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Sujet CRPE 2023 Mathématiques · Groupement 3 : corrigé
Exercice 1 – Multiples, divisibilité, critère de divisibilitéVoir le corrigé ↓
Pour savoir si \(4\text{ }216\) est un multiple de \(17\), regarde si la division de \(4\text{ }216\) par \(17\) donne un reste nul.
Guillaume veut revoir sa leçon en prenant son petit déjeuner. Malheureusement, il a renversé son chocolat sur sa feuille. Le chiffre des unités et la justification de l'exemple du maître sont illisibles : « \(2\text{ }29\,\square\) est divisible par 3 car … ».
Rappeler le critère de divisibilité par 3.
Pour savoir si un nombre est divisible par 3, on n’a pas besoin de poser la division : on utilise ses chiffres. Que peut-on faire avec ces chiffres pour le vérifier ?
La somme des chiffres déjà connus est \(2+2+9=13\). Pense que le chiffre caché est un chiffre entre \(0\) et \(9\), puis cherche dans quel intervalle se trouve alors la somme totale des chiffres et lesquelles de ces valeurs sont des multiples de \(3\).
On admet qu'un nombre entier est divisible par 7 si et seulement si la différence entre son nombre de dizaines et le double de son chiffre des unités est un multiple de 7, positif ou négatif. Par exemple, 294 est divisible par 7 car \(29-4\times 2=21\), et 21 est divisible par 7.
En détaillant les étapes, vérifier que \(413\) est bien divisible par 7 en utilisant le critère indiqué ci-dessus.
Repérez le nombre de dizaines de \(413\) et son chiffre des unités, puis appliquez le critère en retranchant le double du chiffre des unités au nombre de dizaines.
Calcule le nombre de dizaines de \(5\text{ }292\) moins le double de son chiffre des unités. Si le résultat est encore trop grand, applique à nouveau le même critère à ce résultat.
Pour déterminer si \(1\text{ }138\text{ }984\) est divisible par 7, on utilise le critère précédent à l'aide d'un tableur. On rappelle que la fonction ENT renvoie la partie entière d'un nombre. Dans la cellule B1 on a saisi la formule « =ENT(A1/10) ».
| A | B | C | D | |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 1138984 | 113898 | 4 | 113890 |
| 2 | 113890 | 11389 | 0 | 11389 |
| 3 | 11389 | 1138 | 9 | 1120 |
| 4 | 1120 | 112 | 0 | 112 |
| 5 | 112 | 11 | 2 | 7 |
Observer la feuille de calcul puis indiquer des formules ayant pu être saisies dans les cellules C1 et D1 qui, étirées vers le bas, permettent d'obtenir directement la feuille de calcul ci-dessus.
Pour obtenir le chiffre des unités en C1, utilisez le fait que \(A1 = 10 \times B1 + \text{chiffre des unités}\). Pour D1, appliquez le critère donné : « nombre de dizaines moins le double du chiffre des unités ». Pensez aussi à la cellule A2 pour enchaîner le calcul.
Remonte la feuille de calcul : la colonne D contient le résultat du critère appliqué au nombre de la colonne A de la même ligne. Si la dernière valeur de D est un multiple de 7, que peut-on en déduire sur la valeur de A de la même ligne, puis sur les lignes précédentes ?
Voir le corrigé de l'exercice 1
1
Corrigé
On effectue la division euclidienne de \(4\text{ }216\) par \(17\) :
\(4\text{ }216 = 17 \times 248\) donc le reste est \(0\).
Comme \(4\text{ }216\) peut s’écrire \(17 \times 248\) avec \(248\) entier, \(4\text{ }216\) est un multiple de \(17\).
Pour comprendre en détail
Une vérification rapide : \(17 \times 250 = 4\text{ }250\), donc \(17 \times 248 = 4\text{ }250 - 17 \times 2 = 4\text{ }250 - 34 = 4\text{ }216\).
2.a
Corrigé
Un nombre est divisible par 3 si et seulement si la somme de ses chiffres est divisible par 3.
Pour comprendre en détail
Ce critère fonctionne parce que 10 = 9 + 1, 100 = 99 + 1, etc., donc chaque puissance de 10 a pour reste 1 dans la division par 3. Autre vérification possible : poser la division euclidienne par 3, mais le critère est plus rapide.
2.b
Corrigé
Soit \(n\) le chiffre des unités caché. Le nombre s’écrit \(2\text{ }29n\).
Sa somme des chiffres est \(2+2+9+n=13+n\), avec \(0 \le n \le 9\).
D’après le critère de divisibilité par 3, le nombre est divisible par 3 si et seulement si cette somme est un multiple de 3.
On a \(13 \le 13+n \le 22\). Les multiples de 3 compris entre 13 et 22 sont \(15\), \(18\) et \(21\).
- \(13+n=15\) donc \(n=2\) ;
- \(13+n=18\) donc \(n=5\) ;
- \(13+n=21\) donc \(n=8\).
Les valeurs possibles du chiffre des unités sont donc \(2\), \(5\) et \(8\).
Pour comprendre en détail
La somme des chiffres connus vaut 13. Comme le chiffre caché est entre 0 et 9, la somme totale est automatiquement comprise entre 13 et 22 : il suffit donc de chercher les multiples de 3 dans cet intervalle, puis de retrouver le chiffre correspondant.
Autre méthode possible : tester les dix nombres \(2\text{ }290\), \(2\text{ }291\), …, \(2\text{ }299\) et vérifier lesquels sont divisibles par 3, par calcul mental ou en posant la division.
3.a
Corrigé
Pour \(413\), le nombre de dizaines est \(41\) et le chiffre des unités est \(3\).
On applique le critère : \(41 - 2 \times 3 = 41 - 6 = 35\).
Or \(35 = 5 \times 7\), donc \(35\) est un multiple de \(7\).
Par conséquent, \(413\) est divisible par \(7\) (en effet, \(413 = 7 \times 59\)).
Pour comprendre en détail
Le corrigé officiel de cette annale comporte une coquille : il conclut avec « 423 » au lieu de « 413 » ; le calcul et le nombre étudié correspondent bien à \(413\).
3.b
Corrigé
Pour \(5\text{ }292\), le nombre de dizaines est \(529\) et le chiffre des unités est \(2\).
\(529 - 2 \times 2 = 529 - 4 = 525\).
On applique le critère à \(525\) : son nombre de dizaines est \(52\) et son chiffre des unités est \(5\).
\(52 - 2 \times 5 = 52 - 10 = 42\).
Or \(42 = 6 \times 7\), donc \(42\) est un multiple de 7.
D’après le critère, \(525\) est divisible par 7, donc \(5\text{ }292\) est divisible par 7.
En effet, \(5\text{ }292 = 7 \times 756\).
Pour comprendre en détail
Le critère donné est une équivalence : si la différence calculée est un multiple de 7, alors le nombre de départ est divisible par 7. On peut donc l’appliquer plusieurs fois de suite, en remplaçant à chaque étape le nombre par la différence obtenue, jusqu’à aboutir à un multiple de 7 connu.
On peut aussi vérifier directement par division euclidienne : \(5\text{ }292 = 7 \times 756\), le reste est \(0\).
3.c
Corrigé
La cellule B1 contient le nombre de dizaines du nombre placé en A1 : =ENT(A1/10).
La cellule C1 doit contenir le chiffre des unités du nombre placé en A1. Comme \(A1 = 10 \times B1 + \text{chiffre des unités}\), on peut saisir en C1 : =A1-10*B1.
La cellule D1 applique le critère de divisibilité par 7 : nombre de dizaines moins le double du chiffre des unités, soit : =B1-2*C1.
Pour réutiliser le résultat de D1 comme nouveau nombre de départ, on saisit en A2 : =D1, puis on étire vers le bas.
Vérification sur la ligne 1 : \(B1=113\text{ }898\), \(C1=4\), \(D1=113\text{ }898-2\times4=113\text{ }890\), ce qui correspond bien à la feuille de calcul.
Pour comprendre en détail
ENT renvoie la partie entière, donc =ENT(A1/10) donne le quotient de la division euclidienne de A1 par 10, c’est-à-dire le nombre de dizaines. Le chiffre des unités peut aussi s’obtenir avec =MOD(A1;10) ; la formule proposée en C1 en est une équivalence.
$) pour que l’étirement vers le bas adapte automatiquement les numéros de ligne. Une erreur fréquente est d’oublier la formule A2 = D1 : c’est elle qui permet de réinjecter le résultat intermédiaire comme nouveau nombre de départ de l’algorithme.
La feuille aboutit à \(D5 = 7\), qui est un multiple de 7, donc \(1\text{ }138\text{ }984\) est divisible par 7, mais ce n’était pas demandé dans cette question.
3.d
Corrigé
Le critère utilisé est : un nombre est divisible par 7 si et seulement si la différence entre son nombre de dizaines et le double de son chiffre des unités est un multiple de 7.
Dans la feuille de calcul, la colonne D calcule cette différence pour le nombre de la colonne A de la même ligne.
- Pour A5 = 112, D5 = 7. Comme \(7 = 7 \times 1\) est un multiple de 7, on en déduit que \(112\) est divisible par 7.
- Pour A4 = 1120, D4 = 112, qui est divisible par 7 d’après l’étape précédente, donc \(1120\) est divisible par 7.
- Pour A3 = 11389, D3 = 1120, qui est divisible par 7, donc \(11389\) est divisible par 7.
- Pour A2 = 113890, D2 = 11389, qui est divisible par 7, donc \(113890\) est divisible par 7.
- Pour A1 = 1138984, D1 = 113890, qui est divisible par 7, donc \(1\text{ }138\text{ }984\) est divisible par 7.
On peut vérifier que \(1\text{ }138\text{ }984 = 7 \times 162\text{ }712\).
Le nombre \(1\text{ }138\text{ }984\) est donc divisible par 7.
Pour comprendre en détail
Une autre vérification possible est de poser la division \(1\text{ }138\text{ }984 \div 7\) ou de vérifier l’égalité \(1\text{ }138\text{ }984 = 7 \times 162\text{ }712\).
📘 Revoir la méthode : fiches Nombres et arithmétique · Algorithmique et Scratch dans Les fiches magiques CRPE →
Exercice 2 – Pythagore, Thalès, périmètreVoir le corrigé ↓
Partie 1 – Le cross de Nadia
Nadia se prépare pour le cross organisé par son école, dont le parcours ABIFCDE est représenté ci-dessous (figure non à l'échelle).
Les droites (AE) et (BD) se coupent en C. F ∈ [AC] et I ∈ [BC]. Les droites (AB), (FI) et (DE) sont parallèles. ABC est un triangle rectangle en A. \(\text{AB}=300\) m ; \(\text{AC}=400\) m ; \(\text{CD}=1\text{ }250\) m et \(\text{IC}=350\) m.
Le triangle ABC est rectangle en A : identifie l’hypoténuse, puis applique le théorème de Pythagore avec les longueurs AB et AC.
Pense à utiliser le théorème de Thalès dans le triangle \(ABC\), avec \((FI)\parallel(AB)\). Écris les trois rapports égaux en partant du sommet \(C\), puis remplace par les longueurs connues, dont \(BC\) trouvé à la question 1.a.
Pense à utiliser le théorème de Thalès dans la configuration formée par les droites \((AB)\) et \((DE)\) parallèles et les sécantes \((AE)\) et \((BD)\). Identifie les côtés correspondants entre les triangles \(CBA\) et \(CDE\).
Le parcours ABIFCDE est formé de six segments : suis-le de A à E. Tu connais déjà AB, IF, FC et ED ; il reste à exprimer BI à partir de BC et IC.
Partie 2 – La sortie à vélo de Quentin
Quentin, un adolescent de 16 ans, fait du vélo. On a représenté ci-dessous la distance parcourue en fonction de la durée de parcours lors de sa dernière sortie. La courbe est formée de segments de droites joignant les points \((0\,;0)\), \((1\,;20)\), \((2\,;35)\), \((3\,;64)\), \((4\,;80)\) et \((4\text{,}5\,;95)\) (durée en heure, distance en km).
Pour reconnaître une situation de proportionnalité sur un graphique, observe la forme de la courbe et compare ce que donnerait la proportionnalité à partir d’un point connu.
Sur le graphique, repère le point de la courbe dont l’abscisse vaut \(1\ \text{h}\) : son ordonnée donne la distance parcourue.
Lis sur le graphique la distance parcourue au bout d'une heure, puis convertis cette distance en mètres et la durée en secondes avant de calculer le quotient \( \dfrac{\text{distance}}{\text{temps}} \).
Convertis 1 h 45 en heure décimale : 45 min = 0,75 h. Repère le point d’abscisse 1,75 h : il se trouve sur le segment joignant \((1\ ; 20)\) à \((2\ ; 35)\).
Repère les distances parcourues au début (\(2\) h) et à la fin (\(3\) h) de la troisième heure, puis divise la distance parcourue pendant cette heure par la durée écoulée.
Sur le graphique, repère les distances parcourues au début et à la fin de la première heure, puis au début et à la fin de la troisième heure. Calcule les vitesses moyennes sur ces deux intervalles, puis le taux d’augmentation de la vitesse en troisième heure par rapport à la première.
Pour calculer une vitesse moyenne, on divise la distance totale parcourue par la durée totale ; lis ces deux valeurs aux extrémités du graphique.
Voir le corrigé de l'exercice 2
1.a
Corrigé
ABC est rectangle en A. D’après le théorème de Pythagore : \(BC^2 = AB^2 + AC^2\).
\(BC^2 = 300^2 + 400^2 = 90\text{ }000 + 160\text{ }000 = 250\text{ }000\).
Donc \(BC = \sqrt{250\text{ }000} = 500\).
La longueur BC est \(500\) m.
Pour comprendre en détail
Vérification possible : les longueurs 300, 400 et la valeur trouvée sont proportionnelles à 3, 4 et 5, ce qui confirme le résultat.
1.b
Corrigé
Dans le triangle \(ABC\), on sait que \(F \in [AC]\), \(I \in [BC]\) et que \((FI) \parallel (AB)\).
Les points \(C\), \(F\), \(A\) et \(C\), \(I\), \(B\) sont alignés dans le même ordre, donc d’après le théorème de Thalès :
\(\dfrac{CF}{CA} = \dfrac{CI}{CB} = \dfrac{IF}{AB}\).
On en déduit :
\(CF = \dfrac{CA \times CI}{CB} = \dfrac{400 \times 350}{500} = 280\) m.
\(IF = \dfrac{AB \times CI}{CB} = \dfrac{300 \times 350}{500} = 210\) m.
Les longueurs demandées sont donc \(CF = 280\) m et \(IF = 210\) m.
Pour comprendre en détail
Le calcul s’appuie sur \(BC = 500\) m obtenu à la question 1.a. Une erreur fréquente est d’écrire des rapports avec \(FA\) et \(IB\) au lieu de \(CA\) et \(CB\) ; or les rapports utilisés partent tous du sommet \(C\). Autre façon de faire : le triangle \(CIF\) est une réduction du triangle \(CAB\) de coefficient \(k = \dfrac{CI}{CB} = \dfrac{350}{500} = 0\text{,}7\), donc \(CF = 0\text{,}7 \times CA\) et \(IF = 0\text{,}7 \times AB\).
On peut vérifier la cohérence : \(CF \lt CA\) et \(IF \lt AB\), car \(F\) et \(I\) sont à l’intérieur des segments.
1.c
Corrigé
Les points \(C\), \(B\), \(D\) et \(C\), \(A\), \(E\) sont alignés, avec \(C\) entre \(B\) et \(D\) et entre \(A\) et \(E\), et \((AB)\parallel(DE)\). D’après le théorème de Thalès appliqué aux triangles \(CBA\) et \(CDE\), on a :
\[\dfrac{ED}{AB}=\dfrac{CD}{CB}.\]
Or \(CB=BC=500\) m, \(CD=1\text{ }250\) m et \(AB=300\) m, donc :
\[ED = \dfrac{300 \times 1\text{ }250}{500} = 750.\]
La longueur \(ED\) vaut donc \(750\) m.
Pour comprendre en détail
La donnée \(IC=350\) m n’intervient pas dans cette question ; elle servait à la question 1.b. On peut aussi raisonner avec un coefficient d’agrandissement \(CD/CB\) appliqué à \(AB\), ce qui évite d’écrire une fraction complexe.
1.d
Corrigé
D'après les questions précédentes : \(BC = 500\) m, \(IF = 210\) m, \(CF = 280\) m et \(ED = 750\) m.
Comme \(I \in [BC]\), on a :
\(BI = BC - IC = 500 - 350 = 150\) m.
La longueur du parcours est donc :
\(AB + BI + IF + FC + CD + DE = 300 + 150 + 210 + 280 + 1\text{ }250 + 750 = 2\text{ }940\) m.
La longueur du parcours ABIFCDE est \(2\text{ }940\) m.
Pour comprendre en détail
Sur un schéma à main levée, cocher chaque segment du trajet aide à ne pas en oublier.
2.a
Corrigé
Non, la durée du parcours n’est pas proportionnelle à la distance parcourue. En effet, une situation de proportionnalité est représentée par une droite passant par l’origine. Or la courbe obtenue est une ligne brisée, ce n’est pas une droite. De plus, pour 1 h la distance est 20 km ; s’il y avait proportionnalité, pour 2 h on aurait parcouru \(2 \times 20 = 40\) km, or le graphique indique 35 km. Donc la durée du parcours n’est pas proportionnelle à la distance parcourue.
Pour comprendre en détail
La courbe passe par l’origine mais elle n’est pas une droite : elle est formée de segments de pentes différentes, ce qui traduit une vitesse qui change au cours du parcours. On peut aussi justifier par les quotients distance/durée : \( \dfrac{20}{1}=20\), \( \dfrac{35}{2}=17\text{,}5\), \( \dfrac{64}{3}\approx 21\text{,}3\) ; ces quotients ne sont pas constants.
2.b
Corrigé
Sur le graphique, le point de la courbe d’abscisse \(1\ \text{h}\) a pour ordonnée \(20\ \text{km}\).
Quentin a donc parcouru 20 km en 1 h.
Pour comprendre en détail
En abscisse figure la durée en heures, en ordonnée la distance en kilomètres. Le point d’abscisse \(1\ \text{h}\) est un point de la courbe dont l’ordonnée se lit directement sur l’axe des distances ; ici, aucune interpolation n’est nécessaire. Attention à ne pas confondre abscisse et ordonnée.
2.c
Corrigé
Le graphique indique qu'en \(1\ \text{h}\), Quentin a parcouru \(20\ \text{km}\).
On convertit : \(20\ \text{km} = 20\text{ }000\ \text{m}\) et \(1\ \text{h} = 3\text{ }600\ \text{s}\).
La vitesse moyenne est donc :
\[
v = \dfrac{d}{t} = \dfrac{20\text{ }000}{3\text{ }600} = \dfrac{50}{9} \approx 5\text{,}56\ \text{m/s}.
\]
La vitesse moyenne de Quentin durant la première heure est d'environ \(5\text{,}56\ \text{m/s}\).
Pour comprendre en détail
On peut aussi obtenir ce résultat en laissant la vitesse en km/h puis en la convertissant : \(20\ \text{km/h} = \dfrac{20}{3\text{,}6}\ \text{m/s}\).
2.d
Corrigé
\(1\ \text{h}\ 45 = 1\text{,}75\ \text{h}\).
Sur le graphique, à l’abscisse \(1\text{,}75\) h, on lit une distance comprise entre \(31\) et \(32\) km. En effet, entre \((1\ ; 20)\) et \((2\ ; 35)\), la distance varie de façon linéaire ; en interpolant : \(20 + 15 \times 0\text{,}75 = 31\text{,}25\) km, ce qui confirme la lecture.
Quentin a donc parcouru environ \(31\text{,}25\) km, soit \(31\) à \(32\) km, en 1 h 45.
Pour comprendre en détail
La question demande une lecture graphique avec la précision permise : une réponse entre 31 km et 32 km est donc acceptée. Une confusion fréquente est d’écrire 1 h 45 = 1,45 h.
2.e
Corrigé
La troisième heure s’étend de \(t = 2\) h à \(t = 3\) h.
À \(t = 2\) h, la distance parcourue est \(35\) km ; à \(t = 3\) h, elle est \(64\) km.
Distance parcourue pendant cette heure : \(64 - 35 = 29\) km.
Durée : \(3 - 2 = 1\) h.
Vitesse moyenne : \(v = \dfrac{29 \text{ km}}{1 \text{ h}} = 29 \text{ km/h}\).
La vitesse de Quentin durant la troisième heure est donc d’environ \(29\) km/h.
Pour comprendre en détail
Les valeurs sont données par les points du graphique ; ici elles sont exactes, donc l’estimation correspond au calcul exact pour ce segment.
2.f
Corrigé
D’après le graphique, Quentin parcourt 20 km pendant la première heure (de 0 h à 1 h) donc sa vitesse moyenne est \(v_1 = \dfrac{20}{1} = 20\) km/h.
Pendant la troisième heure (de 2 h à 3 h), il parcourt \(64 - 35 = 29\) km, donc sa vitesse moyenne est \(v_2 = \dfrac{29}{1} = 29\) km/h.
Le taux d’augmentation entre ces deux vitesses est \(\dfrac{29 - 20}{20} \times 100 = \dfrac{9}{20} \times 100 = 45\ \%\).
Comme \(45\ \% > 40\ \%\), on peut affirmer que sa vitesse moyenne lors de la troisième heure est supérieure de plus de \(40\ \%\) à sa vitesse moyenne lors de la première heure.
Pour comprendre en détail
Ici, les deux intervalles ayant la même durée (1 h), comparer les vitesses moyennes revient à comparer directement les distances parcourues sur ces intervalles, sans avoir besoin de les convertir en m/s.
2.g
Corrigé
La distance totale parcourue est \(95\) km. La durée totale de la sortie est \(4\text{,}5\) h.
La vitesse moyenne \(v\) est donnée par :
\(v = \dfrac{95}{4\text{,}5} = \dfrac{950}{45} = \dfrac{190}{9} \approx 21\text{,}11\) km/h (arrondi au centième).
La vitesse moyenne de Quentin lors de cette sortie est donc d’environ \(21\text{,}11\) km/h.
Pour comprendre en détail
On peut aussi remarquer que \(95\) km en \(4\text{,}5\) h revient à \(190\) km en \(9\) h, soit \(\frac{190}{9}\approx 21\text{,}11\) km/h.
📘 Revoir la méthode : fiches Pourcentages et proportionnalité · Géométrie dans Les fiches magiques CRPE →
Exercice 3 – Scratch, quadrilatères, losangeVoir le corrigé ↓
Un enseignant de CM2 souhaite créer avec ses élèves des décorations pour la salle de classe.
Partie 1 – La guirlande
Un premier groupe fabriquera une guirlande constituée d'un motif proposé par l'enseignant dans le script ci-dessous (Scratch).
- quand ⚑ est cliqué
- cacher
- effacer tout
- stylo en position d'écriture
- répéter 4 fois
- avancer de 100 pas
- tourner ↻ de 90 degrés
Le lutin part de la position \((-40\,;-24)\) avec la direction 45 ; la figure obtenue est un quadrilatère dont les côtés sont inclinés à 45° (un « losange » dessiné sur la pointe).
En voyant apparaître la figure, Pierre dit : « c'est un losange » ; Ana dit : « ce n'est pas un rectangle » ; Karim dit : « c'est un quadrilatère » ; Lucie dit : « c'est un carré ».
Pour chaque affirmation, compare la figure obtenue aux définitions d’un quadrilatère, d’un losange, d’un rectangle et d’un carré. Pense bien à ce que mesure l’angle intérieur lorsque le lutin tourne de \(90^\circ\) à chaque sommet.
Partie 2 – Les étoiles
Un second groupe fabriquera des étoiles. L'enseignant leur a montré comment dessiner une étoile à cinq branches sur GeoGebra en utilisant un pentagone (pentagone régulier ABCDE à cinq diagonales formant une étoile ; l'angle \(\widehat{\text{FGC}}\) mesure \(72^\circ\)).
Pour pouvoir construire des pentagones à la règle et au compas, il propose le programme de construction ci-dessous :
- Tracer un segment [RS].
- Placer le point O au milieu du segment [RS].
- Tracer le cercle de diamètre [RS].
- Soit L un point de ce cercle tel que \((\text{OL})\perp(\text{RS})\).
- Placer le point I au milieu du segment [OS].
- Le cercle de centre I et de rayon IL coupe le segment [RO] en D.
- LD est la longueur des côtés du pentagone régulier inscrit dans le cercle de diamètre [RS] : placer les 5 sommets du pentagone sur le cercle.
- Construire le pentagone.
La longueur des côtés du pentagone obtenu est proportionnelle à la longueur du segment [RS] choisi au départ. En choisissant un segment [RS] de longueur 4 cm, on obtient un pentagone dont les côtés mesurent \(\sqrt{10-2\sqrt5}\) cm.
Utilise la proportionnalité entre la longueur du segment [RS] et celle des côtés du pentagone. Un tableau de proportionnalité peut t’aider à organiser les correspondances.
Commence par appliquer le programme au segment \(RS=12\) cm : place O, L puis I. Calcule ensuite \(IL\) à l’aide du théorème de Pythagore dans le triangle \(OIL\) pour tracer le cercle qui coupe \([RO]\) en D. La longueur \(LD\) obtenue sera proche de 7 cm, c’est elle qu’il faut reporter sur le cercle.
Puis il leur montre l'étoile à cinq branches obtenue en utilisant le logiciel Scratch (le point de départ de la construction est un point rentrant de l'étoile ; chaque segment mesure 80 pas). Recopier et compléter les lignes 7 et 9 du script utilisé pour construire l'étoile. On rappelle que lorsque le lutin est orienté à \(90^\circ\) cela signifie qu'il va se déplacer vers la droite.
- 1 quand ⚑ est cliqué
- 2 cacher
- 3 aller à x : 0 y : 0
- 4 s'orienter à 90
- 5 effacer tout
- 6 stylo en position d'écriture
- 7 répéter … fois
- 8 avancer de 80 pas
- 9 tourner ↺ de … degrés
- 10 avancer de 80 pas
- 11 tourner ↻ de 72 degrés
- 12 relever le stylo
Pour fermer une étoile à cinq branches, le lutin doit effectuer une rotation totale de \(360^\circ\) sur l’ensemble des cinq motifs. Pense à calculer la rotation nette de chaque motif après les deux rotations successives, puis déduis-en le nombre de répétitions et l’angle manquant.
Combien de segments sont tracés à chaque passage dans la boucle ? Combien de fois cette boucle doit-elle se répéter pour obtenir une étoile à cinq branches ?
Pour doubler le périmètre d’une figure, faut-il doubler le nombre de côtés ou la longueur de chaque côté ? Les angles ont-ils un impact sur le périmètre ?
Voir le corrigé de l'exercice 3
1
Corrigé
Le script trace une figure fermée de 4 côtés, donc c’est un quadrilatère : Karim a raison.
Les 4 côtés mesurent 100 pas car on répète 4 fois « avancer de 100 pas » : la figure a 4 côtés de même longueur, c’est un losange. Pierre a raison.
À chaque sommet, le lutin tourne de \(90^\circ\), donc l’angle intérieur du quadrilatère est \(180^\circ - 90^\circ = 90^\circ\). La figure a 4 angles droits, et avec 4 côtés égaux, c’est un carré. Lucie a raison.
Or un carré est aussi un rectangle car il possède 4 angles droits. L’affirmation d’Ana « ce n’est pas un rectangle » est donc fausse.
Conclusion : seule l’affirmation d’Ana est fausse.
Pour comprendre en détail
- Un quadrilatère a 4 côtés.
- Un losange a 4 côtés de même longueur.
- Un rectangle a 4 angles droits.
- Un carré a 4 côtés de même longueur et 4 angles droits ; c’est donc à la fois un losange et un rectangle.
La position de départ inclinée à \(45^\circ\) donne une figure « sur la pointe », mais cela ne change pas sa nature : un carré incliné reste un carré.
2.a
Corrigé
La longueur des côtés du pentagone est proportionnelle à la longueur du segment [RS].
Pour \(RS = 4\) cm, le côté mesure \(\sqrt{10-2\sqrt5}\) cm.
Pour \(RS = x\) cm, le côté mesure 7 cm.
Par proportionnalité : \(\dfrac{x}{4} = \dfrac{7}{\sqrt{10-2\sqrt5}}\).
Donc \(x = \dfrac{4 \times 7}{\sqrt{10-2\sqrt5}} = \dfrac{28}{\sqrt{10-2\sqrt5}}\).
Or \(\sqrt{10-2\sqrt5} \approx 2\text{,}351\), donc \(x \approx \dfrac{28}{2\text{,}351} \approx 11\text{,}9\).
Il faut donc commencer par construire un segment [RS] mesurant environ \(11\text{,}9\) cm.
Pour comprendre en détail
2.b
Corrigé
- Tracer un segment \([RS]\) de \(12\) cm puis placer son milieu \(O\) : \(RO=OS=6\) cm.
- Tracer le cercle \(\mathcal{C}\) de diamètre \([RS]\).
- Placer un point \(L\) sur \(\mathcal{C}\) tel que \((OL)\perp(RS)\) ; alors \(OL=6\) cm.
- Placer \(I\) milieu de \([OS]\) ; donc \(OI=3\) cm.
- Dans le triangle \(OIL\) rectangle en \(O\), d’après le théorème de Pythagore :
\(IL^2=OI^2+OL^2=3^2+6^2=45\), donc \(IL=\sqrt{45}\approx 6\text{,}7\) cm. - Tracer le cercle de centre \(I\) et de rayon \(IL\) ; il coupe le segment \([RO]\) en \(D\).
- On obtient \(OD\approx 3\text{,}7\) cm. La longueur \(LD\) est la longueur d’un côté du pentagone ; par proportionnalité avec le cas \(RS=4\) cm, \(LD=3\sqrt{10-2\sqrt5}\approx 7\text{,}05\) cm, soit environ \(7\) cm.
- Reporter la longueur \(LD\) au compas sur le cercle \(\mathcal{C}\) à partir de \(L\) : placer successivement les points \(M\), \(N\), \(P\), \(Q\).
- Tracer les côtés \([LM]\), \([MN]\), \([NP]\), \([PQ]\) et \([QL]\).
Le pentagone \(LMNPQ\) ainsi construit a des côtés d’environ \(7\) cm.
Pour comprendre en détail
Le choix \(RS=12\) cm ne donne pas exactement des côtés de 7 cm, mais \(7\text{,}05\) cm environ, ce qui est compatible avec la consigne « environ 7 cm » et avec la prise \(RS=12\) cm imposée.
2.c
Corrigé
Ligne 7 : répéter 5 fois (l’étoile possède 5 branches).
Ligne 9 : tourner ↺ de 144 degrés.
Justification : à chaque motif, le lutin avance, tourne à gauche d’un angle \(a\), avance, puis tourne à droite de \(72^\circ\). La rotation nette par motif est donc \(a-72^\circ\) vers la gauche. Pour que la figure se referme après 5 motifs, on doit avoir \(5 \times (a-72^\circ)=360^\circ\), d’où \(a-72^\circ=72^\circ\), soit \(a=144^\circ\).
Pour comprendre en détail
La ligne 11 contient déjà une rotation vers la droite de \(72^\circ\). La ligne 9 doit donc être plus grande pour que la rotation nette par branche soit de \(72^\circ\) vers la gauche, ce qui correspond à \(360^\circ \div 5\).
Une erreur fréquente serait d’écrire \(72^\circ\) ligne 9 : le lutin irait alors tout droit après les deux rotations et ne dessinerait pas de branche. Écrire \(144^\circ\) vers la droite inverserait le sens de construction.
2.d
Corrigé
Dans le script, chaque répétition trace deux segments de 80 pas : un premier « avancer de 80 pas » puis un second « avancer de 80 pas ». Pour une étoile à cinq branches, la boucle est répétée 5 fois.
L’étoile est donc formée de \(5 \times 2 = 10\) segments de 80 pas.
Son périmètre est :
\(10 \times 80 = 800\) pas.
Conclusion : le périmètre de cette étoile est \(800\) pas.
Pour comprendre en détail
Le périmètre d’une figure est la longueur totale de son contour ; ici, chaque segment tracé par le lutin correspond à un côté de l’étoile. Le script contient deux instructions « avancer » dans la boucle, donc le nombre de segments est le double du nombre de répétitions. Pour une étoile à cinq branches, ce nombre de répétitions est 5, ce qui donne bien 10 segments.
2.e
Corrigé
Le périmètre de l’étoile est la somme des longueurs de ses 10 segments (2 par branche × 5 branches). Pour doubler ce périmètre sans changer la forme, on double la longueur de chaque segment : \(80 \times 2 = 160\) pas. Les angles restent inchangés, car ils déterminent la forme de l’étoile et non son périmètre.
On obtient donc :
- ligne 8 : avancer de 160 pas ;
- ligne 9 : tourner ↺ de 144 degrés ;
- ligne 10 : avancer de 160 pas ;
- ligne 11 : tourner ↻ de 72 degrés.
Ainsi, le nouveau périmètre est \(10 \times 160 = 1\text{ }600\) pas, soit le double de \(10 \times 80 = 800\) pas.
Pour comprendre en détail
Ici, doubler toutes les longueurs revient à faire un agrandissement de rapport 2. Chaque répétition du script trace deux segments de 80 pas, soit 10 segments au total pour les 5 branches. Il suffit donc de remplacer chaque « avancer de 80 pas » par « avancer de 160 pas ».
📘 Revoir la méthode : fiches Pourcentages et proportionnalité · Géométrie dans Les fiches magiques CRPE →
Exercice 4 – Probabilités, équiprobabilité, dénombrementVoir le corrigé ↓
Dans une classe de Grande Section, l'enseignant propose à ses élèves le jeu suivant dans lequel il s'agit d'être le premier à avoir exactement 15 jetons (source : Découvrir les maths GS, éditions Hatier). Chaque élève lance deux dés bien équilibrés, identiques, à 6 faces numérotées de 1 à 6. Il considère les deux nombres indiqués sur les faces supérieures de chacun des dés.
Lorsque les deux dés indiquent le même nombre, l'élève prend autant de jetons que l'indique l'un des deux dés. Sinon, il prend autant de jetons que le plus grand des deux nombres ou le double de jetons du plus petit. Après avoir lancé les dés, un élève a la possibilité de passer son tour. Dans ce cas, il ne prend aucun jeton.
Les dés affichent deux nombres différents ; dans ce cas, la règle propose deux façons de prendre des jetons. N’oubliez pas non plus la possibilité de passer son tour.
Examinez successivement le cas où les deux dés sont identiques puis le cas où ils sont différents ; le double d’un nombre entier est toujours pair.
Pense à distinguer les deux dés (par exemple « premier dé » et « second dé ») pour dénombrer toutes les issues équiprobables. Combien y a-t-il de couples possibles au total ? Combien réalisent l’événement « obtenir un 3 et un 2 » ?
Pour éviter d'oublier ou de compter deux fois le tirage \((3\,;3)\), tu peux soit lister tous les couples favorables, soit passer par l'événement contraire : « aucun des deux nombres obtenus n'est 3 ».
Pour obtenir 4 jetons, examinez les cas où le plus grand nombre est 4, où les dés sont égaux à 4, ou bien où le double du plus petit nombre vaut 4. Attention à ne pas compter deux fois les tirages qui vérifient plusieurs de ces situations.
Un lancer de dés a-t-il une mémoire ? Demande-toi si le fait d’avoir obtenu 3 jetons au lancer précédent change les faces possibles des dés au lancer suivant.
Pour décider, compare les deux stratégies : prendre des jetons maintenant ou passer son tour. Dans chaque cas, combien de jetons lui restera-t-il à obtenir ensuite, et avec quelle probabilité ?
Voir le corrigé de l'exercice 4
1
Corrigé
Les deux nombres sont distincts (\(3\) et \(2\)).
Dans ce cas, l’élève peut :
- prendre autant de jetons que le plus grand des deux nombres : \(3\) ;
- ou prendre le double de jetons du plus petit : \(2 \times 2 = 4\).
Il peut aussi passer son tour et ne prendre aucun jeton : \(0\).
Les cas possibles sont donc : \(0\), \(3\) ou \(4\) jetons.
Pour comprendre en détail
Pour deux dés différents, les seules options de gain sont le plus grand nombre ou le double du plus petit ; inutile d’envisager une addition ou une multiplication des deux dés.
2
Corrigé
On distingue les deux dés et on note les tirages sous forme de couples (dé 1 ; dé 2).
Pour obtenir 3 jetons :
- si les deux dés sont identiques, il faut deux 3 : \((3\,;\,3)\) ;
- si les deux dés sont différents, le double du plus petit est un nombre pair, donc ne peut pas être 3 ; il reste la possibilité de prendre le plus grand, qui doit donc être 3. L’autre dé est alors 1 ou 2, ce qui donne les couples \((1\,;\,3)\), \((2\,;\,3)\), \((3\,;\,1)\), \((3\,;\,2)\).
Les tirages permettant d’obtenir 3 jetons sont donc : \((1\,;\,3)\), \((2\,;\,3)\), \((3\,;\,3)\), \((3\,;\,1)\), \((3\,;\,2)\). Il y a 5 tirages.
Pour comprendre en détail
Ce dénombrement distingue les deux dés car chaque dé est une issue équiprobable : \((1\,;\,3)\) et \((3\,;\,1)\) correspondent à deux lancers différents.
L’option « double du plus petit » donne toujours un nombre pair, donc elle ne peut pas produire 3 jetons ; c’est pourquoi on l’écarte ici.
3.a
Corrigé
Les deux dés sont équilibrés, donc les issues sont équiprobables.
En distinguant les deux dés, l’univers est l’ensemble des couples \((a\,;\,b)\) où \(a\) est le résultat du premier dé et \(b\) celui du second : il y a \(6 \times 6 = 36\) issues possibles.
L’événement « les nombres obtenus sont un 3 et un 2 » est réalisé par les deux issues \((2\,;\,3)\) et \((3\,;\,2)\). Il y a donc 2 issues favorables.
D’après la formule \(P(\text{événement}) = \dfrac{\text{nombre d’issues favorables}}{\text{nombre d’issues possibles}}\), on obtient :
\[P = \dfrac{2}{36} = \dfrac{1}{18}.\]
La probabilité cherchée est donc bien \(\dfrac{1}{18}\).
Pour comprendre en détail
Le choix de distinguer les deux dés (par exemple « premier dé » et « second dé ») est essentiel pour disposer d’un univers de 36 couples équiprobables, même si physiquement les dés sont identiques.
Autre méthode : additionner les probabilités des deux issues ordonnées : \(P((2\,;\,3)) + P((3\,;\,2)) = \frac{1}{36} + \frac{1}{36} = \frac{1}{18}\).
3.b
Corrigé
Les 36 issues possibles sont les couples \((a\,;b)\) où \(a\) et \(b\) sont des entiers de 1 à 6. Les dés étant équilibrés, ces issues sont équiprobables.
Les issues favorables à l'événement « au moins un des nombres obtenus est 3 » sont :
\((3\,;1), (3\,;2), (3\,;3), (3\,;4), (3\,;5), (3\,;6)\),
\((1\,;3), (2\,;3), (4\,;3), (5\,;3), (6\,;3)\).
On compte donc 11 issues favorables sur 36 issues possibles.
\(P = \dfrac{11}{36}\).
La probabilité d'obtenir au moins un 3 est \(\dfrac{11}{36}\).
Pour comprendre en détail
Une autre méthode consiste à utiliser l'événement contraire « aucun des deux nombres n'est 3 » : chaque dé doit alors donner une face parmi cinq, d'où une probabilité de \(\left(\dfrac{5}{6}\right)^2\). Cette méthode évite de lister toutes les issues et peut servir de vérification.
3.c
Corrigé
Il y a \(6 \times 6 = 36\) lancers possibles, tous équiprobables.
- Dés distincts et plus grand nombre égal à \(4\) : \((1,4), (2,4), (3,4), (4,1), (4,2), (4,3)\) soit \(6\) tirages.
- Dés égaux à \(4\) : \((4,4)\) soit \(1\) tirage.
- Dés distincts et double du plus petit égal à \(4\) : le plus petit nombre est donc \(2\). Tirages possibles : \((2,3), (2,4), (2,5), (2,6), (3,2), (4,2), (5,2), (6,2)\), soit \(8\) tirages. Parmi eux, \((2,4)\) et \((4,2)\) ont déjà été comptés dans le premier cas.
Nombre d’issues favorables : \(6 + 1 + 8 - 2 = 13\).
La probabilité cherchée est donc \(\dfrac{13}{36}\).
Pour comprendre en détail
L’événement « permettre de prendre 4 jetons » réunit trois situations : le plus grand nombre est 4, les dés sont égaux à 4, ou le double du plus petit nombre est 4 (ce qui impose un plus petit nombre égal à 2 et des dés distincts).
On peut aussi vérifier ce résultat en dressant la liste complète des 13 tirages favorables et en constatant qu’ils sont bien au nombre de 13.
4
Corrigé
La probabilité reste identique. En effet, les lancers des deux dés sont indépendants : le résultat d’un lancer n’influence pas le résultat du lancer suivant. La probabilité d’obtenir un tirage permettant de prendre 3 jetons est la même à chaque lancer (question 2). Ainsi, avoir pris 3 jetons au lancer précédent ne change pas la probabilité d’en prendre de nouveau 3 au lancer suivant. Elle est donc encore de \(\dfrac{5}{36}\).
Pour comprendre en détail
La justification repose sur l’indépendance des lancers successifs.5
Corrigé
Avec les dés \(1\) et \(4\), l’élève n’a pas un double. Il peut donc prendre le plus grand nombre, soit \(4\), ou le double du plus petit, soit \(2 \times 1 = 2\).
S’il prend \(4\) jetons, il en aurait \(12+4=16\), ce qui dépasse \(15\) ; or pour gagner, il doit avoir exactement \(15\) jetons. Il ne peut donc pas choisir cette option.
S’il prend \(2\) jetons, il arrive à \(14\) jetons ; il lui faudrait ensuite exactement \(1\) jeton. Le seul tirage donnant \(1\) jeton est \((1;1)\), soit une probabilité de \(\dfrac{1}{36}\).
S’il passe son tour, il reste à \(12\) jetons ; il lui faudra exactement \(3\) jetons. Les tirages donnant \(3\) jetons sont \((1;3)\), \((2;3)\), \((3;1)\), \((3;2)\) et \((3;3)\), soit \(5\) tirages sur \(36\), donc une probabilité de \(\dfrac{5}{36}\).
Comme \(\dfrac{5}{36} > \dfrac{1}{36}\), il est préférable de passer son tour.
Pour comprendre en détail
On peut se tromper en oubliant qu’avec \(1\) et \(4\), l’élève a deux choix : prendre \(4\) ou prendre le double du plus petit, c’est-à-dire \(2\). Le seul tirage qui donne \(1\) jeton est bien \((1;1)\), car si les dés diffèrent, la plus petite valeur est au moins \(1\), donc son double vaut au moins \(2\) et ne peut pas donner \(1\).
📘 Revoir la méthode : fiches Probabilités dans Les fiches magiques CRPE →
Exercice 5 – Vrai/faux, nombres décimaux, nombres rationnelsVoir le corrigé ↓
Pour chaque affirmation, indiquer si elle est vraie ou fausse. Justifier.
Un nombre décimal peut s’écrire sous la forme d’une fraction dont le dénominateur est une puissance de 10 (10, 100, 1 000…). Pense à vérifier si 257 peut se mettre sous cette forme.
Écris \(8\) sous la forme d’une fraction de dénominateur \(3\), puis calcule la différence. Demande-toi ensuite si le résultat obtenu est le quotient de deux entiers.
Note \(n\) le premier de ces trois entiers. Exprime les deux entiers suivants en fonction de \(n\), puis factorise la somme obtenue.
Pour savoir si l’équation admet une solution entière, commence par développer chaque membre puis réduis. Vérifie ensuite si la solution trouvée est un entier.
Pour comparer des hausses successives, utilise les coefficients multiplicateurs : par combien multiplie-t-on une quantité en l'augmentant de \(15\ \%\) puis de \(10\ \%\) ? Que signifie « augmenter de son quart » ?
Un rectangle possède une propriété particulière sur ses quatre angles. Un quadrilatère ayant seulement un angle droit peut-il être un rectangle ? Cherche un contre-exemple simple.
Compare les mesures des angles d’un triangle rectangle et celles d’un triangle équilatéral. Que vaut la somme des angles d’un triangle ?
Pour vérifier si \(-11\) est un antécédent de \(4\) par \(f\), calcule \(f(-11)\) et compare le résultat à \(4\). Si ce n'est pas \(4\), résous l'équation \(f(x)=4\) pour trouver l'antécédent exact.
Affirmation 9 : « le triangle ABC, schématisé ci-dessous, est rectangle. »
Identifie le plus grand côté du triangle, puis compare son carré avec la somme des carrés des deux autres côtés.
Exprime l’aire d’un rectangle à l’aide de sa longueur et de sa largeur, puis regarde ce que devient cette expression quand on multiplie chacune des deux dimensions par \(3\).
Voir le corrigé de l'exercice 5
1
Corrigé
L’affirmation est vraie. En effet, \(257 = 257\text{,}0 = \dfrac{25\text{ }700}{100}\). Or \(\dfrac{25\text{ }700}{100}\) est une fraction décimale car son dénominateur \(100\) est une puissance de 10 (\(100 = 10^2\)). Donc 257 est un nombre décimal.
Pour comprendre en détail
2
Corrigé
\(\dfrac{7}{3}-8=\dfrac{7}{3}-\dfrac{24}{3}=-\dfrac{17}{3}\).
\(-\dfrac{17}{3}\) est le quotient de deux entiers (\(-17\) et \(3\)), donc c’est un nombre rationnel.
L’affirmation est vraie.
Pour comprendre en détail
3
Corrigé
Soit \(n\) un entier. Les trois entiers consécutifs sont \(n\), \(n+1\) et \(n+2\). Leur somme vaut \(n+(n+1)+(n+2)=3n+3=3(n+1)\). Comme \(n+1\) est un entier, \(3(n+1)\) est un multiple de 3. Donc l’affirmation est vraie.
Pour comprendre en détail
Une erreur fréquente est de vérifier sur quelques exemples puis de conclure : cela ne prouve pas que la propriété est vraie pour tous les entiers.
Autre méthode : en notant \(m\) l’entier moyen, la somme s’écrit \((m-1)+m+(m+1)=3m\).
4
Corrigé
Développons chaque membre de l’équation.
\( (x+1)(x-2) = x^2 - 2x + x - 2 = x^2 - x - 2 \).
\( (x-3)(x+4) = x^2 + 4x - 3x - 12 = x^2 + x - 12 \).
L’équation s’écrit donc \( x^2 - x - 2 = x^2 + x - 12 \).
En retranchant \( x^2 \) de chaque côté : \( -x - 2 = x - 12 \).
D’où \( -x - x = -12 + 2 \), soit \( -2x = -10 \), donc \( x = \dfrac{-10}{-2} = 5 \).
Le nombre \( 5 \) est un entier. L’affirmation est donc vraie.
Vérification : pour \( x = 5 \), \( (5+1)(5-2) = 6 \times 3 = 18 \) et \( (5-3)(5+4) = 2 \times 9 = 18 \).
Pour comprendre en détail
La méthode attendue est de développer chaque membre pour obtenir une équation du premier degré, car les termes en \( x^2 \) se simplifient.
5
Corrigé
Soit \(x\) la quantité de départ. Après une hausse de \(15\ \%\), elle devient \(x \times 1\text{,}15\). Après une nouvelle hausse de \(10\ \%\), elle devient \(x \times 1\text{,}15 \times 1\text{,}1 = x \times 1\text{,}265\).
Le coefficient multiplicateur global est donc \(1\text{,}265\), ce qui correspond à une augmentation de \((1\text{,}265 - 1) \times 100 = 26\text{,}5\ \%\).
Augmenter une quantité de son quart revient à multiplier par \(1 + \dfrac{1}{4} = 1\text{,}25\), soit une augmentation de \(25\ \%\).
Or \(1\text{,}265 \neq 1\text{,}25\), donc l'affirmation est fausse.
Pour comprendre en détail
6
Corrigé
L’affirmation est fausse.
Un rectangle est un quadrilatère ayant quatre angles droits. Or, un quadrilatère peut avoir un angle droit sans que ses trois autres angles le soient.
Contre-exemple : un trapèze rectangle possède un angle droit (en réalité deux), mais ce n’est pas un rectangle car il n’a pas quatre angles droits.
Donc avoir un angle droit ne suffit pas pour être un rectangle.
Pour comprendre en détail
Ici, un seul angle droit ne contraint pas les trois autres. On peut par exemple imaginer un quadrilatère avec des angles de \(90^\circ\), \(60^\circ\), \(100^\circ\) et \(110^\circ\) : il possède un seul angle droit et n’est pas un rectangle.
7
Corrigé
Faux. Un triangle rectangle possède un angle droit, donc un angle de \(90^\circ\). Un triangle équilatéral possède trois angles de même mesure. Comme la somme des mesures des angles d’un triangle vaut \(180^\circ\), chaque angle d’un triangle équilatéral mesure \(\dfrac{180}{3}=60^\circ\). Un triangle ne peut donc pas avoir à la fois un angle de \(90^\circ\) et tous ses angles de \(60^\circ\). L’affirmation est fausse.
Pour comprendre en détail
On utilise ici la somme des angles car elle permet de relier les deux propriétés.8
Corrigé
L'affirmation est fausse.
On calcule \(f(-11)=-3 \times (-11)+1=33+1=34\).
Comme \(34 \neq 4\), \(-11\) n'est pas un antécédent de \(4\).
Pour trouver l'antécédent de \(4\), on résout \(f(x)=4\), soit \(-3x+1=4\), donc \(-3x=3\), d'où \(x=-1\).
L'antécédent de \(4\) par \(f\) est \(-1\), et non \(-11\).
Pour comprendre en détail
9
Corrigé
Le plus grand côté est [AC] avec \(AC=39\) cm.
On calcule \(AB^2+BC^2=35^2+12^2=1\text{ }225+144=1\text{ }369\).
On calcule \(AC^2=39^2=1\text{ }521\).
Puisque \(AC^2 \ne AB^2+BC^2\), d’après la contraposée du théorème de Pythagore, le triangle ABC n’est pas rectangle.
L’affirmation 9 est fausse.
Pour comprendre en détail
Le corrigé officiel comporte une coquille : il écrit « 1329 » au lieu de « 1369 » pour \(35^2+12^2\), mais la conclusion reste inchangée.
10
Corrigé
Un rectangle de longueur \(L\) et de largeur \(\ell\) a pour aire \(A=L \times \ell\).
Si l’on multiplie chaque côté par \(3\), la longueur devient \(3L\) et la largeur devient \(3\ell\). La nouvelle aire est alors \(A' = 3L \times 3\ell = 9 \times L \times \ell = 9A\).
L’aire est donc multipliée par \(9\), et non par \(3\). Par exemple, un rectangle de dimensions \(2\) cm et \(3\) cm a une aire de \(6\ \text{cm}^2\) ; après multiplication par \(3\), ses dimensions sont \(6\) cm et \(9\) cm et son aire vaut \(54\ \text{cm}^2\), soit \(9 \times 6\ \text{cm}^2\).
Conclusion : l’affirmation 10 est fausse.
Pour comprendre en détail
L’aire d’une figure dépend du produit de deux longueurs. Lors d’un agrandissement de rapport \(k\), les longueurs sont multipliées par \(k\) et les aires par \(k^2\).
📘 Revoir la méthode : fiches Pourcentages et proportionnalité · Calcul littéral et équations dans Les fiches magiques CRPE →