Annales Bac · Spécialité mathématiques › 2025
2025Bac spé maths · Métropole · Jour 2
Épreuve écrite de spécialité mathématiques, série générale · 18 juin 2025
Exercice 1 (5 pts)
Les deux parties peuvent être traitées indépendamment.
Dans cet exercice on s'intéresse à des personnes venues séjourner dans un centre multisports au cours du week-end.
Les résultats des probabilités demandées seront arrondis au millième si nécessaire.
Partie A
Le centre propose aux personnes venues pour un week-end une formule d'initiation au roller composée de deux séances de cours.
On choisit au hasard une personne parmi celles ayant souscrit à cette formule.
On désigne par \(A\) et \(B\) les évènements suivants :
\(A\) : « La personne chute pendant la première séance » ;
\(B\) : « La personne chute pendant la deuxième séance ».
Pour un évènement \(E\) quelconque, on note \(P(E)\) sa probabilité et \(\overline{E}\) son évènement contraire.
Des observations permettent d'admettre que \(P(A) = 0{,}6\).
De plus on constate que:
Si la personne chute pendant la première séance, la probabilité qu'elle chute pendant la deuxième est de \(0{,}3\) ;
Si la personne ne chute pas pendant la première séance, la probabilité qu'elle chute pendant la deuxième est de \(0{,}4\).
Représenter la situation par un arbre pondéré.
Calculer la probabilité \(P \left (\overline{A} \cap \overline{B} \right )\) et interpréter le résultat.
Montrer que \(P(B) = 0{,}34\).
La personne ne chute pas pendant la deuxième séance de cours.
Calculer la probabilité qu'elle n'ait pas chuté lors de la première séance.
On appelle \(X\) la variable aléatoire qui, à chaque échantillon de \(100\) personnes ayant souscrit à la formule, associe le nombre d'entre elles n'ayant chuté ni lors de la première ni lors de la deuxième séance.
On assimile le choix d'un échantillon de 100 personnes à un tirage avec remise.
On admet que la probabilité qu'une personne ne chute ni lors de la première ni lors de la deuxième séance est de \(0{,}24\).
Montrer que la variable aléatoire \(X\) suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres.
Quelle est la probabilité d'avoir, dans un échantillon de \(100\) personnes ayant souscrit à la formule, au moins \(20\) personnes qui ne chutent ni lors de la première ni lors de la deuxième séance ?
Calculer l'espérance \(E(X)\) et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
Partie B
On choisit au hasard une personne venue un week-end au centre multisport. On note \(T_1\) la variable aléatoire donnant son temps d'attente total en minute avant les accès aux activités sportives pendant la journée du samedi et \(T_2\) la variable aléatoire donnant son temps d'attente total en minutes avant les accès aux activités sportives pendant la journée du dimanche.
On admet que :
\(T_1\) suit une loi de probabilité d'espérance \(E(T_1) = 40\) et d'écart-type \(\sigma(T_1) = 10\) ;
\(T_2\) suit une loi de probabilité d'espérance \(E(T_2) = 60\) et d'écart-type \(\sigma(T_2) = 16\) ;
les variables aléatoires \(T_1\) et \(T_2\) sont indépendantes.
On note \(T\) la variable aléatoire donnant le temps total d'attente avant les accès au activités sportives lors des deux jours, exprimé en minute. Ainsi on a \(T = T_1 + T_2\).
Déterminer l'espérance \(E(T)\) de la variable aléatoire \(T\). Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice,
Montrer que la variance \(V(T)\) de la variable aléatoire \(T\) est égale à 356.
À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que, pour une personne choisie au hasard parmi celles venues un week-end au centre multisports, la probabilité que son temps total d'attente \(T\) soit strictement compris entre \(60\) et \(140\) minutes est supérieure à \(0{,}77\).
Voir le corrigé de l'exercice 1
Voici l'arbre des probabilités pondéré par les éléments de l'énoncé :

On sait que \(P\left(\overline{A}\ \cap \overline{B}\ \right) = P\left(\overline{A}\right) \times P_{\overline{A}}\left(\overline{B} \right) = 0{,}4 \times 0{,}6 = 0{,}24\).
La probabilité qu'une personne ne chute pas lors des deux premières séances est égale à 0,24.
\(\left\{A~;~\overline{A}\right\}\) est un système complet d'évènements, donc d'après la formule des probabilités totales :
\(P(B) = P(A \cap B) + P\left(\overline{A} \cap B\right) = P(A) \times P_A(B) + P\left(\overline{A}\right) \times P_{\overline{A}}(B)\), soit
\(P(B) = 0{,}6 \times 0{,}3 + 0{,}4 \times 0{,}4 = 0{,}18 + 0{,}16 = 0{,}34\).
D'après la formule de la probabilité conditionnelle :
\(P_{\overline{B}}(\overline{A}) = \dfrac{P\left(\overline{A} \cap \overline{B}\right)}{P\left(\overline{B}\right)} = \dfrac{P\left(\overline{A} \cap \overline{B}\right)}{1 - P(B)} = \dfrac{0,24}{1 - 0{,}34} = \dfrac{0,24}{0,66} = \dfrac{24}{66} = \dfrac{4}{11}\) ou encore :
\(P_{\overline{B}}\left(\overline{A}\right) \approx 0{,}3636\), soit 0,364 au millième près.
On répète \(100\) fois de façon identique et indépendante l'expérience de Bernoulli dont la probabilité de succès (ne pas avoir chuté lors des deux premières séances) est égale à 0,24.
La variable aléatoire \(X\) suit donc la loi binomiale de paramètres \(n = 100\) et \(p = 0{,}24\).
On a \(P(X \geqslant 20) = 1 - P(X < 20) = 1 - P(X \leqslant 19)\) soit d'après la calculatrice
\(\approx 1 - 0{,}145\), d'où
\(P(X \geqslant 20) \approx 0{,}855\) au millième près.
On sait qu'alors \(E(X) = n \times p = 100 \times 0{,}24 = 24\).
Ceci signifie qu'en moyenne sur 100 personnes, 24 ne chuteront lors des deux premières séances.
Partie B
Puisque \(T = T_1 + T_2\), par linéarité de l'espérance :
\(E(T) = E(T_1 + T_2) = E(T_1) + E(T_2) = 40 + 60 = 100\).
Il faut donc attendre en moyenne 100 minutes sur les deux jours.
Les variables aléatoires \(T_1\) et \(T_2\) étant indépendantes on a de même :
\(V(T) = V(T_1 + T_2) = V(T_1) + V(T_2)\)
Comme \(V(T_1) = \sigma(T_1)^2 = 10^2 = 100\) et que \(V(T_2) = \sigma(T_2)^2 = 16^2 = 256\), on a donc
\(V(T) = 100 + 256 = 356\).
Soit \(60 < T < 140\) soit en centrant sur l'espérance :
\(60 - 100 < T - 100 < 140 - 100 \iff - 40 < T - 100 < 40 \iff |T - 100| < 40\) ou encore \(|T - E(T)| < 40\).
D'après l'inégalité de Bienaimé-Tchebychev :
\(P(|T - E(T)| \geqslant 40) \leqslant \dfrac{V(T)}{40^2} \iff P(|T - E(T)| \geqslant 40) \leqslant \dfrac{V(T)}{40^2} \iff\)
\(P(|T - E(T)| < 40) \geqslant 1 - \dfrac{356}{1600} \iff P(|T - E(T)| < 40) \geqslant \dfrac{1244}{1600}\).
Comme \(\dfrac{1244}{1600} \approx 0{,}7775\) qui est supérieur à 0,77, on a finalement :
\[P(60 < T < 140) > 0{,}77.\]
Exercice 2 (5 pts)
L'espace est muni d'un repère orthonormé \(\left(\text{O}~;~\overrightarrow{\imath},~\overrightarrow{\jmath},~\overrightarrow{k}\right)\). On considère :
les points A\((-1~;~2~;~1)\), B\((1~;~-1~;~2)\) et C(1 ; 1 ; 1) ;
la droite \(d\) dont une représentation paramétrique est donnée par:
\[d : \:\: \left\{\begin{array}{l c l} x& =& \frac 32 + 2t\\ y&=&2 +t\\ z&=&3 - t \end{array}\right. \:\text{avec}\: t \in\mathbb{R} ;\]la droite \(d'\) dont une représentation paramétrique est donnée par :
\[d' : \:\: \left\{\begin{array}{l c l} x& =&\phantom{3 - 2}s\\ y&=&\frac 32 + s\\ z&=&3 - 2s \end{array}\right. \:\text{avec}\: s \in\mathbb{R} ;\]
Partie A
Montrer que les droites \(d\) et \(d'\) sont sécantes au point S\(\left(- \frac 12~;~1~;~4\right)\).
Montrer que le vecteur \(\overrightarrow{n}\begin{pmatrix} 1\\2\\4\end{pmatrix}\) est un vecteur normal au plan (ABC).
En déduire qu'une équation cartésienne du plan (ABC) est:
\[x + 2y + 4z - 7 = 0.\]
Démontrer que les points A, B, C et S ne sont pas coplanaires.
Démontrer que le point H\((-1~;~0~;~2)\) est le projeté orthogonal de S sur le plan (ABC)
En déduire qu'il n'existe aucun point \(M\) du plan (ABC) tel que S\(M < \dfrac{\sqrt{21}}{2}\).
Partie B
On considère un point \(M\) appartenant au segment [CS]. On a donc \(\overrightarrow{\text{C}M} = k\overrightarrow{\text{CS}}\) avec \(k\) réel de l'intervalle [0 ; 1].
Déterminer les coordonnées du point \(M\) en fonction de \(k\).
Existe-t-il un point \(M\) sur le segment [CS] tel que le triangle (\(M\)AB) soit rectangle en \(M\) ?
Voir le corrigé de l'exercice 2
Partie A
Les droites sont sécantes s'il existe un point dont les coordonnées vérifient les équations paramétriques des deux droites, donc s'il existe deux réels \(t\) et \(s\) donnant les mêmes coordonnées avec les deux systèmes d'équations, soit :
\(\left\{\begin{array}{l c l} x& =& \frac 32 + 2t = s\\ y&=&2 +t = \frac 32 + s\\ z&=&3 - t = 3 - 2s \end{array}\right.\iff \left\{\begin{array}{l c l} \frac 32 + 2t& =& s\\ 2 +t &=& \frac 32 + \frac 32 + 2t\\ 3 - t &=& 3 - 2(\frac 32 + 2t) \end{array}\right. \iff \left\{\begin{array}{l c l} \frac 32 + 2t& =& s\\ 2 + t&=&3 + 2t\\ 3 - t&=&- 4t\end{array}\right.\)
\(\iff \left\{\begin{array}{l c l} \frac 32 + 2t& =& s\\ - 1&=&t\\ 3t&=&-3\end{array}\right. \iff \left\{\begin{array}{l c l} -\frac 12 & =& s\\ - 1&=&t\\ t&=&-1\end{array}\right.\)
Ces équations sont compatibles : les équations paramétriques de \(d\) et de \((d')\) donnent respectivement avec \(t = - 1\) et \(s = -\frac 12\) les mêmes coordonnées \(\left(- \frac12~;~1~;~4 \right)\) du point commun à ces deux droites.
On a \(\overrightarrow{\text{AB}}\begin{pmatrix}2\\-3\\1\end{pmatrix}\) et \(\overrightarrow{\text{AC}}\begin{pmatrix}2\\-1\\0\end{pmatrix}\).
Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires : leurs premières coordonnées sont égales mais pas les autres
Or \(\overrightarrow{n} \cdot \overrightarrow{\text{AB}} = 2 - 6 + 4 = 0\) et \(\overrightarrow{n} \cdot \overrightarrow{\text{AC}} = 2 - 2 + 0 = 0\).
Conclusion \(\overrightarrow{n}\) orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) est un vecteur normal à ce plan.
Le résultat précédent montre que :
\(M(x~;~y~;~z) \in (\text{ABC}) \iff 1x + 2y + 4z + d = 0, \: d \in \mathbb{R}\).
En particulier C\((1~;~1~;~1) \in (\text{ABC}) \iff 1 + 2 + 4 + d = 0, \: d \in \mathbb{R} \iff d = - 7\).
Finalement : \(M(x~;~y~;~z) \in (\text{ABC}) \iff x + 2y + 4z - 7 = 0\).
A, B et C définissant un plan, il suffit de montrer que S n'appartient pas à ce plan :
S\(\left(- \frac 12~;~1~;~4\right) \notin (\text{ABC}) \iff - \dfrac 12 + 2 + 16 - 7 \ne 0 \iff \dfrac{21}{2} \ne 0\) qui est bien vraie.
Si H est le projeté orthogonal de S sur le plan (ABC), alors \(\overrightarrow{\text{SH}}\) est un vecteur normal au plan (ABC), donc colinéaire au vecteur \(\overrightarrow{n}\).
Or \(\overrightarrow{\text{SH}}\begin{pmatrix}- \dfrac 12\\- 1\\-2\end{pmatrix}\).
Avec \(\overrightarrow{n}\begin{pmatrix} 1\\2\\4\end{pmatrix}\), on a bien \(\overrightarrow{n} = - 2\overrightarrow{\text{SH}}\).
D'autre part on a ;
H\((-1~;~0~;~2) \in (\text{ABC}) \iff - 1 + 2\times 0 + 4 \times 2 - 7 = 0\) qui est vraie.
Conclusion : le point H\((-1~;~0~;~2)\) est le projeté orthogonal de S sur le plan (ABC).
De \(\overrightarrow{\text{SH}}\begin{pmatrix}- \dfrac 12\\- 1\\-2\end{pmatrix}\) on en déduit que SH\(^2 = \dfrac 14 + 1 + 4 = \dfrac 14 + \dfrac{20}{4} = \dfrac{21}{4}\), d'où SH \(= \sqrt{\dfrac{21}{4}} = \dfrac{\sqrt{21}}{\sqrt{4}} = \dfrac{\sqrt{21}}{2}\).
Comme H est le projeté orthogonal de S sur le plan (ABC) on sait que la distance SH est la plus petite distance de S au plan. Pour tout autre point M distinct de H du plan (ABC), [SM] est l'hypoténuse du triangle rectangle SHM donc le côté le plus long de ce triangle et en particulier SM \(>\) SH, soit SM \(> \dfrac{\sqrt{21}}{2}\).
Partie B
Si \(M(x~;~y~;~z)\), avec \(\overrightarrow{\text{CS}}\begin{pmatrix}- \dfrac 32\\0\\3\end{pmatrix}\), on a
\(\overrightarrow{\text{C}M} = k\overrightarrow{\text{CS}} \iff \left\{\begin{array}{l c l} x - 1&=&- \dfrac 32 k\\ y - 1&=&0k\\ z - 1&=&3k \end{array}\right. \iff \left\{\begin{array}{l c l} x &=& 1 - \dfrac 32 k\\ y &=&1\\ z &=&1 + 3k \end{array}\right.\)
(\(M\)AB) est rectangle en \(M\) si :
(A\(M\)) et (B\(M\)) sont perpendiculaires soit si \(\overrightarrow{\text{A}M} \cdot \overrightarrow{\text{B}M} = 0\).
Avec \(\overrightarrow{\text{A}M}\begin{pmatrix}1 - \dfrac 32 k + 1\\1 - 2\\1 + 3k - 1\end{pmatrix}\) soit \(\overrightarrow{\text{A}M}\begin{pmatrix} 2 - \dfrac 32 k\\ - 1\\3k\end{pmatrix}\) et \(\overrightarrow{\text{B}M}\begin{pmatrix}1 - \dfrac 32 k - 1\\1 + 1\\1 + 3k - 2\end{pmatrix}\), soit \(\overrightarrow{\text{B}M}\begin{pmatrix}- \dfrac 32 k \\2\\3k - 1\end{pmatrix}\) le produit scalaire s'écrit :
\(- \dfrac 32 k\left(2 - \dfrac 32 k\right) - 2 + 3k(3k - 1) = 0 \iff - 3k + \dfrac 94 k^2 - 2 + 9k^2 - 3k = 0 \iff\)
\(9k^2 + 36k^2 - 24k- 8 = 0 \iff 45k^2- 24k - 8 = 0\).
Pour cette équation du second degré, on a
\(\Delta = 24^2 - 4 \times 45 \times (- 8) = 2016 > 0\).
L'équation a deux solutions :
\(k_1 = \dfrac{24+ \sqrt{2016}}{90} \approx 0{,}765\) et \(k_2 = \dfrac{24 - \sqrt{2016}}{90} \approx -0{,}232\).
Seul \(k_1 \in [0~;~1]\).
Conclusion : il existe un seul point \(M_1\) du segment [CS] tel que \(M_1\)AB est un triangle rectangle en \(M_1\).
Rem. Si on remplace \(k\) par la valeur trouvée ci-dessus, on trouve que AB\(^2 = 14\),
A\(M_1^2 = 7\) et B\(M_1^2 = 7\).
Le triangle \(M_1\)AB est un triangle rectangle (\(7 + 7 = 14\)), mais il est aussi isocèle.
Exercice 3 (4 pts)
Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.
Justifier chaque réponse. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.
La suite \((u_n)\) est définie pour tout entier naturel \(n\) par
\[u_n = \dfrac{1 + 5^n}{2 +3^n}.\]Affirmation 1 : La suite \((u_n)\) converge vers \(\dfrac 53\).
On considère la suite \((w_n)\) définie par:
\(w_0 = 0\) et, pour tout entier naturel \(n, w_{n+1} = 3w_n - 2n + 3\).
Affirmation 2 : Pour tout entier naturel \(n,\: w_n \geqslant n\).
On considère la fonction \(f\) définie sur \(]0~;~+\infty[\) dont la courbe représentative \(\mathcal{C}_f\) est donnée dans un repère orthonormé sur la figure (Fig. 1) en page suivante.
On précise que:
\(T\) est la tangente à \(\mathcal{C}_f\) au point A d'abscisse 8 ;
L'axe des abscisses est la tangente horizontale à \(\mathcal{C}_f\) au point d'abscisse 1.

Affirmation 3 : D'après le graphique, la fonction \(f\) est convexe sur son ensemble de définition.
Affirmation 4 : Pour tout réel \(x > 0,\quad \ln (x) - x + 1 \leqslant 0\), où \(\ln\) désigne la fonction logarithme népérien.
Voir le corrigé de l'exercice 3
La suite \((u_n)\) est définie pour tout entier naturel \(n\) par
\[u_n = \dfrac{1 + 5^n}{2 +3^n}.\]Affirmation 1 : La suite \((u_n)\) converge vers \(\dfrac 53\). FAUSSE
En écrivant \(u_n = \dfrac{1 + 5^n}{2 +3^n} = \dfrac{\frac{1}{5^n} + 1}{\frac{2}{5^n} + \left(\frac 35 \right)^n}\) et en remarquant que :
\(\bullet\)\(\displaystyle\lim_{n \to + \infty} \frac{1}{5^n} = 0\) ;
\(\bullet\)\(\displaystyle\lim_{n \to + \infty} \frac{2}{5^n} = 0\) ;
\(\bullet\)\(\displaystyle\lim_{n \to + \infty} \left(\dfrac 35 \right)^n = 0\) car \(0 < \dfrac 35 < 1\) ;
Donc par somme de limites, on a \(\displaystyle\lim_{n \to + \infty}\frac{1}{5^n} + 1 = 1\) et \(\displaystyle\lim_{n \to + \infty}\frac{2}{5^n} + \left(\frac 35 \right)^n = 0\), donc \(\displaystyle\lim_{n \to + \infty} u_n = + \infty\).
On considère la suite \((w_n)\) définie par:
\(w_0 = 0\) et, pour tout entier naturel \(n, w_{n+1} = 3w_n - 2n + 3\).
Affirmation 2 : Pour tout entier naturel \(n,\: w_n \geqslant n\).
Raisonnement par récurrence :
Initialisation : \(w_0 = 0 \geqslant 0\) : l'inégalité est vraie au rang 0 ;
Hérédité : Soit \(n \in \mathbb{N}\) tel que \(w_n \geqslant n\), alors
\(3w_n \geqslant 3n \iff 3w_n - 2n \geqslant 3n - 2n\) ou \(3w_n - 2n \geqslant n\) et enfin \(3w_n - 2n + 3 \geqslant n + 3\).
Or \(n + 3 = n + 1 + 2\), donc \(n + 3 > n + 1\) et \(3w_n - 2n + 3 = w_{n+1}\).
On a donc \(w_{n+1}\geqslant n + 3 > n + 1\), soit par transitivité : \(w_{n+1}\geqslant n + 1\) : l'inégalité est vraie au rang \(n + 1\).
Conclusion : l'inégalité est vraie au rang 0 et si elle est vraie à un rang \(n\), elle l'est aussi au rang \(n + 1\) ; d'après le principe de récurrence pour tout entier naturel \(n,\: w_n \geqslant n\) : l'affirmation 2 est vraie.
L'affirmation est fausse car si \(f\) était convexe sur \(]0~;~+ \infty[\), elle le serait au point d'abscisse 8 et sa courbe représentative serait au dessus de sa tangente au point A. C'est le contraire d'après le graphique : Affirmation 3 : fausse.
Soit \(f\) la fonction définie sur \(]0~;~+ \infty[\) par \(f(x) = \ln (x) - x + 1\).
Comme somme de fonctions dérivables sur \(]0~;~+ \infty[\), \(f\) est dérivable sur cet =intervalle et \(f'(x) = \dfrac 1x - 1 = \dfrac{1 - x}{x}\).
On a de façon immédiate :
\(\bullet~\)\(f'(x) = 0 \iff x = 1\) ;
\(\bullet~\)\(f'(x) > 0 \iff x < 1\), donc sur ]0 ; 1[, \(f\) est croissante de moins l'infini à \(f(1) = \ln 1 - 1 + 1 = 0\).
\(\bullet~f'(x) < 0 \iff x > 1\), donc \(f\) est décroissante sur \(]1~;~+ \infty[\) de 0 à moins l'infini.
Donc cette fonction est négative puisque son maximum est 0 en \(x = 1\) : l'affirmation 4 est vraie.
Exercice 4 (6 pts)
L'objet de cet exercice est l'étude de l'arrêt d'un chariot sur un manège, à partir du moment où il entre dans la zone de freinage en fin de parcours.
On note \(t\) le temps écoulé, exprimé en seconde, à partir du moment où le chariot arrive sur la zone de freinage.
On modélise la distance parcourue par le chariot dans la zone de freinage, exprimée en mètre, en fonction de \(t\), à l'aide d'une fonction notée \(d\) définie sur \([0 ~;~+\infty[\).
On a ainsi \(d(0) = 0\).
Par ailleurs, on admet que cette fonction \(d\) est dérivable sur son ensemble de définition. On note \(d'\) sa fonction dérivée.
Partie A
Sur la figure (Fig. 2) ci-dessous, on a tracé dans un repère orthonormé :
la courbe représentative \(\mathcal{C}_d\) de la fonction \(d\) ;
la tangente \(T\) à la courbe \(\mathcal{C}_d\) au point A d'abscisse 4,7 ;
l'asymptote \(\Delta\) à \(\mathcal{C}_d\) en \(+\infty\).

Dans cette partie, aucune justification n'est attendue.
Avec la précision que permet le graphique, répondre aux questions ci-dessous.
D'après ce modèle :
Au bout de combien de temps le chariot aura-t-il parcouru \(15\) m dans la zone de freinage ?
Quelle longueur minimale doit-être prévue pour la zone de freinage ?
Que vaut \(d'(4{,}7)\) ? Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
Partie B
On rappelle que \(t\) désigne le temps écoulé, en seconde, à partir du moment où le chariot arrive sur la zone de freinage.
On modélise la vitesse instantanée du chariot, en mètre par seconde \(\left(\text{m}.\text{s}^{-1}\right)\), en fonction de \(t\), par une fonction \(v\) définie sur \([0~;~+\infty[\).
On admet que :
la fonction \(v\) est dérivable sur son ensemble de définition, et on note \(v'\) sa fonction dérivée ;
la fonction \(v\) est une solution de l'équation différentielle
\[(E) :\quad y' + 0{,}6y = \mathrm{e}^{-0{,}6t},\]où \(y\) est une fonction inconnue et où \(y'\) est la fonction dérivée de \(y\).
On précise de plus que, lors de son arrivée sur la zone de freinage, la vitesse du chariot est égale à \(12\) m.s\(^{-1}\), c'est-à-dire \(v(0) = 12\).
On considère l'équation différentielle
\[(E') :\quad y' + 0{,}6y = 0.\]Déterminer les solutions de l'équation différentielle \((E')\) sur \([0~;~+\infty[\).
Soit \(g\) la fonction définie sur \([0~;~+\infty[\) par \(g(t) = t\mathrm{e}^{-0{,}6t}\).
Vérifier que la fonction \(g\) est une solution de l'équation différentielle \((E)\).
En déduire les solutions de l'équation différentielle \((E)\) sur \([0~;~+\infty[\).
En déduire que pour tout réel \(t\) appartenant à l'intervalle \([0~;~+\infty[\), on a :
\[v(t) = (12+t)\mathrm{e}^{-0{,}6t}.\]
Dans cette question, on étudie la fonction \(v\) sur \([0~;~+\infty[\).
Montrer que pour tout réel \(t \in [0~;~ +\infty[,\: v'(t) = (-6{,}2 - 0{,}6t)\mathrm{e}^{-0{,}6t}\).
En admettant que:
\[v(t) = 12\mathrm{e}^{-0{,}6t} + \dfrac{1}{0,6} \times \dfrac{0,6t}{\mathrm{e}^{0,6t}},\]déterminer la limite de \(v\) en \(+\infty\).
Étudier le sens de variation de la fonction \(v\) et dresser son tableau de variation complet. Justifier.
Montrer que l'équation \(v(t) = 1\) admet une solution unique \(\alpha\), dont on donnera une valeur approchée au dixième.
Lorsque la vitesse du chariot est inférieure ou égale à 1 mètre par seconde, un système mécanique se déclenche permettant son arrêt complet.
Déterminer au bout de combien de temps ce système entre en action. Justifier.
Partie C
On rappelle que pour tout réel \(t\) appartenant à l'intervalle \([0~;~ +\infty[\) :
\[v(t) = (12 + t)\mathrm{e}^{-0{,}6t}.\]On admet que pour tout réel \(t\) dans l'intervalle \([0~;~ +\infty[\) :
\[d(t) = \displaystyle\int_0^t v(x)\:\text{d}x.\]À l'aide d'une intégration par parties, montrer que la distance parcourue par le chariot entre les instants 0 et \(t\) est donnée par :
\[d(t)= \mathrm{e}^{-0{,}6t} \left(- \dfrac53 t - \dfrac{205}{9}\right) + \dfrac{205}{9}.\]On rappelle que le dispositif d'arrêt se déclenche lorsque la vitesse du chariot est inférieure ou égale à 1 mètre par seconde.
Déterminer, selon ce modèle, une valeur approchée au centième de la distance parcourue par le chariot dans la zone de freinage avant le déclenchement de ce dispositif.
Voir le corrigé de l'exercice 4
Partie A
Graphiquement on lit que \(f(2) = 15\) : le chariot a parcouru 15 m en 2 secondes.
L'équation d \(\Delta\) a une équation \(y = k\), avec \(k < 23\).
Une zone de 23 m de longueur semble suffisante.
La tangente en A contient les points de coordonnées (0 ; 16,5) et (4,7 ; 21). Son coefficient directeur est donc égal à : \(\dfrac{21 - 16{,}5}{4,7 - 0} = \dfrac{4,5}{4,7} \approx 0{,}96\).
À retenir :La dérivée \(d'(t)\) représente la vitesse instantanée du chariot à l’instant \(t\). Ici, \(d'(4{,}7) \approx 0{,}96\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1}\) signifie qu’à \(t=4{,}7\) s, le chariot avance à environ \(0{,}96\) m/s.
Partie B
On considère l'équation différentielle
\[(E') :\quad y' + 0{,}6y = 0.\]On sait que les solutions de cette équation (homogène) sont les fonctions définies sur \([0~;~+ \infty[\) par :
\[t \longmapsto f(t) = K\mathrm{e}^{-0{,}6t}, \quad \text{avec}\: K \in \mathbb{R}.\]Si \(g\) la fonction définie sur \([0~;~+\infty[\) par \(g(t) = t\mathrm{e}^{-0{,}6t}\), alors
\(g'(t) = \mathrm{e}^{-0{,}6t} - 0{,}6t\mathrm{e}^{-0{,}6t} = \mathrm{e}^{-0{,}6t}(1 - 0{,}6t)\).
Calculons \(g'(t) + 0{,}6g(t) = \mathrm{e}^{-0{,}6t}(1 - 0{,}6t) + 0{,}6 \times t\mathrm{e}^{-0{,}6t} = \mathrm{e}^{-0{,}6t}(1 - 0{,}6t + 0{,}6t) = \mathrm{e}^{-0{,}6t} \times 1 = \mathrm{e}^{-0{,}6t}\).
Comme \(g'(t) + 0{,}6g(t) = \mathrm{e}^{-0{,}6t}\), \(g\) est bien une solution particulière de l'équation \((E)\).
On sait qu'alors les solutions de l'équation \((E)\) sont les fonctions \(f\) définies sur \([0~;~+ \infty[\) par :
\[t \longmapsto f(t) = t\mathrm{e}^{-0{,}6t} + K\mathrm{e}^{-0{,}6t} = \mathrm{e}^{-0{,}6t}(t + K), \quad \text{avec}\: K \in \mathbb{R}.\]En particulier la fonction \(v\), est de cette forme :
\(v(t) = \mathrm{e}^{-0{,}6t}(t + K)\) et vérifie \(v(0) = 12\).
Or \(v(0) = \mathrm{e}^{-0{,}6\times 0}(0 + K) = 12 \iff 0 + K = 12 \iff K = 12\).
Conclusion : \(v(t) = (12 + t)\mathrm{e}^{-0{,}6t}\).
Puisque \(v\) est une solution de \((E)\), elle vérifie donc \(v'(t) + 0{,}6v(t) = \mathrm{e}^{-0{,}6t}\iff v'(t) = \mathrm{e}^{-0{,}6t} - 0{,}6v(t) \iff v'(t) = \mathrm{e}^{-0{,}6t} - 0{,}6(12 + t)\mathrm{e}^{-0{,}6t} \iff\)
\(v'(t) = \mathrm{e}^{-0{,}6t}(1 - 7{,}2 - 0{,}6t) = \mathrm{e}^{-0{,}6t}(- 6{,}2 - 0{,}6t)\).
Avec l'écriture \(v(t) = 12\mathrm{e}^{-0{,}6t} + \dfrac{1}{0,6} \times \dfrac{0,6t}{\mathrm{e}^{0,6t}}\), on a :
\(\bullet \displaystyle\lim_{t \to + \infty} \mathrm{e}^{-0{,}6t} = 0\) et \(\displaystyle\lim_{t \to + \infty} 12\mathrm{e}^{-0{,}6t} = 0\) ;
\(\bullet \displaystyle\lim_{t \to + \infty} \dfrac{0,6t}{\mathrm{e}^{0,6t}} = 0\) (puissances comparées au voisinage de plus l'infini) et ensuite \(\displaystyle\lim_{t \to + \infty} \dfrac{1}{0,6}\dfrac{0,6t}{\mathrm{e}^{0,6t}} = 0\).
Finalement par somme de limites : \(\displaystyle\lim_{t \to + \infty} v(t) = 0\) (ce qui est rassurant : le chariot va s'arrêter).
Puisque \(v'(t) = \mathrm{e}^{-0{,}6t}(- 6{,}2 - 0{,}6t)\) et comme \(\mathrm{e}^{-0{,}6t} > 0\) quel que soit \(t \in \mathbb{R}\), le signe de \(v'(t)\) est celui de \((- 6{,}2 - 0{,}6t)\).
\(\bullet~- 6{,}2 - 0{,}6t > 0 \iff - 6{,}2 > 0{,}6t \iff -62 > 6t \iff - \dfrac{62}{6} > t \iff t < \dfrac{62}{6}\) soit enfin \(t < \dfrac{31}{3}\) ; \(v\) est donc croissante sur \(\left[- \infty~;~-\dfrac{31}{3}\right[\) ; dans le cadre de l'exercice puisque \(t \geqslant 0\) ceci ne peut arriver, donc
\(\bullet~- 6{,}2 - 0{,}6t < 0 \iff t > -\dfrac{62}{6}\), soit en fait pour \(t \geqslant 0\), donc \(v\) est décroissante sur \(\left[0~;~+ \infty\right[\) de 12 à 0.
D'où le tableau de variation suivant :

Sur l'intervalle \(]0~;~+ \infty[\), la fonction \(v\) continue, car dérivable est strictement décroissante de 12 à 0 ; comme \(1 \in ]0~;~12]\), il existe d'après le théorème des valeurs intermédiaires un réel unique \(\alpha \in ]0~;~+ \infty[\) tel que \(v(\alpha) = 1\).
La calculatrice montre que :
\(v(4) \approx 1{,}5\) et \(v(5) \approx 0{,}85\), donc \(4 < \alpha < 5\) ;
\(v(4{,}6) \approx 1{,}05\) et \(v(4{,}7) \approx 0{,}995\), donc \(4{,}6 < \alpha < 4{,}7\) ; à 0,1 près on prend \(\alpha \approx 4{,}7\).
D'après la question précédente la vitesse descend à 1 m/s au bout de 4,7 s. Le système d'arrêt se déclenchera donc au bout de 4,7 s.
À retenir :La dérivée \(d'(t)\) représente la vitesse instantanée du chariot à l’instant \(t\). Ici, \(d'(4{,}7) \approx 0{,}96\ \text{m}\cdot\text{s}^{-1}\) signifie qu’à \(t=4{,}7\) s, le chariot avance à environ \(0{,}96\) m/s.
Partie C
Calcul de l'intégrale : \(d(t) = \displaystyle\int_0^t (12 + x)\mathrm{e}^{-0{,}6x}\,\text{d}x\) :
Avec
\(\left\{\begin{array}{l l} u(x) = 12 + x &v'(x) = \mathrm{e}^{-0{,}6x}\\ u'(x) = 1 &v(x) = - \dfrac{1}{0,6}\mathrm{e}^{-0{,}6x}\\ \end{array}\right.\),
et toutes ces fonctions étant continues car dérivables sur \([0~;~t]\), on peut intégrer par parties :
Rappel : \(\displaystyle\int_0^t u(x) v'(x)\,\text{d}x = \left[u(x)v(x) \right]_0^t - \displaystyle\int_0^t u'(x) v(x)\,\text{d}x\).
Donc \(d(t) = \left[-(12 + x)\times \dfrac{1}{0,6}\mathrm{e}^{-0{,}6x}\right]_0^t - \displaystyle\int_0^t -\,\dfrac{1}{0,6}\mathrm{e}^{-0{,}6x}\,\text{d}x\).
Soit \(d(t) = \left[-(12 + x)\times \dfrac{1}{0,6}\mathrm{e}^{-0{,}6x} \right]_0^t + \displaystyle\int_0^t \,\dfrac{1}{0,6}\mathrm{e}^{-0{,}6x}\,\text{d}x =\)
\(\left[-(12 + x)\times \dfrac{1}{0,6}\mathrm{e}^{-0{,}6x} \right]_0^t - \dfrac{1}{0,6}\left[\dfrac{1}{0,6}\mathrm{e}^{-0{,}6x}\right]_0^t = \left[-(12 + x)\times \dfrac{1}{0,6}\mathrm{e}^{-0{,}6x} - \dfrac{1}{0,36}\mathrm{e}^{-0{,}6x} \right]_0^t\).
Or \(\dfrac{1}{0,6} = \dfrac{10}{6} = \dfrac 53\) et \(\dfrac{1}{0,36} = \dfrac{100}{36} = \dfrac{4\times 25}{4 \times 9} = \dfrac{25}{9}\).
Soit \(d(t) = \left[-(12 + x)\times \dfrac53\mathrm{e}^{-0{,}6x} \right]_0^t - \left[\dfrac{25}{9}\mathrm{e}^{-0{,}6x} \right]_0^t = \left[-\mathrm{e}^{-0{,}6x}\left(\dfrac{5(12 + x)}{3} + \dfrac{25}{9}\right) \right]_0^t =\)
\(-\mathrm{e}^{-0{,}6t}\left(20 + \dfrac{5t}{3} + \dfrac{25}{9}\right) + 20 + \dfrac{25}{9} = \mathrm{e}^{-0{,}6t}\left(- \dfrac 53 t - \dfrac{205}{9}\right) + \dfrac{205}{9}\).
On a vu que la vitesse du chariot est à peu près égale à 1 m/s au bout de 4,7 s.
La distance parcourue par le chariot au moment du déclenchement de l'arrêt est donc \(d(4{,}7) = \mathrm{e}^{-0{,}6\times {\color{blue} 4{,}7}}\left(- \dfrac 53 \times{\color{blue} 4{,}7} - \dfrac{205}{9}\right) + \dfrac{205}{9} \approx 20{,}95\) (m) au centimètre près.
Le dispositif s'arrêt se déclenche quand le chariot a parcouru environ 20,95 m.
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