Annales Bac · Spécialité mathématiques › 2026

2026Bac spé maths · Antilles-Guyane · Jour 2

Épreuve écrite de spécialité mathématiques, série générale · 17 juin 2026

17 juin 2026Durée : 4 heures20 points4 exercices
Fiche « Démonstration par récurrence »Fiche « Dérivée seconde et convexité »Fiche « Équation cartésienne d'un plan »Fiche « Loi binomiale »Couverture des fiches magiques Terminale spé maths

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📒 Les fiches magiques

Exercice 1 (6 pts)

Les trois parties de cet exercice peuvent être traitées indépendamment.

On s'intéresse à un réseau de communication constitué d'une chaîne de relais (satellites, antennes, opérateurs …) pour transmettre des messages.

À chaque transmission entre deux relais successifs, des erreurs peuvent apparaitre dans le message.

Une étude statistique a permis d'établir que pour chaque relai :

  • si le message reçu est sans erreur, il a \(94 \%\) de chances d'être transmis sans erreur au relai suivant ;

  • si le message reçu comporte des erreurs, il y a \(35 \%\) de chances que les erreurs soient corrigées et donc que le message soit transmis sans erreur au relai suivant.

On choisit au hasard un message envoyé au cours d'une journée.

Pour un évènement \(E\) quelconque, on désigne par \(\overline{E}\) son évènement contraire et par \(P(E)\) sa probabilité.

Partie A

On considère les évènements suivants :

  • \(A_{1}\) : « le message reçu par le premier relai est sans erreur » ;

  • \(A_{2}\) : « le message reçu par le deuxième relai est sans erreur ».

On admet que \(P\left(A_{1}\right)=0{,}96\).

  1. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-contre.

  2. Montrer que \(P\left(A_{2}\right)=0{,}9164\).

  3. Calculer \(P_{A_{2}}\big(\,\overline{A_{1}}\,\big)\).

    On arrondira le résultat à \(10^{-4}\).

    Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

Figure de l'exercice 1

Partie B

Pour vérifier le bon fonctionnement d'un relai, des tests indépendants les uns des autres sont effectués.

Un test est positif si la présence d'au moins une erreur est détectée.

On admet que la probabilité qu'un test soit positif est égale à 0,04.

On choisit au hasard un échantillon de 50 tests réalisés sur le relai.

Le nombre de tests réalisés est suffisamment grand pour assimiler ce choix à un tirage avec remise.

  1. On note \(X\) la variable aléatoire qui à chaque échantillon de 50 tests associe le nombre de tests positifs.

    Ainsi la variable aléatoire \(X\) suit la loi binomiale de paramètres \(n=50\) et \(p=0{,}04\).

    1. Déterminer la probabilité que 4 tests soient positifs dans cet échantillon.

      On arrondira le résultat à \(10^{-2}\).

    2. Donner la probabilité qu'au moins un test soit positif dans cet échantillon.

      On arrondira le résultat à \(10^{-2}\).

    3. Calculer l'espérance et la variance de la variable aléatoire \(X\).

  2. On étudie une chaîne de transmission de l'information composée de 25 relais.

    On considère la variable aléatoire \(X_{1}\) qui à chaque échantillon de 50 tests pratiqués sur le relai 1 associe le nombre de tests positifs.

    On définit de la même manière les variables aléatoires \(X_{2}\) pour le relai \(2\), …, \(X_{25}\) pour le relai 25.

    On admet que ces 25 variables aléatoires sont indépendantes entre elles et qu'elles admettent la même espérance égale à 2 et la même variance égale à 1,92.

    On note \(M\) la variable aléatoire donnant la moyenne du nombre de tests positifs lors des contrôles effectués sur les 25 relais.

    On a donc   \(M=\dfrac{X_{1}+X_{2}+\cdots+X_{25}}{25}\).

    1. Vérifier que \(\mathrm{E}(M)=2\) et montrer que \(\mathrm{V}(M)=0{,}0768\).

    2. À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que la probabilité que la moyenne des tests positifs soit strictement inférieure à 7 est supérieure à 0,99.

      Indication : on pourra utiliser, sans justification, le fait que :

      \[P(M<7)=P(-3<M<7).\]

Partie C

On désigne par \(n\) un entier naturel non nul.

On s'intéresse à une chaîne de transmission de l'information composée de \(n\) relais.

On considère l'évènement \(A_{n}\) : « le message reçu par le \(n\)-ième relai est sans erreur ».

On note \(p_{n}\) la probabilité que le message reçu au \(n\)-ième relai soit sans erreur.

On a ainsi \(p_{n}=P\left(A_{n}\right)\) et \(p_{1}=0{,}96\).

On admet que pour tout entier naturel \(n \geqslant 1\),

\[p_{n+1}=0{,}59 p_{n}+0{,}35.\]
  1. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel \(n \geqslant 1\),   \(p_{n+1} \leqslant p_{n}\).

  2. Montrer que la suite \((p_{n})\) est convergente.

  3. Déterminer la valeur exacte de sa limite.

Voir le corrigé de l'exercice 1

Partie A

  1. L'arbre pondéré représentant la situation est :

    Figure du corrigé de l'exercice 1
  2. Les événements \(A_1\) et \(\overline{A_1}\) forment une partition de l'univers, donc, d'après la loi des probabilités totales on a :

    \(\begin{aligned} P\big( A_2 \big)& = P\big( A_1 \cap A_2 \big) + P \big( \overline{A_1} \cap A_2 \big) \\ &= P\big( A_1 \big) \times P_{A_1}\big( A_2 \big) + P\big(\overline{A_1}\big) \times P_{\overline{A_1}}\big(A_2\big)\\ &= 0{,}96 \times 0{,}94 + 0{,}04 \times 0{,}35 \\ &= 0{,}9164 \end{aligned}\)

    On a donc bien : \(P\left(A_{2}\right)=0{,}9164\).

  3. \(\begin{aligned}[t] P_{A_{2}}\big( \,\overline{A_{1}}\,\big)&= \dfrac{P \big( \overline{A_1} \cap A_2 \big) }{P\left(A_{2}\right)}\\ &= \dfrac{ 0{,}04 \times 0{,}35}{0,9164}\\ &\approx 0{,}015277 \end{aligned}\).

    Donc \(P_{A_{2}}\big(\,\overline{A_{1}}\,\big) \approx 0{,}0153\), arrondi à \(10^{-4}\).

    Dans le contexte de l'exercice, la probabilité que le message reçu par le premier relai soit avec erreur sachant que le message reçu par le deuxième relai était sans erreur est égale à \(0{,}0153\).

Partie B

    1. Pour déterminer la probabilité que 4 tests soient positifs dans cet échantillon, il faut calculer \(P(X=4)\).

      \(X\) suit une loi binomiale de paramètres \(n=50\) et \(p=0{,}04\) donc :

      \(P(X=4) = \displaystyle \binom{50}{4} \times 0{,}04 ^{4} \times (1-0{,}04)^{50-4}\approx 0{,}090159\)

      La probabilité que 4 tests soient positifs dans cet échantillon est égale à \(0{,}09\), arrondi à \(10^{-2}\).

    2. La probabilité qu'au moins un test soit positif dans cet échantillon est égale à \(P(X\geqslant 1)\).

      À l'aide de la calculatrice on trouve : \(P(X\geqslant 1) \approx 0{,}8701\).

      La probabilité qu'au moins un test soit positif dans cet échantillon est égale à \(0{,}87\), arrondi à \(10^{-2}\).

      Attention, piège :

      Pour « au moins un test positif », pensez à l’événement contraire : \(P(X\geqslant 1)=1-P(X=0)=1-0{,}96^{50}\). Évitez d’additionner \(P(X=1)+P(X=2)+\cdots+P(X=50)\).

    3. La variable aléatoire \(X\) suit une loi binomiale de paramètres \(n=50\) et \(p=0{,}04\).

      Donc :

      \(\mathrm{E}(X)=n \times p = 50 \times 0{,}04 = 2\)

      \(\mathrm{V}(X) = n \times p \times (1-p)= 50 \times 0{,}04 \times (1-0{,}04) = 1{,}92\).

      L'espérance de la variable aléatoire \(X\) est égale à 2 et sa variance est égale à 1,92.

    1. \(M=\dfrac{X_{1}+X_{2}+\cdots+X_{25}}{25}\) est la variable aléatoire moyenne de 25 variables aléatoires indépendantes de même loi que \(X\) on a donc :

      \(\mathrm{E}\left(M\right) = \mathrm{E}\left(X\right) = 2\)

      et \(\begin{aligned}[t] \mathrm{V} \left(M\right) &= \dfrac {\mathrm{V}(X)}{25}\\ &= \dfrac{1,92}{25}\\ &=0{,}0768 \end{aligned}\)

      On a bien : \(\mathrm{E}(M)=2\) et \(\mathrm{V}(M)=0{,}0768\).

    2. La probabilité que la moyenne des tests positifs soit strictement inférieure à 7 est égale à

      \(P(M<7)\).

      On a : \(P(M<7) = P(-3<M<7)= P(-5< M-2<5) = 1- P\Big(\big|M-2\big| \geq 5\Big)\)

      Or, d'après l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev :

      \(\forall t \in \mathbb{R}^{*+}, \quad P\Big(\big|M - E(M)\big| \geq t\Big) \leq \dfrac{V(M)}{t^2 }\).

      Avec \(t= 5\) on a : \(P\Big(\big|M- 2\big| \geq 5\Big) \leq \dfrac{0,0768}{ 5^2 }\)

      soit \(P\Big(\big|M-2\big| \geq 5 \Big) \leq 0{,}003072\)

      On a donc : \(1- P\Big(\big|M-2\big| \geq 5 \Big) \geq 1- 0{,}003072\)

      D'où : \(P(M<7) \geq 0{,}996928 \geq 0{,}99\)

      La probabilité que la moyenne des tests positifs soit strictement inférieure à 7 est donc supérieure à 0,99.

Partie C

  1. Pour tout entier naturel \(n \geqslant 1\), posons \(P_n\) l'affirmation :  « \(p_{n+1} \leqslant p_{n}\). ».

    Démontrons par récurrence que les affirmations \(P_n\) sont toutes vraies.

    • Initialisation :

      \(p_2= 0{,}59 p_{1}+0{,}35 = 0{,}59 \times 0{,}96 + 0{,}35 = 0{,}9164\).

      On a donc \(p_2 \leqslant p_1\)

      Donc que l'affirmation \(P_1\) est vraie.

    • Hérédité : Soit \(n\) un entier naturel non nul. On suppose que l'affirmation \(P_n\) est vraie, c'est à dire \(p_{n+1} \leqslant p_n\) »., montrons que l'affirmation \(P_{n+1}\) est vraie, c'est à dire \(p_{n+2} \leqslant p_{n+1}\) ».

      \(\begin{aligned} P_n \text{ est vraie} &\implies p_{n+1} \leqslant p_n \\ &\implies 0{,}59 \times p_{n+1} \leqslant 0{,}59 \times p_n \quad \text{car } 0{,}59>0 \\ &\implies 0{,}59 \times p_{n+1} + 0{,}35 \leqslant 0{,}59 \times p_n + 0{,}35 \\ &\implies p_{n+2} \leqslant p_{n+1} \\ &\implies P_{n+1}\text{ est vraie.} \end{aligned}\)

    • Conclusion : On a montré que l'affirmation \(P_1\) est vraie, et que pour un \(n\) entier naturel non nul, si \(P_n\) est vraie, alors \(P_{n+1}\) est vraie.

      En vertu du principe de récurrence, on en déduit que, pour tout entier naturel non nul \(n\), l'affirmation est vraie, et donc pour tout entier naturel \(n \geqslant 1\), on a \(p_{n+1} \leqslant p_{n}\).

  2. D'après la question précédente, pour tout entier naturel \(n \leqslant 1\), on a \(p_{n+1} \leqslant p_{n}\) donc la suite \((p_{n})\) est décroissante.

    De plus, \(p_n\) est égal une probabilité donc \(p_n \geqslant 0\), la suite \((p_{n})\) est donc minorée par 0.

    Donc la suite \((p_{n})\) est convergente vers une limite \(\ell\).

  3. Soit \(f\) la fonction définie sur \(\mathbb{R}\) par \(f(x) =0{,}59x+0{,}35\).

    On a donc, pour tout entier naturel non nul \(n\), \(p_{n+1}=f(p_n)\).

    La suite \((p_{n})\) est donc définie par une relation de récurrence avec \(f\) une fonction continue.

    De plus, la suite \((p_{n})\) est convergente vers une limite \(\ell\).

    D'après le théorème du point fixe, la limite \(\ell\) est donc solution de l'équation \(f(x)=x\).

    \(\begin{aligned} f(x)=x &\iff 0{,}59 x +0{,}35 = x \\ &\iff 0{,}35 = 0{,}41x \\ & \iff x= \dfrac{0,35}{0,41}\\ &\iff x = \dfrac{35}{41} \end{aligned}\)

    \((p_n)\) est donc convergente vers \(\dfrac{35}{41}\).

Exercice 2 (5 pts)

Dans une salle d'escalade, un nouveau module en forme de tétraèdre, destiné à être posé au sol, est en cours de fabrication.

Ce module servira à créer des plans inclinés.

On munit l'espace d'un repère orthonormé \(\left(\mathrm{A} ; \overrightarrow{\imath}, \overrightarrow{\jmath}, \overrightarrow{k}\right)\).

L'unité est le mètre.

On considère les trois points suivants :   B\(\left(\dfrac{9}{2} ; 0 ; 0\right)\),  C\(\left(\dfrac{9}{4} ; 3 ; 0\right)\)   et   \(D\left(\dfrac{3}{2} ; 1 ; 3\right)\).

On modélise le module par le tétraèdre ABCD.

On souhaite analyser ce module pour des raisons de construction et de sécurité.

Figure de l'exercice 2

Partie A

  1. On représente ci-contre le triangle ABC et sa hauteur issue de C.

    1. Montrer que le triangle ABC est isocèle en C.

    2. Montrer que l'aire du triangle ABC est égale à \(6{,}75\).

    Figure de l'exercice 2
    1. Vérifier qu'une équation cartésienne du plan (ABC) est :  \(z=0\).

    2. Montrer que le point H\(\left(\dfrac{3}{2} ; 1 ; 0\right)\) est le projeté orthogonal du point D sur le plan (ABC).

  2. On rappelle que le volume \(\mathcal{V}\) d'un tétraèdre est donné par   \(\mathcal{V} = \dfrac{1}{3} \times \mathcal{B} \times h\),  où \(\mathcal{B}\) est l'aire d'une base et \(h\) la hauteur relative à la base \(\mathcal{B}\).

    En déduire le volume du module.

Partie B

  1. On considère le vecteur \(\overrightarrow{n}\begin{pmatrix} 4\\3\\3 \end{pmatrix}\).

    1. Montrer que le vecteur \(\overrightarrow{n}\) est un vecteur normal au plan (BCD).

    2. En déduire qu'une équation cartésienne du plan (BCD) est :

      \[4x+3y+3z-18=0.\]
    3. Donner une représentation paramétrique de la droite \(\Delta\) orthogonale au plan (BCD) et passant par D.

  2. On admet que la droite \(\Delta\) et le plan (ABC) sont sécants et on désigne par L leur point d'intersection.

    Montrer que L a pour coordonnées \(\left(-\dfrac{5}{2} ; -2 ; 0\right)\).

  3. Le module est considéré adapté aux débutants si l'angle \(\widehat{\mathrm{LDH}}\) est strictement inférieur à \(60\) °.

    Montrer que ce module est adapté aux débutants.

Voir le corrigé de l'exercice 2

Partie A

    1. Comme le repère est orthonormé :

      • \(\mathrm{AC} = \sqrt{\left(\dfrac{9}{4}-0\right)^2 + (3-0)^2 + (0 - 0)^2} =\sqrt{\dfrac{81}{16}+ 9} =\sqrt{ \dfrac{81}{16} + \dfrac{144 }{16}} = \sqrt{\dfrac{225}{16}}=\dfrac{15}{4}\);

      • \(\mathrm{CB} = \sqrt{\left(\dfrac{9}{4}-\dfrac{9}{2}\right)^2 + (3-0)^2 + (0 - 0)^2} =\sqrt{\left(-\dfrac{9}{4}\right)^2+ 9} =\sqrt{ \dfrac{81}{16} + \dfrac{144 }{16}} = \sqrt{\dfrac{225}{16}}=\dfrac{15}{4}\);

      Les longueurs sont égales, donc le triangle est bien isocèle en C.

      • Dans un triangle isocèle, la hauteur issue du sommet principal est aussi une médiane (et une médiatrice).

        La hauteur issue de C est donc le segment [CI], où I est le milieu de [AB].

        I a donc pour coordonnées :  I\(\left(\dfrac{x_{\mathrm{A}} + x_{\mathrm{B}}}{2} ; \dfrac{y_{\mathrm{A}} + y_{\mathrm{B}}}{2} ; \dfrac{z_{\mathrm{A}} + z_{\mathrm{B}}}{2}\right)\)  soit   \(\left(\dfrac{9}{4} ; 0 ; 0\right)\).

      • L'aire d'un triangle est donnée par :  \(\mathcal{A} = \dfrac{\text{base} \times \text{hauteur} }{2}\).

        Ici, on choisit comme base le segment [AB] et la hauteur correspondante, [CI].

      • La distance AB est :  \(\mathrm{AB} = \sqrt{\left(\dfrac{9}{2}-0\right)^2 + (0-0)^2 + (0 - 0)^2} =\dfrac{9}{2}\);

        La distance CI est :  \(\mathrm{CI} = \sqrt{\left(\dfrac{9}{4}-\dfrac{9}{4}\right)^2 + (3-0)^2 + (0 - 0)^2} =\sqrt{ 9} =3\);

      On a donc :   \(\mathcal{A}_{\mathrm{ABC}} = \dfrac{\mathrm{AB} \times \mathrm{CI}}{2} = \dfrac{1}{2} \times \dfrac{9}{2} \times 3 = \dfrac{27}{4} = 6{,}75\).

      L'aire du triangle ABC est bien égale à \(6{,}75\).

    1. On a : \(\overrightarrow{\mathrm{AB}} \begin{pmatrix} \dfrac{9}{2}\\0\\0\end{pmatrix}\). et   \(\overrightarrow{\mathrm{AC}} \begin{pmatrix}\dfrac{9}{4} \\ 3\\0 \end{pmatrix}\).

      Ces vecteurs ont des coordonnées non proportionnelles, donc ils ne sont pas colinéaires.

      Les points A, B et C ne sont pas alignés, donc ils définissent un plan.

      De plus \(z_{\mathrm{A}}=z_{\mathrm{B}}=z_{\mathrm{C}}=0\)

      donc une équation cartésienne du plan (ABC) est bien :  \(z=0\).

    2. H est le projeté orthogonal du point D sur le plan (ABC) si et seulement si

      \(\begin{cases} H \in (\mathrm{ABC})\\ \text{ la droite (HD) est orthogonale au plan (ABC)} \end{cases}\).

      • \(z_{\mathrm{H}}=0\) donc \(H \in (\mathrm{ABC})\)

      • \(\overrightarrow{\mathrm{HD}} \begin{pmatrix} x_{\mathrm{D}} - x_{\mathrm{H}}\\ y_{\mathrm{D}} - y_{\mathrm{H}}\\ z_{\mathrm{D}} - z_{\mathrm{H}} \end{pmatrix}\)   soit   \(\overrightarrow{\mathrm{HD}} \begin{pmatrix} \dfrac{3}{2}-\dfrac{3}{2}\\1-1\\3-0 \end{pmatrix}\)   finalement :  \(\overrightarrow{\mathrm{HD}} \begin{pmatrix} 0\\0\\3\end{pmatrix}\).

        Or, une équation cartésienne du plan (ABC) étant \(z=0\), un vecteur normal au plan (ABC) est \(\overrightarrow{m}\begin{pmatrix} 0\\0\\1 \end{pmatrix}\)

        Les vecteurs \(\overrightarrow{m}\) et \(\overrightarrow{\mathrm{HD}}\) sont colinéaires, donc la droite (HD) est orthogonale au plan (ABC).

      Donc le point H\(\left(\dfrac{3}{2} ; 1 ; 0\right)\) est le projeté orthogonal du point D sur le plan (ABC).

  1. Avec les questions précédentes, on a calculé l'aire du triangle ABC, qui est l'une des quatre bases possibles pour le tétraèdre.

    Si on choisit ABC comme base de ABCD, alors la hauteur correspondante est la distance séparant le quatrième sommet (ici D), du plan contenant la base ABC, c'est-à-dire le plan (ABC).

    Cette distance est donc la distance séparant D de son projeté orthogonal sur (ABC), c'est-à-dire H, dont on a déterminé les coordonnées à la question 2 b..

    \(\mathrm{DH} = \sqrt{0^2 + 0^2 + 3 ^2 } = 3\).

    On a donc :   \(\mathcal{V}_{\mathrm{ABCD}} = \dfrac{1}{3} \times \mathcal{A}_{\mathrm{ABC}} \times \mathrm{DH} = \dfrac{1}{3} \times 6{,}75 \times 3 = 6{,}75\).

    Le volume du module est égal à \(6{,}75\).

Partie B

    1. Déterminons les coordonnées des vecteurs :

      \(\overrightarrow{\mathrm{BC}} \begin{pmatrix} x_{\mathrm{C}} - x_{\mathrm{B}}\\ y_{\mathrm{C}} - y_{\mathrm{B}}\\ z_{\mathrm{C}} - z_{\mathrm{B}} \end{pmatrix}\)   soit   \(\overrightarrow{\mathrm{BC}} \begin{pmatrix}\dfrac{9}{4} - \dfrac{9}{2} \\3-0\\0-0 \end{pmatrix}\)   finalement :  \(\overrightarrow{\mathrm{BC}} \begin{pmatrix} -\dfrac{9}{4}\\3\\0\end{pmatrix}\).   De même,   \(\overrightarrow{\mathrm{BD}} \begin{pmatrix} -3\\1\\3 \end{pmatrix}\).

      Ces vecteurs ont des coordonnées non proportionnelles, donc ils ne sont pas colinéaires.

      Les points B, C et D ne sont pas alignés, donc ils définissent un plan.

      On est dans un repère orthonormé, donc on peut utiliser la formule analytique du produit scalaire :

      • \(\overrightarrow{n} \cdot \overrightarrow{\mathrm{BC}} = 4 \times \dfrac{-9}{4} + 3 \times 3 + 3 \times 0 = -9 + 9 +0 = 0\);

      • \(\overrightarrow{n} \cdot \overrightarrow{\mathrm{BD}} = 4 \times (-3) +3 \times 1 + 3 \times 3 = -12 + 3 + 9 = 0\);

      • \(\overrightarrow{\mathrm{BC}}\) et \(\overrightarrow{\mathrm{BD}}\) sont deux vecteurs non colinéaires qui forment une base du plan (BCD).

      \(\overrightarrow{n}\) est orthogonal à ces deux vecteurs, donc c'est un vecteur normal du plan (BCD).

    2. Si \(\overrightarrow{n}\begin{pmatrix} 4\\3\\3 \end{pmatrix}\) est un vecteur normal au plan (BCD), alors, par propriété, une équation du plan (BCD) peut avoir la forme :  \(4\times x + 3 \times y + 3 \times z + d = 0\),   où \(d\) est un réel.

      Comme B est un point de (BCD), on doit avoir :  \(4x_{\mathrm{B}} +3 y_{\mathrm{B}} + 3z_{\mathrm{B}} + d =0\).

      \(\begin{aligned} 4x_{\mathrm{B}} +3 y_{\mathrm{b}} + 3z_{\mathrm{B}} + d =0 &\iff 4 \times \dfrac{9}{2} +3 \times 0 +3\times 0 + d= 0\\ &\iff 18 + d = 0\\ &\iff d = -18 \end{aligned}\)

      Une équation cartésienne de (BCD) est donc bien :  \(4x+3y+3z - 18 = 0\).

    3. Si la droite \(\Delta\) est orthogonale au plan (BCD), alors, par définition, elle doit être dirigée par un vecteur normal au plan (BCD), donc ici, on en déduit que le vecteur \(\overrightarrow{n} \begin{pmatrix} 4\\3\\3 \end{pmatrix}\) dirige la droite \(\Delta\).

      Comme la droite \(\Delta\) passe par le point D\(\left(\dfrac{3}{2} ; 1 ; 3\right)\), une représentation paramétrique de la droite \(\Delta\) est donnée par :  \(\begin{cases} x=x_{\mathrm{D}} + x_{\overrightarrow{n}}\times t\\ y=y_{\mathrm{D}} + y_{\overrightarrow{n}}\times t\\ z=z_{\mathrm{D}} + z_{\overrightarrow{n}}\times t \end{cases}\text{avec } t \in \mathbb{R}\)

      En remplaçant par les valeurs connues, on a :  \(\begin{cases} x=\dfrac{3}{2} +4 t\\ y=1 +3t\\ z=3+3t \end{cases}\text{avec } t \in \mathbb{R}\)

  1. Le point L est l'intersection de la droite \(\Delta\) et du plan (ABC).

    Comme c'est un point de la droite \(\Delta\), il existe un réel \(t_0\) tel que les coordonnées de ce point sont \(\left( \dfrac{3}{2} + 4t_0 ; 1+3t_0 ; 3+3t_0 \right)\).

    C'est aussi un point de (ABC) dont ses coordonnées vérifient l'équation du plan.

    Autrement dit, \(t_0\) est solution de l'équation :

    \(\begin{aligned}[t] 3 + 3t_0 = 0 &\iff 3t_0 = -3 \\ &\iff t_0 = -1 \end{aligned}\)

    Le point L a donc pour coordonnées :  \(\left( \dfrac{3}{2} - 4 ; 1-3 ; 3-3 \right)\)   soit \(\mathrm{L}\left(-\dfrac{5}{2} ; -2 ; 0\right)\).

  2. Afin de déterminer l'angle \(\widehat{\mathrm{LDH}}\), calculons le produit scalaire \(\overrightarrow{\mathrm{DL}} \cdot \overrightarrow{\mathrm{DH}}\) de deux manières différentes.

    On a \(\overrightarrow{\mathrm{DH}} \begin{pmatrix} 0 \\ 0\\ -3\end{pmatrix}\).   et   \(\overrightarrow{\mathrm{DL}} \begin{pmatrix} -4 \\ -3\\ -3 \end{pmatrix}\).

    Nous sommes dans un repère orthonormé, nous pouvons utiliser la formule analytique :

    \(\begin{aligned} \overrightarrow{\mathrm{DH}} \cdot \overrightarrow{\mathrm{DL}} &= x_{\mathrm{DH}}\times x_{\mathrm{DL}} + y_{\mathrm{DH}}\times y_{\mathrm{DL}} +z_{\mathrm{DH}}\times z_{\mathrm{DL}}\\ &= 0\times (-4) + 0 \times (-3) -3 \times (-3)\\ &= 9 \end{aligned}\).

    On a aussi : \(\overrightarrow{\mathrm{DH}} \cdot \overrightarrow{\mathrm{DL}}=\left\|\overrightarrow{\mathrm{DH}}\right\|\times\left\|\overrightarrow{\mathrm{DL}}\right\|\times \cos(\widehat{\mathrm{LDH}})\)

    Calculons la longueur DL : \(\mathrm{DL} = \sqrt{ (-4)^2+3^2+3^2} =\sqrt{ 16+9+9} = \sqrt{34}\)

    En remplaçant dans la formule précédente on obtient :

    \(9 =3 \times \sqrt{34} \times \cos(\widehat{\mathrm{LDH}})\)

    D'où : \(\cos(\widehat{\mathrm{LDH}}) = \dfrac{9} {3\sqrt{34}}= \dfrac{3 \sqrt{34}}{34}\)

    donc \(\widehat{\mathrm{LDH}} \approx 59{,}04\) °.

    L'angle \(\widehat{\mathrm{LDH}}\) est strictement inférieur à \(60\) ° donc le module est bien adapté aux débutants.

Exercice 3 (4 pts)

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.
Justifier chaque réponse.
Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

  1. Le plan est muni d'un repère orthonormé.

    1. On considère l'équation différentielle   \(\left(E_{1}\right): \quad y'+2 y=0\),  où \(y\) est une fonction de la variable \(x\) définie sur \(\mathbb{R}\).

      On note \(f\) la solution de l'équation différentielle \((E_{1})\) telle que \(f(0)=1\).

      Affirmation 1 : La courbe représentative de la fonction \(f\) passe par le point A de coordonnées \(\left(\ln 2 ; \dfrac{1}{2}\right)\).

    2. On considère la fonction \(f\) définie sur l'intervalle \(\left[\dfrac{\pi}{2} ; \pi\right]\) par :

      \[f(x)=x-\cos (x)\]

      Affirmation 2 : Sur l'intervalle \(\left[\dfrac{\pi}{2} ; \pi\right]\), la courbe représentative de la fonction \(f\) est au-dessus de ses tangentes.

    3. On considère la fonction \(f\) définie sur l'intervalle \(] 0 ;+\infty[\) par :

      \[f(x)=1+\dfrac{\sin (x)}{x}\]

      Affirmation 3 : La droite d'équation \(y=1\) est une asymptote horizontale de la courbe représentative de la fonction \(f\).

  2. On considère l'équation différentielle   \(\left(E_{2}\right): \quad y'-3 y=2-6 x\),  où \(y\) est une fonction de la variable \(x\) définie sur \(\mathbb{R}\).

    Affirmation 4 : La fonction \(f\) définie sur \(\mathbb{R}\) par

    \[f(x)=2 x-\mathrm{e}^{3 x}\]

    est une solution de l'équation \((E_{2})\).

Voir le corrigé de l'exercice 3
    1. Affirmation 1 est Fausse.

      L'équation différentielle   \(\left(E_{1}\right): \quad y'+2 y=0 \iff y'=-2y\) est de la forme \(y'=ay\)

      donc les solutions sont les fonctions de la forme \(x\mapsto C\mathrm{e}^{ax}\) avec \(C\in\mathbb{R}\).

      Donc, il existe \(C\in \mathbb{R}\) tel que \(f(x)= C \mathrm{e}^{-2x}\) .

      Or \(f(0)=1\) donc \(1=C\mathrm{e}^{-2\times 0} \iff C=1\) .

      donc \(f\) est définie sur \(\mathbb{R}\) par \(f(x)=\mathrm{e}^{-2x}\).

      \(f(ln 2) = \mathrm{e}^{-2\ln 2} = \mathrm{e}^{ -ln 2^2}= \mathrm{e}^{ln \left(\frac{1}{4}\right)}= \dfrac{1}{4} \neq \dfrac{1}{2}\)

      Donc : le point A de coordonnées \(\left(\ln 2 ; \dfrac{1}{2}\right)\) n'appartient pas à la courbe représentative de la fonction \(f\).

    2. Affirmation 2 est Fausse.

      Pour étudier la position relative de la courbe représentative de la fonction \(f\) et de ses tangentes, étudions la convexité de la fonction.

      Pour tout réel \(x\in \left[\dfrac{\pi}{2} ; \pi\right]\) :

      \(f'(x) = 1 + \sin(x)\)

      et donc \(f''(x)= \cos(x)\).

      Or sur l'intervalle \(\left[\dfrac{\pi}{2} ; \pi\right]\) , \(cos(x) \leq 0\) donc la fonction est concave.

      Elle est donc située en-dessous de toutes ses tangentes.

    3. Affirmation 3 est Vraie.

      Pour tout réel \(x\in ] 0 ;+\infty[\) :

      \(\begin{aligned} -1 \leqslant \sin(x) \leqslant 1 &\implies -\dfrac{1}{x} \leqslant \dfrac{\sin (x)}{x} \leqslant \dfrac{1}{x} \quad \text{car } x>0 \\ & \implies 1 -\dfrac{1}{x} \leqslant 1 + \dfrac{\sin (x)}{x} \leqslant 1 +\dfrac{1}{x} \\ & \implies 1 -\dfrac{1}{x} \leqslant f(x) \leqslant 1 +\dfrac{1}{x} \\ \end{aligned}\)

      Or \(\lim\limits_{x\to +\infty} \dfrac{1}{x} =0\) donc, par somme, \(\lim\limits_{x\to +\infty }1 -\dfrac{1}{x} =1\) et \(\lim\limits_{x\to +\infty }1 +\dfrac{1}{x} =1\).

      D'après le théorème des gendarmes, on a donc : \(\lim\limits_{x\to +\infty }f(x) =1\).

      C'est à dire, la droite d'équation \(y=1\) est une asymptote horizontale à la courbe représentative de la fonction \(f\) au voisinage de \(+\infty\).

  1. Affirmation 4 est Vraie.

    La fonction \(f\) est dérivable sur \(\mathbb{R}\) et pour tout réel \(x\), \(f'(x) = 2 -3 \mathrm{e}^{3x}\).

    Donc, pour tout réel \(x\) :

    \(\begin{aligned} f'(x) -3f(x) &= 2 -3 \mathrm{e}^{3x} - 3 \left(2x-\mathrm{e}^{3x}\right) \\ &= 2 -3 \mathrm{e}^{3x} - 6x +3 \mathrm{e}^{3x} \\ &= 2 - 6x \end{aligned}\)

    Donc \(f\) est solution de l'équation \((E_{2})\).

Exercice 4 (5 pts)

On considère la fonction \(f_{k}\) définie sur \(] 0 ;+\infty[\) par :

\[f_{k}(x)=1-x+\dfrac{k(1+\ln x)}{x}\]

où \(k\) est un réel strictement positif et ln désigne la fonction logarithme népérien.

On désigne par \(\mathcal{C}_{k}\) la représentation graphique de la fonction \(f_{k}\) dans un repère orthonormé.

On admet que la fonction \(f_{k}\) est deux fois dérivable sur \(] 0 ;+\infty[\).

On note \(f_{k}'\) sa dérivée première et \(f_{k}''\) sa dérivée seconde.

Partie A : étude d'un premier cas particulier

Dans cette partie, on se place dans le cas \(k=2\).

La courbe \(\mathcal{C}_{2}\) est représentée sur le graphique ci-dessous.

On précise que :

  • Le point A est un point d'inflexion de la courbe \(\mathcal{C}_{2}\);

  • \(T_{2}\) est la tangente à la courbe \(\mathcal{C}_{2}\) au point A.

    Figure de l'exercice 4
  1. On considère une primitive \(F_{2}\) de la fonction \(f_{2}\) sur \(] 0 ;+\infty[\).

    Avec la précision permise par le graphique, donner les variations de la fonction \(F_{2}\) sur l'intervalle \(]0 ; 3]\).

  2. Parmi les trois courbes ci-dessous, indiquer celle qui représente \(f_{2}'\) et celle qui représente \(f_{2}''\).

    Justifier.

Figure de l'exercice 4
Figure de l'exercice 4
Figure de l'exercice 4
Courbe 1Courbe 2Courbe 3

Partie B : étude d'un second cas particulier

Dans cette partie on se place dans le cas \(k=1\).

On considère la fonction \(f_{1}\) définie sur \(] 0 ;+\infty[\) par :

\[f_{1}(x)=1-x+\dfrac{1+\ln x}{x}\]
    1. Montrer que pour tout réel \(x>0\) :

      \[f_{1}'(x)=-1-\dfrac{\ln x}{x^{2}}.\]
    2. Déterminer la limite de \(f_{1}'(x)\) lorsque \(x\) tend vers \(+\infty\).

  1. On admet que :

    • l'axe des ordonnées est une asymptote de la courbe de \(f_{1}'\);

    • pour tout réel \(x>0\),   \(f_{1}''(x)=\dfrac{2 \ln x-1}{x^{3}}\).

    On donne ci-dessous le tableau de variations de \(f_{1}'\) sur l'intervalle \(] 0 ;+\infty[\).

    Figure de l'exercice 4
    1. Justifier les variations de la fonction \(f_{1}'\) sur l'intervalle \(]0 ;+\infty[\) et la valeur de l'extremum.

    2. Justifier la limite de la fonction \(f_{1}'\) en 0.

    3. Montrer qu'il existe une unique solution \(\alpha\) à l'équation   \(f_{1}'(x)=0\)   sur \(] 0 ;+\infty[\).

      En déduire que \(f_{1}\) admet un maximum sur l'intervalle \(] 0 ;+\infty[\).

    4. Recopier et compléter les pointillés du programme écrit en langage Python ci-dessous, afin qu'il renvoie une valeur approchée à \(10^{-2}\) près de la solution \(\alpha\) de l'équation   \(f_{1}'(x)=0\)   sur \(] 0 ;+\infty[\).

      					def d(x) :
      					     return -1-ln(x)/x**2
      					def alpha() :
      					     u = 0.5
      					     while d(u) ... 0 :
      					          u = ...
      					     return u

      On rappelle que x**2 désigne \(x^{2}\).

Partie C: \(\boldsymbol{k}\) quelconque

On considère la fonction \(h\) définie sur \(] 0 ;+\infty[\) par   \(h(x)=\dfrac{1+\ln x}{x}\),

et la fonction \(H\) définie sur \(] 0 ;+\infty[\) par   \(H(x)=\dfrac{1}{2}(1+\ln x)^{2}\).

On admet que \(H\) est dérivable sur \(] 0 ;+\infty[\).

  1. Montrer que la fonction \(H\) est une primitive de \(h\).

On rappelle que \(k\) est un réel strictement positif et que \(f_{k}\) est la fonction définie sur \(] 0 ;+\infty[\) par :

\[f_{k}(x)=1-x+\dfrac{k(1+\ln x)}{x}\]
  1. Existe-t-il une valeur de \(k\) pour laquelle la valeur moyenne de la fonction \(f_{k}\) sur l'intervalle \([ 1 ; \mathrm{e}]\) est égale à 0 ?

    Justifier.

Voir le corrigé de l'exercice 4

Partie A : étude d'un premier cas particulier

  1. \(F_{2}\) est une primitive de la fonction \(f_{2}\) sur \(] 0 ;+\infty[\) donc \(f_2\) est la dérivée de la fonction \(F_{2}\).

    Les variations de la fonction \(F_2\) sont donc données par le signe de la fonction \(f_2\).

    Avec la précision permise par le graphique :

    Figure du corrigé de l'exercice 4

    La fonction \(F_{2}\) est décroissante sur l'intervalle \(]0;0{,}3]\) et sur l'intervalle \([2{,}5;3]\), et elle est croissante sur l'intervalle \([0{,}3 ; 2{,}5]\).

  2. La courbe 1 représente la fonction \(f_{2}'\) et la courbe 2 représente la fonction \(f_{2}''\) :

    La dérivée de la fonction \(f_2\) doit s'annuler lorsque la fonction \(f_2\) admet un maximum. Ce maximum est atteint pour \(x \approx 0{,}75\).

    La seule courbe qui s'annule aux environs de \(0{,}75\) est la courbe 1 donc la courbe 1 représente la fonction \(f_2'\).

    Le point A est un point d'inflexion pour la courbe de la fonction \(f_2\) donc la dérivée seconde s'annule en \(x_A \approx 1{,}6\).

    La seule courbe qui s'annule aux environs de \(1{,}6\) est la courbe 2 donc la courbe 2 représente la fonction \(f_2''\).

Partie B : étude d'un second cas particulier

    1. \(f_1\) est de la forme \(w + \dfrac{u}{v}\) avec \(\begin{cases}w(x)= 1-x \\ u(x)=1+\ln(x) \\ v(x)= x \end{cases}\).   On a : \(\begin{cases}w'(x)= -1 \\ u'(x)=\dfrac{1}{x} \\ v'(x)= 1 \end{cases}\).

      On a : \(f_1'= w'+ \dfrac{u'v - v'u}{v^2}\)

      Donc, pour tout réel \(x>0\) :

      \(\begin{aligned} f_1'(x) &= -1 + \dfrac{\dfrac{1}{x} \times x- 1 \times \big( 1 +\ln(x) \big) }{x^2} \\ &= -1 + \dfrac{1- 1 -\ln(x)}{x^2} \\ &= -1-\dfrac{\ln x}{x^2} \end{aligned}\)

      On a bien, pour tout réel \(x>0\),   \(f_{1}'(x)=-1-\dfrac{\ln x}{x^2}\).

    2. Pour tout réel \(x>0\),   \(f_{1}'(x)=-1-\dfrac{\ln x}{x^2}\).

      Par croissances comparées, \(\lim\limits_{x\to +\infty } \dfrac{\ln x}{x^2} = 0\) donc, par somme, \(\lim\limits_{x \to +\infty } f_1'(x)= - 1\).

    1. Pour tout réel \(x>0\),   \(f_{1}''(x)=\dfrac{2 \ln x-1}{x^{3}}\).

      \(x>0\) donc \(x^3>0\) donc \(f_1''(x)\) est du signe de \(2\ln (x) -1\).

      \(\begin{aligned} 2\ln (x) -1>0 &\iff 2\ln(x) >1 \\ &\iff \ln(x) > \dfrac{1}{2} \\ &\iff x > \mathrm{e}^{\frac{1}{2}} \quad \text{ car la fonction exponentielle est strictement croissante} \end{aligned}\)

      De plus \(\begin{aligned}[t] f_1'\left( \mathrm{e}^{\frac{1}{2}}\right) & =- 1- \dfrac{ \ln \left( \mathrm{e}^{\frac{1}{2}}\right) }{ \left(\mathrm{e}^{\frac{1}{2}}\right)^2 }\\ & = -1- \dfrac{ \frac{1}{2} }{ \mathrm{e}^1}\\ & = -1- \dfrac{ 1 }{ 2 \mathrm{e}} \end{aligned}\)

      On a donc :

      Figure du corrigé de l'exercice 4
    2. Pour tout réel \(x>0\),   \(f_{1}'(x)= -1-\dfrac{\ln x}{x^2}\).

      \(\begin{cases} \lim\limits_{x\to 0^+} - \ln(x)= +\infty \\ \lim\limits_{x\to 0^+ } {x^2}= 0^+ \\ \end{cases}\) donc, par quotient et somme, \(\lim\limits_{x \to +\infty } f_1(x)= + \infty\).

    3. Sur l'intervalle \(\Big]0 ; \mathrm{e}^{\frac{1}{2}}\Big]\) :

      La fonction \(f_1'\) est continue (car dérivable) et strictement décroissante.

      De plus, \(\lim\limits_{x\to 0^+ } f_1'(x) = +\infty >0\) et \(f_1'\left(\mathrm{e}^{\frac{1}{2}}\right) = -1 -\dfrac{1}{2\mathrm{e}}<0\).

      Donc, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation \(f_1'(x) = 0\) admet une unique solution dans l'intervalle \(\Big]0 ; \mathrm{e}^{\frac{1}{2}}\Big]\)

      Sur l'intervalle \(\Big[ \mathrm{e}^{\frac{1}{2}}; +\infty \Big[\), la fonction \(f_1'\) est strictement croissante et \(\lim\limits_{x \to +\infty} f_1'(x) =-1\)

      donc, pour tout réel \(x > \mathrm{e}^{\frac{1}{2}}\),   \(f_1'(x) <-1 <0\).

      Donc l'équation \(f_1'(x) = 0\) n'admet pas de solution dans l'intervalle \(\Big[ \mathrm{e}^{\frac{1}{2}}; +\infty \Big[\).

      Finalement, il existe une unique solution \(\alpha\) à l'équation   \(f_{1}'(x)=0\)   sur \(] 0 ;+\infty[\).

      On peut donc en déduire le signe de \(f_1'\) et les variations de \(f_1\) sur cet intervalle :

      Figure du corrigé de l'exercice 4

      \(f_{1}\) admet donc un maximum atteint pour \(x=\alpha\) sur l'intervalle \(] 0 ;+\infty[\).

    4. Le programme écrit en langage Python renvoyant une valeur approchée à \(10^{-2}\) près de la solution \(\alpha\) de l'équation   \(f_{1}'(x)=0\)   sur \(] 0 ;+\infty[\) est :

      def d(x) :
      	return -1-ln(x)/x**2
      
      def alpha() :
          u = 0.5
          while d(u)  > 0 :
      	    u = u + 0.01
          return u
      Attention, piège :

      Dans ce balayage, on part d’un réel \(u\) pour lequel \(d(u)>0\) (ici \(u=0{,}5\)) et on augmente \(u\) tant que \(d(u)\) reste strictement positif. Écrire while d(u) < 0 ferait sortir immédiatement de la boucle ou renverrait une valeur erronée. Le pas de \(0{,}01\) garantit bien une valeur approchée de \(\alpha\) à \(10^{-2}\) près.

Partie C: \(\boldsymbol{k}\) quelconque

  1. \(H\) est dérivable sur \(] 0 ;+\infty[\)

    \(H\) est de la forme \(\dfrac{1}{2}u^2\) avec \(u(x) = 1 + \ln(x)\). On a \(u'(x) = \dfrac{1}{x}\).

    On a \(H'= \dfrac{1}{2} \times 2 u'u\)

    Donc pour tout réel \(x>0\) :

    \(\begin{aligned} H'(x) &= \dfrac{1}{x} \times \left(1 + \ln(x) \right) \\ &= \dfrac{1+\ln x}{x} \\ &=h(x) \end{aligned}\)

    Donc la fonction \(H\) est une primitive de \(h\) sur \(] 0 ;+\infty[\) .

  1. La valeur moyenne de la fonction \(f_{k}\) sur l'intervalle \([ 1 ; \mathrm{e}]\) est égale à \(\displaystyle \mu= \dfrac{1}{\mathrm{e}-1} \int_1^{\mathrm{e}} f_k(x) \,\mathrm{\,d}x\).

    \(\begin{aligned} \displaystyle \mu& = \dfrac{1}{\mathrm{e}-1} \int_1^{\mathrm{e}} f_k(x) \,\mathrm{\,d}x\\ &= \dfrac{1}{\mathrm{e}-1} \int_1^{\mathrm{e}} \left(1-x+\dfrac{k(1+\ln x)}{x} \right)\,\mathrm{\,d}x\\ &= \dfrac{1}{\mathrm{e}-1} \int_1^{\mathrm{e}} \left(1-x+kh(x) \right)\,\mathrm{\,d}x\\ &= \dfrac{1}{\mathrm{e}-1} \Big[x-\dfrac{x^2}{2} + kH(x)\Big]_1^{\mathrm{e}} \\ &= \dfrac{1}{\mathrm{e}-1} \left( \Big(\mathrm{e}-\dfrac{\mathrm{e}^2}{2} + kH(\mathrm{e})\Big) - \Big(1-\dfrac{1^2}{2} + kH(1)\Big) \right) \\ &= \dfrac{1}{\mathrm{e}-1} \left( \Big(\mathrm{e}-\dfrac{\mathrm{e}^2}{2} + k\dfrac{1}{2}(1+\ln \mathrm{e})^{2} \Big) - \Big(1-\dfrac{1^2}{2} + k\dfrac{1}{2}(1+\ln 1)^{2}\Big) \right) \\ &= \dfrac{1}{\mathrm{e}-1} \left( \mathrm{e}-\dfrac{\mathrm{e}^2}{2} + k\dfrac{(1+1)^2}{2} - 1+\dfrac{1}{2} - k\dfrac{(1+0)^2}{2}\right) \\ &= \dfrac{ 2\mathrm{e}-\mathrm{e}^2 + 4k - 2+1- k}{2(\mathrm{e}-1)}\\ &= \dfrac{ 2\mathrm{e}-\mathrm{e}^2 + 3k - 1}{2(\mathrm{e}-1)}\\ \end{aligned}\).

    On a donc :

    \(\mu =0 \iff 2\mathrm{e}-\mathrm{e}^2 + 3k - 1 =0 \iff k= \dfrac{-2\mathrm{e}+\mathrm{e}^2 + 1}{3} \iff k= \dfrac{(\mathrm{e}-1)^2}{3}\).

    La valeur moyenne de la fonction \(f_{k}\) sur l'intervalle \([ 1 ; \mathrm{e}]\) est nulle si est seulement si \(k= \dfrac{(\mathrm{e}-1)^2}{3}\)

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