Annales CRPE · Mathématiques › 2023
Sujet CRPE 2023 Mathématiques · Groupement 2 : corrigé
Exercice 1 – Périmètre, Pythagore, cercleVoir le corrigé ↓
Une directrice d'école primaire souhaite inscrire les élèves de l'école à une course solidaire d'action contre la faim afin de les sensibiliser à la sous-nutrition dans le monde. Il s'agit pour chaque élève de faire le plus de tours possible d'un parcours prédéfini. Pour chaque tour effectué, l'élève récolte une somme d'argent fixe qui sera versée à l'association caritative.
La directrice décide de faire courir les élèves dans la cour de l'école, le long d'un parcours schématisé ci-dessous. Une partie du parcours est constituée d'un demi-cercle de diamètre [CD] et les longueurs sont données en mètre. Les points A, B et D sont alignés et le quadrilatère AFED est un rectangle. Les élèves partent du point A et se déplacent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. On a : \(\text{AB}=50\) m ; \(\text{BC}=40\) m ; \(\text{EF}=80\) m et \(\text{FA}=30\) m.
Utilise les propriétés du rectangle pour déterminer \(AD\), puis déduis \(BD\) sachant que \(AB = 50\) m. Ensuite, observe que le triangle \(CBD\) est rectangle en \(B\) et applique le théorème de Pythagore.
Décomposez le parcours en portions connues : trois côtés du rectangle, deux segments et un demi-cercle. Pensez à utiliser la longueur du diamètre \(CD\) trouvée à la question 1.
1 cm sur le plan représente 8 m réels ; commence par calculer les dimensions réduites en divisant les longueurs en mètres par 8. Trace d’abord le rectangle \(AFED\), puis place \(B\) et \(C\), et termine par le demi-cercle.
Pense à convertir les 3 minutes en secondes, puis applique la formule de la vitesse moyenne \(v = \dfrac{d}{t}\). La distance d’un tour est 309 m.
Convertissez d’abord 18 minutes en heures, puis calculez la distance parcourue à la vitesse de \(7\) km/h. Convertissez ensuite cette distance en mètres et divisez-la par la longueur d’un tour (\(309\) m) ; la partie entière du quotient donne le nombre de tours complets.
Pour situer le point S, utilise la distance parcourue en 18 min puis la distance restante après le dernier tour complet. Compare cette distance restante aux longueurs cumulées des portions du parcours depuis A et convertis la longueur restante en centimètres sur le plan à l’échelle \(1/800\).
L'école est composée de \(325\) élèves. Le tableau ci-dessous indique le nombre de tours complets effectués par les élèves.
| Nombre de tours | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre d'élèves | 52 | 52 | 78 | 65 | 39 | 26 | 13 |
Quel est le nombre moyen de tours complets effectués ?
Pour calculer une moyenne pondérée, commence par déterminer le nombre total de tours effectués en multipliant chaque nombre de tours par l’effectif correspondant, puis divise ce total par le nombre total d’élèves.
Pour calculer l’étendue d’une série statistique, repère la plus grande et la plus petite valeur du caractère étudié (ici, le nombre de tours), puis effectue leur différence.
Pour déterminer la médiane, commence par calculer l’effectif total puis le rang de la valeur médiane. Utilise ensuite les effectifs cumulés croissants pour repérer à quel nombre de tours correspond ce rang.
Pour interpréter la médiane, demande-toi comment elle partage les élèves selon le nombre de tours effectués.
Complète le tableau des effectifs cumulés croissants puis repère les rangs correspondant à 25 % et 75 % de l’effectif total, arrondis à l’entier supérieur.
Repère dans le tableau les nombres de tours qui sont supérieurs ou égaux à \(4\) et additionne les effectifs correspondants.
Voir le corrigé de l'exercice 1
1
Corrigé
Dans le rectangle \(AFED\), les côtés opposés ont la même longueur, donc :
\[AD = EF = 80 \text{ m}.\]
Les points \(A\), \(B\), \(D\) sont alignés, donc :
\[BD = AD - AB = 80 - 50 = 30 \text{ m}.\]
Dans le triangle \(CBD\) rectangle en \(B\), d’après le théorème de Pythagore :
\[CD^2 = CB^2 + BD^2 = 40^2 + 30^2 = 1\text{ }600 + 900 = 2\text{ }500.\]
D’où :
\[CD = \sqrt{2\text{ }500} = 50.\]
Le segment \([CD]\) mesure \(50\) m.
Pour comprendre en détail
Le demi-cercle de diamètre \([CD]\) n’intervient pas dans cette question ; il servira éventuellement pour calculer la longueur de l’arc dans une question de périmètre. Une vérification rapide : les longueurs \(30\), \(40\), \(50\) forment un triplet pythagoricien (multiple de \(3\), \(4\), \(5\)).
2
Corrigé
Le parcours est constitué de \(AF+FE+ED\) (trois côtés du rectangle), du demi-cercle de diamètre \(CD\), puis de \(CB+BA\).
Comme \(AFED\) est un rectangle, \(FE=AD=80\) et \(ED=FA=30\). D'après la question 1, \(CD=50\).
La longueur du demi-cercle est : \(\dfrac{\pi \times CD}{2} = \dfrac{\pi \times 50}{2} = 25\pi\).
Longueur totale : \[30+80+30+25\pi+40+50 = 230+25\pi \approx 230+78\text{,}54 = 308\text{,}54.\]
Arrondie au mètre, la longueur du parcours est donc \(309\) m.
Pour comprendre en détail
L'arrondi au mètre suit la règle habituelle : \(308\text{,}54\) est plus proche de \(309\) que de \(308\).
3
Corrigé
À l’échelle \(1/800\), 1 cm sur le plan représente 800 cm réels, soit 8 m. On obtient les longueurs sur le plan en divisant les longueurs réelles en mètres par 8.| Segment | Longueur réelle (m) | Longueur sur le plan (cm) |
|---|---|---|
| \([AB]\) | 50 | \(50 \div 8 = 6\text{,}25\) |
| \([BC]\) | 40 | \(40 \div 8 = 5\) |
| \([AF] = [DE]\) | 30 | \(30 \div 8 = 3\text{,}75\) |
| \([EF] = [AD]\) | 80 | \(80 \div 8 = 10\) |
| \([BD]\) | 30 | \(30 \div 8 = 3\text{,}75\) |
| \([CD]\) | 50 | \(50 \div 8 = 6\text{,}25\) |
- Tracer le rectangle \(AFED\) avec \(EF = AD = 10\) cm et \(AF = DE = 3\text{,}75\) cm.
- Placer \(B\) sur \([AD]\) tel que \(AB = 6\text{,}25\) cm ; il reste \(BD = 3\text{,}75\) cm.
- Tracer la perpendiculaire à \((AD)\) passant par \(B\) et placer \(C\) sur cette perpendiculaire tel que \(BC = 5\) cm, du côté indiqué sur le schéma.
- Tracer le segment \([CD]\) de longueur \(6\text{,}25\) cm.
- Tracer le demi-cercle de diamètre \([CD]\) à l’extérieur du triangle \(BCD\), du côté droit de \((CD)\).
- Repasser le parcours \(A \to F \to E \to D\), puis le demi-cercle de \(D\) vers \(C\), puis \(C \to B \to A\), en indiquant le sens par une flèche.
Pour comprendre en détail
4
Corrigé
\(t = 3 \text{ min} = 3 \times 60 = 180 \text{ s}\).
\(v = \dfrac{309}{180} \approx 1\text{,}7167\), donc \(v \approx 1\text{,}72\) m/s (arrondi au centième).
En km/h : \(1\text{,}7167 \times 3\text{,}6 \approx 6\text{,}18\), donc \(v \approx 6\text{,}2\) km/h (arrondi au dixième).
La vitesse moyenne de Killian est d’environ \(1\text{,}72\) m/s, soit \(6\text{,}2\) km/h.
Pour comprendre en détail
Pourquoi cette méthode ? La vitesse moyenne est le quotient de la distance parcourue par le temps de parcours. Pour obtenir une vitesse en m/s, on convertit d’abord le temps en secondes.
Autre méthode : \(309 \text{ m}\) en \(3 \text{ min}\) soit \(103 \text{ m/min}\), puis \(103 \times 60 = 6\text{ }180 \text{ m/h} = 6\text{,}18 \text{ km/h} \approx 6\text{,}2 \text{ km/h}\).
5.a
Corrigé
\(18 \text{ min} = \dfrac{18}{60} \text{ h} = 0\text{,}3 \text{ h}\).
La distance parcourue est \(d = v \times t = 7 \times 0\text{,}3 = 2\text{,}1 \text{ km} = 2\text{ }100 \text{ m}\).
Le nombre de tours est \(\dfrac{2\text{ }100}{309} \approx 6\text{,}8\).
Sophia peut donc effectuer 6 tours complets.
Pour comprendre en détail
Vérification utile : 6 tours représentent \(6 \times 309 = 1\text{ }854\) m, tandis que 7 tours représentent \(7 \times 309 = 2\text{ }163\) m, ce qui dépasse les \(2\text{ }100\) m parcourus.
Autre méthode possible : convertir directement \(7\) km/h en mètres par minute (environ \(116\text{,}67\) m/min) puis multiplier par 18 min.
5.b
Corrigé
Distance parcourue en 18 min à \(7\) km/h : \(7 \times \dfrac{18}{60} = 2\text{,}1\) km \(= 2\text{ }100\) m.
Nombre de tours complets : \(2\text{ }100 \div 309 \approx 6\text{,}8\), donc 6 tours complets, soit \(6 \times 309 = 1\text{ }854\) m.
Distance restante : \(2\text{ }100 - 1\text{ }854 = 246\) m.
Longueurs cumulées depuis A :
A → F : 30 m, F → E : 80 m, E → D : 30 m, donc \(30+80+30 = 140\) m jusqu’à D.
Le demi-cercle mesure \(\dfrac{50\pi}{2} = 25\pi \approx 78\text{,}5\) m, donc C est atteint à environ \(140+78\text{,}5 = 218\text{,}5\) m.
Puis B est atteint à \(218\text{,}5 + 40 = 258\text{,}5\) m.
Comme \(218\text{,}5 < 246 < 258\text{,}5\), S est sur le segment [CB], à \(246 - 218\text{,}5 \approx 27\text{,}5\) m de C.
Sur le plan à l’échelle \(1/800\), 1 cm représente 8 m, donc \(27\text{,}5 \div 8 \approx 3\text{,}4\) cm.
Conclusion : on place S sur le segment [CB] du plan, à environ \(3\text{,}4\) cm de C.
Pour comprendre en détail
Pourquoi cette méthode ? Le nombre de tours complets ne suffit pas : il faut localiser la position exacte après la distance restante. On utilise donc les distances cumulées le long du parcours dans le sens de course (A→F→E→D→demi-cercle→C→B→A).
On peut aussi remarquer que \(7\) km/h équivaut à \(\dfrac{7000}{60} \approx 116\text{,}7\) m/min, donc \(18 \times 116\text{,}7 \approx 2\text{ }100\) m, ce qui donne le même résultat.
6.a
Corrigé
La moyenne \(m\) est donnée par :
\(m = \dfrac{2 \times 52 + 3 \times 52 + 4 \times 78 + 5 \times 65 + 6 \times 39 + 7 \times 26 + 8 \times 13}{52 + 52 + 78 + 65 + 39 + 26 + 13}\)
\(m = \dfrac{104 + 156 + 312 + 325 + 234 + 182 + 104}{325}\)
\(m = \dfrac{1\text{ }417}{325} \approx 4\text{,}36\)
Le nombre moyen de tours complets effectués est environ \(4\text{,}36\) tours.
Pour comprendre en détail
6.b
Corrigé
L’étendue d’une série statistique est la différence entre la valeur maximale et la valeur minimale du caractère.
Ici, la valeur maximale est 8 tours et la valeur minimale est 2 tours.
\( \text{Étendue} = 8 - 2 = 6 \) tours.
Pour comprendre en détail
L’étendue s’exprime dans la même unité que le caractère, donc en tours.
6.c
Corrigé
L’effectif total est \(52+52+78+65+39+26+13 = 325\). \(325\) est impair, donc la médiane est la valeur classée au rang \(\dfrac{325+1}{2} = 163\). Effectifs cumulés croissants :- 2 tours : 52 élèves ;
- 3 tours : \(52+52=104\) élèves ;
- 4 tours : \(104+78=182\) élèves.
Pour comprendre en détail
6.d
Corrigé
La médiane est 4 tours. Cela signifie qu’au moins la moitié des élèves ont effectué 4 tours ou moins, et qu’au moins la moitié des élèves ont effectué 4 tours ou plus.
Pour comprendre en détail
6.e
Corrigé
Effectif total : \(N=325\).
Effectifs cumulés croissants : 52 ; 104 ; 182 ; 247 ; 286 ; 312 ; 325.
Pour le premier quartile \(Q_1\), on cherche la plus petite valeur telle qu’au moins 25 % des valeurs lui soient inférieures ou égales.
\(\dfrac{1}{4}N = \dfrac{325}{4} = 81\text{,}25\), donc on vise le rang 82.
D’après les effectifs cumulés, la 82e valeur est 3 tours, donc \(Q_1 = 3\).
Pour le troisième quartile \(Q_3\), on cherche la plus petite valeur telle qu’au moins 75 % des valeurs lui soient inférieures ou égales.
\(\dfrac{3}{4}N = \dfrac{3 \times 325}{4} = 243\text{,}75\), donc on vise le rang 244.
D’après les effectifs cumulés, la 244e valeur est 5 tours, donc \(Q_3 = 5\).
Le premier quartile est 3 tours et le troisième quartile est 5 tours.
Pour comprendre en détail
6.f
Corrigé
Les élèves ayant effectué au moins \(4\) tours sont ceux qui ont effectué \(4\), \(5\), \(6\), \(7\) ou \(8\) tours.
Leur nombre est : \(78+65+39+26+13=221\).
Sur un total de \(325\) élèves, la proportion est \(\dfrac{221}{325}=0\text{,}68\).
Le pourcentage demandé est donc \(0\text{,}68 \times 100 = 68\,\%\).
Ainsi, \(68\,\%\) des élèves ont réussi à faire au moins \(4\) tours.
Pour comprendre en détail
- L'effectif total du tableau est bien \(52+52+78+65+39+26+13=325\), ce qui confirme que la proportion est calculée sur le bon total.
- Autre méthode : on peut calculer le pourcentage des élèves ayant fait moins de \(4\) tours et le soustraire à \(100\,\%\) ; on aboutit au même résultat.
📘 Revoir la méthode : fiches Pourcentages et proportionnalité · Statistiques dans Les fiches magiques CRPE →
Exercice 2 – Quadrilatères, rectangle, carréVoir le corrigé ↓
Un rectangle est défini dans le dictionnaire de la façon suivante : « Un rectangle est un quadrilatère dont les quatre angles sont droits. »
Pense à un quadrilatère qui a deux angles droits mais pas quatre, comme un trapèze possédant deux angles droits consécutifs. La définition du rectangle exige-t-elle seulement deux angles droits ?
Dans une classe de CE2, une enseignante demande à ses élèves de compléter la phrase suivante : « Un rectangle est un quadrilatère dont … ». Voici deux réponses proposées : Élève A : « Un rectangle est un quadrilatère dont les côtés opposés sont de même longueur ». Élève B : « Un rectangle est un quadrilatère dont les diagonales sont de même longueur ».
Préciser en quoi la réponse de l'élève A ne pourrait pas être admise comme définition mathématique du rectangle.
Trace un quadrilatère dont les deux paires de côtés opposés sont de même longueur, mais sans aucun angle droit (par exemple un losange). Ce quadrilatère vérifie la condition de l’élève A : est-ce pour autant un rectangle ?
Pour savoir si une propriété peut servir de définition, demande-toi si un quadrilatère non rectangle peut aussi posséder cette propriété.
Utilisez le fait qu’un rectangle est un parallélogramme, puis la propriété des diagonales perpendiculaires dans un parallélogramme.
En s'appuyant sur le codage du quadrilatère ci-après dessiné à main levée, préciser la nature du quadrilatère en question en justifiant la réponse.
Le petit trait identique placé sur chaque côté indique que les quatre côtés ont la même longueur. Cherche le nom du quadrilatère qui possède cette propriété, puis demande-toi ce qui manque pour que ce soit un carré.
Voir le corrigé de l'exercice 2
1
Corrigé
Non, un quadrilatère qui possède deux angles droits n’est pas nécessairement un rectangle.
Contre-exemple : un trapèze rectangle possède deux angles droits adjacents (par exemple \(\widehat{A}\) et \(\widehat{D}\)), mais ses deux autres angles ne sont pas droits.
Or, d’après la définition, un rectangle est un quadrilatère dont les quatre angles sont droits.
Un quadrilatère avec seulement deux angles droits ne vérifie donc pas toujours la définition du rectangle.
Pour comprendre en détail
On peut aussi raisonner avec la somme des angles d’un quadrilatère : \(360^\circ\). Si deux angles sont droits, les deux autres ont une somme de \(180^\circ\), mais ils peuvent être par exemple \(80^\circ\) et \(100^\circ\), donc non droits.
2.a
Corrigé
La réponse de l’élève A ne peut pas être admise comme définition mathématique du rectangle car la propriété « les côtés opposés sont de même longueur » n’est pas suffisante pour garantir que le quadrilatère est un rectangle. En effet, tout parallélogramme vérifie cette propriété : ses côtés opposés sont de même longueur. Or un parallélogramme peut ne pas avoir d’angle droit (par exemple un losange non carré) ; il n’est alors pas un rectangle. La condition est donc nécessaire mais non suffisante.
Pour comprendre en détail
Ici, la propriété de l’élève A est vraie pour tout rectangle (condition nécessaire), mais elle est aussi vraie pour d’autres quadrilatères comme les parallélogrammes non rectangles ou les losanges. Pour prouver qu’une propriété n’est pas une définition, il suffit de produire un contre-exemple à la réciproque : un quadrilatère ayant ses côtés opposés de même longueur qui n’est pas un rectangle.
On peut remarquer que pour obtenir une définition correcte, il faudrait ajouter une condition sur les angles, par exemple « un quadrilatère dont les côtés opposés sont de même longueur et qui possède un angle droit » (ce qui définit bien un rectangle).
2.b
Corrigé
La propriété « avoir des diagonales de même longueur » est vraie pour tout rectangle, mais elle est aussi vérifiée par d’autres quadrilatères. Par exemple, un trapèze isocèle non rectangle possède des diagonales de même longueur sans être un rectangle. Cette condition est donc nécessaire mais pas suffisante : la réponse de l’élève B ne peut pas être admise comme définition mathématique du rectangle.
Pour comprendre en détail
Pour invalider une définition, un seul contre-exemple suffit. Le trapèze isocèle est le contre-exemple le plus simple : ses deux côtés non parallèles sont égaux, ce qui entraîne l’égalité des diagonales, mais ses angles ne sont pas droits. Une confusion classique est de prendre une propriété vraie pour les rectangles (condition nécessaire) et de la croire suffisante pour définir le rectangle.
3
Corrigé
Un rectangle est un parallélogramme. Si ses diagonales sont perpendiculaires, alors ce parallélogramme est un losange. Or un losange qui possède quatre angles droits est un carré. Donc un rectangle dont les diagonales sont perpendiculaires est un carré.
Pour comprendre en détail
Une autre façon de formuler la propriété : un quadrilatère qui est à la fois un rectangle et un losange est un carré. Ce raisonnement utilise deux caractérisations : les diagonales d’un losange sont perpendiculaires, et réciproquement un parallélogramme dont les diagonales sont perpendiculaires est un losange.
4
Corrigé
Le codage indique que les quatre côtés du quadrilatère ABCD ont la même longueur : \(AB = BC = CD = DA\).
Or, un quadrilatère dont les quatre côtés sont de même longueur est un losange. Le quadrilatère ABCD est donc un losange.
De plus, aucun angle droit n’est codé sur la figure : on ne peut donc pas affirmer que ce quadrilatère est un carré.
Pour comprendre en détail
📘 Revoir la méthode : fiches Géométrie dans Les fiches magiques CRPE →
Exercice 3 – Programmes de calcul, calcul littéral, équationsVoir le corrigé ↓
Voici deux programmes de calcul :
Programme A (Scratch)
- quand ⚑ est cliqué
- demander « donner un nombre » et attendre
- mettre a à réponse
- mettre b à \(2\times a+5\)
- mettre c à \(5\times a-4\)
- mettre d à \(b\times c\)
- dire d
Programme B
- Choisir un nombre
- Prendre son double
- Ajouter \(5\)
- Calculer le carré du résultat
- Retourner le résultat trouvé
Suis les étapes du programme A dans l’ordre avec le nombre \(2\) : calcule d’abord \(b\), puis \(c\), puis leur produit \(d = b \times c\).
Repère les étapes du programme A : \(b=2 \times a+5\), \(c=5 \times a-4\) puis \(d=b \times c\). Remplace \(a\) par \(1\text{,}15\) et effectue les calculs dans cet ordre.
Le programme A calcule le produit de deux expressions qui dépendent du nombre choisi. Pour qu'un produit soit nul, que doit vérifier l'un de ses facteurs ?
Applique le programme B étape par étape : calcule le double du nombre, ajoute \(5\), puis élève le résultat au carré. Le carré d’un nombre \(x\) est \(x \times x\).
Suis les étapes du programme B dans l’ordre : calcule le double de \( \dfrac34 \), ajoute \(5\) en réduisant au même dénominateur, puis élève le résultat au carré.
On détermine les résultats suivants retournés par le programme B à l'aide d'une feuille de calcul automatisé.
| 1 | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2 | 25 | 49 | 81 | 121 | 169 | 225 | 289 | 361 | 441 |
(Colonnes A à I ; la ligne 1 contient les nombres de départ, la ligne 2 les résultats du programme B.) Quelle cellule du tableur permet de retrouver la réponse à la question 4.a ci-dessus ?
Dans le tableau, repère d’abord la colonne où se trouve le nombre de départ \(3\), puis descends sur la ligne des résultats.
Le programme B prend le nombre de la cellule A1, calcule son double \(2 \times A1\), ajoute 5, puis élève le résultat au carré. Comment écrire, dans un tableur, le calcul du carré d’une expression ?
Traduis le programme B par une expression littérale en fonction du nombre de départ \(x\), puis souviens-toi qu’un carré est nul uniquement si la quantité que l’on élève au carré est nulle.
Un nombre rationnel peut s’écrire comme le quotient de deux entiers. Peux-tu écrire le nombre trouvé à la question précédente sous cette forme ?
Un nombre décimal est un nombre qui peut s’écrire sous la forme d’une fraction décimale, c’est-à-dire avec un dénominateur égal à 10, 100, 1 000… Vérifie si le nombre trouvé à la question 6.a possède une écriture décimale finie.
Traduis chaque programme par une expression en fonction de \(x\). Écris l'égalité des deux résultats, puis factorise pour obtenir une équation produit nul.
Voir le corrigé de l'exercice 3
1
Corrigé
Pour \(a = 2\), on a :
- \(b = 2 \times 2 + 5 = 9\) ;
- \(c = 5 \times 2 - 4 = 6\) ;
- \(d = b \times c = 9 \times 6 = 54\).
Le programme A retourne donc \(54\).
Pour comprendre en détail
Autre méthode : calculer directement \((2 \times 2 + 5)(5 \times 2 - 4) = 9 \times 6 = 54\).
2
Corrigé
Pour \(a=1\text{,}15\) :
\(b = 2 \times 1\text{,}15 +5 = 2\text{,}3+5 = 7\text{,}3\).
\(c = 5 \times 1\text{,}15 -4 = 5\text{,}75-4 = 1\text{,}75\).
\(d = b \times c = 7\text{,}3 \times 1\text{,}75 = 12\text{,}775\).
Le programme A retourne \(12\text{,}775\).
Pour comprendre en détail
Les calculs intermédiaires utilisent la priorité de la multiplication sur l’addition et la soustraction. Une erreur fréquente est d’écrire \(2 \times 1\text{,}15 = 2\text{,}15\) au lieu de \(2\text{,}3\) ; on peut poser la multiplication pour sécuriser les calculs décimaux.
3
Corrigé
Le programme A affiche \(d=(2a+5)(5a-4)\).
On cherche \(a\) tel que \(d=0\), c'est-à-dire \((2a+5)(5a-4)=0\).
D'après la propriété du produit nul, cela équivaut à \(2a+5=0\) ou \(5a-4=0\).
- \(2a+5=0\) donne \(2a=-5\), donc \(a=\dfrac{-5}{2}=-2\text{,}5\) ;
- \(5a-4=0\) donne \(5a=4\), donc \(a=\dfrac{4}{5}=0\text{,}8\).
Le programme A retourne \(0\) pour les nombres \(-2\text{,}5\) et \(0\text{,}8\).
Pour comprendre en détail
Le programme A calcule \(d=(2a+5)\times(5a-4)\). Pour trouver les nombres qui rendent ce produit nul, on utilise la propriété du produit nul.
On peut vérifier les résultats en remplaçant : pour \(a=-2\text{,}5\), \(2a+5=0\) ; pour \(a=0\text{,}8\), \(5a-4=0\). Le produit est alors nul dans les deux cas. Développer l'expression serait possible mais moins efficace.
4.a
Corrigé
Le programme B correspond au calcul :
\((2 \times 3 + 5)^2 = (6 + 5)^2 = 11^2 = 121\).
Le programme B retourne donc \(121\).
Pour comprendre en détail
Le programme B traduit l’expression \((2x+5)^2\) : on multiplie par \(2\), on ajoute \(5\), puis on met le tout au carré.
4.b
Corrigé
Programme B avec \( \dfrac34 \) :
- Double de \( \dfrac34 \) : \(2 \times \dfrac34 = \dfrac64 = \dfrac32\).
- Ajouter 5 : \( \dfrac32 + 5 = \dfrac32 + \dfrac{10}{2} = \dfrac{13}{2}\).
- Carré du résultat : \( \left( \dfrac{13}{2} \right)^2 = \dfrac{169}{4} = 42\text{,}25\).
Le programme B retourne \( \dfrac{169}{4} \), soit \(42\text{,}25\).
Pour comprendre en détail
5.a
Corrigé
Le nombre de départ \(3\) est dans la colonne D car, sur la ligne 1 : A1 = \(0\), B1 = \(1\), C1 = \(2\), D1 = \(3\). Le résultat du programme B pour \(3\) se lit donc sur la ligne 2 de cette même colonne, c’est-à-dire en D2. La cellule cherchée est D2.Pour comprendre en détail
Le tableau est présenté sans les lettres de colonnes : le premier « 1 » de la première ligne est le numéro de ligne, pas une donnée. Dans un tableur, une cellule est repérée par sa colonne (lettre) puis sa ligne (nombre).5.b
Corrigé
En A2, on peut saisir : =(2*A1+5)^2.
A1 contient le nombre de départ ; en copiant vers la droite, la formule s’adaptera en =(2*B1+5)^2, =(2*C1+5)^2, etc., ce qui correspond au programme B.
Pour comprendre en détail
^ permet d’élever à une puissance et l’opérateur * réalise la multiplication. Une référence de cellule sans $ (comme A1) est relative : elle s’adapte automatiquement lors d’un copier-glisser.=2*A1+5^2 calculerait \(2 \times A1 + 25\) et non \((2A1+5)^2\). La mise entre parenthèses de (2*A1+5) avant d’élever au carré est indispensable.Une autre formule possible est =PUISSANCE(2*A1+5;2) selon le tableur (séparateur d’argument « ; » en version française).
6.a
Corrigé
Soit \(x\) le nombre choisi. Le programme B calcule \((2x+5)^2\).
On cherche \(x\) tel que \((2x+5)^2=0\).
Or, un carré est nul si et seulement si l’expression élevée au carré est nulle. Donc :
\(2x+5=0\)
\(2x=-5\)
\(x=-\dfrac{5}{2}=-2\text{,}5\).
Le programme B retourne \(0\) pour le nombre de départ \(-2\text{,}5\).
Pour comprendre en détail
Le programme B construit d’abord l’expression \(2x+5\) puis l’élève au carré. L’équation \((2x+5)^2=0\) se résout donc directement en annulant \(2x+5\).
On peut vérifier en remplaçant la valeur trouvée dans \(2x+5\) : on doit obtenir \(0\), ce qui donne bien \(0^2=0\).
6.b
Corrigé
Le nombre de départ trouvé à la question 6.a est \(-2\text{,}5\).
Or \(-2\text{,}5 = -\dfrac{5}{2}\), où \(-5\) et \(2\) sont des entiers relatifs, avec \(2 \neq 0\).
Donc \(-2\text{,}5\) est le quotient de deux entiers : c’est un nombre rationnel.
Conclusion : oui, ce nombre de départ est rationnel.
Pour comprendre en détail
6.c
Corrigé
Le nombre de départ trouvé à la question 6.a est \(-2\text{,}5\). Or, \(-2\text{,}5 = -\dfrac{25}{10}\), qui est une fraction décimale. Par définition, un nombre décimal est un nombre qui peut s’écrire sous la forme d’une fraction décimale. Donc \(-2\text{,}5\) est un nombre décimal.
Pour comprendre en détail
7
Corrigé
Pour un nombre de départ \(x\) :
Programme A : \((2x+5)(5x-4)\).
Programme B : \((2x+5)^2\).
On cherche \(x\) tel que :
\((2x+5)(5x-4) = (2x+5)^2\)
\((2x+5)(5x-4) - (2x+5)^2 = 0\)
\((2x+5)\big[(5x-4) - (2x+5)\big] = 0\)
\((2x+5)(5x-4-2x-5) = 0\)
\((2x+5)(3x-9) = 0\)
Un produit est nul si et seulement si l'un de ses facteurs est nul.
- \(2x+5 = 0\) donc \(2x = -5\) donc \(x = -\dfrac{5}{2} = -2\text{,}5\) ;
- \(3x-9 = 0\) donc \(3x = 9\) donc \(x = 3\).
Conclusion : les nombres de départ cherchés sont \(-2\text{,}5\) et \(3\).
Pour comprendre en détail
Une autre méthode consisterait à développer puis factoriser, mais la factorisation directe est plus simple et évite les calculs inutiles.
📘 Revoir la méthode : fiches Calcul littéral et équations · Nombres et arithmétique dans Les fiches magiques CRPE →
Exercice 4 – Probabilités, dénombrement, fractionsVoir le corrigé ↓
Deux élèves de CM2, Jeanne et Teddy, jouent à la bataille navale. Il s'agit d'un jeu de société, appelé également « touché-coulé ».
Les deux joueurs doivent commencer par placer quatre navires horizontalement ou verticalement (sans chevauchement) sur leur grille de \(8\) lignes et \(8\) colonnes, tenue secrète : \(1\) navire de deux cases, \(2\) navires de trois cases et \(1\) navire de quatre cases. Ils doivent ensuite tenter de faire « couler » les navires adverses en « touchant » toutes les cases de chaque navire de l'autre joueur. Pour cela, chacun, à son tour, énonce une case de la grille, sous le format « lettre-nombre », par exemple C2. Lorsqu'un joueur énonce une case, son adversaire répond : « À l'eau ! » si la case énoncée est vide ; « Touché ! » si la case énoncée est occupée par un morceau de navire et si les autres parties du navire n'ont pas encore toutes été touchées ; « Touché-coulé ! » si la case énoncée est occupée par un morceau de navire et si toutes les autres parties du navire ont déjà été touchées. Le gagnant est le joueur qui fait « couler » chez son adversaire tous les navires avant que les siens ne le soient.
Voici ci-dessous la grille de Teddy : les quatre bateaux sont schématisés par des rectangles gris. On suppose qu'à chaque tir, Jeanne choisit au hasard et de manière équiprobable une case de la grille qu'elle n'a pas énoncée précédemment.
Pour calculer une probabilité en situation d’équiprobabilité, commence par compter le nombre total de cases de la grille et le nombre de cases occupées par les bateaux.
Commence par déterminer le nombre total de cases de la grille, puis le nombre de cases occupées par les bateaux. Pense ensuite à l’événement contraire de « toucher un bateau ».
Au premier tir, chaque case de la grille a la même probabilité d’être choisie. La probabilité de toucher un bateau donné est le nombre de cases qu’il occupe divisé par le nombre total de cases.
Dans la colonne B, combien y a-t-il de cases en tout ? Combien de ces cases sont grisées sur la grille ?
Repère les cases adjacentes à E1 en partageant un côté (pas en diagonale), puis identifie celle qui appartient au même navire que E1.
Les deux premiers tirs annoncés « À l'eau ! » correspondent à des cases vides déjà éliminées. Pense à dénombrer les cases encore possibles au troisième essai.
Voir le corrigé de l'exercice 4
1.a
Corrigé
La grille comporte \(8 \times 8 = 64\) cases. Les quatre bateaux occupent \(2 + 3 + 3 + 4 = 12\) cases. Le choix d’une case étant équiprobable, la probabilité de toucher un bateau au premier essai est \(\dfrac{12}{64} = \dfrac{3}{16}\).
La probabilité cherchée est donc \(\dfrac{3}{16}\).
Pour comprendre en détail
En situation d’équiprobabilité, on divise le nombre de cas favorables par le nombre de cas possibles.
On peut vérifier sur la grille que les 12 cases grisées sont bien les seules issues favorables. La fraction a été simplifiée par 4 : \(\dfrac{12}{64}=\dfrac{3}{16}\).
1.b
Corrigé
La grille comporte \(8 \times 8 = 64\) cases.
Les navires occupent \(2 + 3 + 3 + 4 = 12\) cases, donc la probabilité de toucher un bateau au premier essai est \(\dfrac{12}{64} = \dfrac{3}{16}\).
L’événement « ne toucher aucun bateau » est l’événement contraire de « toucher un bateau ».
Sa probabilité est donc :
\[1 - \dfrac{3}{16} = \dfrac{13}{16}\]
La probabilité que Jeanne ne touche aucun bateau au premier essai est \(\dfrac{13}{16}\).
Pour comprendre en détail
On peut aussi compter directement les cases vides : \(64 - 12 = 52\), d’où une probabilité de \(\dfrac{52}{64} = \dfrac{13}{16}\).1.c
Corrigé
La grille comporte \(8 \times 8 = 64\) cases.
Notons \(n\) le nombre de cases du bateau cherché.
Au premier essai, les choix étant équiprobables, la probabilité de toucher ce bateau est \(\frac{n}{64}\).
On veut \(\frac{n}{64} = \frac{1}{16}\).
Or \(\frac{1}{16} = \frac{4}{64}\), donc \(n = 4\).
Le bateau qui a une chance sur seize d’être touché est composé de 4 cases.
Pour comprendre en détail
La probabilité s’obtient en comparant le nombre de cases du bateau au nombre total de cases de la grille. Il faut donc exprimer \(\frac{1}{16}\) avec un dénominateur égal à \(64\) pour retrouver le nombre de cases.
1.d
Corrigé
La colonne B comporte 8 cases. Les cases occupées par un bateau dans cette colonne sont B4, B6, B7 et B8, soit 4 cases au total. Chaque case de la colonne B étant choisie de façon équiprobable, la probabilité de toucher un bateau est donc :
\(\dfrac{4}{8} = \dfrac{1}{2}\).
Jeanne a donc une chance sur deux de toucher un bateau en choisissant une case de la colonne B.
Pour comprendre en détail
On restreint ici l’expérience aléatoire aux 8 cases de la colonne B, toutes équiprobables. La probabilité se calcule donc comme le quotient du nombre de cases occupées par le nombre total de cases de cette colonne.
2
Corrigé
La case E1 est située sur le bord supérieur de la grille. Ses cases adjacentes par un côté sont donc D1, F1 et E2, soit 3 cases possibles équiprobables.
D’après la grille, le navire touché en E1 occupe les cases E1 et F1. Pour le couler au coup suivant, Jeanne doit toucher la case F1.
Il y a donc 1 issue favorable sur 3 issues possibles, d’où une probabilité de \( \dfrac{1}{3} \).
Pour comprendre en détail
3
Corrigé
La grille comporte \(8 \times 8 = 64\) cases.
Deux cases vides ont déjà été annoncées, il reste donc \(64 - 2 = 62\) cases possibles.
Les navires occupent \(2 + 3 + 3 + 4 = 12\) cases, toutes encore non énoncées puisque les deux premiers tirs étaient « À l'eau ! ».
La probabilité de toucher un bateau au troisième essai est donc \(\dfrac{12}{62} = \dfrac{6}{31}\).
La probabilité demandée est \(\dfrac{6}{31}\).
Pour comprendre en détail
Les deux essais « À l'eau ! » indiquent que les deux cases annoncées étaient vides : elles ne peuvent plus être choisies, mais les cases des bateaux restent toutes présentes dans l'ensemble des choix possibles.
L'erreur classique serait de conserver le dénominateur à \(64\), ou au contraire de retirer aussi des cases de bateaux. Ici, seules des cases vides sont éliminées, ce qui augmente légèrement la probabilité de toucher un bateau par rapport au premier essai.
📘 Revoir la méthode : fiches Nombres et arithmétique · Probabilités dans Les fiches magiques CRPE →
Exercice 5 – Formule, équations, conversionVoir le corrigé ↓
Pour choisir une unité de température, les physiciens se sont heurtés à l'absence de « température zéro » (le zéro absolu n'était pas connu à l'époque). Deux systèmes principaux ont été créés et restent utilisés : le degré Celsius (°C) et le degré Fahrenheit (°F). Voici ci-dessous une formule permettant de passer de la mesure d'une température en degré Fahrenheit (notée \(F\)) vers la mesure de la même température en degré Celsius (notée \(C\)) : \[C=(F-32)\times\dfrac59\]
Remplace \(F\) par \(95\) dans la formule donnée, puis effectue d’abord la soustraction avant de multiplier par la fraction.
Remplacez \(C\) par \(5\) dans la formule. Pour isoler \(F\), « défaites » les opérations dans l’ordre inverse : commencez par multiplier par l’inverse de \(\dfrac{5}{9}\), puis ajoutez \(32\).
On cherche une température dont la mesure en °F est égale à sa mesure en °C. Traduis cela en posant \(C=F\), puis remplace \(C\) par \(F\) dans la formule donnée et résous l’équation obtenue.
Voir le corrigé de l'exercice 5
1
Corrigé
On applique la formule \(C=(F-32)\times\dfrac{5}{9}\) avec \(F=95\).
\(C=(95-32)\times\dfrac{5}{9}=63\times\dfrac{5}{9}=35\).
Donc \(95\,°\text{F}\) correspond à \(35\,°\text{C}\).
Pour comprendre en détail
On peut simplifier \(63\) et \(9\) par \(9\), ce qui donne \(7\times5\), pour éviter de calculer \(63\times5\) puis de diviser par \(9\).
Une vérification possible : repasser en degrés Fahrenheit avec la formule réciproque \(F=\dfrac{9}{5}C+32\) et constater qu’on retrouve \(95\).
2
Corrigé
On remplace \(C\) par \(5\) :
\(5=(F-32)\times \dfrac{5}{9}\).
En multipliant les deux membres par \(\dfrac{9}{5}\) :
\(5 \times \dfrac{9}{5}=F-32\), soit \(9=F-32\).
En ajoutant \(32\) aux deux membres :
\(F=9+32=41\).
Donc \(5\,^\circ\text{C}\) correspond à \(41\,^\circ\text{F}\).
Pour comprendre en détail
La formule donne \(C\) en fonction de \(F\). Pour retrouver \(F\), on applique les opérations inverses dans l’ordre inverse de celui de la formule : \(F\) est d’abord diminué de \(32\), puis multiplié par \(\dfrac{5}{9}\) ; on multiplie donc d’abord par \(\dfrac{9}{5}\), puis on ajoute \(32\).
Autre méthode : à partir de \(C=(F-32)\times \dfrac{5}{9}\), on peut établir la formule inverse \(F=\dfrac{9}{5}C+32\), puis remplacer \(C\) par \(5\).
3
Corrigé
On cherche \(F\) tel que \(C=F\).
En remplaçant \(C\) par \(F\) dans la formule \(C=(F-32)\times\dfrac{5}{9}\), on obtient :
\[F=(F-32)\times\dfrac{5}{9}\]
En multipliant chaque membre par 9 :
\[9F=5(F-32)\]
\[9F=5F-160\]
\[9F-5F=-160\]
\[4F=-160\]
\[F=-40\]
Vérification : si \(F=-40\), alors \(C=(-40-32)\times\dfrac{5}{9}=(-72)\times\dfrac{5}{9}=-40\).
Conclusion : il existe une seule température pour laquelle les deux mesures sont égales : \(-40\,°\text{C} = -40\,°\text{F}\).
Pour comprendre en détail
Une autre méthode possible consiste à exprimer \(F\) en fonction de \(C\), puis à résoudre \(F=C\), mais l’équation obtenue serait équivalente et mènerait à la même solution.
📘 Revoir la méthode : fiches Calcul littéral et équations · Grandeurs et conversions dans Les fiches magiques CRPE →
Exercice 6 – Calcul littéral, développement, identitéVoir le corrigé ↓
Un professeur des écoles d'une classe de CE1 présente à ses élèves une règle de calcul qui permet de déterminer avec ses dix doigts et ses dix orteils le produit de deux nombres entiers compris entre \(5\) et \(10\) en utilisant les résultats des tables appris précédemment. Il s'appuie sur l'exemple suivant :
Effectuons \(6\times7\).
- Avec le pied et la main gauches, on lève les \(5\) orteils et \(1\) doigt, représentant ainsi le \(6\).
- Avec le pied et la main droites, on lève les \(5\) orteils et \(2\) doigts, représentant ainsi le \(7\).
Pour le calcul on ne regarde que les mains et on procède de la manière suivante : la somme du nombre de doigts levés nous indique un nombre de dizaines, le produit des doigts baissés nous indique un nombre d'unités. Ici on a : \((1+2)\) dizaines et \((4\times3)\) unités, soit encore \(3\) dizaines et \(12\) unités. On obtient donc le nombre \(42\).
Représente 6 et 8 avec les doigts comme dans l’exemple : 6 = 5 + 1, donc 1 doigt levé ; 8 = 5 + 3, donc 3 doigts levés. Compte ensuite les doigts baissés de chaque main, puis applique la règle : somme des doigts levés pour les dizaines, produit des doigts baissés pour les unités.
Une main possède 5 doigts. Si \(g\) doigts sont levés sur la main gauche, que représentent les doigts de cette main qui ne sont pas levés ?
Développez séparément chaque membre de l’égalité en utilisant la double distributivité, puis comparez les expressions réduites.
Pour conclure, interprète chacun des deux termes de l’égalité démontrée en 2.b à l’aide des questions précédentes, puis précise les valeurs possibles de \(g\) et \(d\).
Voir le corrigé de l'exercice 6
1
Corrigé
Pour \(6\), on lève \(1\) doigt : il reste \(4\) doigts baissés.
Pour \(8\), on lève \(3\) doigts : il reste \(2\) doigts baissés.
La somme des doigts levés donne \(1+3=4\) dizaines.
Le produit des doigts baissés donne \(4\times2=8\) unités.
On obtient donc \(4\) dizaines et \(8\) unités, soit \(48\).
Ainsi, \(6\times8=48\).
Pour comprendre en détail
2.a
Corrigé
Comme chaque main possède 5 doigts, \(5-g\) représente le nombre de doigts baissés de la main gauche et \(5-d\) représente le nombre de doigts baissés de la main droite.
Pour comprendre en détail
Ces deux nombres sont les compléments à 5 du nombre de doigts levés de chaque main. Dans cette règle, les orteils ne sont pas utilisés pour le calcul : ils servent uniquement à représenter la partie « 5 » des nombres, car ils sont toujours levés. La question prépare le calcul des unités, dans lequel on multipliera justement ces nombres de doigts baissés.
2.b
Corrigé
Développons le membre de gauche :
\((5+g)(5+d)=25+5d+5g+gd\).
Développons le membre de droite :
\(10(g+d)+(5-g)(5-d)=10g+10d+(25-5d-5g+gd)\)
\(=25+5g+5d+gd\).
Les deux membres sont donc égaux : \((5+g)(5+d)=10(g+d)+(5-g)(5-d)\).
Pour comprendre en détail
Cette égalité montre pourquoi la règle digitale fonctionne : le membre de gauche est le produit cherché, le membre de droite traduit le nombre de dizaines \(g+d\) et les unités \((5-g)(5-d)\).
2.c
Corrigé
Les nombres multipliés sont \(5+g\) et \(5+d\), avec \(g\) et \(d\) entiers compris entre \(0\) et \(5\) ; ce sont donc bien des entiers de \(5\) à \(10\).
D’après la question 2.b, on a : \((5+g)(5+d)=10(g+d)+(5-g)(5-d)\).
Dans cette égalité, \(g+d\) est la somme des doigts levés, donc \(10(g+d)\) représente des dizaines ; \((5-g)(5-d)\) est le produit des doigts baissés, donc des unités. L’égalité étant vraie pour toutes les valeurs entières de \(g\) et \(d\) comprises entre \(0\) et \(5\), la règle de calcul est valide pour tout produit de deux entiers compris entre \(5\) et \(10\), quitte à convertir les unités en dizaines lorsque le produit des doigts baissés dépasse \(9\).
Pour comprendre en détail
L’égalité de la question 2.b démontre la règle pour tous les couples possibles de doigts levés, et pas seulement sur un exemple.
La restriction \(0 \le g \le 5\) et \(0 \le d \le 5\) est essentielle : chaque main lève entre \(0\) et \(5\) doigts, les cinq orteils étant toujours levés pour représenter le nombre de départ.
📘 Revoir la méthode : fiches Calcul littéral et équations dans Les fiches magiques CRPE →