choisis avec les même principes.

    3 garçons choisis parmi les 14 de la classe : il y a \(\displaystyle \binom{14}{3} = 364\) façons de choisir les trois garçons qui constitueront ce second ensemble.

    Finalement, par principe multiplicatif, une équipe est un ensemble de trois filles choisi parmi les 816 ensembles possibles, associé à un ensemble de garçons parmi les 364 ensembles possibles : il y a donc \(\quad816 \times 364 = 297\,024\) équipes différentes possibles.

  3. Affirmation 3 : Vraie.

    Pour tout \(n\) entier naturel, on a :

    \(\begin{aligned}[t] -1 \leqslant \cos(n) \leqslant 1 &\implies 1\leqslant 2 + \cos(n) \leqslant 3\\ &\implies \dfrac{1}{3} \leqslant \dfrac{1}{2+\cos(n)} \leqslant \dfrac{1}{1}\quad\text{fonction inverse est décroissante sur } \mathbb{R}_{+}^{*}\\ &\implies \dfrac{n}{3} \leqslant \dfrac{n}{2 + \cos(n)}\quad \text{car } n\geqslant 0\\ &\implies \dfrac{n}{3} \leqslant v_n \end{aligned}\)

    Par limite du quotient, on a immédiatement :  \(\lim\limits_{n \to +\infty} \dfrac{n}{3} = +\infty\),

    donc, par comparaison,   \(\lim\limits_{n \to +\infty} v_n = +\infty\),  ce qui est l'affirmation 3.

  4. Affirmation 4 : Fausse.

    On a : \(\overrightarrow{\mathrm{AB}}\begin{pmatrix}4\\-2\\6\end{pmatrix}\) et \(\overrightarrow{\mathrm{AC}}\begin{pmatrix}1\\0\\1\end{pmatrix}\), donc, comme le repère est orthonormé, on a :

    \(\overrightarrow{\mathrm{AB}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AC}} = 4\times 1 + (-2)\times 0 + 6 \times 1 = 10\),  la première partie de l'affirmation est donc vraie.

    Cependant, on peut aussi calculer les normes et en déduire le cosinus de l'angle \(\widehat{\mathrm{BAC}}\), défini par les deux vecteurs.

    \(\mathrm{AB} = \sqrt{4^2 + (-2)^2 + 6^2} = \sqrt{16 + 4 + 36} = \sqrt{56} = \sqrt{4 \times 14} = 2\sqrt{14}\).

    \(\mathrm{AC} = \sqrt{1^2 + 0^2 + 1^2} = \sqrt{1 + 0 + 1} = \sqrt{2}\).

    On a donc, avec la définition trigonométrique du produit scalaire :

    \(\overrightarrow{\mathrm{AB}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AC}} = \mathrm{AB}\times \mathrm{AC}\times \cos\left(\widehat{\mathrm{BAC}}\right) = 2\sqrt{14}\times \sqrt{2} \times \cos\left(\widehat{\mathrm{BAC}}\right) = 4\sqrt{7}\cos\left(\widehat{\mathrm{BAC}}\right)\)

    En égalant ces deux expressions du produit scalaire, on déduit :

    \(10 = 4\sqrt{7}\cos\left(\widehat{\mathrm{BAC}}\right)\)  qui équivaut à :  \(\cos\left(\widehat{\mathrm{BAC}}\right) = \dfrac{10}{4\sqrt{7}} = \dfrac{5\sqrt{7}}{14}\).

    Il se trouve que le cosinus de 30° est connu, il vaut \(\dfrac{\sqrt{3}}{2}\) et est donc différent de celui trouvé ici : l'angle ne mesure dont pas 30°.

    Remarque : une valeur approchée d'une mesure de l'angle peut être obtenue à la calculatrice :

    \(\widehat{\mathrm{BAC}} = \arccos\left(\dfrac{5\sqrt{7}}{14}\right)\approx 19\)°.

  5. Affirmation 5 : Vraie.

    En effet, pour tout x réel strictement positif, on a :  \(h''(x) = x\ln(x) - 3x = x\big(\ln(x) - 3\big)\)

    \(x\) étant strictement positif, le signe de \(h''(x)\) est donc le signe de \(\ln(x)-3\).

    \(\begin{aligned} x \in \big[\mathrm{e}^{3}~;~+\infty\big[ &\implies \mathrm{e}^{3} \leqslant x\\ &\implies \ln\big(\mathrm{e}^{3}\big) \leqslant \ln(x)\quad\text{car ln est croissante sur }\mathbb{R}*+\\ &\implies 3\leqslant \ln(x)\\ &\implies 0 \leqslant \ln(x) - 3\\ &\implies 0\leqslant h''(x) \end{aligned}\)

    Sur l'intervalle \(\left[\mathrm{e}^{3}~;~+\infty\right[\), la dérivée seconde de \(h\) est donc à valeurs positives, donc la dérivée première de \(h\) est croissante, et donc \(h\) elle-même est bien convexe sur cet intervalle.

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