Annales Bac · Spécialité mathématiques › 2025
2025Bac spé maths · Nouvelle-Calédonie · Jour 2
Épreuve écrite de spécialité mathématiques, série générale · 21 novembre 2025
Exercice 1 (4 pts)
Pour chacune des quatre affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse, en justifiant la réponse. Une réponse non justifiée n'est pas prise en compte. Une absence de réponse n'est pas pénalisée.
On considère un cube ABCDEFGH d'arête 1 et le point I défini par \(\overrightarrow{\text{FI}} = \dfrac{1}{3} \overrightarrow{\text{FB}}\).
On pourra se placer dans le repère orthonormé de l'espace \(\left(\text{A}~;~ \overrightarrow{\text{AB}},~\overrightarrow{\text{AD}},~ \overrightarrow{\text{AE}}\right)\).

On considère le triangle HAC.
Affirmation 1 : Le triangle HAC est un triangle rectangle.
On considère les droites (HF) et (DI).
Affirmation 2 : Les droites (HF) et (DI) sont sécantes.
On considère un réel \(\alpha\) appartenant à l'intervalle \(]0~;~\pi[\).
On considère le vecteur \(\overrightarrow{u}\) de coordonnées \(\begin{pmatrix} \sin(\alpha) \\ \sin(\pi - \alpha) \\ \sin(-\alpha) \end{pmatrix}\).
Affirmation 3 : Le vecteur \(\overrightarrow{u}\) est un vecteur normal au plan (FAC).
Le cube ABCDEFGH possède 8 sommets. On s'intéresse au nombre \(N\) de segments que l'on peut construire en reliant 2 sommets distincts quelconques du cube.
Affirmation 4 : \(N = \dfrac{8^2}{2}\).
Voir le corrigé de l'exercice 1
Dans un cube toutes les faces sont des carrés de même côté, donc les diagonales de chaque face ont même longueur.
Or dans le triangle HAC, chaque côté est une diagonale d'une face ([HA] est une diagonale de ADHE, [AC] est une diagonale de ABCD et [CH] est une diagonale de CDHG). Les trois côtés du triangle HAC ont donc même longueur \(\sqrt2\) , c'est donc un triangle équilatéral.
Or les angles aux sommets d'un triangle équilatéral mesurent 60\(^\circ\), donc HAC n'est pas rectangle.
L'affirmation 1 est FAUSSE.
Les droites (DH) et (BF) sont des arêtes opposées du cube, elles sont donc parallèles, et donc coplanaires. Donc (BF) est une droite du plan (DFH).
Comme I est un point de (BF) il appartient au plan (DFH). Donc les droites (DI) et (HF) sont coplanaires.
Puisque (BD) est la droite parallèle à (HF) passant par D (arêtes opposées), et que B et I sont distincts, d'après l'axiome d'Euclide, la droite (DI) n'est pas parallèle à (HF). Or si deux droites sont coplanaires, elles sont soit parallèles soit sécantes. Donc (DI) et (HF) sont sécantes.
L'affirmation 2 est VRAIE.
Si le vecteur \(\overrightarrow{u}\) est normal au plan (FAC) alors il est orthogonal à tout vecteur de ce plan.
On calcule donc le produit scalaire \(\overrightarrow{u} \cdot \overrightarrow{\text{FC}}\), puisque deux vecteurs sont orthogonaux si, et seulement si, leur produit scalaire est nul.
\(\overrightarrow{\mathrm{FC}} = \begin{pmatrix}1-1\\1-0\\0+1\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}0\\1\\-1\end{pmatrix}\)
\[\begin{aligned} \overrightarrow{u} \cdot \overrightarrow{\mathrm{FC}} &= \sin(\alpha) \times 0 + \sin(\pi - \alpha) \times 1 + \sin(-\alpha) \times (-1)\\ &= \sin(\pi - \alpha) - \sin(-\alpha)\\ &= \sin(\alpha) + \sin(\alpha)\\ &= \boxed{2\sin(\alpha) \neq 0} \quad \text{puisque} \:\alpha \ne 0 \end{aligned}\]Le vecteur \(\overrightarrow{u}\) n'est donc pas orthogonal au vecteur \(\overrightarrow{\text{FC}}\). Donc, puisqu'il existe un vecteur de (FAC) qui n'est pas orthogonal à \(\overrightarrow{u}\), \(\overrightarrow{u}\) n'est pas un vecteur normal à (FAC).
L'affirmation 3 est FAUSSE.
Un cube possède 8 sommets.
Pour former un segment, on doit choisir 2 sommets distincts parmi ces 8 sommets. L'ordre n'a pas d'importance (le segment reliant A à B est le même que celui reliant B à A).
On utilise donc une combinaison :
\[\binom{8}{2} = \dfrac{8\,!}{2\,!(8-2)\,!} = \dfrac{8 \times 7}{2 \times 1} = \dfrac{56}{2} = 28.\]Il existe 28 segments pouvant relier deux sommets distincts d'un cube.
L'affirmation 4 est FAUSSE.
Exercice 2 (6 pts)
Dans le repère orthonormé (O ; I, J) ci-contre, on a représenté :
la droite d'équation \(y = x\);
la droite d'équation \(y = 1\);
la droite d'équation \(x = 1\);
la parabole d'équation \(y = x^2\).
On peut ainsi partager le carré OIKJ en trois zones.

Les parties B et C peuvent être traitées indépendamment l'une de l'autre
Partie A
Démontrer les résultats figurant dans le tableau ci-dessous.

Partie B : un premier jeu
Un joueur lance une fléchette sur le carré ci-dessus. On admet que la probabilité qu'elle tombe sur une zone est égale à l'aire de cette zone. Ainsi, la probabilité que la fléchette tombe sur la ZONE 3 est égale à \(\dfrac{1}{6}\).
Si la fléchette tombe sur la ZONE 3, alors le joueur lance une pièce équilibrée.
Si la pièce tombe sur PILE, alors le joueur gagne, sinon il perd.
Si la fléchette tombe sur une autre zone que la ZONE 3, alors le joueur lance un dé équilibré à six faces. Si le dé tombe sur la FACE 6, alors le joueur gagne, sinon il perd.
On note les évènements suivants :
\(T\) : « la fléchette tombe sur la ZONE 3 » ;
\(G\) : « le joueur gagne ».
Représenter la situation par un arbre pondéré.
Démontrer que la probabilité de l'évènement \(G\) est égale à \(\dfrac{2}{9}\).
On sait que le joueur a gagné. Quelle est la probabilité que la fléchette soit tombée sur la ZONE 3 ?
Partie C : un second jeu
Un joueur, appelé joueur \(\text{n°}\,1\), lance une fléchette sur le carré précédent. Comme dans la partie B, on admet que la probabilité que la fléchette tombe sur chacune des zones est égale à l'aire de cette zone.
Le joueur gagne une somme égale, en euros, au numéro de la zone. Par exemple, si la fléchette tombe sur la ZONE 3, le joueur gagne 3 euros.
On note \(X_{1}\) la variable aléatoire donnant le gain du joueur \(\text{n°}\,1\).
On note respectivement \(E(X_{1})\) et \(V(X_{1})\) l'espérance et la variance de la variable aléatoire \(X_{1}\).
Calculer \(E(X_{1})\).
Montrer que \(V(X_{1}) = \dfrac{5}{9}\).
Un joueur \(\text{n°}\,2\) et un joueur \(\text{n°}\,3\) jouent à leur tour, dans les mêmes conditions que le joueur \(\text{n°}\,1\). On admet que les parties de ces trois joueurs sont indépendantes les unes des autres.
On note \(X_{2}\) et \(X_{3}\) les variables aléatoires donnant les gains des joueurs \(\text{n°}\,2\) et \(\text{n°}\,3\). On note \(Y\) la variable aléatoire définie par \(Y = X_{1} + X_{2} + X_{3}\).
Déterminer la probabilité que l'on ait \(Y = 9\).
Calculer \(E(Y)\).
Justifier que \(V(Y) = \dfrac{5}{3}\).
Voir le corrigé de l'exercice 2
Partie A
L'aire de la ZONE 1 est l'aire du triangle OKJ. C'est un triangle rectangle isocèle en J on a donc :
\[\text{aire\,(ZONE 1)} = \text{aire\,(OKJ)} = \dfrac{\mathrm{OJ} \times \mathrm{JK}}{2} = \dfrac{1\times 1}{2} = \boxed{\dfrac{1}{2}}.\]L'aire de ZONE 2 est l'aire sous la courbe de la fonction carré entre 0 et 1 :
\[\text{aire\,(ZONE 2)} = \int_{0}^{1}x^{2}\,\text{d}x = \left[\dfrac{x^{3}}{3}\right]_{0}^{1} = \boxed{\dfrac{1}{3}}.\]\(\bullet~~\)L'aire de la ZONE 3 est la différence entre l'aire du carré OIJK et la somme des aires de la ZONE 1 et de la ZONE 2 :
\[\text{aire\,(ZONE 3)} = 1 - \left(\dfrac{1}{2} + \dfrac{1}{3}\right) = 1 - \left(\dfrac{3}{6} + \dfrac{2}{6}\right) = \dfrac{6}{6} - \dfrac{5}{6} = \boxed{\dfrac{1}{6}}.\]Partie B
On représente la situation par un arbre pondéré.

Les évènements \(T\) et \(\overline{T}\) forment une partition de l'univers, donc, d'après la formule des probabilités totales, on a :
\[\begin{aligned} P(G) &= P\left(T \cap G\right) + P\left(\overline{T} \cap G\right) = P(T) \times P_{T}(G) + P\left(\overline{T}\right) \times P_{\overline{T}}(G)\\ &= \dfrac{1}{6} \times \dfrac{1}{2} + \dfrac{5}{6} \times \dfrac{1}{6} = \dfrac{1}{12} + \dfrac{5}{36} = \dfrac{3}{36} + \dfrac{5}{36}\\ &= \dfrac{8}{36} = \dfrac{4 \times 2}{4 \times 9} = \boxed{\dfrac{2}{9}}. \end{aligned}\]Attention, piège :Une erreur fréquente est d’écrire \(P(G)=P_T(G)+P_{\overline{T}}(G)=\frac12+\frac16\). Or \(P_T(G)\) et \(P_{\overline{T}}(G)\) sont des probabilités conditionnelles : il faut les pondérer par \(P(T)\) et \(P(\overline{T})\), soit \(P(G)=P(T)P_T(G)+P(\overline{T})P_{\overline{T}}(G)\).
On veut déterminer la probabilité \(P_{G}(T)\) :
\[P_{G}(T) = \dfrac{P\left(T \cap G\right)}{P(G)} = \dfrac{\dfrac{1}{12}}{\dfrac{2}{9}} = \dfrac{1}{\underset{4}{\cancel{12}}} \times \dfrac{\overset{3}{\cancel{9}}}{2} = \boxed{\dfrac{3}{8}}.\]
Partie C
La loi de probabilité de \(X_{1}\) est :

On a donc :
\[E\left(X_{1}\right) = 1 \times \dfrac{1}{2} + 2 \times \dfrac{1}{3} + \cancel{3}\times \dfrac{1}{\underset{2}{\cancel{6}}} = \dfrac{1}{2} + \dfrac{2}{3} + \dfrac{1}{2} = 1 + \dfrac{2}{3} = \dfrac{3}{3} + \dfrac{2}{3} = \boxed{\dfrac{5}{3}}.\]On calcule la variance en utilisant la formule de König:
\[\begin{aligned} V\left(X_{1}\right) &= E\left(X_{1}^{2}\right) - \left[E\left(X_{1}\right)\right]^{2}\\ &= 1^{2} \times \dfrac{1}{2} + 2^{2} \times \dfrac{1}{3} + 3^{2} \times \dfrac{1}{6} - \left(\dfrac{5}{3}\right)^{2} = \dfrac{1}{2} + \dfrac{4}{3} + \dfrac{9}{6} - \dfrac{25}{9} = \dfrac{9}{18} + \dfrac{24}{18} + \dfrac{27}{18} - \dfrac{50}{18} = \dfrac{10}{18}\\ &= \boxed{\dfrac{5}{9}} \end{aligned}\]
L'évènement \(\left\{Y = 9\right\}\) correspond à \(\left\{X_{1} = 3\right\} \cap \left\{X_{2} = 3\right\} \cap \left\{X_{3} = 3\right\}\).
Donc, comme les variables \(X_1\), \(X_2\) et \(X_3\) sont indépendantes:
\[P\left(Y = 9\right) = \dfrac{1}{6} \times \dfrac{1}{6} \times \dfrac{1}{6} = \boxed{\dfrac{1}{216}}.\]D'après la linéarité de l'espérance:
\[E(Y) = E\left(X_{1}\right) + E\left(X_{2}\right) + E\left(X_{3}\right) = \dfrac{5}{3} + \dfrac{5}{3} + \dfrac{5}{3} = \boxed{5}\]Puisque les variables aléatoires \(X_{1}\), \(X_{2}\) et \(X_{3}\) sont indépendantes, on peut utiliser l'additivité de la variance:
\[V(Y) = V\left(X_{1}\right) + V\left(X_{2}\right) + V\left(X_{3}\right) = \dfrac{5}{9} + \dfrac{5}{9} + \dfrac{5}{9} = \dfrac{15}{9} = \dfrac{3 \times 5}{3 \times 3} = \boxed{\dfrac{5}{3}}.\]
Exercice 3 (5 pts)
On considère la fonction \(f\) définie pour tout réel \(x\) par :
\[f(x) = \ln \left(\mathrm{e}^{\frac{x}{2}} + 2\right)\]On admet que la fonction \(f\) est dérivable sur \(\mathbb{R}\).
On considère la suite \((u_{n})\) définie par \(u_{0} = \ln (9)\) et, pour tout entier naturel \(n\),
\[u_{n+1} = f(u_{n})\]Montrer que la fonction \(f\) est strictement croissante sur \(\mathbb{R}\).
Montrer que \(f(2\ln (2)) = 2\ln (2)\).
Montrer que \(u_{1} = \ln (5)\).
Montrer par récurrence que pour tout entier naturel \(n\), on a :
\[2\ln(2) \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n}\]En déduire que la suite \((u_{n})\) converge.
Résoudre dans \(\mathbb{R}\) l'équation \(X^{2} - X - 2 = 0\).
En déduire l'ensemble des solutions sur \(R\) de l'équation :
\[\mathrm{e}^{x} - \mathrm{e}^{\frac{x}{2}} - 2 = 0\]En déduire l'ensemble des solutions sur \(\mathbb{R}\) de l'équation \(f(x) = x\).
Déterminer la limite de la suite \((u_{n})\).
Voir le corrigé de l'exercice 3
On considère la fonction \(f\) définie pour tout réel \(x\) par:
\[f(x) = \ln\left ( \mathrm{e}{\frac{x}{2}}+2 \right ).\]On considère la suite \((u_n)\) définie par \(u_0= \ln\left (9\right )\), et pour tout entier naturel \(n\):
\[u_{n+1}= f\left (u_n\right ).\]La fonction \(f\) est dérivable sur et on a :
\[\boxed{f'(x) = \dfrac{\textstyle\frac{1}{2}\mathrm{e}{\frac{x}{2}}}{\mathrm{e}{\frac{x}{2}}+2}}.\]On sait que, pour tout \(x \in \mathbb{R}\) on a \(\mathrm{e}{\frac{x}{2}} > 0\), on on déduit que \(\dfrac12 \mathrm{e}{\frac{x}{2}} > 0\) et \(\mathrm{e}{\frac{x}{2}} + 2 > 0\).
Les deux termes du quotient sont supérieurs à zéro, donc \(f'(x)\) est supérieur à zéro sur , donc la fonction \(f\) est strictement croissante sur .
On sait que si \(u > 0\), alors \(\ln \left(\mathrm{e}{u}\right) = u\), donc en particulier
\[f\left(2\ln(2)\right) = \ln\left(\mathrm{e}{\frac{2\ln(2)}{2}} + 2\right) = \ln\left(\mathrm{e}{\ln(2)} + 2\right) = \ln(2 + 2) = \ln(4) = \ln\left(2^{2}\right) = \boxed{2\ln(2)}.\]\(u_{1} = f\left(u_{0}\right) = \ln\left(\mathrm{e}{\frac{\ln(9)}{2}} + 2\right) = \ln\left(\mathrm{e}{\ln\left(9^{\frac{1}{2}}\right)} + 2\right) = \ln\left(\mathrm{e}{\ln(3)} + 2\right) = \ln(3 + 2) = \boxed{\ln(5)}\)
Montrons par récurrence que pour tout entier naturel \(n\) on a : \(2\ln(2) \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n}\).
Initialisation
La fonction \(\ln\) est strictement croissante sur , donc \(\ln(4) \leqslant \ln(5) \leqslant \ln(9)\) c'est-à-dire \(2\ln(2) \leqslant u_{1} \leqslant u_{0}\). La propriété est donc vérifiée pour \(n = 0\).
Hérédité
Supposons que pour \(n \in \mathbb{N}\) on ait \(2\ln(2) \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n}\).
On sait que la fonction \(f\) est strictement croissante donc :
\(2\ln(2) \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n} \iff f\left(2\ln(2)\right) \leqslant f\left(u_{n+1}\right) \leqslant f\left(u_{n}\right) \iff 2\ln(2) \leqslant u_{n+2} \leqslant u_{n+1}\)
Le propriété est donc bien héréditaire.
Conclusion
La propriété est vérifiée pour \(n = 0\), et elle est héréditaire pour tout \(n \in \mathbb{N}\) donc d'après le principe de récurrence, on a, pour tout \(n \in \mathbb{N}\): \(2\ln(2) \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n}\).
D'après la question précédente on a, pour tout \(n \in \mathbb{N}\), \(u_{n+1} \leqslant u_{n}\), ce qui montre que la suite \(\left(u_{n}\right)\) est décroissante.
De plus, pour tout \(n \in \mathbb{N}\) on a \(u_{n} \geqslant 2\ln(2)\), donc la suite \(\left(u_{n}\right)\) est minorée.
Donc, d'après le théorème de convergence monotone, la suite \(\left(u_{n}\right)\) est convergente vers une limite supérieure ou égale à \(2\ln(2)\).
On résout dans l'équation \(X^{2} - X - 2 = 0\)
Calcul du discriminant :
\[\Delta = (-1)^{2} - 4 \times 1 \times (-2) = 1 + 8 = \boxed{9}.\]\(\Delta > 0\) donc il y a deux racines distinctes dans :
\[X_{1} = \dfrac{-(-1) - \sqrt{9}}{2 \times 1} = \dfrac{1-3}{2} = -1 \qquad ; \qquad X_{2} = \dfrac{-(-1) + \sqrt{9}}{2 \times 1} = \dfrac{1+3}{2} = 2.\] \[\boxed{\mathcal{S} = \left\{-1~;~2 \right\}}\]\(\mathrm{e}{x} - \mathrm{e}{\frac{x}{2}} - 2 = 0 \iff \mathrm{e}{\frac{2x}{2}} - \mathrm{e}{\frac{x}{2}} - 2 = 0 \iff \left(\mathrm{e}{\frac{x}{2}}\right)^{2} - \mathrm{e}{\frac{x}{2}} - 2 = 0\)
Posons \(X = \mathrm{e}{\frac{x}{2}}\). On a alors :
\[\left(\mathrm{e}{\frac{x}{2}}\right)^{2} - \mathrm{e}{\frac{x}{2}} - 2 = 0 \iff X^{2} - X - 2 = 0\]D'après la question précédente, les solutions de l'équation \(X^{2} - X - 2 = 0\) sont
\(X_{1} = -1\) et \(X_{2} = 2\). On a donc :
\(\mathrm{e}{\frac{x_{1}}{2}} = -1 \quad (\text{impossible car} \:\mathrm{e}{\frac{x}{2}} > 0)\)
\(\mathrm{e}{\frac{x_{2}}{2}} = 2 \iff \dfrac{x_{2}}{2} = \ln(2) \iff x_{2} = 2\ln(2)\)
On a vu à la question 5. que la suite \(\left(u_{n}\right)\) converge. Soit \(\ell\) la limite de la suite \(\left(u_{n}\right)\). Comme \(f\) est une fonction continue, d'après le théorème du point fixe, on a \(\ell\) qui vérifie \(f(\ell) = \ell\).
On considère donc l'équation \(f(x) = x\) :
\[f(x) = x \iff \ln\left(\mathrm{e}{\frac{x}{2}} + 2\right) = x \iff \mathrm{e}{\frac{x}{2}} + 2 = \mathrm{e}{x} \iff \mathrm{e}{x} - \mathrm{e}{\frac{x}{2}} - 2 = 0.\]D'après la question précédente la solution de cette équation est \(x = 2\ln(2)\), donc :
\[\boxed{\lim_{n \to +\infty}u_{n} = 2\ln(2)}.\]À retenir :Si une suite définie par \(u_{n+1}=f(u_n)\) converge vers \(\ell\) et si \(f\) est continue, on peut passer à la limite dans l’égalité : \(\ell=f(\ell)\). C’est pourquoi la limite cherchée est solution de \(f(x)=x\).
Exercice 4 (5 pts)
On considère la fonction \(f\) définie sur l'intervalle \(]0~;~+\infty[\) par :
\[f(x) = \dfrac{\ln (x)}{x^{2}} + 1\]On note \(\mathcal{C}_{f}\) la courbe représentative de la fonction \(f\) dans un repère orthonormé. On admet que la fonction \(f\) est dérivable sur l'intervalle \(]0~;~ +\infty[\) et on note \(f'\) sa fonction dérivée.
Déterminer les limites de la fonction \(f\) en \(0\) et en \(+\infty\).
En déduire les éventuelles asymptotes à la courbe \(\mathcal{C}_{f}\).
Montrer que, pour tout réel \(x\) de l'intervalle \(]0~;~ +\infty[\), on a :
\[f'(x) = \dfrac{1 - 2\ln(x)}{x^{3}}\]En déduire le tableau de variation de la fonction \(f\) sur l'intervalle \(]0~;~ +\infty[\).
Montrer que l'équation \(f(x) = 0\) possède une unique solution, notée \(\alpha\), sur l'intervalle \(]0~;~ +\infty[\).
Donner un encadrement du réel \(\alpha\) d'amplitude \(0{,}01\).
En déduire le signe de la fonction \(f\) sur l'intervalle \(]0~;~ +\infty[\).
On considère la fonction \(g\) définie sur l'intervalle \(]0~;~ +\infty[\) par :
\[g(x) = \ln(x)\]On note \(\mathcal{C}_{g}\) la courbe représentative de la fonction \(g\) dans un repère orthonormé d'origine O. On considère un réel \(x\) strictement positif et le point M de la courbe \(C_{g}\) d'abscisse \(x\). On note OM la distance entre les points O et M.
Exprimer la quantité OM\(^{2}\) en fonction du réel \(x\).
Montrer que, lorsque le réel \(x\) parcourt l'intervalle \(]0~;~ +\infty[\), la quantité OM\(^{2}\) admet un minimum en \(\alpha\).
La valeur minimale de la distance OM, lorsque le réel \(x\) parcourt l'intervalle \(]0~;~+\infty[\), est appelée distance du point O à la courbe \(\mathcal{C}_{g}\). On note \(d\) cette distance.
Exprimer \(d\) à l'aide de \(\alpha\).
Voir le corrigé de l'exercice 4
On considère la fonction \(f\) définie sur l'intervalle \(\left ]0\;,\;+\infty\right [\) par:
\[f(x)=\dfrac{\ln\left (x\right )}{x^2}+1.\]On calcule les limites de \(f\) en 0 et en \(+\infty\).
\[\left. \begin{array}{l} \lim\limits_{\substack{x \to 0\\x > 0}}\ln(x) = -\infty\\[8pt] \lim\limits_{\substack{x \to 0\\x > 0}}x^{2} = 0^{+} \end{array}\right\} \overset{\substack{\text{par}\\\text{quotient}}}{\implies} \lim_{\substack{x \to 0\\x > 0}}\dfrac{\ln(x)}{x^{2}} = -\infty \implies \lim_{\substack{x \to 0\\x > 0}}\left(\dfrac{\ln(x)}{x^{2}} + 1\right) = -\infty\] \[\boxed{\lim_{\substack{x \to 0\\x > 0}}f(x) = -\infty}\]Puisque \(\lim\limits_{\substack{x \to 0\\x > 0}}f(x) = -\infty\), la droite d'équation \(x = 0\) (axe des ordonnées) est asymptote verticale à la courbe \(\mathcal{C}_{f}\).
\[\text{Par croissance comparée}\ \lim_{x \to +\infty}\dfrac{\ln(x)}{x^{2}} = 0 \implies \lim_{x \to +\infty}\left(\dfrac{\ln(x)}{x^{2}} + 1\right) = 1\] \[\boxed{\lim_{x \to +\infty}f(x) = 1}\]Puisque \(\lim\limits_{x \to +\infty}f(x) = 1\) la courbe \(\mathcal{C}_{f}\) admet la droite d'équation \(y = 1\) pour asymptote horizontale en \(+\infty\).
La fonction \(f\) est dérivable sur \(\left ]0\;,\;+\infty\right [\):
\[f'(x) = \dfrac{\dfrac{1}{x}\times x^{2} - 2x \times \ln(x)}{\left(x^{2}\right)^{2}} = \dfrac{x - 2x\ln(x)}{x^{4}} = \dfrac{\cancel{x}\left(1-2\ln(x)\right)}{x^{\cancel{4}\, 3}} = \boxed{\dfrac{1-2\ln(x)}{x^{3}}}\]Sur l'intervalle \(\left]0~;~+\infty\right[\) on a \(x^{3} > 0\), donc \(f'(x)\) est du signe de \(1 - 2\ln(x)\).
\[1 - 2\ln(x) \geqslant 0 \iff -2 \ln(x) \geqslant -1 \iff \ln(x) \leqslant \dfrac{1}{2} \iff x \leqslant \mathrm{e}{\frac{1}{2}} \qquad (\text{car}\ x\mapsto \mathrm{e}{x}\ \text{est croissante})\]
\[\begin{aligned} f\left(\mathrm{e}{\frac{1}{2}}\right) &= \dfrac{\ln\left(\mathrm{e}{\frac{1}{2}}\right)}{\left(\mathrm{e}{\frac{1}{2}}\right)^{2}} + 1\\ &= \dfrac{\dfrac{1}{2}}{\mathrm{e}{2\times\frac{1}{2}}} + 1\\ &= \dfrac{1}{2\text{e}} + 1\\ &= \dfrac{1+2\text{e}}{2\text{e}} \approx 1, 184 \end{aligned}\]Sur l'intervalle \(\left]0~;~\mathrm{e}{\frac{1}{2}}\right]\) la fonction \(f\) est continue et strictement croissante avec \(\lim\limits_{\substack{x \to 0\\x > 0}}f(x) = -\infty\) et \(f\left(\mathrm{e}{\frac{1}{2}}\right) = \dfrac{1+2\text{e}}{2\text{e}} > 0\), donc, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation \(f(x) = 0\) admet une solution unique \(\alpha\).
Sur l'intervalle \(\left[\mathrm{e}{\frac{1}{2}}~;~+\infty\right[\) la fonction \(f\) est continue et strictement décroissante avec \(\lim\limits_{x \to +\infty}f(x) = 1\), donc l'équation \(f(x) = 0\) n'admet aucune solution.
Finalement l'équation \(f(x) = 0\) admet une unique solution \(\alpha\) sur \(\left]0~;~+\infty\right[\).
À la calculatrice, on trouve:
\[\boxed{~~0{,}65 < \alpha < 0{,}66~~}\]D'après les questions précédentes et puisque la fonction \(f\) est croissante sur \(\left]0~;~\mathrm{e}{\frac{1}{2}}\right]\) et décroissante sur \(\left[\mathrm{e}{\frac{1}{2}}~;~+\infty\right[\), la fonction \(f\) est strictement négative sur \(\left]0~;~\alpha\right[\), s'annule en \(\alpha\) et est strictement positive sur \(\left]\alpha~;~+\infty\right[\).
Soit H le projeté orthogonal de M sur l'axe des abscisses. Le triangle OHM est rectangle en H, on peut donc appliquer le théorème de Pythagore :
\[\mathrm{OM}^{2} = \mathrm{OH}^{2} + \mathrm{HM}^{2} = \boxed{x^2 + \left[\ln(x)\right]^{2}}\]On considère la fonction \(h\) définie sur \(\left]0~;~+\infty\right[\) par \(h(x) = x^{2} + \left[\ln(x)\right]^{2}\). Elle est dérivable puisque somme de fonctions dérivables, et sa dérivée est :
\[h'(x) = 2x + 2 \times \dfrac{1}{x} \times \ln(x) = \frac{2x^{2} + 2\ln(x)}{x} = \dfrac{2x^{\cancel{2}}\left(1 + \dfrac{\ln(x)}{x^{2}}\right)}{\cancel{x}} = 2x\left(1 + \dfrac{\ln(x)}{x^{2}}\right) = 2x \times f(x)\]Or, pour tout \(x \in {\left]0~;~+\infty\right[}\), on a \(2x > 0\), donc \(h'(x)\) est du signe de \(f(x)\).
Donc, d'après la question 4.c., \(h'(x)\) est négatif sur \(\left]0~;~\alpha\right]\) et positif sur \(\left[\alpha~;~+\infty\right[\).
Donc \(h\) admet un minimum en \(x = \alpha\).La quantité \(\mathrm{OM}^{2}\) admet donc un minimum en \(\alpha\).
Pour \(x=\alpha\), on a \(\mathrm{OM}^{2} = \alpha^2+ \left (\ln\left (\alpha\right )\right )^2\).
\(\alpha\) est la solution de l'équation \(f(x)=0\), donc \(f(\alpha)=0\).
Donc \(\dfrac{\ln(\alpha)}{\alpha^2}+ 1=0 \iff \ln(\alpha) = -\alpha^2 \implies \left (\ln(\alpha)\right )^2 = \alpha^4\)
Le minimum de \(\mathrm{OM}^{2}\) est donc \(\alpha^2+\alpha^4\).
Puisque la quantité \(\mathrm{OM}^{2}\) admet un minimum en \(\alpha\) et que \(d\) est la valeur minimale de OM :
\[\boxed{~~d = \sqrt{\alpha^2+\alpha^4} = \alpha\sqrt{1 + \alpha^2 }~~}\]

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